Et voici le chapitre du jour que j'ai bien cru ne pas réussir à poster ! Quelques soucis d'internet et un chapitre effacé par erreur n'ont cependant pas eu raison de moi et je poste donc celui-ci, en temps et en heure par-dessus le marché !

Je vous laisse découvrir ce chapitre que j'ai bien aimé écrire parce qu'il sort un peu du décor habituel. J'ai hâte de voir ce que vous en avez pensé.

En attendant je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à mercredi pour la suite !


Trois jours après avoir pris leur décision, Drago et Hermione se trouvaient dans le salon personnel de Fenella pour lui faire leurs adieux. La maîtresse de maison avait les yeux qui brillaient d'une émotion difficilement contenue quand elle serra Hermione dans ses bras. Puis se tournant vers Drago, elle déclara :

− Tu es sûr de vouloir faire ça ? Vous êtes encore en sécurité, ici…

Drago s'empara tendrement des mains de sa tante qu'il avait considéré comme une seconde mère durant ces dernières années. Elle avait été si douce, si compréhensive, si discrète aussi sur sa condition. Il avait senti tout l'amour qu'elle avait pour lui, et combien elle n'avait jamais fait de différence entre lui et ses propres enfants. S'il y avait bien quelqu'un qui lui manquerait, ce serait-elle. Fenella et sa chevelure grisonnante, ses yeux clairs et vifs, dans lesquels il pouvait voir toute la tendresse qu'elle lui portait. Serrant ses doigts autour de ceux, si frêles, de sa tante, il se rapprocha et murmura :

− C'est mieux pour tout le monde, mon tante… Le bruit ne tardera pas à courir sur la présence d'un traitre entre vos murs. Nous partons pour nous protéger et vous protéger vous aussi.

Fenella soupira longuement, ses yeux scrutant ceux de Drago dans l'espoir, peut-être d'y lire autre chose que ce qu'il disait. Mais Drago pensait tous les mots qu'il avait prononcé. Jamais il ne pourrait se pardonner si d'aventure l'armée de la Couronne venait piller le château pour l'y retrouver.

− Nous avons annoncé notre départ en lune de miel, j'espère que cela suffira pour éloigner l'armée royale des Highlands.

− Soyez prudents, les enfants.

N'y tenant plus, Fenella se rapprocha de son neveu et le serra contre elle. Ses mains se serrèrent un instant autour de sa taille, tandis que Drago déposait un bras sur ses fines épaules pour la serrer encore plus fort. Elle sentait bon les fleurs sauvages et la menthe poivrée. Ses cheveux lui chatouillèrent un instant le nez, mais il n'eut pas le temps de s'en plaindre car déjà, Fenella se reculait, non sans avoir déposer un baiser humide de larme sur sa joue. Ses lèvres furent bientôt remplacées par sa main qui vint lui caresser rapidement la joue dans un geste maternelle, avant qu'elle ne se retourne vers Hermione et ne lui prenne les mains à son tour.

− Je suis si heureuse que mon neveu ait trouvé en vous tout ce qu'il recherchait. Vous étiez faits l'un pour l'autre.

Hermione se mit à rougir joliment et Drago ne put s'empêcher de lui adresser un petit sourire en coin. Jamais sa tante n'avait été tant dans le vrai qu'à cet instant présent. Jusqu'à son mariage, Drago ne savait pas que, ce qu'il attendait depuis toujours, n'était autre qu'une Anglaise en fuite.

− Allez en paix, mes petits, je sens que nous nous reverrons.

− J'en suis sûr, murmura Drago en l'embrassant sur la joue. Nous devons y aller…

Fenella acquiesça à contre cœur, et les suivit jusqu'à la porte de son salon qui était cachée derrière une lourde tenture en velours. C'était une porte secrète, peu utilisée, qui menait dans un couloir qui débouchait sur les écuries. Ils ne voulaient pas de sortie en grandes pompes. Drago et Hermione avaient annoncé à tous qu'ils partaient en voyage de noces, seuls Fenella et Cormag avaient été mis au courant de leur véritable objectif. Inutile de trop s'étendre et d'ameuter du monde. Mieux valait une sortie discrète, à leur image. Drago s'empara de la main d'Hermione avec laquelle il entrecroisa ses doigts, et tous deux se dirigèrent jusqu'aux écuries où Blaise avait préparé deux chevaux. Pansy était là aussi, elle terminait d'ajuster la sangle d'une sacoche visiblement remplie de victuailles.

− Blaise et moi viendrons vous voir à la fin de l'été, dans trois mois, murmura Pansy à Hermione. Si d'ici là rien n'a changé, bien sûr. D'ici là, faites vous discrets.

Hermione acquiesça lentement, tandis que Pansy continuait de lui expliquer tout ce qu'elle leur avait prévu pour le voyage, lui faisait la liste très exhaustive de tout ce qu'elle avait pu récupérer aux cuisines. A côté d'elles, Blaise et Drago vérifiaient une dernière fois les deux montures.

− Le vent vient de l'ouest, expliqua Blaise à Drago, il ne devrait pas vous ralentir. Si tout se passe bien, vous serez arrivés d'ici cinq jours.

− S'il ne pleut pas, grogna Drago.

Le printemps dans les Highlands n'avait rien de réjouissant. Il pleuvait souvent à torrent, et quand la pluie ne tombait pas, c'était la brume qui s'emparait des vallées. Blaise esquissa un petit sourire.

− La pluie effacera vos traces, répliqua-t-il. Et il ne fait pas si froid. Vous n'aurez qu'à vous abriter dans une taverne s'il venait à faire trop froid.

Drago ne répondit pas, mais il espérait ne pas avoir à faire escale dans des auberges. C'était risqué, car les gens pouvaient parler. Les Highlands avaient beau être de grandes landes sans limites, c'était assez petit pour avoir la malchance de tomber sur quelqu'un qui le reconnaîtrait. Non, mieux valait pour eux de voyager en solitaires, et de s'arrêter dans des clarières pour la nuit. Il savait que ce ne serait pas un voyage très confortable, et il avait conscience que sa femme était une Lady qui n'avait sûrement jamais voyagé autant à cheval. Mais il avait confiance en elle, elle était forte, patiente et il doutait qu'elle ne trouve à se plaindre. Quand il serait chez lui, il lui ferait oublier ces quelques nuits dans les bois.

− Hâtez-vous, souffla Pansy, plus tôt vous partirez, mieux ce sera.

Drago et Hermione acquiescèrent, mais ne purent se résoudre à grimper sur leur monture sans une dernière étreinte. Drago passa les bras autour de la taille de Pansy et la serra contre lui avant de murmurer à son oreille pour qu'elle soit la seule à l'entendre :

− Sois prudente.

− Je t'envoie des nouvelles rapidement.

Drago l'embrassa sur la tempe, avant de se tourner vers Blaise et de lui asséner une bourrade. Les deux amis se serrèrent brièvement dans les bras, non sans se donner quelques coups de poings amicaux dans les côtes. Quand tout le monde se fut embrassé une dernière fois, Drago et Hermione montèrent sur leur cheval et se mirent en route.


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La première journée de voyage ne fut pas aussi pénible que l'avait pensée Hermione. Le temps avait été clément, et si le ciel avait été voilé et grisâtre toute la journée, pas une seule goutte n'était tombée. Il faisait bon, et ils avaient chevauché tranquillement mais sûrement, en direction de l'Est. Drago et elle n'avaient pas beaucoup parlé, chacun perdu dans ses pensées intimes. Hermione s'était perdue dans ses réflexions des heures durant.

Elle avait d'abord songé au château de Duart qu'elle quittait à regret. Son cœur s'était serré quand elle avait vu la vieille bâtisse disparaître peu à peu derrière elle. Les McLean lui manquerait, les domestiques aussi, ainsi que son infirmerie et ses patients. Elle avait tissé des liens forts et solides avec certains d'entre eux, et se dire qu'elle ne les reverrait sans doute jamais était un véritable crève-cœur.

Puis se pensées s'était tournées vers son père, qui ne tarderait pas à apprendre la nouvelle de son mariage avec Drago Malefoy. Peut-être savait-il déjà pour sa prétendue grossesse ? Heureusement pour elle, s'il lui venait l'idée de se rendre sur les terres McLean, elle serait déjà loin pour ne pas avoir à subir son courroux. Elle l'imaginait déjà fomenter un plan pour la récupérer d'une manière ou d'une autre. Peut-être espérait-il faire annuler le mariage ? Ou faire assassiner Drago comme il l'avait fait avec Ronald. Tout était toujours si simple pour lui… Quand quelque chose, ou quelqu'un, ne servait pas ses plans, il se contentait de le faire éliminer. Sans doute aurait-il fait éliminer Hermione s'il avait su qu'elle lui causerait tant de souci.

Cepheus serait sans doute le premier à se proposer pour lui prêter main forte dans ma reconquête. A moins qu'il ne fût désormais que trop occupé avec sa jeune future épouse. Etaient-ils déjà mariés ? Bonnie savait-elle seulement ce qui l'attendait ? Elle se demanda si Cepheus lui avait déjà révélé son vrai visage. Celui du monstre assoiffé de sang et de pouvoir qui ne tarderait pas à lui faire mal si cela était nécessaire, ou bien pour son bon plaisir.

Toutes ses pensées lui firent passer le temps, et bientôt, le soleil commença à disparaître derrière les monts écossais. Drago fit ralentir son cheval et tourna la tête dans sa direction :

− Nous allons trouver un endroit où dormir, dit-il simplement.

Hermione acquiesça et le suivit en silence. Ils ne tardèrent pas à trouver une petite clarière à l'abri du vent et des regards, et commencèrent à monter le camp. Drago assura qu'ils pouvaient utiliser leur baguette, ce qu'ils firent pour allumer le feu et monter une tente sommaire qui resta chaude et accueillante grâce au sortilège qu'Hermione prit soin de lui lancer. Quand tout fut prêt, ils s'installèrent près du feu ronronnant, et Drago ouvrit la sacoche que leur avait préparé Pansy.

− Pansy a dû penser que nous partions trois mois sur la route. Et que nous serions quinze, dit-il avec un petit sourire.

Il sortit du sac deux miches de pains et deux énormes morceaux de fromage et tous deux commèrent leur repas au goût délicieux de l'aventure.

− Tu as été bien silencieuse aujourd'hui, murmura finalement Drago entre deux bouchées de pain.

Il avait l'air un peu inquiet, et il avait demandé cela timidement, d'une voix qui ne lui ressemblait guère. Hermione prit le temps d'avaler son morceau de fromage avant de répondre :

− C'est vrai, j'étais perdue dans mes pensées.

Elle n'en dit pas plus. Non pas qu'elle eut des secrets pour lui, seulement, elle ne pensait pas que cela puisse l'intéresser réellement. Lui-même n'avait pas partagé avec elle ses réflexions.

− Est-ce que tu regrettes, parfois ? demanda finalement Drago d'une voix sourde, un peu bourrue.

− Regretter quoi ?

− De m'avoir épousé.

Ce n'était pas un reproche, encore moins une critique, mais Hermione sentit que sa réponse donnerait le ton pour le reste du voyage et elle décida de choisir ses mots avec précautions.

− Oui, je regrette de ne pas avoir appris à te connaître avant. J'aurai aimé savoir que j'étais en train d'épouser un homme formidable, et profiter de cette journée.

Sa réponse sembla satisfaire Drago car elle le vit soupirer de soulagement. Elle lui adressa un petit sourire mais n'ajouta rien. Elle ne voulait pas s'étendre en déclaration, pour la simple et bonne raison qu'elle ne voulait pas que Drago se sente forcé d'en faire de même. La dernière fois qu'elle s'était abandonnée à ses sentiments, elle lui avait dit qu'elle était amoureuse de lui. Mais il n'avait pas répondu et n'en avait pas reparlé depuis. Même s'il lui montrait chaque jour combien elle comptait pour lui, cette non réponse restait un poids lourd sur son cœur en quête de réponse.

− Et toi ? finit-elle par demander.

− Je ne regrette pas. Je crois que je n'aurai jamais pris le temps de te connaître si nous ne nous étions pas mariés d'abord.

− Goujat, marmonna Hermione en levant les yeux au ciel.

Drago ne put retenir un petit rire.

− Tu as raison. Mais finalement, le Destin s'est bien occupé de moi puisqu'il m'a fait épouser la seule femme au monde capable de me supporter.

− C'est bien de l'admettre, ronchonna Hermione.

Le silence s'abattit à nouveau entre eux, perturbé uniquement par le crépitement du feu qui leur faisait face. Hermione se sentit frissonner plus d'une fois, et Drago ne tarda pas à déployer un plaid écossais sur ses épaules avant de la frictionner et de la serrer contre lui. Ils auraient pu rentrer se mettre au chaud dans la tente, mais ils étaient bien, assis l'un contre l'autre, et Hermione n'eut pas le courage de rompre cette quiétude.

− C'est comment, chez toi ? demanda-t-elle finalement en posant sa tête sur son épaule.

− C'est sauvage et convivial à la fois, c'est des hivers rudes et des étés verdoyants, des courants d'air glacés mais un foyer ronronnant.

Drago entreprit de lui raconter combien les terres de son Clan étaient les plus merveilleuses. Il lui raconta ses étés à faucher les blés avec ses métayers, les automnes à récolter avant que l'hiver ne frappe. Il lui détailla les pièces du château qu'il aimait le plus. Les cuisines, bien sûr, dans lesquelles il y avait toujours quelque chose à manger, la bibliothèque dans laquelle il avait appris à lire, à compter, à écrire. Le bureau de son père qu'il considérait comme un autel, un véritable temple dans lequel il n'avait le droit de se rendre qu'à de rares occasions. Il lui expliqua que sa mère était une amoureuse des plantes et qu'il y en avait partout dans leur château. Hermione se laissa bercer par la voix douce de Drago qui la fit plonger peu à peu dans le sommeil.

Bientôt, elle sentit les bras de Drago se refermer autour d'elle et la glisser sous les couvertures épaisses qu'ils avaient installées dans la tente. Son corps se pressant doucement contre le sien, et elle sentit ses lèvres déposer un baiser sur son front avant de se laisser aller dans les bras de Morphée.


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Drago sentit l'excitation monter en lui à l'instant même où ses yeux se posèrent sur le château qui lui faisait face. Il était encore loin, et donnait l'impression d'être une maison de poupée, mais l'appel de ses terres était plus fort que lui, et il se sentait déjà un peu chez lui. Il pointa la tour du château du doigt et s'exclama :

− Votre château, Milady.

Hermione rayonnait de bonheur, mais Drago ne sut dire si elle était ravie de découvrir son nouveau foyer ou si elle n'était que trop heureuse de voir ce voyage s'achever enfin. Il savait qu'elle souffrait de courbature, il l'avait vue grimacer plusieurs fois au cours de ces derniers jours. Mais elle ne s'était jamais plainte et il l'admirait pour cela.

− C'est magnifique, déclara-t-elle, les yeux brillants.

Ça l'était. Le château des Malefoy était modeste et bien petit à côté de celui des McLean, mais il était fait de pierre claire qui le faisait briller dans la vallée, tel un phare en pleine mer. Il trônait fièrement au milieu des champs agricoles, et sa cour ressemblait à une sorte de place du village. Hermione ne pouvait pas le voir de là où elle se trouvait, mais des gens fourmillaient ici et là autour de la place centrale.

Il leur fallut plus d'une heure pour atteindre enfin les portes du château. Celles-ci étaient ouvertes, et laissaient entrevoir la vie qui suivait son cours. Les gens allaient et venaient sur la place, troquaient, échangeaient, vendaient et achetaient dans ce qui semblait être un petit marché local. Là, on vendait du mouton, à côté, c'était des œufs et de la volaille. On pouvait acheter en face du cuir ou du tissu pour les vêtements, et de l'autre côté des plantes médicinales.

Quand Drago et Hermione arrivèrent sur leur cheval respectif au milieu de la place, un silence de plomb s'abattit tout autour d'eux. Tous les regards s'étaient instinctivement tournés vers eux, même les enfants avaient cessé de jouer pour regarder avec curiosité les deux étrangers qui venaient d'arriver. Ce fut au terme d'une longue minute de silence qu'enfin, quelqu'un cria dans la foule :

− Le Laird est rentré !

La liesse qui s'en suivit ne trouva aucune comparaison dans le cœur de Drago qui se laissa glisser le long de sa monture pour être accueilli par ses gens. Tous se pressèrent autour de lui, du moins ceux qui l'avaient bien connu. Pour les enfants, cet homme n'était rien qu'un étranger, pour ses métayers, il était bien plus que cela. Chacun alla de son petit mot de bienvenue, et Drago se vit serrer plus de main en une journée qu'il ne l'avait fait en une année. Bientôt, on laissa passer un couple âgé d'une trentaine d'années qui s'inclina devant Drago.

− Bienvenue chez vous, mon Laird, déclara l'homme en inclinant la tête.

− Thomas, souffla Drago, ému. Mon vieil ami.

Drago et Thomas se regardèrent un bref instant avant de se serrer dans les bras. A côté de lui, la jeune femme semblait aussi émue que les deux hommes et elle serra à son tour Drago dans les bras, avant que ce dernier ne se souvienne finalement qu'il n'était pas venu seul.

Hermione était descendue de sa monture en même temps que lui, mais s'était un peu effacée pour ne pas interférer dans les retrouvailles de son mari avec son clan. Elle avait observée, émue mais discrète, les accolades, les poignées de main et les sourires heureux que tous avaient adressé à Drago. Celui-ci lui fit signe d'approche, et il passa une main autour de sa taille pour la présenter à l'assemblée :

− Et voici Lady Hermione Malefoy, ma jeune et charmante épouse, déclara-t-il d'une voix d'où perçait une certaine fierté.

Hermione adressa un sourire à Thomas et la jeune femme.

− Et voici Thomas et Hannah McKinnon.

Mais avant qu'Hermione n'ait le temps de répondre, la foule applaudissait.

− Bienvenue chez vous, Milady ! s'exclama quelqu'un dans la foule.

− Si vous comblez notre Laird, vous nous comblés aussi, déclara un autre.

− A quand un héritier ? cria un jeune garçon à côté de Thomas.

Le jeune homme en question écopa d'une tape derrière la tête de la part de celle qui semblait être sa mère, et la foule se mit à rire.

− Merci pour votre accueil si chaleureux, répondit Hermione, un peu intimidée.

Ses mots provoquèrent des murmures dans l'assemblée, et Drago en devina la cause : l'accent très anglais d'Hermione. Sans doute ne s'étaient-ils pas attendus à ce que leur Laird ramène une Anglaise pour épouse, avec tout ce que leur avait fait subir la couronne, mais personne ne sembla prêt à briser ce moment de grâce en s'en plaignant. Après que Drago eut achevé de saluer tout le monde, il se tourna vers Thomas et Hannah qui les entraînèrent à l'intérieur du château.

− Je vais faire préparer la chambre du Laird, dit Hannah en les abandonnant au détour d'un couloir.

− Merci Hannah, sourit Drago.

− Si nous avions su que vous veniez, nous l'aurions fait faire plus tôt ! Mais visiblement, tu aimes soigner ton entrée.

Drago laissa échapper un petit rire, tandis qu'Hermione esquissait un petit sourire entendu. Thomas les conduisit dans ce qui semblait être un salon, assez confortable et intimiste, dans la cheminée duquel ronflait un feu paresseux. Drago et Hermione prirent place sur un canapé tandis que Thomas leur servait un verre de whisky.

− Tenez, un réconfortant. J'imagine que le voyage a été long.

− En effet, soupira Drago.