Bonsoir à toutes ! Encore une fois, c'est avec un jour de retard que je poste ce chapitre mais cela ne devrait plus se reproduire puisque c'est officiel : je suis enfin en vacances ! j'aurai donc désormais plus de temps à consacrer à cette fiction, et j'espère pouvoir poster chaque semaine au moins deux chapitres.
Ce sera le cas cette semaine puisque je posterai, dimanche soir, le prochain chapitre. Cela me fera pardonner, je l'espère, pour le retard de ces deux dernières semaines. Je ne peux cependant que vous encourager à me suivre sur ma page facebook Brunhild Ana Writings sur laquelle je vous informe des retards de chapitres quand il y en a.
Bref je vous poste aujourd'hui un chapitre so dramione, alors j'espère qu'il vous plaira et qu'il comblera un peu la frustration que vous semblez avoir depuis quelques semaines. On est clairement pas sur une fiction où le couple s'embrasse au bout de deux chapitres, mais j'espère que ca vous plait quand même et que vous ne trouvez pas le rythme trop long ! n'hésitez pas à me le dire si c'est le cas.
Je vous laisse à votre lecture et vous dis à dimanche pour la suite !
Hermione dansait au milieu d'une foule de gens masqués. La musique était assourdissante, et le vin coulait à flot. Elle dansait, tournoyait, chancelait jusqu'à en avoir mal aux pieds, tandis qu'elle riait aux éclats à chaque fois que son cavalier lui adressait une œillade incandescente qui laissait entrevoir toute la tendresse qu'il avait pour elle. Drago était magnifique ce soir. Ses yeux perles brillaient de mille feux derrière son masque noir, et Hermione ne parvenait pas à détacher son regard de l'homme qu'elle avait épousé. Elle ne parvenait pas non plus à réprimer la vague de délicieux frissons qui la parcourait à chaque fois qu'il posait ses mains sur ses hanches et qu'il la pressait contre lui avec force, soufflant contre son oreille des mots passionnés.
Et plus son souffle chaud se heurtait au lobe de son oreille, plus Hermione sentait son ventre se contracter de désir. Elle était essoufflée, sentait ses joues rougir sous l'effort ou peut-être sous les paroles de Drago, mais rien, non rien, ne semblait pouvoir entraver ce bonheur. Drago attrapa sa main et la fit tourner encore et encore sur elle-même, jusqu'à ce qu'elle en ait le tournis et ne vienne se coller contre son torse pour reprendre ses esprits.
− Je ne te savais pas si bon danseur, murmura-t-elle en levant les yeux vers son cavalier.
Soudain, l'horreur défigura ses traits quand elle réalisa que ce n'était pas Drago qui la faisait danser, mais Cepheus de Suffolk. Ses larges paumes, posées sur ses hanches, resserrèrent leur étreinte, tandis qu'Hermione tentait de fuir. Dans les yeux sombres de Cepheus brillait la luxure et la rage à l'état pur. Et plus Hermione essayait de se débattre pour s'échapper, plus il resserrait ses mains autour de sa taille jusqu'à lui arracher un cri de douleur quand ses doigts s'enfoncèrent dans ses côtes.
− Ou crois-tu aller ainsi, petite souris ? Il n'y a pas de trou dans lequel te cacher, cette fois-ci, lui susurra Cepheus à l'oreille.
Petite souris était le surnom qu'avait trouvé Cepheus à Hermione. Il s'était vite aperçu, à chacune de ses visites, qu'elle tentait de l'éviter autant que possible, disparaissant dès qu'il entrait dans une pièce. Plusieurs fois il l'avait qualifiée d'insaisissable, et dans sa bouche, cela n'avait rien d'un compliment.
− Shhhhhht, souffla-t-il tandis qu'elle couinait à cause de la douleur qu'il lui infligeait. Tu ne voudrais pas attirer l'attention, n'est-ce pas ?
− Tu me fais mal…
Cepheus éclata d'un grand rire.
− Mal ? N'ai-je pas eu mal, moi aussi, quand j'ai appris que tu en avais préféré un autre ? Si encore tu l'avais véritablement aimé, j'aurai pu comprendre…
Hermione serra les dents. Elle savait que c'était faux. Peu importait la raison de cette union avec Drago, qu'il eut agit d'amour ou d'arrangement, cela ne changeait rien à la colère de Cepheus qui se sentait bafoué et humilié.
− Crois-moi, ma petite souris, cette douleur n'est rien à côté de celle que j'ai ressenti en apprenant ta trahison… Et elle n'est rien à côté de ce qui t'attend quand nous rentrerons en Angleterre, tous les deux.
Hermione sentit son sang se glacer dans ses veines, tandis que Cepheus levait une main pour saisir son menton et la force à le regarder. Il la dévorait littéralement des yeux. Non pas avec amour ou tendresse, non… Avec une lueur obsessionnelle, irrationnelle, mauvaise. Elle savait ce qui l'attendait si elle repartait avec lui… Ou était Drago ? Pourquoi n'était-il pas près d'elle, prêt à la sauver ? Ne voyait-il pas qu'elle était tétanisée par la peur ? Son corps ne répondait plus et… Cepheus retira la main du menton d'Hermione qui crut pouvoir respirer à nouveau. C'était sans compter la gifle magistrale qu'il lui asséna immédiatement après.
− Plus jamais tu ne m'humilieras, déclara Cepheus d'une voix calme.
Hermione leva des yeux brillants de hargne vers son agresseur, tandis que sa joue brûlait de douleur. Elle aurait aimé trouver la force de riposter, de lever sa baguette et de lui faire subir au centuple ce qu'elle venait de vivre. Mais encore une fois, ses membres lui paraissaient lourds, et elle ne trouva pas l'énergie de répondre… Drago… Drago…. Elle n'avait plus que ce nom en tête. DRAGO !
Hermione fut réveillée par son propre cri au moment même où la porte de sa chambre s'ouvrait à la volée.
− Hermione !
Drago pénétra dans la pièce, le souffle court, sa baguette en main. Quand il trouva Hermione, assise dans son lit, l'air complètement paniqué, il se précipita sur elle et alluma toutes les bougies de la chambre à l'aide de sa baguette.
− Qu'est-ce qu'il y a ? dit-il d'une voix rauque et tendue. Il y a quelqu'un …
− Non, le coupa Hermione. Je… Ce n'était qu'un rêve.
Elle se sentit honteuse de s'être faite ainsi avoir. Tout avait l'air si réel… pas une seule seconde elle ne s'était rendue compte qu'elle rêvait. Elle ne s'était même pas aperçue qu'elle avait réellement appelé Drago à l'aide, et à présent qu'il était là, elle se sentait terriblement gênée de l'avoir réveillé ainsi. Ses paroles semblèrent le rassurer néanmoins, car il abaissa la baguette et s'assit sur le bord du lit pour la dévisager en silence. Hermione réalisa soudain qu'il n'était que très peu habillé : il ne portait qu'une chemise de lin qui lui descendait en dessous des fesses, et sous laquelle il ne portait visiblement rien. Elle se sentit rougir à cette pensée.
− Un rêve ? répéta-t-il lentement.
− Un cauchemar plutôt.
Le visage de Drago se ferma.
− Tu as fait un cauchemar à propos de… moi ?
Hermione comprit qu'il y avait quiproquo. Au visage de Drago, elle devina qu'il pensait être à l'origine de ce cauchemar, et peut-être pensait-il lui avoir fait subir d'atroces choses dans ce rêve pour qu'elle crie son prénom dans une supplique. Mais elle ne le suppliait par d'arrêter, elle le suppliait de venir l'aider…
− Non, je…
Hermione peinait à trouver ses mots. Son cauchemar était encore si présent dans son esprit… Elle avait l'impression sentir encore les doigts de Cepheus enfoncés dans sa chaire. Elle était complètement paniquée, et réalisait seulement maintenant à quel point la venue de Suffolk et de son fils générait chez elle une angoisse grandissante. Elle devait les convaincre qu'elle était éperdument amoureuse de Drago. Elle devait les convaincre tous…
Drago s'approcha un peu plus, et posa une main sur sa joue. C'était un contact si doux, si tendre… a l'opposé de la poigne de Cepheus. Hermione se laissa aller contre sa paume chaude et réconfortante avant de fermer les yeux et de soupirer d'aise. Comment un simple contact pouvait ainsi l'apaiser ?
− Tu peux tout me dire, tu sais, lui souffla Drago.
Elle le savait, mais le voulait-elle seulement ? Soudain, son rêve lui semblait plus lointain, moins terrifiant contre le corps chaud de Drago. Sa main, placée à l'endroit exact où Cepheus l'avait frappée, dans son rêve, était un pansement délicat. Elle finit par hocher lentement la tête.
− Je préfère oublier… murmura-t-elle sans oser le regarder.
Ses doigts de Drago se resserrèrent sur sa joue avec sollicitude. Il s'approcha doucement d'elle, et posa son front contre le sien. Leur souffle s'entremêlait et leurs respirations jusqu'ici saccadées retrouvaient un rythme plus serein.
− Comme tu voudras, dit-il simplement.
Il recula lentement, et se redressa sans retirer sa main. De son pouce, il caressa un instant la peau fine de sa pommette, avant de rompre le contact.
− Je ne serai pas loin, si tu as besoin…
Le retrait de sa main de la joue d'Hermione laissa un vide immense et un froid intense sur sa peau. C'en était presqu'insupportable. Aussi n'eut-elle pas le temps de réfléchir quand les mots franchir la barrière ses lèvres :
− Tu peux… rester avec moi ?
Sa voix n'était qu'un souffle, une supplique qui laissait entrevoir toute la fragilité qui était la sienne mais qu'elle ne laissait habituellement jamais paraître. Drago ne prit pas le temps de réfléchir non plus, et quelques secondes plus tard, il se glissait dans son lit, tandis qu'elle se décalait pour lui laisser de la place. La chaleur que déployait son corps ne tarda pas à l'envahir à son tour, et elle sentit ses muscles se détendre l'un après l'autre. Il prit soin de rester au bord du lit pour ne pas envahir son espace, mais trop attirée par la chaleur qu'il dégageait, Hermione ne put s'empêcher de se rapprocher jusqu'à ce sa tête ne soit à la hauteur de son épaule.
− Merci, souffla-t-elle.
− Ne me remercie pas, répondit Drago. Pas encore. Nous verrons demain si j'ai résisté à la tentation.
Une note d'humeur résidait dans ses paroles, et cela arracha un sourire à Hermione. Pourtant, elle savait qu'il ne plaisantait qu'à moitié. Elle le savait parce qu'elle-même éprouvait le désir presqu'incontrôlable d'être en contact avec sa peau. C'était une sensation familière, qu'elle avait éprouvé des années auparavant… Et qui était toujours aussi délicieuse et enivrante.
− A la tentation ? répéta-t-elle, taquine.
L'atmosphère avait changé. Si jusqu'ici, Hermione n'avait ressenti que de la peur, de la panique et du dégoût à l'égard du Cepheus qui hantait ses rêves, à présent, elle sentait l'électricité environnante et la montée d'un désir jusqu'alors inconnu.
− Ne t'avance pas sur cette pente glissante, Milady.
Hermione eut un petit sourire qui n'échappa pas à Drago. Ce dernier soupira longuement d'un air dramatique avant de fermer les yeux et de placer un bras derrière sa tête.
− Bonne nuit, Drago.
− Bonne nuit Milady.
Hermione ignorait quelle heure il pouvait bien être, mais avec la présence rassurante de Drago elle ne tarda pas à sombrer à nouveau, et ne fit, cette fois-ci, aucun cauchemar…
x.X.x.X.x
Hermione fut réveillée par des petits coups discrets frappés contre sa porte. Un rayon de soleil filtrait par la fenêtre, et à la position de l'astre dans le ciel, elle devina qu'il était déjà tard. A côté d'elle, Drago dormait paisiblement. Il avait roulé sur le côté, et son visage était tout près des cheveux d'Hermione étendus sur les oreillers. Il avait l'air si serein, et calme que cela le rajeunissait. Essayant d'ignorer les coups à la porte et espérant que l'indésirable ne se retire, Hermione ne répondit pas et se tourna dans le lit pour tenter de se rendormir. Ce fut sans compter la porte qui s'ouvrit dans un grincement sonore qui réveilla Drago en retour.
− Oh, je …
Sur le seuil de la porte, se tenaient tout un comité d'accueil. Une domestique confuse d'avoir ouvert la porte sans y avoir été invitée, Fenella McLean et sa petite fille Bonnie. Drago se redressa dans le lit, et jeta un œil en direction de la porte avant de se retourner vers Hermione et de marmonner :
− Demain, je ferme tout avec un sortilège. A croire que nos appartements sont un véritable moulin.
Hermione acquiesça, avant de regarder en direction de la porte et de saluer un peu sèchement :
− Mesdames. Vous excuserez notre tenue, nous n'étiez pas préparés à recevoir de la visite.
− Lady Hermione, salua Fenella. Drago. Je suis désolée de vous importunés, mais la file de patient commençait à augmenter dangereusement devant votre infirmerie et nous étions venues voir si nous n'étiez pas souffrante.
Un sourire amusé s'était dessiné sur ses lèvres tandis qu'elle se tournait vers sa petite fille et la domestique d'un air entendu.
− Mais de toute évidence, vous vous portez comme un charme. Ainsi que Drago.
L'intéressé eut un petit soupire dédaigneux et terriblement impoli. Hermione lui enviait sa capacité à se moquer de la bienséance et à laisser ses émotions transparaître sans s'inquiéter de ce qu'en diraient les autres. Derrière Fenella, Bonnie les observait d'un air à la fois surpris et outré qui n'échappa à personne.
− Et visiblement, tes inquiétudes n'étaient pas fondées, Bonnie, dit Fenella d'un air enjoué. Ton cousin convole en justes noces avec son épouse. Tu n'as plus à t'inquiéter de son bonheur.
Les mots de Fenella avaient beau être sincèrement aimables, Hermione décela derrière une menace voilée à l'encontre de la petite fille du Laird. Celle-ci sembla s'en rendre compte aussi car elle se composa un visage neutre avant d'hocher la tête et de tourner les talons. Elle quitta les appartements sans un mot, au grand soulagement d'Hermione qui ne se sentait pas assez réveillée pour une joute verbale.
− Lady Bonnie était inquiète ? demanda Drago d'une voix sarcastique.
Hermione et lui savaient pertinemment que la seule inquiétude de Bonnie était de ne pas être parvenue à se glisser dans le lit de Drago avant qu'il n'épouse Hermione.
− Elle craignait que tu ne sois pas heureux en ménage. Tu sais toute l'affection qu'elle te porte. Mais je suis sûre qu'elle est rassurée.
Puis se tournant vers sa domestique :
− Bien, Astrid, je crois que nous devrions laisser les jeunes mariés tranquilles. Il ne s'agirait pas d'interrompre quelque chose.
Sa petite phrase eut le mérite de la faire rire toute seule.
− Il est trop tard pour s'en inquiéter ma tante, grogna Drago.
− Ah, Drago, je vois que le mariage n'a rien changé à ton humeur massacrante du matin.
Drago répondit par un grognement primaire qui fit pouffer Fenella. Elle et sa domestique quittèrent les lieux sans se faire prier, laissant Hermione et Drago seuls dans le lit de cette dernière. Drago se rallongea en soupirant, et Hermione décida d'en faire de même, tentant d'oublier la multitude de patientes qui l'attendaient déjà. Drago s'approcha lentement d'elle, et vint frotter délicatement son nez droit contre l'épaule d'Hermione. Ce geste inattendu lui arracha un frisson et elle laissa échapper un soupire.
− Avez-vous bien dormi, Lady Malefoy ? demanda-t-il contre son épaule.
Hermione sourit, il était rare que Drago l'appelle par son véritable nom de famille.
− Oui, répondit-elle. Merci… d'être resté.
− Tout le plaisir était pour moi, déclara-t-il avec un petit sourire en coin.
A présent qu'il était clair qu'il avait su résister à la tentation, Hermione pouvait enfin le remercier. Le silence s'abattit entre eux, et Hermione ferma les yeux à son tour. Elle pouvait presque sentir les lèvres de Drago sur son épaule. Son odeur de menthe et de grand air lui frôlait les narines, et elle s'en délectait distraitement, se sentant peu à peu resombrer dans les bras de Morphée.
− Tu sais que les domestiques vont parler… murmura Drago en la sortant de sa torpeur.
− Hum ?
− Tout le monde saura que nous avons dormi dans le même lit.
− C'est ce que font les gens mariés, non ? demanda Hermione.
Drago eut un petit rire amusé.
− En effet, Milady, mais généralement, ils font un peu plus que dormir.
Hermione se sentit rougir, mais ne put s'empêcher de sourire à son tour.
− Je ne suis pas d'accord avec ta tante, fit-elle remarquer.
− A propos de quoi ?
− De ton humeur massacrante, le matin.
− Ah, Milady, c'est parce que je ne suis pas agréable avec tout le monde.
− Vraiment ? se moqua gentiment Hermione. Et avec qui l'es-tu ?
− Uniquement les femmes que j'ai épousées.
− Sont-elles nombreuses ?
− Tu crains la concurrence ? rétorqua Drago, hilare.
Hermione ne l'admit pas, mais elle était consciente que ce qu'elle offrait à Drago n'était rien à côté de toutes ces femmes prêtes à écarter les cuisses pour le beau jeune homme. Elle savait qu'elle n'était pas l'épouse idéale, quand bien même leur mariage était une union arrangée. Pourtant, jamais Drago ne lui avait fait entendre que les distances qu'ils prenaient lui pesaient.
− Crois-moi, j'en ai assez d'une seule épouse. Il faut dire qu'elle n'est pas de tout repos, et sait me tenir éveiller la nuit en hurlant mon nom.
Hermione laissa échapper un petit cri offusqué par tant de sous-entendus. Elle ne pouvait cependant pas le contredire pour cette fois-ci, car en effet, elle avait crié son nom dans la nuit… Elle enfonça sa tête sous les couvertures, honteuse, pour ne pas que Drago ne la voit rougir davantage. Cela le fit rire et il se rapprocha pour tenter de la faire sortir de sa cachette.
− Tu es indécent, couina-t-elle.
− N'est-ce pas la vérité ?
Hermione ne répondit pas.
− Qui sait, peut-être qu'un jour tu rêveras de moi autrement que dans un cauchemar.
− Il y a peu de risque, répliqua Hermione. Insupportable comme tu es !
− Est-ce un défi que tu me lances ?
Hermione fit glisser la couverture jusque sous ses yeux pour observer Drago. Celui-ci la regardait de ses yeux clairs d'un air tout à fait sérieux à présent. Devant le silence d'Hermione il lui murmura :
− Je relève le défi. Je jure qu'un jour, je ferai parti de tes rêves érotiques.
− Je ne fais pas de rêves érotiques, répliqua Hermione, scandalisée par tant d'arrogance.
− Crois-moi, Milady, tu en feras.
Et sur ces mots, Drago déposa un baiser rapide et chaste sur le front d'Hermione – seule partie réellement visible de son corps – avant de sortir du lit et de se diriger vers la porte. Il jeta un dernier regard satisfait en arrière, puis quitta la pièce, sans doute pour rejoindre sa propre chambre, laissant une Hermione songeuse derrière lui. Cette promesse avait réveillé en elle des sensations oubliées, coincées quelque part entre ses cuisses. Comment pouvait-il la faire vibrer ainsi simplement avec des mots ? Il ne l'avait presque pas touchée, et pourtant, son cœur battait la chamade à la simple idée de rêver de lui …
Elle devait se rendre à l'évidence que Drago était désormais plus qu'une couverture pour l'aider à échapper aux griffes de Cepheus. Quelque chose d'autre était en train de se créer entre eux, c'était encore très ténu, presqu'invisible, mais elle savait que lui comme elle était consciente de ce qu'il se tramait. La véritable question était de savoir si Hermione était prête à se lancer dans une telle aventure. Elle ne connaissait pas réellement Drago, elle savait de lui uniquement ce qu'il voulait bien lui laisser entrevoir. Était-elle capable de s'abandonner à une véritable relation si les bases de celle-ci n'étaient pas fondées sur l'honnêteté ?
