Bonjour à tous ! C'est mercredi, et c'est donc l'heure de votre instant lecture !
Aujourd'hui c'est un grand jour puisque je poste le 40ème chapitre ! Et oui déjà. Dire que j'ai commencé à poster en février… C'est quand même dingue. Plus de six mois à poster, à lire vos commentaires et à faire évoluer cette histoire. Pour dire vraie, l'histoire n'a pas du tout suivi la trame que je m'étais fixée, à croire que les personnages n'en font qu'à leur tête !
Je vous laisse le découvrir en espérant que vous me laisserait une petite trace de votre passage ! Bonne lecture et à dimanche !
Le trajet jusqu'à Londres s'était bien déroulé. Ils avaient d'abord transplanné jusqu'à Manchester, avant de prendre un carrosse qui mettrait plusieurs jours à les conduire jusqu'à la capitale. La manœuvre avait pour objectif de ne pas attirer l'attention sur eux et de bien laisser croire à tout le monde qu'ils se déplaçaient comme tout moldu qui se respectait. Drago n'avait pas lésiné sur les moyens et avait loué un carrosse splendide et très confortable. Il était si long et spacieux qu'une couchette avait pu être installée, de quoi soulager les maux de dos d'Hermione qui commençaient à lui peser depuis quelques semaines. Aucun sort, aucune potion, aucun onguent ne parvenait à la soulager, et sa sage-femme, une sorcière d'un certain âge, ne cessait de répéter qu'il n'y avait rien à soigner. Que c'était la vie qui prenait de la place et pesait souvent lourd dans le ventre des femmes.
Ils arrivèrent à Londres la veille du début des festivités, comme convenu, et furent accueillir avec d'autres nobles et aristocrates à Buckingham. Un majordome les escorta jusqu'à leurs appartements, avant de les y laisser se reposer, leur assurant que quelqu'un viendrait leur apporter leur repas s'ils ne souhaitaient pas le prendre dans la salle à manger mise à disposition pour les invités. Sa Majesté le Roi s'excusait de ne pas les recevoir lui-même, mais son devoir de monarque le retenait ailleurs. Il se ferait cependant une joie de tous les rencontrer le lendemain soir, durant l'ouverture du Bal de l'Hiver.
Quand le majordome s'en fut allé, Drago aida Hermione à se débarrasser de son épais manteau avant qu'ils ne se mettent à découvrir ce qui serait leur maison pour les jours à venir. L'appartement était de taille raisonnable, et équipé de manière plutôt moderne. Plus moderne que le château des Malefoy, ou même des McLean. Une chambre unique contenait un large lit, une coiffeuse et une cheminée crépitante. Une salle de bain attenante comportait une baignoire raccordée à l'eau courante, chose exceptionnelle et encore jamais vue auparavant. Drago siffla longuement en admirant la salle de bain de taille modeste mais richement décorée.
− Sa Majesté ne fait pas les choses à moitié, grogna-t-il.
− Cette baignoire est un véritable appel à la paresse, soupira Hermione avec envie.
Drago lui adressa un petit sourire avant de s'approcher de la baignoire et d'y faire couler l'eau qui n'était pas aussi chaude qu'il l'aurait espéré. Mais il était hors de question pour lui de faire se baigner Hermione dans une eau à peine tiède, aussi dégaina-t-il sa baguette pour la réchauffer rapidement. Bientôt, des volutes de fumées s'échappèrent de la surface place de l'eau mousseuse.
− Déshabille toi, dit Drago à son épouse. Tu as bien mérité un bain chaud après tout ce périple.
Hermione ne se le fit pas dire deux fois. Elle commença à se dévêtir sous le regard brûlant de Drago. ce dernier l'aida à retirer son corset et quand elle fut totalement nue, il la guida d'une main posée dans le creux de ses reins jusqu'à la baignoire si vaste qu'elle ne peinerait pas à contenir Hermione et la rondeur de son ventre. Celle-ci s'installa confortablement dans le bac et laissa échapper un soupire d'aise tout en reposant sa tête contre la faïence blanche.
− Rien n'a jamais été aussi bon, souffla-t-elle en fermant les yeux.
− Rien ? répéta Drago faussement vexé.
Hermione ne répondit pas, et Drago récupéra un tabouret qui trônait dans un coin de la pièce pour venir s'installer près de la baignoire, juste derrière Hermione. Il posa ses mains sur ses épaules et entreprit de les masser en douceur, tout en admirant, sans s'en cacher, les courbes harmonieuses et délicieuses de la jeune femme.
− J'ai menti. Ce message est vraiment délicieux, soupira-t-elle finalement, arrachant un sourire amusé à Drago.
Ils restèrent de longues minutes, perdus dans ce silence contemplatif. Plus rien ne semblait exister autour d'eux, et cette bulle de quiétude était la bienvenue. Car l'un comme l'autre savait que rien ne serait aussi paisible une fois les festivités commencées. Il faudrait alors jouer un rôle, placer des pions, et gagner la partie. Hermione somnolait toujours dans son bain, tandis que Drago massait sa nuque, ses épaules, ses tempes avec dévotion, d'un air songeur. Au bout d'un certain temps, l'eau commença à refroidir, et Drago secoua légèrement Hermione pour la sortir de son état léthargique.
− Tu devrais sortir avant d'attraper froid, suggéra-t-il.
Il venait tout juste de l'envelopper dans une épaisse serviette de bain quand quelqu'un frappa à la porte d'entrée de leurs appartements.
− Ce doit être le repas, dit Drago. Va te mettre au chaud dans le lit, j'arrive.
Hermione acquiesça et se faufila jusqu'à la chambre tandis que Drago ouvrait la porte d'entrée. Ce n'était cependant pas un domestique qui attendait sagement qu'on lui ouvre pour donner leur dîner à Drago et Hermione qui lui faisait face. Ce n'était personne d'autre que Cepheus de Suffolk, ainsi que deux gardes du corps ressemblant à de véritables armoires à glace, postés derrière lui à quelques mètres.
− Je n'y crois pas mes yeux, sourit Cepheus avec morgue. Quand on m'a dit que vous étiez ici, j'ai cru à une plaisanterie. Qui serait assez bête pour venir au palais royal alors que sa tête est mise à prix ?
− Et pour venir le vérifier, il a fallu que vos deux gorilles vous tiennent par la main ? renifla Drago d'un air dédaigneux. Que puis-je faire pour vous, Suffolk ?
− Je venais rendre visite à Lady Hermione, bien sûr. Nous étions si proches à une époque, qu'il eut été bien impoli de ma part de ne pas venir la saluer.
− Je lui ferai passer le message. Bonne nuit, Suffolk.
Drago était sur le point de refermer la porte quand un pied l'en empêcha. Celui de Cepheus, bien sûr, qui était désormais coincé entre la porte entrouverte et son encadrement.
− J'aimerai le lui dire moi-même si vous le permettez.
Ce n'était pas une demande. C'était une exigence. Drago était sur le point de rétorquer qu'il ne le permettait pas, mais un bruissement derrière lui l'interrompu. Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et aperçu Hermione qui s'était emmitouflée dans son tartan et s'approchait en silence. La voir, ainsi vêtue de son propre vêtement, aux couleurs de son propre clan, faisait toujours gronder le cœur de Drago et le gorgeait de fierté. Elle n'était jamais plus belle que dans ce plaid clanique. Cepheus l'aperçut derrière lui, et sans doute songea-t-il la même chose, car il dévisagea Hermione bouche bée un bref instant avant de se ressaisir.
− J'ai eu le message, dit froidement Hermione à l'intention de Cepheus.
− Lady Hermione, salua l'intéressé avec un sourire en coin. Votre époux n'a de cesse de vous cacher jalousement de moi, vous êtes désormais bien difficile à apercevoir.
− Je suis là. Avez-vous autre chose à me dire avant que je n'aille me coucher ?
Cepheus resta silencieux, tandis qu'elle apparaissait entièrement dans l'encadrement de la porte. Ce fut là qu'il put apprécier tous les changements sur le corps d'Hermione. Drago devina qu'il était venu voir de lui-même si Hermione était bel et bien enceinte comme elle le lui avait mentionné lors de leur dernière entrevue. Il semblait furieux de voir que c'était vrai.
− Lady Bonnie ne vous accompagne pas ? demanda Hermione sur le ton de la conversation.
− Elle se repose, répondit sèchement Cepheus. Mais vous aurez l'occasion de la voir demain soir.
Sur ces mots, et sans se préoccuper de paraître désagréable, Cepheus tourna les talons, ses deux gardes sur les talons, et disparut à l'angle du couloir. Hermione et Drago se regardèrent un bref instant avant que ce dernier ne ferme la porte à double tour derrière eux.
− Au moins, il sait que tu es enceinte de moi désormais, bougonna Drago. Ça lui fera peut-être passer l'envie de mettre ses sales pattes sur mon épouse.
Il avait prononcé le mot « mon » avec beaucoup d'ardeur et de possessivité. Il ne montrait que très rarement ses sentiments les plus intimes, tels que la jalousie, la peur ou la haine. Mais quand il s'agissait de Cepheus, il éprouvait les trois à la fois, et il était difficile pour lui de rester de marbre. Hermione lui adressa un sourire indulgent avant de lui prendre la main et de l'entraîner dans leur chambre à coucher.
x.X.x.X.x
Le lendemain soir, le château de Buckingham était plein de monde. Il y avait tous les nobles qui logeaient au château en temps normal, ceux qui y dormaient durant les festivités, et tous les autres, qui avaient leurs hôtels particuliers à Londres mais qui étaient venus pour assister à l'ouverture du Bal de l'Hiver. Hermione entendait les gens aller et venir devant la porte de leurs appartements, tandis que tous se dirigeaient vers l'immense salle de réception où le roi ferait son apparition un peu plus tard dans la soirée.
Drago était déjà prêt. Il avait revêtu son plus beau tartan, et une nouvelle chemise confectionnée pour l'occasion. Sur son tartan, une broche en or affichait l'emblème des Malefoy, un scorpion prêt à attaquer avant leur devise « In cauda venenum » - dans la queue le venin.
Hermione, de son côté, avait refusé la proposition du majordome de faire venir des domestiques pour l'aider à l'habiller. Personne ne devait la voir avant qu'elle n'entre dans la salle de balle. Cela faisait partie de leur plan. Après en avoir discuté pendant des heures avec Pansy, Blaise, Thomas et Hannah, ils avaient décidé qu'Hermione devait faire sensation et attirer tous les regards, et surtout, celui du roi. Car il ne lui accorderait son attention que s'il lui trouvait le moindre intérêt.
Hermione avait deux vu le roi deux fois, dans sa vie. Mais elle était jeune, une enfant pour ainsi dire, et elle était à peu près sûre qu'il ne la reconnaitrait pas si elle ne se présentait pas. C'était mieux ainsi. Mieux valait qu'il ne se souvienne pas d'elle comme d'une enfant sage et soumise, et qu'il la découvre comme une femme forte qui sait ce qu'elle veut. Drago entra dans la chambre pour voir où elle en était. Il la découvrit prête, dans une tenue … bien trop indécente à son goût, mais parfaite pour l'évènement.
Le bal de l'Hiver était réputé pour être le défilé des robes les plus époustouflantes – et les plus légères. Aux antipodes de la mode austère des campagnes environnantes, la bourgeoisie et la noblesse appréciaient les robes en transparence qui laissait apercevoir autant de peau que possible. Pour faire honneur à l'hiver, et à la neige, les couleurs préférées lors du bal étaient le blanc, le beige et le bleu. On disait que cette dernière était d'ailleurs la préférée du Roi.
Pourtant, à l'opposée des traditions, Hermione portait une robe d'un noir si profond qu'il ne pouvait que faire ressortir sa peau laiteuse et lumineuse. Elle était volumineuse, et recouverte d'un voile aux paillettes d'or qui faisait penser à une nuit étoilée. Le décolleté était assez sage, bien qu'il laissât entrevoir une poitrine rendue généreuse par la grossesse et à la peau si satinée qu'il était difficile de résister à la tentation d'y goûter. Ce qui n'était pas sage, en revanche, était le décolleté dans le dos de la robe, qui laissait apercevoir tout le dos d'Hermione jusqu'à la naissance de ses fesses. Le tour était recouvert d'une cape en tulle sombre mais assez transparent pour fantasmer sur ce carpe délicieux.
Pansy avait vu juste pour la couleur. Le noir allait parfaitement à Hermione et se démarquerait des couleurs claires que les autres femmes porteraient. De plus, le noir avait l'avantage de camoufler le ventre d'Hermione qu'on ne voyait pas, quand on lui parlait de face.
− Tu… commença Drago.
Pour la première fois depuis longtemps, il ne trouvait pas les mots. Les pensées se bousculaient dans sa tête. Il y avait d'abord l'extase, de se délecter ainsi d'un tel spectacle. Il ressentit aussi une certaine fierté à l'idée de se promener au bras d'une telle femme. Mais bien sûr, insidieuse, la jalousie faisait aussi son chemin jusqu'à son cœur. Il aimait se targuer d'être le seul encore vivant à connaître le corps d'Hermione dans ses moindres recoins, et soudain, des centaines d'invités allaient pouvoir promener leurs yeux avides sur le dos fin et délicat de sa femme…
− Cette tenue est un appel au pêcher, finit-il par dire en déglutissant.
− Ce n'est pas pêcher quand il s'agit de ton épouse, répliqua Hermione avec un sourire.
− C'est pêcher si je dois casser les dents à tous ceux qui voudront regarder d'un peu trop près ?
Hermione éclata de rire avant de se glisser dans les bras de Drago et de déposer un baiser à la commissure de ses lèvres.
− Ce qui serait pêcher, c'est que tu ne profites pas de la vue.
Elle se tourna pour lui présenter son dos, et Drago laissa ses yeux vagabonder sur sa peau un long moment avant de comprendre qu'elle attendait qu'il attache le bijou qui lui tomberait entre les omoplates. Le collier de dos, fournit par Pansy, était d'or et de saphir. Une véritable merveilleuse s'orfèvrerie. Les saphirs avaient été taillés de telle sorte qu'on avait l'impression que cinq flocons longeaient sa colonne vertébrale. Drago l'attacha rapidement, avant de laisser ses mains glisser jusqu'aux fesses d'Hermione. Ses mains passèrent le tissu de sa robe et vint les empoigner avec fermeté.
− Si nous avions le temps, je te prendrai sur le champ, gronda-t-il en frottant son érection contre ses fesses rebondies.
− Garde tes ardeurs pour les alcôves, répliqua Hermione, le souffle court.
