- Attachement -

Devant la réaction violente de mon ancienne maîtresse, avec ses yeux tristes et sa voix brisée, j'ai décidé de faire quelque chose de drastique. On pourrait même appeler mon action stupide, mais je répondrais qu'il y avait également en elle une part importante de courage.

Depuis la mort de son mari il y a quelques semaines, Bellatrix avait renoncé au Manoir Lestrange et résidait de manière permanente dans un domaine qui appartenait à la noble lignée des Black. Elle avait ouvert sa demeure aux troupes de Mangemorts qui se réunissaient pour la guerre qui ne s'aurait tarder. Je savais qu'il s'agissait de son lieu de prédilection lorsqu'elle vivait des émotions difficiles, car je l'avais rejointe là-bas à maintes reprises. Je me doutais donc qu'elle s'y terrait pour noyer sa peine dans l'alcool, dans les fins fonds de son immense logis.

C'est donc sans hésiter que, cette nuit là, je me suis servie du Retourneur de Temps que j'avais gardé. Quand le Ministère avait voulu le reprendre, j'en avais fabriqué une copie conforme afin de pouvoir garder le mien. Je savais bien que personne ne s'apercevrait de mon subterfuge, puisqu'il était destiné à la destruction. Je me suis donc éloignée des garçons en pleine nuit, pour revenir au lieu de notre querelle avec Bellatrix, quelques heures plus tôt. J'ai tourné deux tours, et j'ai attendu, cachée derrière un arbre, de me voir détourner le regard au même moment où mon amante allait disparaitre. J'ai empoigné sa taille juste avant que l'autre moi ne se retourne, et j'ai transplané dans ses bras jusqu'à son Manoir.

C'était risqué, je savais que la maison serait probablement remplie de gens qui cherchaient à me tuer. Mais elle méritait des excuses, des explications.

En effet, nous sommes arrivées en plein milieu d'une réunion de Mangemorts, qui se sont tous levés de table pour pointer leur baguette vers moi. Plus rapide qu'eux, Bellatrix m'a fait tourner dans ses bras pour écraser mon dos contre sa poitrine, sa baguette sous mon menton.

- Elle est à moi, espèces de minables, ma maîtresse a grondé dans une voix hargneuse. Si vous me cherchez, je serai partie m'occuper de la Sang-de-Bourbe... dans ma chambre, elle ajouta d'une voix sensuelle et dangereuse.

Je frissonnais de plaisir, mais j'ai feints quelques cris de peur pour faire bonne mesure. Les Mangemorts, tous des hommes, se sont mis à hurler leur approbation, certains léchant leurs lèvres en me regardant. Bellatrix m'a trainé par les cheveux jusqu'à sa chambre à coucher, puis m'a relâché en me jetant un regard de stupeur.

- Es-tu tombée sur la tête ou bien Potter et Weasley ont commencé à déteindre sur toi? elle s'est exclamée en me foudroyant du regard.

- Je ne pouvais pas te laisser seule avec ta tristesse, pas encore... Bellatrix, si tu savais comme je m'en veux de t'avoir laissée derrière...

Elle détourne le regard, et m'ignore complètement en marchant vers sa penderie. La meurtrière retire ses vêtements de combat sans m'accorder d'attention, se déshabille en entier pour enfiler une nuisette noire comme ses yeux. Je profite de la vue avec une certaine gêne, dévore tout de même sa peau blanche du regard, frémis quand le tissu caresse ses hanches larges. Bellatrix se retourne finalement vers moi, les yeux froids tentant de retenir une émotion.

- Hermione, je ne peux pas continuer de te voir à moitié... J'ai besoin de toi toute entière. J'ai besoin que tu sois mienne encore une fois, elle me confie au creux de l'oreille, comme un innocent secret échangé entre deux jeunes enfants.

- Fais-moi tienne, Bella, je lui murmure avec les lèvres tremblantes d'émotion, le ventre rempli de papillons et le cœur d'espoir.

C'est une Bellatrix douce comme lors de notre première fois qui m'attire vers elle par la taille. Elle glisse ses mains délicates sous mon t-shirt et fait courir ses longs doigts de pianiste sur ma peau brûlante. Je soutiens son regard amoureux, oui, amoureux, et je l'embrasse. Un baiser léger comme une caresse de papillon, quasi aérien. C'est ce baiser qui me fait replonger tête première dans les souvenirs de la soirée où elle m'a si délicieusement prise ma virginité.

Flash Back

Une semaine entière s'est écoulée depuis le moment d'intimité partagé avec Bella, cette femme vulnérable et merveilleuse que je n'aurais jamais cru découvrir. Je tente tant bien que mal de l'éviter, de ne pas penser à son corps magnifique et elle, dans le but de la protéger. Si son mari apprenait notre relation, je crains pour sa vie, ainsi que pour les répercussions sur sa santé mentale fragile. Mais au bout d'une semaine, je me suis mise à me toucher seule dans mon lit, en murmurant son nom afin de trouver un peu de soulagement après mes rêves sensuels peuplés d'elle. Je sais qu'il est trop tard, que je me suis attachée.

En effectuant ma fermeture à la bibliothèque cette soirée là, je sens un souffle chaud dans mon cou, une paire de bras forts m'encercler la taille. Le tout suivi d'une multitude de baisers légers déposés contre ma nuque, au creux de mon cou, sur mes épaules nues. Je gémis, m'effondre presque contre cette poitrine invitante. Ses bras resserrent leur emprise sur moi, puis me font tournoyer pour m'installer nez à nez avec la sublime Mangemort. Sa bouche carmin frôle la mienne, mais refuse de l'embrasser. Je reçois de divines caresses quand elle me parle, quasi appuyée sur mes lèvres.

- Je n'arrête pas de penser à toi, jolie jeune femme, Bellatrix m'avoue en cherchant dans mes yeux une trace de consentement, de sentiments partagés.

- Moi aussi, Bella, je lui murmure en m'approchant dans le but évident de l'embrasser. Elle place entre nous deux de ses doigts, qu'elle utilise pour caresser mes lèvres.

- Attends, Hermione. Pas ici. Rejoins-moi ce soir vers 22 heures dans le petit café au coin de la rue, celui où nous nous sommes rencontrées... J'ai une surprise pour toi, elle laisse glisser avec chaleur au creux de mon oreille en mordillant délicieusement le lobe.

- Embrasse-moi, je t'en supplie, je gémis en me sentant devenir toute molle sous les caresses de la Mangemort.

Les supplications ont raison d'elle, car Bellatrix obtempère en m'offrant un baiser doux comme le satin, lent mais ravageur de sensualité. Je soupire d'aise et laisse mes mains parcourir son dos, son cou, puis finalement le haut de ses seins. Je les caresse du bout de mes doigts, fascinée devant l'étrange mélange de fermeté et de douceur. Elle éclate d'une rire léger en plein milieu de notre baiser aux arômes de conifères, qu'elle rompt pour empêcher mes mains de continuer leur exploration.

- Dis-moi, petite sorcière, tu es bien entrepreneuse ce soir... Aurais-tu envie de la méchante Mangemort? elle me questionne d'un ton enfantin, la tête penchée sur le côté.

- Bellatrix, s'il-te-plaît... Je n'en peux plus... Prends-moi ici, maintenant, et arrête de jouer avec moi, je lui réponds d'une petite voix, le corps faible et brûlant. Je sens mon sexe devenir humide juste à la vision magnifique qu'elle m'offre, alors quand elle m'écrase entre elle et un mur, je pense m'évanouir en sentant la volupté de son corps si proche du mien.

- Ici, maintenant? Contre ce mur, comme une vulgaire putain?, elle chantonne en glissant sa main sous ma jupe longue.

Elle caresse mes cuisses avec ses ongles, se rapproche dangereusement de mon sexe qui la désire. Jamais je n'ai ressenti aussi intensément l'envie d'avoir quelqu'un à l'intérieur de moi, et j'en rougis en fermant les yeux. Sa main se plaque finalement contre mon sexe brûlant et toujours recouvert de mes sous-vêtements. Je tente de bouger contre elle pour créer une friction, mais elle m'en empêche en renforçant sa pression sur mon sexe.

- Oui, par pitié, je trouve le courage de couiner entre deux respirations fortes.

- Oh mais mon ange, tu mérites d'être dégustée lentement, pas dévorée à la va-vite, elle m'explique patiemment en rompant tout contact entre nous.

La perte de son corps me fait chuter au sol, étourdie de désir. Je la regarde, triomphante, qui s'éloigne vers la porte de sortie.

- N'oublie pas, douce Hermione... 22 heures au petit café. J'ai déposé un petit quelque chose dans ta chambre pour l'occasion, elle déclare en m'envoyant un baiser soufflé avant de disparaitre dans la nuit noire.

Assise sur le sol, tremblante et troublée, je me demande comment je vais faire pour attendre jusqu'à 22 heures avant de la revoir.

-xxx-

Eh oui, je vous laisse encore sur une Hermione remplie de désirs! Je m'en excuse, mais je me ferai pardonner au prochain chapitre: il commencera directement dans la suite de ce flash back, sur la soirée entre Hermione et Bella...

Merci pour toutes vos reviews, elles me motivent à écrire!

AB xxx