Bonjour à toutes !

Voici le chapitre du jour. J'annonce tout de suite qu'il y a une scène lemon explicite, et que si cela ne vous intéresse pas vous pouvez tout bonnement la sauter. Elle n'est pas excessivement longue mais elle est destinée, comme toujours, à un public averti.

J'annonce également qu'il n'y aura pas de chapitre ce dimanche, parce que je pars quelques jours en famille, et que nous nous retrouverons donc mercredi prochain, pile le jour de ma pré-rentrée ! Vous verrez que le chapitre suivant sera un véritable tournant dans l'histoire. Je n'en dis pas plus, mais la fin est proche, même si clairement, on ne dirait pas haha.

Je remercie les nombreuses lectrices qui prennent le temps de commenter régulièrement, nous venons de dépasser les 300 reviews et ça me touche énormément. Vos mots sont si gentils, je ne suis qu'amour haha. Je vous laisse à votre lecture et vous dis donc à la semaine prochaine !


Ils avaient passé la soirée en compagnie de Thomas et Hannah a qui ils avaient raconté leurs aventures. Comme Drago le lui avait expliqué, Hermione comprit rapidement qu'une grande majorité des gens vivant sur ses terres étaient sorciers ou connaissaient l'existence de la magie, ce qui leur permis d'entrer dans les détails de leur fuite. Un plan fut mis en place pour protéger le château et leur présence dans ces lieux afin que la rumeur ne se répande pas jusqu'aux oreilles de Suffolk ou du Roi. Hermione avait immédiatement apprécié les deux jeunes gens qui formaient un couple dont l'amour ne faisait aucun doute.

Thomas ne cessait de tenir la main de son épouse dès que l'occasion se présentait, et celle-ci ne pouvait s'empêcher de lui adresser des souris doux et paisibles dès lors que leurs regards se croisaient. Elle se sentit très rapidement à l'aise avec eux, d'autant qu'ils semblaient être des amis proches et loyaux pour Drago. Quand la nuit se fut installée sur la campagne environnante, Drago se leva et tendit une main en direction d'Hermione que celle-ci saisit.

− Merci pour votre accueil si chaleureux, les remercia Drago.

− Tu es ici chez toi, Drago, c'est notre Laird qui nous honore de sa présence, répliqua Thomas avec un sourire. Pour dire vrai, je crois que j'avais cessé d'espérer… Mais visiblement, il ne faut jamais dire jamais quand il s'agit de Drago Malefoy.

− Les circonstances n'étaient pas réunies pour que je revienne… Elles ne le sont toujours pas, mais nous n'avions nulle part où aller, confessa-t-il.

− Ce sont tes terres, ton château, ton Clan, Drago, murmura Hannah, émue. Il y aura toujours quelqu'un pour t'accueillir ici, peu importe le temps que tu décideras de passer ici.

Drago hocha la tête, en silence, avant de se tourner vers Hermione et de croiser son regard. Elle put lire dans les yeux de son mari toute l'émotion qu'il avait à se retrouver dans ces lieux, en compagnie de ses amis, de ses gens. Tant de souvenirs devaient se bousculer dans sa mémoire… Elle lui adressa un sourire tendre et se leva à son tour. Après s'être souhaité une bonne nuit, les deux couples se quittèrent pour regagner chacun leurs appartements.

Drago entraîna Hermione à travers les couloirs du château. Ils se hissèrent jusqu'au dernier étage, dans ce qui semblait être une tour, dans laquelle il poussa une porte lourde et grinçante. S'effaçant pour laisser sa femme entrer la première, Drago posa délicatement une main au creux de ses reins pour la pousser à l'intérieur. Comme elle s'y était attendue, Hermione découvrit une vaste pièce circulaire décorée avec goût. Un lit immense – le plus grand qu'elle eut jamais vu – trônait au fond de la chambre, non loin d'une cheminée gigantesque dans laquelle ronronner un feu chaleureux. Il y avait une table et quatre chaises, richement sculptées, ainsi qu'un haut miroir sur pied. A l'opposé du lit, une baignoire assez grande pour contenir quatre personnes reposait sur ses pieds sculptés en forme de serpent dans le cuivre. Enfin, une immense armoire en bois sombre reposait près d'une fenêtre et attendait visiblement d'être remplie.

− C'est splendide, murmura Hermione dont les yeux ne cessaient de balayer la salle.

− C'était la chambre de mes parents, répondit Drago dans la voix duquel transparaissait une vive émotion.

Il s'approcha du lit qu'il effleura du bout des doigts, puis continua sa visite de la chambre comme s'il la découvrait. Ses doigts frôlèrent chacun des meubles tandis que son regard se perdait dans la vague.

− Tu t'entendais bien avec ton père ? demanda-t-elle finalement pour le sortir de sa léthargie.

Elle-même n'avait jamais eu de bonnes relations avec son père. Ils étaient toujours rentrés en conflit du plus loin que remontaient ses souvenirs. Très tôt elle avait compris n'être qu'un pion sur l'échiquier politique de son père. Il n'avait jamais caché sa déception de n'avoir eu pour héritière qu'une fille, et déplorait le fait que sa dote lui coûterait cher s'il voulait la marier convenablement. Sa mère, en revanche, était la douceur incarnée. Elle n'était qu'amour pour sa petite fille qu'elle avait choyé jusqu'à sa mort. Hermione se souvenait de son odeur printanière et des yeux rieurs. Elle était intelligente et vive d'esprit, autant de qualités qu'elle avait légué à sa fille. Cependant, son tempérament de feu était l'héritage de son père quoi qu'elle puisse en dire.

− Pas vraiment, pour être sincère, répondit Drago avec un petit sourire en coin. Il estimait que je lui tenais trop tête, moi je lui reprochais de ne pas me faire confiance et de ne pas me donner de responsabilités. J'étais jeune et insouciant, à l'époque, et avec le recul, je comprends que mon père n'ait pas voulu confier des tâches importantes à un adolescent contrôlé par ses hormones.

− Laisse moi deviner… Tu étais plus intéressé par les filles de tes métayers que par leurs impôts ? le taquina Hermione.

Drago fit mine d'être outré, avant d'hausser les épaules d'un air coupable.

− Pour ma défense, les métayers de mon père avaient de très jolies filles.

Hermione, qui s'était approchée du lit, ne put s'empêcher de s'emparer d'un coussin et de le jeter à la figure de son mari. Celui-ci, qui ne s'y attendait pas, le reçut en pleine tête. Quand l'objet du crime retomba mollement sur le sol, Hermione put apercevoir le regard scandalisé et sombre que Drago lui lançait. Avant qu'elle n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, il se rua sur elle et ils basculèrent ensemble sur le grand lit moelleux.

− Aurais-tu attenté à la vie de ton Laird ? gronda Drago en plantant ses yeux dans ceux d'Hermione.

Elle était désormais allongée de tout son long sur le lit, et Drago la surplombait, ses deux bras reposant de part et d'autre de son visage. Elle pouvait sentir son souffle chaud s'écraser sur ses joues, et son odeur s'emparer de son nez. Sa respiration s'accéléra légèrement et bientôt, leur poitrine se rencontrèrent à chaque expiration.

− C'eut été une vie bien fragile si un coussin suffit à y attenter, répliqua-t-elle d'un ton joueur.

Malgré sa volonté de rester sérieux, Drago ne put réprimer un rictus qui naquit au coin de ses lèvres.

− Peu importe l'arme choisie, cela reste une tentative de meurtre.

− Si tu insistes. Fort heureusement, j'ai échoué. Je suis une bien piètre criminelle.

− Un tel crime ne saurait rester impuni, répliqua Drago qui souriait désormais.

− Qu'on me pende haut et court, annonça Hermione d'un air mélodramatique en dégageant son cou pour qu'on y passe une corde imaginaire.

− L'accusée souhaite-t-elle un avocat ?

− Je plaide coupable.

− Bien, un dernier mot avant de mourir ?

− Si vous croisez mon mari, dîtes lui bien qu'on m'a forcée à l'épouser.

Cette dernière phrase acheva de faire rire franchement Drago. C'était un son si agréable aux oreilles d'Hermione, qu'elle ne put s'empêcher de passer les bras autour de son cou avant de déposer quelques baisers le long de sa gorge. Dans celle-ci montait et descendait sa pomme d'Adam au rythme de ses éclats de rire.

− Tu es impitoyable, lui murmura-t-il tandis que des frissons naissaient sur son épiderme.

− Ce n'était qu'un coussin, souffla-t-elle dans son cou.

− Je ne parlais pas de ça…

Et tandis qu'Hermione continuait de parcourir son cou et de le couvrir de baisers, Drago entreprit de faire remonter doucement, mais sûrement, la robe de sa femme pour dévoiler la chair tendre et pâle de ses cuisses. Ses doigts parcoururent ses genoux, ses cuisses, remontant toujours plus haut. C'était dangereusement délicieux pour Hermione qui sentait déjà des vagues de frissons la parcourir. De ses doigts tremblants, elle entreprit de défaire les lacets qui retenaient la chemise de Drago et la lui retira sans plus tarder. Il fut bientôt allongé sur elle, torse nu, ne portant plus que son kilt aux couleurs de McLean. Elle laissa son regard vagabonder sur les muscules saillants de Drago, avant de les caresser du bout des doigts.

De son côté, la main aventurière de Drago était remontée jusqu'à l'entrejambe d'Hermione qui palpitait déjà de désir. Son doigt ne tarda pas à se frayer un chemin jusqu'au bouton si sensible qu'il avait déjà conquis de sa langue la fois précédente, et il se mit à le taquiner avec lenteur. Chacune de ses caresses provoquait une décharge électrique dans le corps d'Hermione qui ne put s'empêcher de fermer les yeux pour mieux les apprécier.

− Regarde-moi, grogna Drago. Je veux voir l'effet que ça te fait.

Hermione ouvrit les yeux au moment même où il insérait un doigt en elle, tandis que son pouce continuait de la cajoler. C'était la première fois qu'un homme lui faisait ressentir autant de plaisir. Ronald avait été son premier amant, et elle avait été sa première maîtresse. Tous deux étaient inexpérimentés, un peu gauches et surtout terriblement timides. A chaque fois qu'ils avaient fait l'amour, la tendresse et l'affection avaient pris le pas sur la passion et le plaisir. Avec Drago, elle découvrait son corps, et tout ce qu'il pouvait lui provoquer. Se lasserait-elle un jour de cela ?

Bientôt, une vague de plaisir se mit à gronder au fond de son sexe. Une vague qui prenait de l'ampleur à chaque seconde qui passait jusqu'à devenir un véritable tsunami qui emporta tout sur son passage. Le pouce de Drago continuait de tournoyer sur l'endroit le plus sensible de son anatomie, tandis que ses doigts la caressaient de l'intérieur. La jouissance atteignit son paroxysme quand Drago vint déposer une multitude de baisers à la base de son cou, ne se privant pas pour en montrer la chair tendre.

La respiration haletante, le front perlé de sueur, Hermione eut l'impression que ses jambes pesaient comme du plomb et que sa tête naviguait en eau troubles dans un océan de nuages. Drago s'était décalé sur le côté pour ne pas peser sur elle, et il caressait désormais ses cheveux tendrement, comme s'il venait de pas de lui faire vivre tout ce que les dogmes de l'Eglise interdisaient.

− Tu es si réactive, lui murmura-t-il. Tu réagis à toutes mes caresses de façon si décuplé… C'est très excitant.

Son aveu à mi-mot réveilla à nouveau le désir dans le ventre d'Hermione. Elle sentait l'admiration qui se cachait derrière ses mots, l'émerveillement même. Son égo mal placé espérait qu'elle fut la seule à réagir aussi bien à ses doigts experts, ce même égo lui dicta de rappeler à son mari qu'elle devait à jamais être la seul à lui procurer du plaisir. N'écoutant que son envie et mettant de côté sa pudeur et sa timidité, Hermione grimpa sur Drago pour le chevaucher. Passant une main derrière elle, elle fit remonter son kilt pour découvrir ce qui se cachait dessous. Ainsi donc, les hommes ne portaient véritablement rien sous leur kilt. C'était à la fois surprenant et très excitants. Ses doigts rencontrèrent bientôt la raison de leur visite, et s'emparèrent de son sexe avec une fermeté qui sembla surprendre Drago. Celui-ci avait écarquillé les yeux, et son petit sourire suffisant de celui qui sait satisfaire sa femme, disparu au profit d'un 'o' parfait, formé par ses lèvres.

− J'espère que tu sais ce que tu fais, gronda-t-il d'un voix rendue rauque par le plaisir.

− A toi de me le dire, répliqua Hermione en faisant descendre très lentement sa main le long de son sexe.

La manœuvre sembla plaire à son époux qui se laissa faire ainsi de longues minutes. Quand il sembla qu'il était sur le point d'attendre le point de non-retour, il pria Hermione d'arrêter.

− Il est hors de question que je me répande dans ta main comme un jouvenceau vierge, marmonna-t-il.

Sa phrase fit rire Hermione qui se retrouva bientôt entièrement nue sur le lit. Drago s'approcha comme un prédateur et remonta les cuisses d'Hermione jusqu'à ce que ses mollets reposent sur ses épaules. Ses yeux parcoururent de longues secondes le corps de sa femme, et d'une main il vint caresser son sein laiteux et rebondi.

− Je n'ai jamais vu une femme aussi belle que toi, déclara-t-il. Il faut que nous fassions l'amour maintenant…

L'urgence dans sa voix excita d'avantage Hermione que tout ce qu'ils s'étaient dit jusqu'à présent. Il n'exigeait rien, il suppliait, demandait, priait Hermione de le laisser entrer en elle. Pour toute réponse, elle écarta un peu plus les jambes et vint à la rencontrer de son bas ventre. Il entra en elle avec tant de facilité qu'Hermione se sentit défaillir. C'était comme s'ils étaient littéralement faits pour s'enlacer, s'imbriquer, s'aimer passionnément. Et tandis qu'il allait et venait en elle, il vint frotter du bout de ses doigts son clitoris gonflé de plaisir, jusqu'à ce qu'ils se fassent emporter, ensemble, par les vagues du plaisir charnel.


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Le lendemain matin, Hermione fut réveillée par les rayons de soleil qui passaient au travers des fenêtres dont ils n'avaient pas fermé les rideaux. Drago était encore endormi, ses jambes emprisonnant les siennes pour s'assurer qu'elle ne quitterait pas le lit sans lui, son souffle était régulier, et il avait l'air si serein qu'Hermione n'eut pas le cœur de le réveiller. Elle resta allongée là un long moment, observant par la fenêtre le vol d'oiseaux joueurs. L'un d'entre eux eut même le courage de venir se poser sur le rebord et siffler quelques notes avant de reprendre son envol.

Tout était si calme, si paisible qu'Hermione oublia un bref instant les problèmes qu'ils avaient rencontrés dernièrement. Elle imaginait ce que serait sa vie, ici, comme femme du Laird. Elle aurait pu ouvrir une petite infirmerie si elle n'existait pas encore, et soigner les gens de son mari. Peut-être pourrait-elle aider lors d'accouchements, recoudre des plaies, cueillir des plantes médicinales pour en faire des potions. Elle imaginait Drago partir le matin faire son travail de Chef de Clan, tandis qu'elle-même vaquait à ses occupations, et le retrouver le soir, lors du souper. Chacun se raconterait leur journée, avant d'aller s'enfermer dans les chambres pour y refaire le monde, et peut-être agrandir leur famille…

− A quoi tu penses ? demanda Drago d'une voix endormie. Je t'entends cogiter.

Hermione tourna la tête vers lui, il avait les yeux encore fermés. C'était une véritable manie chez lui, de parler alors qu'il dormait encore à moitié.

− Je me disais que la vie aurait pu être douce, ici.

Le ton nostalgique d'Hermione eut le mérite de tirer définitivement Drago de son sommeil. Il ouvrit ses yeux pâles et darda Hermione d'un regard scrutateur. Comme il restait silencieux, elle continua :

− J'aime la taille humaine de tes terres et de ton Clan. Je crois que nous aurions pu être heureux si… Si nous n'avions pas tellement de problèmes qu'il m'est impossible de les compter sur les doigts d'une main.

Drago esquissa un petit sourire à sa tentative d'humour, mais celui-ci n'atteignit pas ses yeux. Il semblait inquiet, et son regard était obscurci par ladite liste de soucis. Il posa sa main sur le ventre d'Hermione et la caressa doucement avant de se décider à parler.

− J'espère qu'un jour, nous vivrons ici comme un homme et une femme libres. Je n'aurai jamais cru revenir ici un jour, et nous sommes là. Je n'aurai jamais pensé épouser une Anglaise, et tu es là. Je n'aurai jamais cru rester en vie si longtemps, et je suis là. Alors, disons qu'espérer vivre une vie simple et modeste ici n'est pas si fou que cela.

Hermione se sentit subitement bien légère de savoir que Drago partageait ses espoirs.

− Mais cela va prendre du temps. Peut-être des années, des décennies. Mieux vaut ne pas trop y penser pour le moment, cela risque d'être trop douloureux.

Hermione acquiesça en silence, n'en démordant pas pour autant. Elle se fit la promesse qu'un jour, elle vivrait ici aux côtés de son époux sans qu'un quelconque danger ne pèse au-dessus de leur tête à la manière d'une épée de Damoclès. Elle se promit que sa petite infirmerie verrait le jour et qu'elle ne désemplirait pas des petites blessures quotidiennes de leurs métayers. Un jour, leurs enfants riraient, joueraient, pleureraient dans ce château, ce ne pouvait être autrement.