Bonsoir à toutes !
Premièrement, je suis vraiment désolée de ne pas avoir posté le chapitre hier. J'avais prévenu sur ma page facebook Brunhild Ana Writings, et j'espère que la plupart d'entre vous ont eu l'info.
Deuxièmement, je suis désolée de poster plus tard que d'habitude, mais la fin d'année, l'été, la chaleur, un enfant qui ne dort pas… bref la vie fait que parfois, on ne fait pas que ce que l'on veut (malheureusement !). Enfin, j'attends les vacances avec impatience, et surtout, j'attends de trouver enfin le temps d'écrire assez pour poster deux chapitres par semaine.
Bref, dans ce nouveau chapitre, on découvre enfin ce que Cormag veut à nos deux mariés, et ce qu'ils comptent mettre en place pour que tout cela aboutisse. Je vous laisse découvrir ce chapitre en espérant qu'il vous plaise (moi il me plait bien, je l'admets !)
Comme toujours je vous encourage grandement à laisser un commenter, une review pour me dire ce que vous en avez pensé ! Bonne lecture !
PS : je poste ce chapitre sans l'avoir relu, j'espère qu'il n'y aura pas trop de coquilles…
Hermione et Drago pénétrèrent dans le bureau familier de Cormag. Celui-ci était installé dans un fauteuil posé près de la cheminée et feuilletait, l'air soucieux, une liasse de parchemins à l'allure importante. Un pli profond entravait son front, signe d'une inquiétude sincère… ou peut-être d'une contrariété, songea Drago. Il mit plusieurs secondes à lever les yeux de ses documents et Drago sentit Hermione passe d'un pied à l'autre, laissant le malaise s'accroitre dans la pièce. Enfin, Cormag se redressa dans son fauteuil, et leva les yeux vers eux. Il les regarda l'un après l'autre en silence, son regard s'attardant un bref instant sur l'alliance qu'Hermione portait.
− Asseyez-vous, leur intima-t-il en leur montrant les deux chaises qui faisaient face à son bureau.
Ils s'exécutèrent, tandis que lui-même se levait pour gagner son siège de l'autre côté du bureau. Il n'avait pas l'air content, ce qui était assez rare pour être remarqué. Quand tout le monde fut bien installé, et voyant que Cormag prenait tout son temps, Drago décida de prendre la parole :
− Mon oncle, tu as demandé à nous voir, mais si tu es occupé…
− En effet, Drago, j'ai demandé à vous voir tous les deux. Et en effet je suis occupé. C'est pourquoi je suis assez contrarié à l'idée de devoir vous recevoir pour ce genre de chose.
− Ce genre de chose ? répéta Hermione, surprise.
Elle lança un regard interrogateur à Drago qui ne comprenait pas plus qu'elle la situation.
− Je sais que Severus Rogue vous a mis au courant de la prochaine venue des Suffolk, continua Cormag. Le courrier qu'il m'a fait parvenir est sans équivoque : il a été très contrarié d'apprendre votre mariage alors que vous étiez promis à son fils, Lady Hermione.
Drago ne comprenait pas où voulait en venir Cormag. Il ne faisait que leur dire ce qu'ils savaient déjà. Suffolk était en colère, ce n'était pas une grande surprise. Cormag savait dans quoi il s'engageait en acceptant d'unir son neveu à Hermione.
− Rien que nous n'avions deviné, répondit Drago, prudent.
Cormag acquiesça.
− Pour dire vrai, je ne suis pas mécontent d'avoir mis quelques bâtons dans les roues de ce très cher Duc. Nous avons une… histoire commune, expliqua Cormag à l'intention d'Hermione. Rien de très joyeux, vous imaginez, avec un homme pareil.
Ce fut au tour d'Hermione de hocher la tête. Drago lui avait déjà expliqué que Suffolk était celui qui avait tué le jeune frère de Cormag, des dizaines d'années auparavant, dans une bataille sanglante. Depuis ce jour, Cormag avait juré de se venger, et visiblement, sa revanche avait déjà commencé. Mais encore une fois, Drago ne comprenait pas l'intérêt de cette petite réunion.
− Et nous sommes ravis que ce mariage serve aussi tes intérêts, dit Drago. Tu sembles pourtant bien contrarié.
Il en avait marre de voir son oncle tourner autour du pot. Visiblement, il avait quelque chose à leur dire, et Drago n'avait pas prévu de passer de nombreuses heures dans ce bureau à attendre de se faire réprimander pour n'importe quelle raison comme un enfant.
− C'est le cas, Drago, tu es fin observateur. Je suis contrarié parce que Suffolk va venir passer quelques temps ici, et je sais qu'il est, lui aussi, fin observateur. Je sais aussi qu'il laissera ses domestiques se mêler aux nôtres pour que des oreilles indiscrètes se délectent de quelques ragots croustillants.
− Il ne devrait rien entendre à propos de nous, fit remarquer Drago, circonspect. Nous n'avons rien fait de spécial …
− Justement, mon cher neveu, le coupa Cormag. Vous n'avez rien fait.
Ses yeux allaient d'Hermione à Drago d'un air entendu. Son visage était fermé, presque froid, et malgré sa volonté de paraître neutre, il parvenait difficilement à camoufler sa déconvenue. Il sentit Hermione se tendre à côté de lui, tandis qu'ils comprenaient en même temps ce qui leur était reproché.
− Les domestiques parlent, et celles allouée à vos appartements jure que vous faites chambre à part. Elle assure également que vos draps n'ont jamais été souillés, ni à l'un, ni à l'autre.
Drago était sur le point de se défendre quand Cormag leva une main en sa direction pour l'intimer de se faire et de le laisser finir.
− Ce qu'il se passe – ou ne se passe pas – dans votre chambre à coucher peut encore se cacher. Mais en public, il est difficile d'affirmer que vous êtes un couple de jeunes gens amoureux et épanouis. En réalité, nous ne vous avons presque jamais vus l'un avec l'autre, et encore moins partager des moments de complicités ou de tendresse.
− Ce mariage n'avait rien à voir avec la tendresse, mon oncle, rappela Drago. C'est un arrangement.
− Nous le savons tous les trois. Mais si d'aventure, cela devait se glisser jusqu'aux oreilles de Suffolk, soyez sûrs que ce mariage sera annulé en toute légalité, et Lady Hermione repartira vers son Angleterre natale sans qu'on ne lui demande son avis.
Ses yeux se tournèrent vers Hermione. Drago serra les dents. Il détestait l'idée de devoir jouer la comédie, et encore plus de devoir forcer la main à sa femme. Ses sentiments à son égard étaient encore flous et ambigües, mais il était certain d'une chose : jamais il ne tolèrerait qu'elle lui soit enlevée pour être mariée de force à Cepheus de Suffolk. Comment Cormag pouvait-il laisser planer une telle menace ? Drago l'avait épousée, cela ne suffisait-il pas ? Fallait-il encore qu'ils forniquent en public pour que tout le monde soit rassuré ? Il ne s'était jamais inquiété des relations des autres couples, si c'était le cas, Hadrian aurait mérité des remontrances pour son infidélité latente. Sentant la colère monter en lui, Drago était sur le point de dire à Cormag de se mêler de ses affaires, quand Hermione prit la parole d'une voix ferme :
− Nous allons faire le nécessaire pour faire taire les mauvaises langues, affirma-t-elle.
Elle ne jeta pas un regard à Drago et se contenta de fixer Cormag, l'air sûr d'elle.
− Bien, je suis ravi de voir que vous entendez mes arguments Lady Hermione. Vous avez jusqu'à l'arrivée de Suffolk pour convaincre tout le château, sinon, vous pouvez être sûre que les langues se délieront en échange de quelques pièces d'or.
− Cela ne te fait rien ? cracha Drago froidement. De savoir que tes domestiques te trahiront pour un peu d'or ?
Cormag ne répondit pas immédiatement, mais ne sembla pas s'offusquer du ton que Drago avait employé.
− Ce n'est pas moi qu'ils trahiront. C'est toi et ton épouse. Que je sache vous n'êtes pas la main qui les nourrit. Et malheureusement pour nous, si je ne devais employer que des gens honnêtes à l'âme pure, il n'y aurait personne pour entretenir le feu et changer les draps dans tes appartements.
Il ne laissa pas le temps à Drago de répondre, et se leva prestement, leur indiquant que leur entretien était désormais terminé. Ainsi congédiés, Hermione et Drago n'ajoutèrent rien et se dirigèrent en silence vers la porte du bureau. Quand ils furent dans le couloir, ils se regardèrent un long moment en silence. Drago savait qu'Hermione avait eu de bonnes raisons d'accepter de répondre aux demandes de Cormag, il savait qu'elle était capable de tout pour ne pas épouser Cepheus. Pourtant, il ne put s'empêcher de lui dire :
− Nous ne sommes pas obligés, dit-il simplement.
Hermione détourna les yeux.
− Tu ne veux pas que l'on passe pour un couple heureux et épanoui ? murmura-t-elle.
Non, songea-t-il. Il ne voulait pas « passer » pour ça. Il ne voulait pas jouer un rôle. Il voulait sincèrement qu'un jour, leur couple soit heureux et épanoui, mais il savait que cela prendrait du temps, et il n'avait pas pour ambition de prétendre quoi que ce soit pour faire détourner l'attention des lanceurs de rumeurs.
− Je ne veux pas que tu te sentes forcée à quoi que ce soit, finit-il par répondre.
− Il vaut mieux que nous donnions le change, lâcha-t-elle. Parce que je risque d'être forcée à bien plus que cela si Cepheus se rendait compte que la supercherie…
Sa réponse fit froid dans le dos à Drago, plus encore parce qu'il savait qu'elle avait raison. Cepheus, une fois marié à Hermione, pourrait la contraindre à bien des choses… la soumettre à sa volonté sadique et violente. Hermione était une femme forte, mais combien de temps parviendrait-elle à rester debout si Cepheus la torturait quotidiennement d'une manière ou d'une autre ? Personne ne pouvait résister toute une vie …
− Très bien, souffla-t-il. C'est toi qui décides.
x.X.x.X.x
− Il fait un temps magnifique pour un mois de mars, soupira Pansy d'un air rêveur.
Elle marchait d'un pas léger aux côtés d'Hermione, et toutes deux traversaient une vaste prairie verdoyante. La neige avait déserté – pour quelques temps – les vallées des Highlands, et Pansy avait décrété qu'il était grand temps de faire un pique-nique. Ainsi, quelques mètres derrières elles, Blaise et Drago portaient deux immenses paniers remplis de victuailles en jurant qu'il y en avait pour nourrir le château une année entière. Pansy continua d'avancer, cherchant l'emplacement idéal pour leur déjeuner, jusqu'à s'arrêter devant un large carré à l'herbe verdoyante.
− Ici ! pointa-t-elle d'un doigt impérial. Blaise, installe la nappe.
Blaise s'exécuta non sans se plaindre du ton que Pansy employait avec eux, et lui rappelant qu'elle n'était pas leur Reine. Cette dernière ne sembla pas s'en offusquer, et attendit patiemment que Blaise eut terminé pour s'installer confortablement au milieu de la nappe. Hermione s'assit à son tour, tandis que Drago et Blaise commençaient à sortir les aliments.
− Je ne comprends toujours pas pourquoi on ne pouvait pas demander aux domestiques de nous aider, grogna Drago en jetant un coup d'œil à Blaise qui était celui qui avait refusé.
− Parce que nous devons nous entretenir en privé, répondit celui-ci.
− A propos de quoi ? demanda Pansy, curieuse.
− De mon anniversaire ! J'ai décidé qu'il s'agira d'un bal masqué…
− Que de nouveauté, ironisa Pansy en levant les yeux au ciel. C'est du vu et revu.
− Sur le thème du Carnaval de Venise, pour mettre à l'honneur mes origines italiennes.
Pansy ne sembla plus penser que c'était une mauvaise idée, et Drago observa Hermione du coin de l'œil pour voir ce qu'elle en pensait. Visiblement, elle n'était pas contre cette idée. Il soupira, il était le seul à trouver les bals costumés ennuyeux ? D'abord il faudrait trouver un costume, puis le supporter toute une soirée en plus du masque, et devoir deviner à qui il parlait …
− Excellente idée, s'exclama Pansy en croquant dans une pomme. J'ai déjà une petite idée pour mon costume…
Le pique-nique se transforma en une véritable réunion de guerre sur les détails de cette soirée d'anniversaire qui aurait lieu deux semaines plus tard dans la grande salle : Fenella l'avait autorisé, elle ne résistait jamais à l'idée de célébrer un quelconque évènement. Blais voyait les choses en grands, et avait invité beaucoup de monde, venant parfois des quatre coins du monde. Sa famille avait évidemment refusé, mais l'un de ses cousins et une de ses cousines, actuellement en Ecosse, avaient accepté l'invitation.
Quand le soleil commença à décliner dans le ciel, les quatre amis regagnèrent le château et se séparèrent pour vaquer à leurs occupations. Voyant qu'Hermione allait retourner dans son infirmerie, Drago la rattrapa et l'accompagna d'un pas mesuré pour s'adapter à son allure.
− Tu veux que nous dinions dans notre salon, ce soir ? proposa-t-il.
− Non, répondit-elle. Il vaut mieux que chacun nous voit dîner ensemble, dans la grande salle.
Drago acquiesça. Hermione était concentrée sur ce que lui avait demandait Cormag de faire. Malgré tout, il savait qu'ils auraient passé une bien meilleure soirée s'ils l'avaient passée en tête à tête. C'était dans ces moments-là, intimes et à l'abri des regards, qu'Hermione se livrait et que Drago pouvait en apprendre plus sur elle.
− Je viendrai te chercher à l'heure du dîner.
− A tout à l'heure.
Et elle partit sans un mot. En la voyant disparaître à l'angle d'un couloir, Drago ne put s'empêcher de penser que la requête de Cormag avait fait reculer de plusieurs pas leur relation naissante. Comme si cette demande avait effacé d'un revers de la main les fondations de leur histoire qui commençaient tout juste à s'établir…
x.X.x.X.x
A l'heure dite, Drago attendait Hermione devant son infirmerie, le dos appuyé contre la pierre froide d'une colonne, les bras croisés sur sa poitrine. Il avait vu le dernier patient pénétrer l'antre d'Hermione et il espérait que la consultation ne durerait pas trop longtemps, sans quoi il n'y aurait personne pour les voir dans la Grande Salle. Ses prières furent néanmoins entendues, car bientôt, le patient en question sorti, la visage rassuré, suivi de près par Hermione. Elle avait remonté ses cheveux en un chignon lâche qui tenait par quelques épingles, et des mèches ondulaient de part et d'autre de son visage. Elle avait les traits tirés, et le teint un peu pâle de ceux qui ne dorment pas assez.
− Je vais me refaire une beauté et je…
− Tu es ravissante, la coupa Drago avec un sourire en coin. Rien de ce que tu feras ne te rendra plus belle que tu ne l'es en ce moment.
Il pensait sincèrement ses mots, et en voyant la réaction d'Hermione, il ne put s'empêcher de sourire. Le rouge lui monta aux joues, tandis qu'elle détournait le regard en bafouillant quelque chose d'inaudible. Drago s'approcha d'elle et lui tendit un bras galant qu'elle prit silencieusement, avant de se mettre en marche. Ils arrivèrent dans la salle à manger légèrement après les autres, mais trouvèrent deux places à la table d'honneur, non loin de Bonnie et d'Hydra en grande conversation. Conscient que beaucoup de regards étaient tournés vers eux, Drago tira la chaise d'Hermione pour qu'elle s'y installe, avant de prendre place à sa gauche. Il entreprit de remplir l'assiette de sa femme comme le ferait tout époux attentionné, avant de faire la même chose avec le sienne.
− Bon appétit, Milady, dit-il acheva de verser du vin dans le verre de la concernée.
− Bon appétit, Drago, répondit-elle avec un sourire charmant.
Ils dînèrent en discutant de l'anniversaire de Blaise, de l'infirmerie, ou encore de la pluie et du beau temps. Drago s'assura qu'Hermione ne manquait de rien tout au long du repas, tout en l'écoutant avec un petit sourire en coin, déblatérer sur l'importance de se laver les mains avant d'opérer un patient. Ce repas ne différa pas vraiment de ceux qu'ils avaient partagé dans leurs appartements, et Drago ne tarda pas à retrouver cette bulle d'intimité qui était la leur, malgré les regards braqués sur eux.
− Est-ce que toi aussi tu as l'impression d'être épié ? demanda soudain Hermione à l'oreille de Drago.
− Ce n'est pas une impression.
Au cours des dernières semaines, les gens n'avaient pas été habitués à les voir ensemble ou avoir une vraie conversation en public. Drago avait compris depuis longtemps qu'Hermione était une personne discrète et pudique sur ses sentiments, et qu'elle n'aimait pas se donner en public, ce qui lui convenait tout à fait. Cependant, devoir faire l'effort de montrer au grand jour des sentiments inventés de toutes pièces était un véritable défi pour l'un comme pour l'autre.
Soudain, Hermione posa une main sur celle de Drago. Elle était chaude et si petite à côté de la sienne. Un tourbillon de sensations s'empara de Drago, tandis que ses doigts se mêlaient aux siens. Il avait beau savoir que ce n'était que du paraître, qu'Hermione faisait en sorte de convaincre, ce contact était douloureusement délicieux. Délicieux parce qu'il provoquait chez Drago une vague de bien être incontrôlable. Douloureux, parce qu'il s'agissait là d'une véritable mascarade.
Quand Drago leva les yeux vers Hermione, celle-ci avait les joues rouges et fuyait son regard. Il la regarda un bref instant, avant de sentir le regard brûlant de Bonnie sur leurs mains unies. Le regard clair de Drago croisa un instant celui de sa cousine, mais celle-ci, après un rictus mauvais, détourna les yeux et se replongea dans sa conversation avec sa grand-mère.
− Peut-être devrais-tu m'embrasser ? suggéra finalement Hermione à mi-voix.
Drago riva ses yeux sur elle, et sans doute ressentit-elle son agacement, car elle ajouta précipitamment :
− Oublie ce que j'ai dit.
− Premièrement, je n'oublie pas, grogna Drago. Et deuxièmement, il est hors de question de t'embrasser si c'est pour amuser la galerie.
La peine qu'il lut dans les yeux de son épouse le laissa songeur, mais il était trop en colère pour s'excuser du choix malheureux des mots. Drago était ce qu'il était, un sorcier, un combattant clandestin, un homme déshérité et sans terre, mais il avait trop de respect pour Hermione pour s'abaisser à l'embrasser alors qu'elle ne le désirait pas réellement. Voilà des jours entiers qu'il pensait à elle, plus qu'il n'aurait bien voulu l'admettre. Des jours entiers à imaginer ce que serait la vie s'ils formaient un véritable couple. L'image qui en était ressortie avait été terriblement attrayante, et presqu'obsessionnelle. Comment pouvait-elle proposer ce genre de chose ? Un baiser entre un homme et sa femme ne devrait jamais être donné en pâture à des gens assoiffés de ragots. Elle méritait mieux que ça. Et lui aussi d'ailleurs.
− Si tu as terminé, j'aimerai rentrer le coucher, murmura finalement Hermione d'une voix légèrement tremblante d'où l'on sentait poindre la fatigue.
Drago acquiesça et se leva, avant de tirer la chaise d'Hermione qui se redressa à son tour. Ils quittèrent la table côte à côte, et se dirigèrent vers les grandes portes en silence. Conscient d'avoir été un peu dur, Drago se rapprocha d'Hermione et s'empara de sa main, enfermant ses petits doigts à l'intérieur de sa paume. Il savait que personne n'avait loupé une miette de ce spectacle. Et il espérait que cela suffirait à convaincre, car le temps n'était pas encore venu d'embrasser son épouse en public. Parce qu'au fond de lui, Drago, le savait : le jour où il l'embrasserait, même les catin détourneraient le regard, tant ce serait indécent.
