Bonjour à tous ! Voici le chapitre du jour.

Je vous laisse le découvrir, j'espère qu'il vous plaira ! J'ai été touchée par l'accueil que vous avez fait au précédent chapitre, et à vos commentaires adorables sur la partie lemon de celui-ci. Je suis contente que ça vous ait plu, et heureuse que vous ayez adhéré à ma façon de raconter les choses. C'était une première, et sûrement pas la dernière haha.

Même si je ne suis pas fan des histoires uniquement centrées sur les relations intimes des personnages, je trouve que quelques scènes de temps en temps pimentent un peu l'histoire et donne un souffle un peu plus léger à l'intrigue.

Bref, je vous laisse découvrir celui-ci en espérant qu'il vous plaise aussi, bonne lecture et à dimanche !


Les yeux d'Hadrian continuaient de lancer des éclairs, tandis qu'il regardait tout autour de lui comme s'il était possédé. Il soufflait comme un bœuf, et gesticulait dans tous les sens à la recherche du Duc de Suffolk qui demeurait absent. Drago s'approcha de son cousin qui venait de lui hurler que tout était de sa faute pour tenter d'en apprendre plus sur la mystérieuse disparition de Bonnie. Il avait désormais la lettre de Bonnie entre les mains, et entreprit de la lire, sentant qu'Hermione en faisait de même par-dessus son épaule.

« Père, Mère,

Si je vous écris cette lettre, c'est parce que je n'ai pas le cœur à vous écouter. Parce que je sais, qu'en vous annonçant que je partais, vous n'auriez eu de cesse d'essayer de me convaincre de ne rien en faire. Mais ma décision est prise. L'amour ne saurait être limité, et me voilà éprise d'un homme merveilleux qui, je le sais, me rendra heureuse.

Cepheus m'a proposé de l'épouser, et mon cœur s'est empli d'un bonheur sans borne. Me voici la fiancée du futur Duc de Suffolk. Je sais combien vous devez être inquiets, mais croyez-moi, je suis partie pour une vie meilleure. Non pas que ma vie en Ecosse eut été médiocre, loin de là, vous m'avez choyée et aimée comme nulle autre enfant, mais il est l'heure pour moi de déployer mes ailes.

Aujourd'hui vous me pleurez, peut-être même êtes vous en colère, mais je fais cela pour vous, pour le clan, et pour moi. J'ose espérer que vous serez heureux pour votre fille unique. A l'heure où vous lirez cette lettre, je serai déjà loin, mais sachez qu'on ne m'a pas forcée la main, et que je pars le cœur léger d'avoir trouvé une raison à ma vie de femme, et bientôt d'épouse.

Je vous conjure de ne pas venir me chercher. Ma place est désormais aux côtés de Cepheus, et je ne saurais survivre à la honte que cela engendrerait de vous voir arriver en Angleterre pour m'y arracher par la force. Je vous écrirai bientôt, et j'espère vous annoncer de belles nouvelles avant le début de l'année prochaine, car je n'aurai le goût à faire patienter mon futur époux quant à avoir un héritier.

Avant que je ne clôture cette missive, je ne saurai que vous conseiller d'être prudents, car les temps qui courent ne sont pas des plus paisibles. L'on murmure que les sorcières se rassemblent dans les quatre coins du pays afin de renverser la Couronne. Ouvrez l'œil, je devine que l'une d'entre elles erre sur les terres du Clan McLean. Bientôt, je vous expliquerai les sources de mon inquiétude.

Portez vous bien, embrassez grand-mère et grand-père de ma part,

Avec tout mon amour,

Lady Bonnie. »

Ainsi donc, Bonnie était belle et bien partie. Cepheus de Suffolk avait réussi le tour de force de la convaincre de tout quitter – famille, ami, terre clanique – et de devenir son épouse. Tout ce que Cormag redoutait était en train de se produire. Son Clan allait être uni au Duché de Suffolk contre son gré, et il n'aurait d'autre choix de l'accepter ou de répudier sa petite-fille. Car Drago savait, désormais, qu'il était inutile de lui courir après. Que s'était-il passé entre Cepheus et la jeune femme ? S'ils avaient dépassé les limites de la chaire, plus personne ne voudrait de la jeune héritière du clan. Elle serait bafouée, moquée, rejetée par les clans adversaires.

− C'est de ta faute… souffla Hadrian à voix basse.

Il semblait soudain épuisé, totalement désorienté et dépassé par les évènements. Il avait le regard un peu fou et vitreux, et ne cessait de passer des mains sur son crâne chauve et luisant. Il ne criait plus, parce qu'il n'en avait plus la force, mais ses yeux ne cessaient de regarder Drago avec rudesse.

− Si tu n'avais pas épousé ton Anglaise, si elle avait épousé celui qui lui était destiné, il n'aurait pas enlevé ma fille… Ma petite fille… Ma petite fille…

Il répétait ces mots comme une litanie religieuse qui résonne parfois dans les églises. Sa petite fille… Car elle n'était rien d'autre aux yeux de son père. Malgré toute la colère et le ressentiment que Drago éprouvait pour son cousin, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver beaucoup de peine et d'empathie pour lui. S'il n'était pas père lui-même, il ne pouvait qu'imaginer la douleur que ce devait être de voir son enfant lui être arraché. Bien sûr, Bonnie affirmait qu'elle était partie de son propre chef, mais pouvait-on appeler cela du libre-arbitre quand il s'agissait de Cepheus de Suffolk ? Cet homme n'était rien d'autre qu'un vil manipulateur qui aurait pu lui faire croire n'importe quoi. Sans doute lui avait-il fait miroiter une vie magnifique, dans une Angleterre au temps plus clément et un château plus moderne que celui de Duart.

− Hadrian ! s'écria une voix claire derrière eux.

Tous se retournèrent et purent apercevoir Cormag et le Duc de Suffolk pénétrer dans la grande salle. Tous deux avaient l'air agités, mais conservaient malgré tout un visage neutre et fermé. Drago repéra une lettre dans le poing fermé du Duc, et se demanda si Bonnie lui en avait écrit une à lui aussi, ce qui aurait été pour le moins étrange.

Quand Hadrian se retourna et posa ses yeux sur le Duc, il se précipita sur lui a grandes enjambées en pointant un doigt menaçant dans sa direction.

− Vous ! VOUS ! Qu'est-ce que votre fils à fait à ma fille ? C'est un coup monté !

Il crachait au visage du Duc avec tant de véhémence que celui-ci recula d'un pas. Il tentait tant bien que mal de conserver sa dignité, mais c'était pour le moins difficile au vu des nombreux postillons qui lui pleuvaient dessus.

− Hadrian, calme-toi, ordonna sèchement son père.

− Me calmer ? gronda Hadrian. Et tu ne dis rien, toi ? On a enlevé ta petite fille sous ton nez, sous ton propre toit ! Et tu continues à l'accepter dans ta demeure !

Il pointait toujours le Duc du doigt, mais Cormag ne regardait que son fils. Il posa une main ferme sur le doigt d'Hadrian et le força à le baisser avant de reprendre enfin la parole.

− Le Duc a lui-même reçu une lettre de son fils. Il n'était pas au courant.

Tous les regards se tournèrent vers l'intéressé. Drago se demanda, qui dans l'assemblait, pouvait croire une chose pareille. Bien sûr qu'il était au courant des petites manigances de son fils. Sans quoi ce dernier avait du souci à se faire, car il risquait très gros à contrarier son père de la sorte. Cette lettre n'était qu'un subterfuge pour tenter maladroitement de brouiller les pistes.

− C'est un enlèvement, peu importe qui l'a fomenté, hurla Hadrian. Je vais rassembler nos hommes, et nous allons marcher sur votre Duché s'il le faut pour récupérer ma fille.

− Monsieur, je vous prierai de garder vos menaces pour vous, gronda le Duc. Votre fille est partie de son plein gré, inutile de m'accuser de je ne sais quel plan douteux.

− De son plein gré ? s'étrangla Hadrian. Mais qu'est-ce qui aurait pu la convaincre d'épouser votre fils ?

− L'amour, répondit calmement le Duc. C'est tout du moins ce que mon fils me laisse entendre dans sa lettre. Et j'imagine que Bonnie en a fait de même dans la vôtre.

− L'amour, cracha Hadrian qui riait jaune. Un amour bien immédiat !

Le sourire que le Duc tenta de masquer ne passa pas inaperçu.

− L'amour a frappé à leur porte, et qui, sinon le Seigneur, peut s'opposer à une telle union ?

C'était les mots exacts qu'avait employés Cormag pour parler du mariage d'Hermione et de Drago. Et voilà que ses belles paroles – fausses au demeurant – venaient de se retourner contre eux. Ainsi donc, il était là leur plan. Convaincre Bonnie de s'enfuir avec Cepheus, l'épouser et consommer rapidement le mariage pour donner un héritier et empêcher quiconque de nier cette union. Cormag se tourna vers son homologue et lui lança un regard glacial.

− Je crois, Monsieur le Duc, qu'il est temps pour vous de rassembler vos affaires et de rejoindre votre Duché. Vous n'avez désormais plus rien à faire ici.

− Voilà en effet ce qui me parait le plus sage, répondit le Duc. D'autant que nous avons désormais un mariage à organiser.

Sur ces mots, le Duc se détourna d'Hadrian comme s'il eut été un vulgaire serviteur, et repartit d'où il était venu. Cormag entraîna Hadrian à l'écart pour s'entretenir avec lui, tandis que Blaise, Pansy, Drago et Hermione restaient ensemble, la lettre de Bonnie toujours étendue au milieu de leur table. Ils la regardèrent un instant, avant de se regarder en silence. Tous songeaient à la même chose : Bonnie était partie en laissant derrière elle de nombreuses questions, mais surtout, de gros problèmes pour eux quatre. En mentionnant ainsi les sorcières, elle venait de jeter un pavé dans la marre et tous savaient qu'Hadrian ne passerait pas à côté de cela.


x.X.x.X.x

Les quatre sorciers s'étaient réunis dans les appartements de Drago et d'Hermione afin de discuter de ce qui venait de se passer. Une chose était sûre : il ne s'agissait pas de bonnes nouvelles. Drago était terriblement en colère contre Cepheus d'avoir ainsi manipulé Bonnie, et il craignait pour elle et son intégrité. Qu'adviendrait-il d'elle lorsqu'elle aura mis au monde un héritier et que son époux se détournerait d'elle ? Elle n'avait pas la réputation d'être docile ni soumise, et Drago était prêt à parier gros sur le fait qu'il y aurait des étincelles entre les deux époux. Malheureusement, il imaginait sans mal aussi les manières qu'utiliserait Cepheus pour éteindre lesdites étincelles. Et ces manières passaient toutes par une forme de violence, voire de torture dans le pire des scenarios.

Drago jeta un coup d'œil à ses amis, et remarqua qu'Hermione était aussi pâle de que la mort. Blaise avait le regard sombre et semblait perdu dans ses pensées, Pansy quant à elle, jouait nerveusement avec un pendentif en nacre qui tombait dans son décolleté.

− Si Bonnie dit vrai à propos des sorcières… commença Blaise d'une voix sourde.

− Elle dit vrai, soupira Pansy.

Tous les regards se tournèrent vers elle, surpris.

− C'est aussi l'une des raisons qui m'a fait venir jusqu'ici, souffla-t-elle à mi-voix. Ce ne sont pas des rumeurs. Dans le sud de l'île, la Chasse aux sorcières fait rage. L'Ecosse y échappe pour le moment, parce que les Highlanders ne sont pas de fervents serviteurs de la Couronne et que la magie fait partie de leurs histoires, de leurs traditions. Mais le mouvement prend de l'ampleur, et bientôt, la délation sera monnaie courante, même ici.

Drago regardait son amie, songeur. Voilà donc pourquoi elle avait quitté les terres qu'elle avait hérité de son défunt mari ? Pansy craignait pour sa sécurité, et sans doute pour celle de ses amis.

− Les bûchers sont montés plus vites que des châteaux de cartes, et on immole toutes celles qui pratiqueraient de près ou de loin la magie. Bien sûr, la plupart de temps, ce ne sont que de simples moldus qui se seraient amusés à tirer les cartes ou à lire dans des feuilles de thé. Les sorcières s'en sortent indemnes grâce à la magie, mais elles doivent ensuite fuir et se cacher. Bientôt, ça ne suffira plus…

− Pansy, qu'est-ce que tu nous caches ? demanda brusquement Blaise dont la patience n'était pas la première qualité.

L'interpelée soupira, et jeta un bref coup d'œil vers la fenêtre avant de répondre :

− Il se murmure qu'un proche du roi aurait trouvé un feu magique.

− Un feu magique ? répéta Hermione.

− Un feu que nous ne pourrions pas contrôler, et qui nous brûlerait comme de simples moldus.

Le silence s'abattit dans le petit salon. Il sembla durer une éternité avant que Drago ne le rompe.

− Pourquoi tu as attendu tout ce temps pour nous en parler ? demanda-t-il un peu sèchement.

− Parce que tu avais d'autres chats à fouetter. Je te rappelle que tu n'as rien trouvé de mieux à faire que d'épouser la promise de Cepheus de Suffolk, répliqua Pansy.

Puis se tournant vers Hermione :

− Et sincèrement, je suis heureuse pour vous les enfants, mais soyons honnêtes : ça complique les choses. Bonnie a bien compris que tu étais une sorcière. Et sans doute en a-t-elle parlé à sa mère qui a fait saccager des appartements. Maintenant que sa fille est partie, je ne suis pas sûre qu'Hydra se montrera toujours discrète sur ce fait. Comme son mari, elle cherchera un responsable au départ de Bonnie, et qui de mieux qu'une anglaise, sorcière par-dessus le marché, et un Laird déchu considéré comme une traitre ?

Ses paroles manquaient terriblement de tact mais étaient criantes de vérité.

− Qu'est-ce que tu proposes ? demanda Drago. Elles ne tiendront pas leur langue. On pourrait les faire chanter mais ce serait risquer. Quant à la magie, mieux vaut ne pas trop l'utiliser par les temps qui courent, il faudrait…

− Vous devez partir, le coupa Pansy. Tous les deux.

Drago ouvrit la bouche de surprise, tandis qu'Hermione écarquillait les yeux. Partir ? Mais pour aller où ? se demanda Drago. Il n'avait jamais vécu ailleurs que sur les terres du Clan McLean. Elles lui avaient apporté sécurité et chaleur, après qu'il ait dû quitter précipitamment ses propres terres. Qu'adviendrait-il d'eux s'ils prenaient la fuite ?

− Rentre chez toi, Drago, au moins le temps que cette histoire se calme…

− Chez moi ? répéta Drago. Mais tu es folle !

Drago avait hurlé sans même s'en rendre compte, et Blaise posa une main apaisante sur son épaule.

− Elle a raison, Drago. Vous y serez en sécurité. Ce sont tes gens, tu peux avoir confiance en eux. Et personne ne pensera à aller te chercher là-bas, parce qu'il faudrait être fou pour cela.

Drago étouffa un petit rire sans joie.

− C'est exactement ce que je dis !

Hermione posa une main sur celle de Drago et la serra doucement. Ce simple contact l'apaisa presqu'instantanément, tandis que leurs regards se croisaient un bref instant. Se qu'il craignait par-dessus-tout était en train de se produire. Jamais il n'aurait pensé retourner sur ses terres un jour, pourtant, c'était à présent la seule solution qui s'offrait à lui. A eux. Il devait embraquer son épouse dans cette histoire, pour la protéger, la mettre à l'abri.

− La magie vous aidera à vous cacher, continua Pansy. Il ne faudra pas y rester trop longtemps, quelques mois tout au plus, le temps pour nous tous de voir ce qu'il advient des sorcières.

− Et après ? demanda Drago.

− Après… Il faudra peut-être que nous songions à changer d'air. Mettre les voiles vers un lieu plus sûrs.

− Tu penses à quoi ? demanda Blaise.

− Le Nouveau Monde. Mais nous n'y sommes pas encore.

Durant l'heure qui suivit, les quatre amis se mirent à élaborer un plan, songeant à tous les détails pour qu'Hermione et Drago puissent partir sans éveiller les soupçons. Ils prétendraient vouloir partir en lune de miel, quelque part en France ou en Italie, tandis qu'ils se dirigeraient sans l'aide de la magie jusqu'aux terres du Clan Malefoy. Leur départ devrait se faire dans les jours à venir, mais pas trop précipitamment pour ne mettre la puce à l'oreille de qui que ce fut.

Quand tout sembla prêt pour leur départ, Pansy et Blaise prirent congé et les laissèrent tous les deux, dans leur petit salon qui ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir. Hermione ne disait rien. Elle n'avait pas beaucoup parlé au cours de ces dernières heures, elle avait l'air pensive, mais pas effrayée par ce qui les attendait.

− Je suis désolée, lança-t-il finalement. De t'infliger ça.

Drago la regarda, surpris.

− C'est moi qui suis navré de n'être considéré comme rien de moins qu'un traitre par la Couronne. Tu aurais pu rêver mieux comme époux…

Hermione lui adressa un petit sourire fatigué, et Drago, toujours assis à ses côtés, passa un bras autour de sa taille pour la faire glisser doucement sur ses genoux. Elle posa sa tête contre son épaule et nicha son nez dans le cou de Drago, tandis qu'il l'enlaçait doucement et la berçait sans même s'en rendre compte.

− Le Traitre et la Sorcière… Voilà le titre d'un roman qui semble bien alléchant.

− Je suis sûr que le traitre est très beau, souffla Drago à son oreille.

− Et très modeste, répliqua Hermione. Et la sorcière doit le supporter jusqu'à sa mort, à cause d'une histoire de mariage sordide.

Drago sourit silencieusement. Il laissa ses lèvres vagabonder quelques secondes sur la peau nue et chaude du cou d'Hermione, avant de les glisser jusqu'à son oreille et de murmurer :

− Heureusement, le traitre est un très bon amant.

− Je ne me souviens pas de cette partie-là de l'histoire, répliqua Hermione.

Drago eut un petit rire rauque, qui ne manqua pas de faire frissonner la jolie sorcière.

− Je peux t'assurer que c'est le cas, sorcière.

− Hélas, je crains de ne pas pouvoir croire un traitre sur parole.

L'air taquin et un peu rebelle d'Hermione acheva de détendre Drago. Ses lèvres se posèrent à la commissure des siennes, et il la sentit se tortiller sur ses genoux. Etaient-ils fous de s'adonner ainsi à ce genre de choses, alors que la terre semblait s'écrouler autour d'eux ? Leur monde ne tournait plus rond, et ils étaient en danger, pourtant, à cet instant précis, Drago n'avait d'yeux que pour les lèvres charnues d'Hermione et sa respiration saccadée.

− Les paroles, ce n'est pas mon genre…

Ses lèvres s'emparèrent des siennes dans un baiser qui ne tarda pas à être langoureux et passionné. Au fond, peut-être qu'il n'y avait que cela qui comptait. Les sentiments si forts et puissants qu'il éprouvait pour elle, l'envie viscérale de la protéger quoi qu'il lui en coûte. S'il devait donner sa vie, vendre son corps, ou même son âme, il le ferait pourvu qu'elle fût saine et sauve. C'était comme si, désormais, l'air qu'il respirait ne suffisait plus à le faire vivre. Il lui fallait le souffle d'Hermione dans ses poumons, et son corps chaud contre le sien. Il aurait volontiers sacrifié tout un royaume pour une nuit entre ses cuisses, et déjà, il se souvenait de son goût si savoureux sur sa langue la veille au soir. Quitte à être damnés, il était prêt à sauter à pieds joints dans les flammes de l'enfer du moment qu'il pouvait continuer à la faire sienne.