Notes :

Bonjour !

J'espère que le covid vous a pas trop impacté- perso j'ai failli le choper deux fois. Mais je suis restée intacte.

Bref, on m'a notifié (merci alyss !) que faire un un petit résumé aiderait, et au vu des me pauses grandissantes, c'est une superbe idée.

DONC !


Dans l'épisode précédent...

Ace est kaput, émotionnellement parlant il est au bord du gouffre.

Il maintenait un petite joie de vivre malgré tous ses efforts pour discuter avec son frère de cœur Sabo qui n'aboutissent pas et sa situation plus que tendue avec Marco (impossibilité de se voir après une engueulade où Marco à craché ses ressentiments). Mais il fallut qu'il apprenne l'existence des âmes sœurs, ce qui n'existait pas avant.

Ace est donc dans une espèce de réalité alternative et il a beaucoup de mal à le digérer.

Il essaye donc, tant bien que mal, de passer outre, de vivre sa vie. Ace a vu Sabo (son cher frère qui, bien sûr, ne se rappelle pas de lui et considère Ace comme un inconnu ultra violent) souffrir dans le froid et a considéré que ce n'était point son problème.


Un mois plus tard, le froid s'était installé dans chaque recoin de l'île, et Ace avait maintenant sept ans.

Garp s'était excusé (à sa façon) de ne pas être présent pour son anniversaire mais honnêtement, Ace s'en fichait. Le vice-amiral avait un boulot, et il n'aurait pas été la personne qu'Ace aurait voulu voir de toute façon.

N'ayant pas grand-chose à faire (il détestait l'hiver, tout était plus lent, il n'y avait rien à faire pour s'occuper, les gens mourraient, son anniversa-) il arpentait les rues de la ville, un but en tête.

Tandis que les riches attendaient avec impatience les fêtes, les autres s'inquiétaient de leurs ressources, du froid, de qui-est-ce qui allait survivre cette fin d'année.

Ace était parmi les chanceux, les bandits n'attendaient jamais vraiment de travail de sa part lors de cette période à part l'occasionnel déneigement ainsi que la salaison avant l'hiver.

Il aurait pu rester dans la tanière des bandits mais... ces histoires d'âme sœur... être là-bas lui faisait revenir sur ce sujet, et accessoirement lui donnait une crise de panique.

Tout en ce moment risquait de tirer sur ses nerfs fragiles, il haïssait cela.

Il serra le stylo dans sa main, celui qu'il avait volé à Marco. C'était l'objet qui n'arrêtait pas de le suivre depuis maintenant trois mois. C'était un des premiers exemples de ce qui agressait ses nerfs.

Ace était partit pour s'en débarrasser. Le vendre, le jeter ou le détruire, n'importe tant qu'il perdait toute trace de son lien avec les Barbes Blanches.

Yep, c'était son plan, un plan simple et réalisable. Il pouvait juste se tenir aux bords de la déchetterie, étendre son bras et déplier ses doigts qui étaient fermés sur l'objet.

C'était facile, un enfant pouvait le faire, Ace n'avait juste qu'à lâcher. Oui, lâcher. Ce. Putain. De. Stylo.

Sa main ne bougea pas.

Ace émit un grognement de frustration, la buée se condensant devant sa bouche. À quoi il jouait ? Les pirates n'étaient pas attachés aux objets, celui-ci n'avait aucune utilité pour lui; Ace faisait attention aux vivres, aux vies, aux idées et aux symboles ! Par exemple, son tatouage était un bien meilleur symbole le liant à sa famille que ce foutu stylo !

Et le voilà qui pensait à eux...

Il leva les yeux au ciel. "Tu te fous de moi, " se dit-il, fatigué "j'ai dit que je laissais tomber. "

Il allait vivre, faire comme si tout ce qui était arrivé n'était pas réel, et être heureux. Cette dernière étape arriverait un jour, il ne fallait juste pas se presser.

Il se mit à réfléchir... Si plus tard ils se rencontraient, que se passerait-il ?

S'ils se reconnaissaient ?

Ace ferma les yeux. Imaginer cela était trop angoissant.

Mais, il savait ce qu'il aimerait à la place.

Il aimerait que... que Marco oublie leur différent, qu'Ace puisse le revoir, lui et les autres.

Ace regarda le stylo qu'il avait pris des mains de l'homme qu'il... qu'il aimait ? Pouvait-il dire cela après tout ce qu'il s'était passé, ses mensonges, le fait que Marco n'était pas réellement son Marco ?

Déjà qu'il avait été difficile pour lui d'assumer ses sentiments, maintenant il devait se soucier à quelle version ses ceux-ci étaient dorénavant portés.

Que faisait Marco ? Comment se sentait-il ? L'avait-il oublié ? Mis leur amitié de côté ? A quel Marco devait-il penser lorsqu'il se posait ces questions ?

C'était toujours ainsi, des questions, des suppositions qui ne menaient à rien.

"Aaaah" Ace soupira. "Allons tenter de le vendre, peut être que donner une actuelle utilité au truc m'aidera à m'en débarrasser. "

Arrêter de penser à eux, à lui, était plus facile à dire qu'à faire.


La phrase précédente, au grand dam d'Ace, s'appliquait aussi pour le stylo.

"Avoir des sentiments, c'est surcoté." Dit-il avant de flanquer son poing dans l'entre-jambe d'un revendeur.

Qu'avait donc fait le pauvre homme ? Eh bien, en plus d'être une raclure, il avait été malpoli.

L'homme sortit un flingue, et Ace répliqua en plantant le fameux stylo dans sa chair. L'adulte hurla et lâcha son arme, et Ace fit fi des pleurs pour attarder son regard sur l'arme encore enfoncée dans le bras.

Huh, pensa-t-il, finalement ce truc n'est pas si inutile.


C'était assez dramatique de penser que tout ce qu'on avait ressenti, pensé, fait, n'avait plus de sens.

Ace avait à dire sur cela : merde. Il serait aussi dramatique qu'il le veuille, car il avait des années de souvenirs à jeter à la poubelle.

Dramatique, il connaissait, il l'était déjà bien assez avec toutes ses... embrouilles... au Grey Terminal.

Une image d'un Sabo frigorifié revint, et Ace grinça des dents.

Ah, tiens ! Voici un souvenir qui ne sert stricement à rien !

Ce Sabo était seul, jeune, non expérimenté, pas comme celui qu'il connaissait.

Il serait difficile pour Sabo de survivre. Il en sera capable, mais il en mordra.

Je me fiche de ça.

Ace veut l'aider. Mais pourquoi le ferait-il ?


Parce que ça fait mal de le voir ainsi. Pensa Ace moins de cinq minutes plus tard dans la pénombre, passant devant le dit gamin.

Il s'arrêta et hésita. Il faisait sombre, la nuit tombait. Il devait rentrer.

Mais Sabo était là, assoupi et grelottant dans le noir, caché de tous sauf lui. (Ace ne l'aurait jamais remarqué s'il n'avait pas l'exact souvenir de passer ses journées avec lui, ici).

Il pouvait faire plusieurs choses, donner son manteau, allumer un feu, le déplacer quelque part plus sûr.

Mais ici était un Sabo qui n'accepterait pas son aide. Un Sabo qui avait très certainement été aidé par personne, qui n'a jamais pu demander de l'aide sans qu'on lui réponde par une insulte.

Ace pourrait être la différence.

Il pensa à le réveiller, à le guider en espérant que Sabo accepte.

Un simple regard vers celui-ci lui permit de déterminer que : Nope, jamais il ne me laisserait faire ça.

Trop d'honneur ? Trop de méfiance envers Ace ? À ne pas en douter.

Bien, Sabo avait besoin de ça.

Il décida de s'approcher silencieusement, la neige étouffant ses pas. Il s'accroupit devant lui. Ace parvint enfin à discerner sa tête blonde contrastant difficilement avec le manteau bleu nuit qui l'emmitouflait.

Pourquoi les blonds de ma vie sont les plus problématiques ? Se demanda-t-il amèrement, il retira son propre manteau.

Puis une pensée hilare vint quand il alla l'entourer autour du garçon. Ah non, Luffy est brun.

Il ricana doucement à cela, et quelque chose se délogea de sa gorge.

Merd- oh "oh non-" ses bronches étaient- Je vais avoir la subtilité de Gar- Il toussa.

Ce fut une toux grasse, bruyante, et incroyablement embarrassante.

Et ce fut plus que suffisant pour réveiller son plus-vraiment-futur-frère.

Sabo et Ace se regardèrent quelques secondes dans le silence de leur respiration.

Il y eut ensuite un court moment d'hésitation, de bleus confus contre gris surpris avant que la peur et la colère ne surgissent.

Sabo se jeta vers son tuyau, mais les réflexes d'Ace agirent et il envoya valser l'objet avec son pied quelques mètres plus loin, faisant reculer immédiatement l'enfant.

Bien, approuva-t-il mentalement pour Sabo.

Quand on est pris au dépourvu, il fallait mieux prendre de la distance avec son... agresseur ? Cela déstabilisa Ace. C'est un peu ce qu'il était, non ? Pour surprendre un inconnu comme ça au beau milieu de la nuit.

Une vague de tristesse l'emplit, qu'est-ce qu'il faisait, au juste ? Il regarda le visage déchiré de haine de Sabo.

Bon... s'il était déjà lancé dans cette direction, pourquoi pas continuer ?

Il prit un ton railleur. "Tu dois être vachement plus attentif que ça si tu veux survivre, mais c'est pas mal pour un débutant j'imagine ?" En ne voyant pas de réactions, il suivit cela par un faible applaudissement.

Sabo ne dit rien, surveillant Ace. Ça lui donnait une idée.

Ace décrivit un cercle autour de l'enfant, remarquant avec chagrin l'absolue hostilité à son égard.

Faut remarquer que je joue un peu le rôle du méchant ici.

Sabo dirigeait toute sa concentration vers Ace, bougeant quand lui bougeait, ce qui était justifié mais ce n'était pas vraiment le but de la manœuvre- ah enfin- Face à Ace se trouvait l'arme dorénavant empoignée fermement par Sabo.

Ace le regarda attentivement sans se méfier de la portée de l'arme, que ressentait Sabo ? La confusion ? La répugnance ? La panique ? L'horreur ? L'engouement ?

Il doutait sur ce dernier point, seul Ace le ressentait.

Il prit position, ayant pour seule arme ses poings, et cria, "Aller, à nous deux !" avant de fondre sur Sabo.

Le combat qui suivit fut plus éreintant que prévu, et étrangement satisfaisant.

Sabo était fort. Il tenait tête à Ace, qui avait gagné le jackpot génétique.

Intéressant. Pensa-t-il en évitant le meilleur crochet droit qu'il ait eu l'honneur de rencontrer au Terminal. Le gamin était faible et malnutri. Alors comment se faisait-il que Sabo arrivait à tenir contre lui ?

Ace glissa sur le sol et grimaça quand le gravier gelé se frotta contre ses plaies, et cria quand il rencontra à l'autre bout de son esquive le reflet métallique d'une arme volant droit vers sa tête.

Il tint son nez sanglant et jeta le regard le plus vicieux qu'il connaisse vers le blond. Énervé, Ace prit note qu'il se souviendrait de ce coup.

Il avait sous-estimé sa rapidité.

Ace avait l'habitude d'avoir des adversaires plus imposants que lui, moins vifs, et certainement pas aussi agiles.

Sabo était une nouvelle expérience, quelque chose que Garp ne l'avait pas préparé contre.

Il recula pour mieux planifier : Comment vaincre cet adversaire sans trop le blesser ? Il n'avait jamais eu un tel souci auparavant...

Une soudaine réflexion l'assaillit et le tira hors du moment présent. Il ne le remarqua que lorsque du métal entailla son front, forçant Ace à faire plusieurs pas en arrière.

Il regarda Sabo avec de grands yeux. Il avait profité de son moment de déconcentration. Mais malgré la douleur, Ace était resté perdu face à ce qui était venu à lui plus tôt.

Pourquoi Ace pensait-il cela ? Il avait fait face à de nombreuses personnes sur Grand Line.

Il avait déjà combattu contre Sabo, contre des gens de sa taille, et même plus petit que lui. Ils avaient tous été redoutables.

Pendant une seconde, il avait oublié.

Il...

Le tuyau vola encore droit vers sa tête, Ace le saisit. Il s'y agrippa lorsqu'on tira dessus et attrapa aussitôt la mâchoire de l'enfant essayant de fuir de ce pétrin.

Il ne devait pas s'oublier.

Sabo tomba ardemment par terre, son dos rencontrant brutalement le gravier.

S'oublier voudrait dire faire disparaître ceux qu'il aimait. Il était le seul à se rappeler, il était le seul dans... cette... réalité alternative... à avoir hérité des moments précieux partagés avec ses êtres aimés.

Ace voulait oublier certes, mais pas comme ça !

Sabo se jeta sur lui, mais le poing d'Ace rencontra sa joue bien avant qu'il ne l'atteigne.

Bam.

Ace ne sut pas qui d'eux deux avait crié. Mais il remarqua très distinctement le silence qui suivit.

Il fixa avec effroi le corps immobile devant lui. Un tic tic tic glaça le sang d'Ace alors que c'était celui de Sabo qui sortait de sa tempe pour fleurir sur la neige en dessous.

"SABO !"


Quand Strauss fut réveillé au beau milieu de la nuit, ce ne fut pas avec grande surprise, il était toubib après tout, et la santé des gens n'attendait pas.

Enfin, cela restait tout de même dépendant du prix de ses prestations.

Alors quand il ouvrit la porte et découvrit un monstre à deux têtes, quatre bras et jambes, ayant du sang se déversant sur son 'porche', il fut surpris. Puis, une fois que sa main tremblante put avancer la flamme de sa bougie, il découvrit que c'était deux enfants, et que l'un des deux était le petit démon, portant sur son dos un nabot très clairement assommé.

"Si tu ne le soignes pas sur le champ," haleta la terreur, lançant un regard noir. "je te ferais bouffer tes doigts."

Strauss n'hésita pas.


Ace plaça Sabo délicatement à l'intérieur des couvertures piteuses, au même endroit où il s'était réveillé.

Ce fut plus de peur que de mal finalement, mais Sabo portait tout de même une vilaine blessure à la tête.

Une blessure causée par Ace, et ses pensées chaotiques.

Il avait prévu de l'assommer (ou de le faire tellement courir qu'il tomberait dans les pommes- à la manière de Garp) pour réparer ses ustensiles, s'occuper du feu, et de Sabo.

Mais regardez-le maintenant, après avoir causé plus de mal que de bien.

Il s'assit à coté, fixant le linge blanc cerclant la tête du gosse. "Qui aime bien, châtie bien, hé ? " Dit-il difficilement.

Il aurait reçu une tape sur la tête si un des deux blonds de sa vie l'avait entendu "Tu utilises la phrase dans le mauvais contexte ! " on lui aurait dit, et si la situation n'avait pas été aussi grave, il aurait répondu en riant : "Je m'en cogne ! Tant que ça colle au moment, c'est okay !"

Il passa une main désolée dans la chevelure sale de l'enfant qui aurait pu être sa famille, sentant la bosse qu'il avait créé.

"Je foire tout, hein Sabo ? "

Il allait attendre jusqu'à ce qu'il soit sûr de son état. C'était bien le minimum qu'il pouvait faire après leur altercation.

"Je ne sais même pas comment tout cela est arrivé, je voulais juste vous revoir. "

Mais, après tout...

L'enfer est pavé de bonnes intentions.


Notes :

-Cette phrase de fin est clichée, oui.

-Aaaah "gosse" depuis que j'ai appris sa définition Québécoise, je ne regarde plus ce mot de la même façon.

-Comme vous pouvez le remarquer, Ace s'est retenu quand il se battait contre Sabo. Enfin, jusqu'à ce qu'il fasse une "mini" panique.

-Ce chapitre est éffarant, je pense avoir perdu des neurones à l'écrire. Ce chap 33 est ma Némesis, mon covid personnel, la Russie de mon Ukraine

Je ne veux plus jamais le récrire. En comparaison le chapitre 34 est tellement plus facile.

(C'était Ace qui faisait chier, Sabo est chou.)

-Vous comprenez donc que relire ce chap a aussi été une plaie, si ça recommence je prendrais un beta. (d'ailleurs une amie à rapidement beta cette histoire : MERCI- même si je doute que tu passes part là vu que tu viens tout juste de me dire que tu pensais que One Piece était inspiré des caraïbes oof)

Donc si il y a des fautes, un rythme irrégulier, ou je ne sais pas quoi, je vais dire la même chose qu'Ace : merde.

WizardyWitchy: Oui, toujours là, toujours vivante !

KoridwenUwU: UwU.. what's this ? (désolé..) Du coup... contente du rapprochement entre Ace et Sabo ?

Witch68: Merci ! Ici Sabo est peut-être un peu moins confiant puisque Ace règne mais oui c'est surtout Ace qui est OP, ici il n'a falché que parce qu'il se retenait et avait des conflit internes. Marace va revenir treeees bientot ;) -concernant ton autre comm : tu as bien deviné !

Prochain chapitre : "Faut qu'on parle" -Marco, chapitre 34, quelque part sur mon disque dur.