Bonjour à toutes !
Voici le chapitre qui fait directement suite au précédent. De deux choses, l'une : c'est un chapitre destiné à un public averti avec une scène assez explicite de sexe entre un homme et une femme. Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec ça, vous pouvez sauter ce passage et aller directement à la scène finale en bas du chapitre – ou arrêter de lire la fiction si vous préférez. Deuxièmement, c'est la première fois que j'écris ce genre de scène, je vous demanderai donc d'être indulgentes mais aussi de me dire ce que vous en avez pensé, les choses que vous avez appréciés, celles que vous auriez préférés lire différemment. Je suis toute ouïe aux remarques/critiques/conseils du moment qu'ils sont constructifs et donnés avec bienveillance !
Je vous laisse à votre lecture, vous découvrirez à la fin de ce chapitre que l'histoire va prendre bientôt un nouveau tournant, et on se dirigera doucement mais sûrement vers la dernière partie de cette histoire. Il le faudra bien ! Pour être honnête, j'aimerai finir cette fiction avant la toussaint, parce que je me lancerai sûrement ensuite, en décembre, dans mon habituellement fiction calendrier de l'avent pour Noël.
Bref, je m'éloigne du sujet. Je vous laisse à votre lecture, en espérant que ça vous plaise ! A mercredi pour la suite !
La salle de bain baignait désormais dans une atmosphère passionnée et brûlante. La main que Drago avait glissé sous les jupons d'Hermione continuait son ascension en frôlant de la pulpe de ses doigts chaque parcelle de sa peau de pêche. Quand il atteignit sa cuisse, Drago referma ses doigts sur celle-ci et l'enserra doucement pour mieux se l'approprier. Elle était si fine, et pourtant si ferme. Il pouvait sentir ses muscles glisser sous sa paume conquérante. Son autre main, jusqu'alors abandonné sur la hanche de son épouse, remonta pour venir se loger dans sa nuque. Il appliqua une légère pression sur celle-ci, comme une demande, une supplique qu'elle ne manqua pas d'interpréter. Leur visage se rapprochèrent l'un de l'autre, tandis que leurs yeux sombraient irrémédiablement dans l'abime de plaisir qui s'étendait dans le regard de l'autre.
− Veux-tu que je cesse ? demanda Drago dans un souffle rauque.
Sa main posée sur la cuisse d'Hermione avait arrêté son escalade, tandis que les doigts de son autre main s'étaient enroulés autour de sa nuque sans jamais la maintenir immobile. Hermione était à bout de souffle et semblait partager son excitation. Mais il devait en être certain. Jamais il ne mépriserait ses souhaits pour son propre plaisir. Et alors qu'Hermione plongeait dans ses yeux clairs, alors qu'il n'y avait entre eux plus quelques malheureux millimètres, alors que leurs cœurs battaient la chamade de concert, elle secoua doucement la tête et murmura :
− Jamais.
Et Drago, sans en attendre davantage, s'empara de ses lèvres avec tant d'envie et de passion que leurs dents s'entrechoquèrent légèrement. Leurs langues se trouvèrent sans mal et se mirent à valser, à se chercher, à se taquiner, à s'adonner au plaisir. Les doigts de Drago cachés par les jupons d'Hermione reprirent leur labeur et vinrent bientôt s'emparer de ses fesses. Elles étaient si douces sous sa main conquérante…
De son côté, Hermione commençait à s'aventurer sur le corps nu de Drago. Ses mains, si fines et pourtant sûre d'elles, se posèrent sur son torse et en dessinèrent le contour avec application. Il sentit ses doigts glisser sur ses côtes et caresser ses flans, avant de se faufiler jusqu'à son dos et d'en griffer l'épiderme. C'était tellement excitant que Drago ne parvint pas à réprimer un grognement presqu'animal qui la fit sourire contre ses lèvres.
Soudain, sans crier gare, elle se redressa et éloigna ses lèvres gonflées de désir de celles de Drago. Quand elle fut debout, dans l'équilibre précaire que lui permettaient d'avoir les deux jambes de Drago entre les siennes, Hermione commença doucement, mais sûrement, à délacer les rubans qui tenaient son corset. Drago retira prestement sa main des jupes de son épouse pour venir l'aider à s'en débarrasser. Ses doigts étaient légèrement tremblants, mais il parvint sans mal à les retirer entièrement, et bientôt, la robe d'Hermione tomba à ses pieds.
Elle ne portait plus désormais qu'une fine chemise blanche, à travers laquelle il pouvait deviner la pointe rose et dure de ses tétons, le galbe de ses fesses, l'ombre de son sexe. Aucune vision n'aurait pu lui paraître plus délicieuse que celle-ci. Drago resta muet et immobile quelques secondes, le temps pour lui de se délecter du spectacle qu'elle lui offrait. Il avait eu des conquêtes… Assez pour ne pas en tenir le compte, mais trop peu pour ne plus être intimidé par le corps d'une femme. Ce n'était pas seulement le corps d'une femme, songea-t-il, c'était le corps de sa femme. Son épouse. Celle qui lui appartenait désormais et à qui il appartenait en retour. Celle sur qui plus aucun homme ne poserait les yeux sans le contrarier, sans le rendre jaloux.
Car il savait… Il savait qu'une fois ce mariage consommé, une fois sa peau caressée dans les recoins les plus intimes, il ne pourrait plus jamais accepter que quelqu'un d'autre ne la désire. Il voulait être le seul, jusqu'à ce que la mort les sépare. Il avait juré, mais il ne s'était pas rendu compte à l'époque combien cette phrase résonnait vraie dans son esprit. Il n'y aurait que lui, et il n'y aurait qu'elle.
− Est-ce que tout va bien ? demanda timidement Hermione.
Drago réalisa que le silence s'était éternité, à l'instar de sa contemplation. Il aurait pu l'observer pendant des heures sans voir que le temps filait. Drago secoua doucement la tête avec un sourire en coin.
− Non, murmura-t-il en se levant à son tour.
− Qu'y-a-t-il ? s'alarmé Hermione.
Drago eut un petit sourire amusé avant de déposer un léger baiser à la commissure de ses lèvres.
− Je me demande comment j'ai fait pour vivre tout ce temps sans tout ça…
Il ne lui laissa pas le temps de se questionner et tomba à genoux devant elle. Ses doigts se saisir de l'ourlet de sa chemise qui lui tombait au niveau des genoux, et il la remonta doucement, centimètre par centimètre pour être sûr de rien louper. Ses yeux s'attarder sur le grain de beauté qu'elle avait au-dessus de son genou droit, puis sur la marque de naissance au milieu de sa cuisse. Il se pencha et l'embrassa du bout des lèvres, avant de lever les yeux vers Hermione.
Celle-ci le regardait sans ciller, sa poitrine se soulevait difficilement au rythme de sa respiration effrénée, et son visage arborait un joli camaïeu de rouge. Elle était si belle… Et elle le laissait faire, ce qui motiva Drago à continuer. Rares étaient les filles qui se laissaient observer d'aussi près. Elles préféraient généralement faire leurs affaires dans le noir ou la pénombre, et gardait volontiers leurs vêtements. Mais par Hermione. Elle était une femme aguerrie, qui savait ce qu'elle voulait et qui connaissait la saveur du plaisir. Elle attendait de Drago qu'il lui donne tout sans compter, et c'était bien ce qu'il allait faire.
− S'agenouiller devant une femme peut lui donner bien des fantasmes, souffla-t-elle avec un sourire.
− Je suis prêt à tous les réaliser si c'est là ton plus grand souhait.
− Tous ? répéta Hermione sur un air de défit.
− Tous, assura Drago avec un clin d'œil.
Levant les bras, il défit le nœud qui retenait la chemise autour du cou d'Hermione, et celle-ci – dernier rempart qui s'érigeait entre eux – tomba comme la robe avant elle.
Tous deux étaient désormais entièrement nus, dans cette salle de bain glaciale. Ni l'un ni l'autre ne semblait souffrir de la morsure du froid tant leur sang était en ébullition. Toujours à genoux, Drago baissa les yeux pour les poser sur la poitrine laiteuse de son épouse, puis son nombril délicat et enfin la toison brune qui recouvrait son sexe. Drago s'approcha un peu plus et déposa un baiser juste au-dessus de celle-ci, avant de descendre encore plus bas. Avait-il jamais désiré aussi fort l'intimité d'une femme ? La réponse était très claire. Jamais. Jamais il n'avait eu l'envie aussi grande de s'aventurer avec sa bouche sur le mont de Vénus d'une femme. A présent cependant, rien ne lui semblait plus alléchant.
Maintenait fermement les hanches d'Hermione pour qu'elle ne se dérobe pas, Drago glissa sa langue en elle et attendit qu'elle se soit habituée à son intrusion pour commencer à véritablement la goûter. Il savait que les femmes avaient, en haut de leur sexe, un endroit secret, un bouton intime qui réveillait en elle mille et une sensation. Sa langue ne tarda pas à le trouver, et à le cajoler avec douceur, puis avec rudesse sans jamais lui laisser de répit. Il entendait le souffle d'Hermione s'accélérer, et sentit bientôt ses mains se glisser dans ses cheveux et les tirer doucement. Ce simple geste enflamma Drago qui redoubla d'attention et continua de s'évertuer à goûter à chaque recoin de son sexe. Les minutes passèrent sans que jamais Drago ne se sente repu. Arriva cependant le point culminant du plaisir d'Hermione. Ses jambes se mirent à trembler et Drago la sentit aller à la rencontre de ses langues à l'aide ses hanches. Ses doigts se crispèrent dans ses cheveux, et bientôt, elle laissa échapper un râle.
− Je vais… Je vais…
Elle ne termina pas sa phrase, ou peut-être Drago ne lui en laissa pas l'occasion, car il continua encore et toujours jusqu'à l'entendre soupirer dans le silence de la salle de bain. Ses mains tirèrent une dernière fois sur les cheveux de Drago pour l'éloigner un peu d'elle, et leurs yeux se rencontrèrent. Ceux d'Hermione étaient fiévreux, tandis que ceux de Drago brillaient d'excitation. Celui-ci se redressa et Hermione se laissa aller contre lui, encore engourdie par la vague de plaisir qui venait de la submerger. Drago la serra dans ses bras, et passa ses mains sous ses fesses pour la porter contre lui. Elle entoura sa taille de ses jambes, et se laissa porter jusqu'à la chambre de son époux.
Là, il la déposa sur le lit, et s'installa à ses côtés avant de les recouvrir l'un et l'autre d'une épaisse couette en plumes d'oie. Hermione se tourna sur le côté pour regarder Drago qui avait fermé les yeux et affichait un air béat qui ne lui ressemblait pas.
− Tu as l'air bien satisfait, dit-elle avec amusement.
− Je le suis, répliqua-t-il en ouvrant un œil pour la regarder. Très satisfait d'avoir satisfait ma femme.
Hermione ne répondit pas.
− Ca t'a plu ? demanda prudemment Drago qui ne sut interpréter son silence.
− Oui, murmura-t-elle en rosissant joliment. C'était la première fois que…
Drago se redressa sur le coude. C'était la première fois que quoi ? Que quelqu'un la léchait à cet endroit si spécial ? Lui permettait d'atteindre l'orgasme ? Il savait qu'elle avait eu un autre amant, un fiancé que son père avait fait assassiner il y avait de cela des années. Elle n'en parlait jamais, mais elle lui avait dit, avant leurs noces, qu'elle n'était plus vierge. A présent, Drago devait admettre qu'il aurait aimé être le premier, et le dernier à s'occuper ainsi d'Hermione, mais peut-être trouverait-il un léger réconfort s'il apprenait qu'il était le premier pour quelque chose…
− Que quoi ? l'encouragea Drago.
Hermione avait l'air terriblement gênée. Elle s'enfouit la tête sous la couette. Mais Drago ne pouvait pas rester sans réponse. Il se faufila lui aussi sous la couette, et tous deux s'observer dans cette semi-obscurité.
− La première fois que quoi ? répéta-t-il patiemment.
− Que j'atteignais ce degré de plaisir, murmura-t-il finalement.
L'ego masculin de Drago se rengorgea tandis qu'il promit d'une voix goguenarde :
− Crois-moi, Milady, c'est loin d'être terminé.
Il s'approcha d'elle et l'embrassa tendrement.
Hermione avait récupéré une respiration plus sereine, mais semblait, elle aussi, bien décidée à ne pas s'arrêter en si bon chemin. Quelques secondes plus tard, elle se hissait sur Drago, et l'embrassait avec délice. Ses mains fourrageaient dans ses cheveux, tandis que celles de Drago pétrissaient ses hanches et ses fesses avec rudesse. Il ne parvenait pas à se contrôler, à être plus doux, plus tendre, tant il la désirait. Son propre sexe lui faisait mal tant il était gorgé de plaisir, et Hermione dut le comprendre, car sans aucun avertissement elle se redressa juste assez pour qu'il glisse en elle et la pénètre entièrement. Drago écarquilla les yeux, surpris par l'enhardissement d'Hermione. Le fait qu'elle ne fut plus vierge et qu'elle connaissait ces choses-là avait l'avantage de ne pas s'embêter avec une pénétration à paliers. Toujours au-dessus de lui, elle se mit à bouger doucement, en rythme avec ses propres mouvements de bassins.
C'était diablement bon. Elle était chaude et humide autour de lui, et se délectait de ses formes. Elle s'était redressée et à présent, sa poitrine se mouvait avec grâce sous les yeux affamés de Drago qui s'empara de l'un de ses tétons pour le sucer doucement. Il sentait qu'il ne tiendrait pas longtemps. Parce qu'il n'avait pas fait l'amour depuis des mois, et parce qu'il n'avait jamais désiré autant une femme. Il n'était pas mécontent de l'avoir satisfaite avant cela, sans quoi il aurait eu honte de pas chérir sa femme comme il le fallait en tenant assez longtemps pour la faire jouir. Ainsi, le plaisir escalade peu à peu dans son corps et son esprit, et Drago ne put plus répondre de rien. Ses doigts s'enfoncèrent dans les hanches d'Hermione, ses dents se refermèrent sur son sein, et tandis qu'elle bougeait de plus en plus vite, il se sentait partir de plus en plus loin. Enfin, l'extase tant attendue surgit de nulle part, et s'empara de son corps comme jamais il ne l'avait ressenti. C'était fort, intense, et terriblement addictif.
Le corps d'Hermione s'écroula sur le sien, tandis que leurs respirations ralentissaient peu à peu, que leurs souffles s'entremêlaient, que leur transpiration se mélangeait. Elle resta un moment sur lui, la tête posée sur son torse, et Drago se mit à lui caresser le dos de la pointe de ses doigts, tout en se délectant de l'odeur de ses cheveux. Le silence s'éternisa de longues secondes, jusqu'à ce qu'Hermione ne vienne le rompre :
− Je suis contente d'avoir attendu, souffla-t-elle.
− D'être sobre ? sourit Drago.
− D'être amoureuse, répondit-elle simplement.
Drago sentit son cœur louper un battement, mais alors qu'il allait la questionner, il la sentit s'alourdir sur lui, et entendit son souffle régulier remplacer celui saccadé qu'elle avait un plus tôt. Elle s'était endormie. Quelle Diablesse. N'avait-on pas idée de s'endormir sur de telles révélations ? Drago se promit de reprendre cette conversation plus tard, du moins, essaya-t-il de se promettre avant que le sommeil ne s'empare de lui à son tour.
x.X.x.X.x
− Tu es en retard, gronda Cormag quand Drago entra dans le bureau de son oncle.
Drago courba l'échine en signe d'excuse, et s'installa rapidement sur la chaise qui lui était réservée. Jeremiah et Hadrian étaient déjà présents, ainsi que Fenella. Celle-ci lui adressa un petit sourire amusé, et il comprit qu'il avait encore la trace de l'oreiller sur la joue et sans doute les cheveux en bataille. Drago avait eu beaucoup de mal à l'extirper du lit dans lequel il avait fait l'amour toute la nuit à Hermione. Ils s'étaient endormis au petit matin, et il n'avait songé à la réunion qu'il avait avec Cormag que bien trop tard.
Quand il s'en était souvenu, il avait bondi hors du lit sous le regard amusé d'Hermione et s'était précipité jusqu'ici sans prendre le temps de se regarder dans le miroir. Il aurait dû.
− Suffolk propose que son fils épouse Bonnie, continua Cormag et Drago comprit qu'il n'avait pas raté grand-chose de la réunion.
− Il en est hors de question, rugit Hadrian.
− Ta fille est venue me voir, l'en informa Cormag. Elle dit qu'elle se senti prête à épouser Cepheus. Elle assure qu'elle l'aime.
Hadrian laissa échapper une petite grogne d'entre ses lèvres. C'était à mi-chemin entre le mépris et l'aberration.
− Qu'est-ce qu'elle y connait à l'amour ? gronda-t-il. C'est une gamine. Elle ne sait rien de ces choses-là.
− Je répète seulement ce qu'elle m'a dit.
− Quand bien même elle l'aimerait, intervint Jeremiah, la réciproque n'est pas vraie.
Il marquait un point, songea Drago.
− Nous savons tous qu'une union pareille pourrait nous être bénéfique, accorda Cormag. Mais je ne suis pas prêt à laisser ma petite fille entre les griffes d'un prédateur comme Cepheus.
Hadrian sembla rassuré mais garda un visage fermé.
− Néanmoins, il va falloir trouver une solution de repli. Un autre mariage à lui proposer pour satisfaire sa demande.
Drago l'observa en silence. Il ne voyait pas vraiment quelle autre femme pourra combler la demande du Duc. Cormag n'avait qu'une petite fille en âge de se marier. Il faudrait sinon chercher du côté des cousines éloignées, ou d'une femme sous la protection du clan…
− Lady Pansy Parkinson est veuve, lança Jeremiah sans grand enthousiasme.
Drago éclata d'un grand rire sans joie, ce qui fit froncer les sourcils à son oncle.
− Elle est surtout indépendante. Elle n'a pas besoin de se remarier, avec tout l'or que lui a laissé son défunt mari. Elle n'acceptera jamais. Et puis, elle n'est pas vierge.
− Cepheus n'a pas mentionné vouloir une vierge, répliqua Jeremiah.
− Oui, il a mentionné vouloir ma femme et son ventre, cracha Drago avec humeur.
Il repensa à Hermione et au mensonge qu'elle avait dit a Cepheus à propos d'une hypothétique grossesse. Il se demanda s'il devait leur en faire part, mais le visage tendu de chacun l'en dissuada. Ils devraient régler cela tous les deux, inutile de mêler tout le monde à cela.
− Je vais écrire quelques lettres à mes cousines du côté de Glasgow. Peut-être y en aura-t-il une intéressée par une union avec un futur Duc.
Personne ne sembla croire que cela pourrait arriver, mais après tout, cela ne coûter rien d'essayer. Cormag le congédia finalement, et Hadrian, Drago et Jeremiah se retrouvèrent tous trois dans le couloir silencieux. Hadrian avait perdu de son assurance, il se faisait beaucoup de soucis pour sa fille.
− Tu dois dire à Bonnie de se faire discrète, dit Jeremiah à son frère.
− Et d'arrêter de voir Cepheus en cachette, ajouta Drago. S'ils venaient à être intimes, il serait en droit d'exiger un mariage, et même Cormag ne pourrait rien y faire.
− Je sais, gronda Hadrian. Je vais me rendre de ce pas dans ses appartements.
Les deux autres hommes acquiescèrent et laissèrent Hadrian faire son devoir de père. S'il avait toujours été un bien mauvais époux, Hadrian s'était toujours intéressé à la vie de sa fille et à son éducation. Drago espérait que le lien qui les unissait serait assez fort pour empêcher Bonnie de faire une bêtise. Ils se séparèrent finalement, et Drago décida de rejoindre la salle à manger en espérant pouvoir y trouver quelque chose à manger et peut-être même sa charmante épouse.
Il ne fut que trop heureux de découvrir qu'elle était en effet là, en train de boire du thé en compagnie de Pansy et Blaise. Ce dernier racontait visiblement à leur amie ce qu'il s'était passé la veille durant le combat clandestin. Quand ils le virent arriver, Pansy lui adressa un sourire en coin pétillant de malice.
− J'étais en train de dire à Hermione à quel point elle avait un teint lumineux.
− Elle rayonne de bonheur, surenchérit Blaise.
− Il faudra qu'elle me donne sa recette, ajouta Pansy d'un air entendu.
Hermione rougissait à vue d'œil et Drago lança un regard noir à ses deux amis.
− Pas de recette, grogna-t-il, elle est née comme ça. Vous ne pourriez pas rivaliser.
− Vraiment ? Même pas une toute petite astuce ? demanda Blaise en battant des cils.
− Une nuit d'amour avec son époux, peut-être ?
Le regard de Drago croisa celui d'Hermione et quelques bribes de souvenirs de la nuit qu'ils avaient passé le firent frissonner de plaisir.
− Vous êtes insupportables tous les deux.
Les deux concernés éclatèrent de rire en lançant quelques allusions grivoises, mais ni Hermione ni Drago n'eurent le temps de le remettre à sa place car déjà Hadrian entrait dans la grande salle en s'égosillant. Il hurlait quelque chose que Drago ne parvint pas tout de suite à comprendre. Il dut attendre que son cousin fût à sa hauteur pour comprendre :
− SUFFOLK ! OU EST LE DUC DE SUFFOLK ?
Il hurlait à pleins poumons et ses yeux cherchaient désespérément sa cible. Mais le Duc n'était pas là. Drago se leva et s'approcha de lui pour lui intimer de se calmer, mais cela ne fit que rajouter de l'huile sur le feu de sa colère.
− Me calmer ? hurla-t-il. ME CALMER ? MA FILLE S'EST ENFUIE ! ET C'EST ENTIEREMENT DE TA FAUTE !
Il pointait désormais un doigt rageur sur Drago, tandis que celui-ci ne comprenait pas un traite mot de ce qu'il venait de lui raconter. Hadrian secoua un morceau de papier sous son nez, et Drago s'en empara. Il comprit avec stupeur de quoi il s'agissait. La lettre d'adieu de Bonnie.
