Bonjour à toutes !
J'espère que vous passez un bon dimanche, déjà le premier du mois d'octobre. Que le temps passe vite ! J'aime beaucoup le mois d'octobre. Déjà parce que c'est celui qui a vu naître mon fils, mais aussi parce qu'ici, dans le Sud, il est encore doux et agréable. Les matins sont frais mais les journées ensoleillées et baignées de cette lumière automnale que j'adore !
Bon je digresse et raconte véritablement ma vie ! Voici le chapitre du jour, et je préfère vous prévenir : il se termine … assez mal ! Le roi n'est pas né de la dernière plus et il semble avoir tout prévu pour mettre des bâtons dans les roues de Drago et Hermione.
Je vous laisse découvrir tout ça !
Bonne lecture et à mercredi !
Hermione regarda Drago partir en direction d'un rideau qui dissimulait sans aucun doute des endroits plus intimes à l'abri des regards. Non pas que les regards semblaient être un problème pour les convives ici présent, songea-t-elle avec dégoût. En effet, alors que son époux s'en allait avec l'une des catins du Roi, le monde continuait de se vautrer dans la débauche et la luxure. A la table juste à côté de la sienne, Hermione pouvait observer non sans dissimuler son écœurement, une femme d'un certain âge qui s'était laissée glisser sous la table et avait entrepris de lécher goulument le sexe de l'un de ses adversaires de jeu. Sa bouche maquillée montait et descendait sur la virilité de son amant avec des bruits de succions résolument ignobles, tandis que ses yeux roulaient dans leurs arbitres comme si elle était en train de se délecter du met le plus gourmet qu'elle eut jamais goûté. Hermione détourna les yeux au moment où l'homme allait venir et cette idée l'horrifia assez pour que l'horreur se peigne sur son visage et que le roi le remarque.
− Vous ne regardez pas cette soirée du bon œil, dit-il en riant à moitié.
Il avait enfin cessé de lui masser les épaules et s'était installé depuis quelques instants à la table pour faire une partie de carte rien qu'avec elle. D'un coup d'œil il avait ordonné en silence aux autres adversaires d'aller se divertir ailleurs et avait pris place tout près d'Hermione, assez pour que leurs genoux se frôlent à quelques occasions.
− Plait-il ? demanda Hermione d'un air faussement surpris et naïf.
− Vous observez les scènes qui se déroulent sous vos yeux comme s'il s'agissait du plus répugnant spectacle qui vous a été donné de voir, reprit le roi.
− Ne l'était-il pas ? lâcha finalement Hermione.
Elle qui était habituellement maîtresse de ses émotions, ne parvenait pas à rester impassible. Il y avait tout ces gens qui forniquaient autour d'elle, sans parler de Drago qui faisait Dieu savait quoi dans l'une des alcôves avec Flora… Et bien sûr, la présence envahissante du roi. Elle n'était pas sans ignorer le regard gourmand qu'il posait sur elle. La robe si légère et peu couvrante qu'elle portait ne l'aidait pas à se sentir en position de force.
− Je ne vois que des hommes et des femmes qui s'adonnent aux plaisirs de la chaire, continua le roi sur le ton de la conversation. Ces petites sauteries leur permettent d'avoir de nouveaux partenaires et d'expérimenter des choses que bien souvent leur conjoint leur refuse.
− Des expériences bien douteuses si vous voulez mon avis, rétorqua Hermione.
− N'avez-vous point de fantasmes, Lady Hermione ?
Hermione croisa le regard du roi. Il était amusé, et son petit sourire narquois en disait long sur tout ce qui ne franchissait pas ses lèvres.
− Point que mon mari ne se donnera pas la peine d'assouvir.
L'assurance dans sa voix et son air condescendant n'eurent pas l'effet escompté. Au lieu de calmer les ardeurs du roi, elle vit dans le regard de celui-ci que quelque chose s'était allumé. Une flamme dangereusement incandescente. L'une de ses mains quitta son paquet de cartes pour venir s'égarer sur la cuisse d'Hermione qu'il commença à caresser d'un air nonchalant.
− Drago a la fougue de la jeunesse, mais l'inexpérience du jouvenceau, susurra le Roi. Une dame telle que vous mérite de jouir de la main d'hommes expérimentés.
− Une dame telle que moi ? répéta Hermione en se décalant assez pour ne plus être à la porte du Roi.
− Une Lady intelligente, pleine de charme et d'assurance.
− Sa Majesté me flatte.
Le roi lui adressa un sourire enjôleur et fit glisser sa chaise près de celle d'Hermione. Ils furent soudain si proches qu'Hermione pouvait sentir le souffle du roi et presque goûter à la moiteur de son torse nu. Il faisait une chaleur étouffante dans ce boudoir, et le tissu de sa propre robe collait désormais à sa peau, révélant encore plus son corps qu'elle ne le faisait quand elle était arrivée. En effet, son nombril et ses tétons étaient désormais bien visibles à travers l'étoffe transparente.
− Je sais pour quelle requête Drago et vous êtes venus me trouver, murmura le Roi dont le visage était désormais très proche du cou d'Hermione.
Elle sentit le nez du roi glisser le long de l'arrête de sa mâchoire avant qu'il ne descende jusqu'à la naissance de ses épaules.
− Vous souhaitez que le gracie votre époux pour les horribles crimes qu'il a commis.
− Il n'est coupable de rien, Votre Majesté.
− Il a tué des gardes royaux.
− Il n'en est rien.
− Il a pris la fuite comme un coupable, un traitre.
− Comme un homme qui voulait sauver sa vie en attendant un procès équitable, murmura Hermione les dents serrées.
− Il vous a ravie à moi.
Le roi avait lâché ces mots avec rudesses, et ses lèvres s'écrasèrent soudain contre son cou qu'il vint mordiller, tandis qu'une de ses mains s'emparait avidement de la pointe de son sein qu'il fit rouler entre ses doigts. Hermione sursauta et recula dans son siège avec tant d'empressement que celui-ci manqua de tomber à la renverse. Fort heureusement, le roi la rattrapa de justesse.
− J'ai toujours dit à votre père que vous étiez de ces beautés rares que personne ne comprenait. Vous n'avez pas la beauté éthérée mais fade des dames de la cour. La vôtre est plus authentique, vous savez tenir une conversation, vous savez ce que vous désirez… Vous avez toujours aimé me tenir tête quand vous étiez enfant. C'était si rafraîchissant.
Sa main avait lâché son sein mais son regard brûlait d'un feu difficilement contenu.
− Votre père vous a de moins en moins amenée à la cour, malgré mes demandes. Il disait que vous n'étiez pas faite pour être une favorite. Vous étiez née pour régner. Sur un duché, au moins. Avant que je n'aie eu le temps de faire quoi que ce soit, il vous avez promise à Cepheus de Suffolk.
A la grimace qu'il esquissa en prononçant ce nom, Hermione devina que le Roi avait autant d'affection pour Cepheus qu'Hermione. Voilà bien un rare point en commun qu'ils avaient.
− Et vous avez pris la fuite. Pour être honnête, je n'ai pas boudé mon plaisir de voir Suffolk et son fils aussi fous de rage.
− Je suis heureuse que ma fuite ait pu divertir le roi.
− Cela ne m'a fait que vous apprécier davantage. Quel genre de Dame a assez de courage pour fuir la vie que son père à tracer pour elle ?
Hermione ne savait pas si elle devait prendre cela comme un compliment. Elle se tut et attendit patiemment que le roi termine son monologue.
− Mes espions vous ont trouvé assez rapidement, en Ecosse. Mais il était déjà trop tard, vous étiez mariée. Et plutôt bien mariée, puisqu'il s'agissait d'un Laird.
− Je l'ignorai à l'époque, confia Hermione sur le ton de la conversation.
− Quoi qu'il en soit, j'ai dû prendre mon mal en patience. J'espérai bien vous voir venir à moi par vous-même en vous invitant au Bal de l'Hiver.
− Et nous voilà. Prêts à supplier Sa Majesté de gracier mon époux afin que nous puissions retourner à une vie paisible et élever notre enfant sans inquiétude.
− Ah, Hermione, soupira le roi d'un air mélodramatique. Il n'y a rien qui ne me ferait plus plaisir que de vous offrir la vie à laquelle vous aspirez.
− Votre Majesté est bonne, murmura Hermione d'une voix douce.
− Il vous faudra être très convaincante pour que je laisse votre mari quitter ce palais en homme libre.
Hermione comprit que toute cette conversation n'avait existé que pour arriver à ce point-ci. C'était le point culminant de toute la stratégie du roi, elle le savait. La nausée lui enserra l'estomac quand elle daigna le regarder droit dans les yeux et y lut tout le désir qu'il avait pour elle. Ce désir qu'il lui demandait d'assouvir pour le convaincre de libérer Drago. Le roi remonta une main jusqu'à son cou qu'il caressa de la pulpe de ses doigts avant de s'emparer de l'une de ses mèches de cheveux qu'il tira doucement. Son autre main vint se poser sur sa cuisse, si haut que l'un de ses doigts effleura son aine. Était-elle prête à ce genre de parjure pour l'amour de son époux ? L'idée la fit frissonner… Elle n'eut cependant pas besoin de prendre une décision immédiate car déjà, Drago et Flora revenaient dans leur direction.
− Que faites-vous là ? aboya le roi agacé. Ne vous-ai-je pas ordonné d'aller forniquer dans les alcôves ?
Flora afficha un air réjouit.
− Voilà qui est fait mon Roi.
Hermione regarda Drago à la dérobée. Il fixait résolument le roi, sans jamais daigner la regarder elle, et une pierre lui tomba dans l'estomac. Se pouvait-il que Drago soit parvenu à la même conclusion qu'elle et ait pris la décision qu'elle-même n'avait pas réussi à prendre ?
− Et bien, et bien, sourit le Roi avec amusement. Il semblerait que Drago soit de ces amants rapidement comblé.
Sa voix était moqueuse tandis qu'il espérait ridiculiser Drago en public.
− Et toi, Flora, t'a-t-il comblé ?
− Autant que possible, mon Roi. Mais nul ne sait si bien s'y prendre avec moi que Sa Majesté.
− Entendez-vous cela Hermione ?
Le roi se leva de sa chaise et vint se placer à nouveau dans le dos d'Hermione. Il se pencha en avant pour venir lui murmurer à l'oreille, sans jamais détourner le regard de celui de Drago :
− Il semblerait que votre époux ait compris que ce genre de petites fêtes sont là pour se faire plaisir. Pourquoi n'en faites-vous pas autant ? Il ne s'est pas privé, lui.
Ses mains glissèrent le long de ses épaules et vinrent s'emparer pleinement de chacun de ses seins, sous le petit cri surpris d'Hermione. Pétrifiée par le geste, elle le laissa la malaxer de longues secondes sans savoir quoi faire. Ce fut cependant Drago qui s'avança d'un pas de félin, les yeux brillants de rage.
− Elle n'en fait pas autant parce que je suis le seul à savoir la combler.
− Comment peut-elle le savoir si vous êtes le seul à dormir dans ses bras ? On ne dit pas qu'on n'aime pas sans avoir goûté au préalable.
Les mains du roi quittèrent ses seins pour glisser sur son ventre et s'aventurer sur ses cuisses. Il tira doucement le tissu qui la couvrait, le remontant centimètre par centimètre.
− Assez, siffla Hermione en se levant d'un bon.
Mais c'était trop tard, Drago avait déjà poussé le roi en arrière pour qu'il s'éloigner d'Hermione. Ce geste était considéré comme un crime à la cour d'Angleterre, et tout juste eut-il achevé son acte que Drago comprit l'erreur qu'il venait de faire. Mais le roi l'avait poussé à bout, sa patience avait atteint ses limites les plus strictes en caressant ainsi le corps de sa femme. Autour d'eux, tout le monde avait cessé ses activités pour regarder la scène qui se déroulait sous leurs yeux. L'assemblée retenait son souffle, tandis que le roi continuait de sourire.
− Voilà un geste que je ne suis pas près d'oublier, dit-il, goguenard. Passible de prison. Peut-être même de mort si l'idée me prend.
C'était comme s'il avait déjà tout prévu.
− Dans ma grande mansuétude, je vais vous laisser vingt-quatre heures pour faire un choix. Soit Drago est pendu haut et cours pour crime de lèse-majesté et Hermione sera envoyée au couvent jusqu'à ce qu'elle mette au monde l'enfant d'un traitre. Soit Hermione rejoint ma cour tandis que le gracie Drago pour que celui -ci rejoigne ses terres et ne mette plus jamais un pied à Londres.
Hermione et Drago restèrent sans voix. Ce qui acheva de faire sourire le roi.
− Regagnez vos appartements. Nous nous verrons demain soir dans ce Boudoir. Ah, j'oubliais. N'espérez pas prendre la fuite. Vous serez escortés jusqu'à vos quartiers qui seront surveillés jusqu'à votre retour.
Le roi s'approcha d'Hermione et s'empara de sa main sur laquelle il déposa un baise-main ridiculement long.
− Je vous ferai porter une nouvelle tenue pour demain. Bonne soirée Lady Hermione.
Et comme si tout cela avait été orchestré depuis longtemps, les portes s'ouvrirent sur une garnison de gardes qui les escorta, comme promis jusqu'à leurs appartements.
