Bonjour à toutes !
Aujourd'hui c'est mercredi, et c'est donc jour de chapitre. Le dernier du mois de septembre. Que le temps passe vite ! J'espère toujours tenir mon objectif qui est de terminer cette fiction pendant les vacances de la Toussaint, pour cela il faudrait que je carbure un peu plus dans l'histoire. En vrai, je connais déjà la fin, mais les personnages n'en font qu'à leur tête et je rajoute des chapitres pas prévus, mais que j'adore… Dur dilemme haha.
Sinon, bonne nouvelle, ff remarque et j'ai à nouveau accès aux statistiques de lecture qui ne sont pas dingue, mais je remercie toutes celles qui prennent le temps de m'écrire une petite review. Vous êtes des amours !
Bon allez je vous laisse à votre lecture !
Drago regarda le Roi s'emparer de la main d'Hermione et l'entraîner de l'autre côté de la pièce sans un mot. Il fulminait mais ne pouvait se permettre de laisser sa rage éclater dans le Boudoir très privé du roi. Il savait, et Hermione aussi, il en était sûr, qu'une nouvelle chance ne se reproduirait peut-être pas, et il ne pouvait pas s'autoriser à tout envoyer valser sous prétexte que le comportement du Roi envers Hermione n'était pas acceptable. Car tout, absolument tout était acceptable aux yeux du peuple quand il s'agissait de son Roi bien-aimé. Au-delà des intrigues de la cour, Sa Majesté était appréciée de ses fidèles sujets. Elle ne l'accablait pas d'impôts, se montrait obligeante et accueillante envers ceux qui réclamaient des audiences.
Mais bien sûr, la plèbe était bien ignorante de ce qu'il se tramait à l'intérieur du mur du palais, et sans doute avait-elle été bien inspirée d'appeler son Roi, le 'Pieux'. Car en contemplant les scènes de débauches qui se tenaient dans ce salon, il n'était guère difficile de douter du caractère pieux de Sa Majesté. Les yeux de Drago ne lâchèrent pas Hermione des yeux, tandis que le Roi lui proposait de s'asseoir autour d'une table de jeu. Ce dernier lui tira une chaise en personne et posa une main dans le creux de ses reins pour l'installer confortablement. Le regard lubrique qu'il posait sur la jeune femme n'avait pas échappé à Drago qui espérait que le roi s'en tiendrait à regarder, uniquement. S'il venait à se montrer trop insistant auprès d'Hermione…
Drago ferait une croix sur sa liberté et sans doute devraient-ils fuir l'Angleterre, mais au moins, il aurait donné au Roi ce que tout homme touchant son épouse méritait : la raclée de sa vie.
− Bonsoir, bel inconnu, murmura une voix suave derrière Drago.
Celui-ci se retourna et fit face à une jeune femme d'une vingtaine d'années, à la chevelure blonde comme les blés et aux yeux noir corbeau. Drago ne tarda pas à reconnaître l'une des danseuses qui avaient accompagné le roi lors du bal de la veille, et pour cause : elle portait sensiblement la même tenue. Des pierres précieuses avaient été collées à même sa peau pour cacher la pointe de ses seins et son pubis, tandis que des chaînes d'or entouraient sa taille et ses hanches graciles.
Drago ne s'autorisa pas à la détailler davantage, ne souhaitant pas que son comportement puisse prêter à confusion et donner des idées à la jeune femme qui semblait déjà en avoir plein. Il inclina légèrement la tête pour la saluer mais prit le parti de ne pas lancer une conversation, trop inquiet de devoir détacher son attention de son épouse qui tenait désormais dans ses mains des cartes de jeu.
− Ne vous inquiétez pas, Milord, si elle est avec le roi, elle est entre de bonnes mains, sourit la jeune femme.
De toute évidence, ses yeux avaient suivi le regard de Drago et à présent elle regardait Hermione avec un sourire tendre qui arracha un frisson à Drago. Pensait-elle vraiment que les mains du Roi étaient de « bonnes mains » ? A l'idée de tous les cous qu'elles avaient enserrés – au figuré – et toutes les femmes qu'elles avaient touchées, Drago en doutait franchement.
− Je m'appelle Flora, déclara-t-elle finalement en s'approchant assez de Drago pour qu'il puisse sentir son souffle sur son visage.
− Drago Malefoy, répondit Drago que sa mère avait trop bien élevé pour ne pas se présenter en retour.
− Et bien Drago Malefoy, si nous allions nous servir un verre ?
Drago était sur le point de refuser, mais Flora s'empara de sa main et l'entraîna à l'autre bout de la pièce où un homme préparait des boissons sur une table en bois de chêne. Flora claqua des doigts, et l'homme leur tendit deux verres renfermant un cocktail qui sentait le bourbon à plein nez. Flora s'empara du sien et tendit l'autre à Drago avant de les entrechoquer légèrement pour trinquer.
− Aux plaisirs licencieux.
C'était une drôle de phrase à dire pour trinquer, mais Drago ne dit rien et avala une gorgée de son verre, tandis que Flora se rapprochait encore un peu de lui. Elle était désormais si proche qu'il pouvait sentir la pointe de son sein droit effleurer son torse.
− Ca ne m'intéresse pas, dit-il simplement avant de reculer d'un pas.
Flora eut un petit rire amusé.
− Oh, Milord, ils disent tout cela. Et au final, ils trouvent toujours quelques choses qui les intéresse…
Drago savait exactement ce qui l'intéressait, et aussi charmante fut Flora, elle ne pourrait pas lui offrir, à moins de se transformer en Hermione Granger sous ses yeux.
− Je suis un homme fidèle.
− Plait-il ?
Elle fit promener ses doigts le long de son bras avant de venir s'emparer de son menton et de le faire pivoter légèrement pour qu'ils regardent tous deux dans la même direction. Celle d'Hermione. Celle-ci était toujours assise à sa table avec deux hommes et une femme, chacun très dévêtus, et jouait aux cartes en bavardant. Derrière elle, cependant, se tenait le Roi, qui lui massait obligeamment les épaules, ses yeux rivés dans son décolleté indécent, un petit sourire carnassier au bout des lèvres. Le cœur de Drago se serra, tandis que la flèche de la jalousie se logeait dans son âme. Une colère sourde grondait en lui, tandis que Flora murmurait à son oreille :
− Ce qui se passe au Boudoir, reste au Boudoir. N'ayez crainte, je saurai vous satisfaire.
Sa main fine glissa contre son torse et vint s'emparer de son sexe qu'elle commença à masser à travers ses pantalons. L'audace du geste aurait pu l'exciter en d'autres circonstances, mais il ne parvenait pas à lâcher Hermione des yeux, et le désir qu'il aurait pu éprouver se fit totalement éclipser par la jalousie insidieuse qui tourmentait son esprit. D'un geste, Drago s'empara de la main de Flora et la retira sans ménagement de son entrejambe.
− Crois-moi, tu n'aimerais pas que ma femme te trouver en train de jouer avec ce qui lui appartient.
Sur ce, il s'éloigna d'elle à grands pas pour rejoindre la table où Hermione était occupée à jouer. Alors qu'il s'apprêtait à lui jeter un regard noir de reproche – après tout pourquoi le laissait-elle faire ainsi ? – le cœur de Drago se serra quand il comprit qu'elle était totalement paniquée à l'idée de sentir le Roi dans son dos, et sur son corps.
− Drago, dit le Roi l'air passablement agacé de le voir ici. N'avez-vous point trouver d'autre table où vous amuser ?
− Point qui accueille la plus belle femme de cette soirée, répondit Drago en posant un regard brûlant sur Hermione.
Le roi laissa échapper un rire amusé tandis que ses mains glissaient des épaules d'Hermione pour se loger sur ses clavicules, dangereusement près de ses seins.
− Laissez-la s'amuser sans vous, Malefoy, vous lui avez déjà passer la bague au doigt. Cela ne suffit pas ?
Drago s'apprêtait à répondre dans un corps chaud et presque nu vint se blottir contre lui, tandis qu'une langue humide léchait son cou. Drago baissa la tête pour découvrir Flora qui n'avait semblait-il pas abandonner l'idée d'obtenir quelque chose de lui. Il la repoussa une énième fois sous le regard médusé d'Hermione.
− Flore, tu es incorrigible. On ne lèche pas un homme devant son épouse. Regagnez l'une des alcôves si c'est là votre bon plaisir, s'esclaffa le roi. Lady Hermione, veuillez la pardonner, elle n'a pas tous les codes.
− S'il lui prenait l'envie d'entraîner mon mari dans une de vos alcôves, ce serait sans doute aucun la dernière chose qu'elle ferait de sa misérable vie, rétorqua Hermione qui avait retrouvé son assurance, malgré les mains du Roi toujours posées autour de son cou.
Sa réponse provoqua l'hilarité du Roi et de la tablée toute entière. Ce dernier se pencha à son oreille et lui susurra en ronronnant :
− Que j'aime votre fougue ! Vous éveillez en moi bien des instincts.
Puis se redressant, il dit plus fort :
− Il faut croire que vous en éveillez en votre époux aussi. Pour un mariage arrangé, vous donnez remarquablement le change.
− Ce n'est pas un mariage arrangé, grinça Drago entre ses dents. Votre Majesté.
Il avait ajouté ces derniers mots pour conserver un minimum de politesse envers le Roi, mais le regard qu'il lui lançait en disait long sur ce qu'il aurait préféré lui cracher à la figure. Le Roi ne fit pas mine de s'en offusquer, et se contenta de le regarder avec un sourire amusé.
− Allons, Drago, ne vous méprenez pas. Tout comme moi, je suis certain que vous savez apprécier les courbes si gracieuses et délicate de votre charmante épouse. Mais sont-elles suffisantes pour laisser tomber ce pourquoi vous êtes venus ?
− Votre Majesté ? dit Drago car il n'était pas sûr de comprendre où il voulait en venir.
Le roi souriait toujours, et ses mains jouaient négligemment sur les clavicules d'Hermione. Celle-ci était tendue comme un arc, mais ne parvenait pas à se dégager de son emprise sans paraître impolie et s'attirer les foudres de l'assemblée.
− Etes vous prêts à faire des sacrifices pour que je vous gracie ?
− Certainement, répondit Drago sans ciller.
Il savait que c'était la réponse qu'attendait le roi. Et sans doute était-il honnête en affirmant qu'il était prêt à en faire. La question était plutôt lesquels ?
− Partez avec Flora dans une alcôve, dit finalement le roi. Je vais rester tenir compagnie à Lady Hermione. Ne revenez pas tant que Flora et vous n'êtes pas entièrement satisfaits. Nous reparlerons de tout cela demain.
− Je ne veux p…
− Votre Roi vous ordonne de vous retirer, gronda le Roi.
Drago n'acheva pas sa phrase. Il était coincé. S'il ne partait pas avec Flora dans une alcôve, il se mettrait dans un sale pétrin. Quand le Roi donnait un ordre, ne pas s'y plier équivalait à une mise à mort. Ses yeux croisèrent ceux d'Hermione, et il lui sembla lire en elle tout ce qu'il ne voulait pas entendre : vas-t-en ! Mais il ne voulait pas la laisser toute seule avec le roi, il ne voulait pas qu'elle subisse ses paroles obséquieuses, ses regards concupiscents, ses gestes envahissants. Ils se regardèrent encore un long moment en silence, avant d'abdiquer, lui promettant d'un coup d'œil de venir la sortir de là rapidement. Il se retourna vers Flora et se laissa entraîner à travers la pièce.
Ils passèrent derrière un rideau que Drago n'avait même pas remarqué jusqu'alors, et se retrouvèrent dans un couloir tapissé de velours du sol au plafond, qui étouffait les bruits du Boudoirs et celui de leurs pas. Ils marchèrent le long du corridor et passèrent devant plusieurs portes entrouvertes. Jetant un coup d'œil curieux à travers l'une d'elle, Drago réalisa qu'Hermione n'avait pas menti sur les alcôves royales. Trois femmes étaient en train de chevaucher un homme que Drago reconnut être le Duc de Cornouailles. L'une d'elle était assise sur la bouche du Duc qui semblait se délecter de la moiteur de son inimité, une seconde s'empalait sur son membre tandis qu'une troisième lui caressait l'arrière-train en riant.
− Mais qu'est-ce que… demanda Drago en cherchant ses mots.
Il se tourna vers Flora qui regardait elle aussi avec un petit sourire amusé.
− Le roi aime que ses fidèles sujets s'amusent. N'est-ce pas magnifique ? Ces corps qui s'entrelacent, se désirent, se plaisent ? N'y a-t-il rien de plus beau que de s'abandonner et de faire l'amour ?
− Ils ne font pas l'amour, grogna Drago en songeant à ce qu'il partageait véritablement avec Hermione. Ils forniquent.
Flora haussa les épaules. Visiblement, elle ne connaissait pas la différence entre les deux. Elle l'entraîna jusqu'à l'extrémité du couloir et le poussa dans une pièce très similaire à celle qu'ils avaient observé quelques instants plus tôt. Sitôt eut-elle fermé la porte derrière elle que Flora se précipita sur Drago et le força à s'allonger sur le lit, avant de se mettre à onduler contre lui.
− Pour une fois que le Roi me donne un homme aussi séduisant, roucoula-t-elle.
− Ôte toi de là, gronda Drago en la repoussant. Je n'ai pas l'intention de te toucher.
− Pourtant le roi nous a dit de ne pas revenir tant que nous ne serons pas tous les deux satisfaits.
− Je suis très satisfait.
− Pas moi, déclara Flora avec un petit air méprisant. Si tu ne me fais pas jouir, j'irai dire au roi comment tu m'as traitée. Je suis sûre qu'il te montrera comme satisfaire une femme en prenant ta très chère épouse sous tes yeux.
Drago renifla avec dédain comme s'il ne prenait pas ses menaces au sérieux. Flore s'en aperçut.
− Je ne plaisante pas. C'est exactement ce qu'il a fait avec la Comtesse de Cambridge. Il lui a léché le sexe devant tout les autres, son mari y comprit.
Drago resta muet devant tant d'aberration. Flora en profita pour retirer d'un geste vif la toison de rubis qu'elle portait sur le pubis, et s'allongea sur le lit, cuisses grandes ouvertes. Drago jeta un vague coup d'œil à son sexe glabre et luisant, avant de dégainer sa baguette magique en soupirant. Hermione et lui s'étaient jurés de n'utiliser leur baguette qu'en cas d'extrême urgence. Il lui semblait que c'en était un. Sans attendre davantage, il murmura :
− Impero.
Et commença à dicter à Flora les mots qu'elle devrait tenir devant le roi quand ils seraient de retour dans le Boudoir.
