- Passionnel -
Flash Back
Je marche jusque chez moi, les jambes tremblantes et faibles. Il est seulement 19H, et je n'arrête pas de rejouer en boucle ce qui vient de se passer avec la Mangemort. J'entre dans la maison en saluant distraitement mes parents, puis invente une excuse simpliste pour expliquer que je serai absente cette nuit. Car j'ai bien l'intention de passer la nuit avec Bellatrix; j'en ai assez de dépendre d'elle, d'attendre ma délivrance comme une pauvre victime. Ce soir, je serai sienne.
Je monte dans ma chambre et me dirige directement dans la salle de bain connexe à celle-ci. Je me déshabille en laissant chuter au sol mes vêtements, et je me glisse sous la douche d'eau froide dont j'ai grandement besoin. Le jet puissant me ramène à moi même, l'eau nettoie la fine couche de sueur créée par le désir. Je lave mes cheveux avec force, me sens rassurée par l'odeur de vanille qui m'est si familière. Malgré mon envie réelle de faire l'amour avec Bellatrix, je suis un peu nerveuse de ma première fois.
Ce que je crains le plus, c'est qu'elle n'ai plus envie de moi en l'apprenant. Je garderai donc le silence, et elle n'en saura strictement rien. Je sors de la douche, confiante de ma décision, et sèche longuement mes cheveux. Je me maquille ensuite, me coiffe sobrement et rejoints ma chambre.
Là, sur mon lit, se trouvent des vêtements que je n'avais pas remarqués, et qui ne m'appartiennent pas. Une robe courte et bouffante d'un violet foncé est disposée sur l'édredon. Elle s'attache au cou, et l'étoffe semble rêche au toucher, mais relui de brillance. Des dorures argentées décorent le corsage, qui se noue à l'arrière par une grosse boucle qui retient le tout. Je souris devant les talons hauts argent ainsi que les bijoux d'améthyste. Décidément, Bellatrix est pleine de surprises.
Ce n'est que bien après que j'aperçois la lingerie noire en dentelle. Le soutien gorge bustier est en dentelle transparente, mais un petit nœud en satin recouvre chaque endroit où se trouveront mes mamelons. La petite culotte est assortie, et est si menue qu'elle recouvrira à peine mes fesses. Je rougis devant la lingerie; j'ai de la difficulté à croire que ça m'ira.
Pourtant, quand je l'essaie devant mon miroir, je dois reconnaitre que ma future maîtresse à bon goût. Tout me va comme un gant, même si c'est un peu trop révélateur pour la sorcière complexée que je suis.
J'enfile robe, souliers et bijoux et j'évite de trop me regarder dans le miroir. Si je me vois, que je me donne l'occasion de réfléchir à ce que je vais faire, je vais reculer. Je sors de la maison en posant un châle noir sur mes épaules, et je marche seule dans la nuit étoilée. Je suis un peu d'avance, mais ça ne me dérange pas; je l'attendrai. Rester seule dans la maison m'angoisse: je veux la voir, et maintenant.
Je franchis la porte du café à 21h30, et je suis accueillie par le son léger d'une petite cloche. Assise au bar se trouve Bellatrix, les cheveux remontés en un haut chignon en bataille. Cela permet à son cou d'être dégagé, ainsi qu'à son magnifique dos. Elle porte une robe moulante noire, décolletée à l'arrière comme à l'avant. La robe est fendue sur le côté droit, et me laisse apercevoir une longue jambe blanche chaussée d'une botte de cuir lacée. Un simple rubis, au bout d'une chainette d'argent brille au creux de ses seins, accompagne ses lèvres écarlates. Elle me jette un regard, puis se lève pour marcher vers moi comme la prédatrice qu'elle est. Je tremble devant ses hanches bien dessinées, ses seins qui rebondissent lentement, son sourire carnassier. Tout mon être la désir, je la veux au complet.
Elle glisse ses bras autour de ma taille, puis se penche pour me donner un sensuel baiser au creux du cou. De ses dents, elle tire sur le châle noir qui retombe sur ses bras pour révéler à ses yeux voraces ma peau dorée.
- Elle te va à merveille, Bellatrix grogne, la voix rauque de désir.
- Bella, tu es sublime, je... J'en perds mes mots, je lui souffle en posant un baiser léger sur sa joue haute.
- Oh mais ma beauté, ce soir tu n'auras pas besoin de mots, elle me chuchote en remettant mon châle sur mes épaules. Viens, je t'emmène chez moi.
Je suis rouge tomate en comprenant ce qu'elle vient d'impliquer, et je me tends un peu quand elle pose sa main sur le bas de mon dos pour me guider vers la porte de sortie. Elle nous dirige vers une ruelle sombre, et me prends au creux de ses bras en me disant de m'accrocher à elle. J'en profite pour enfouir ma tête dans son cou, respirer son odeur divine. Lilas, avec une touche plus épicée de gingembre. Je me perds dans son étreinte, tellement que je la renverse sur le dos quand nous terminons de transplaner. Je me retrouve couchée sur elle, sur un tapis de fourrure dans l'entrée d'un énorme manoir. Ses mains se placent tout naturellement sur mes hanches, et elle arque ses sourcils.
- Déjà prête à être au-dessus?, elle me taquine avec sa voix moqueuse. Miss Granger, je suis impressionnée...
Elle place un baiser langoureux entre mes seins, un peu découverts par le décolleté de la robe. Du bout de son nez, elle repousse le tissu pour tenter d'accéder à mon sein en entier. Sans savoir pourquoi, je panique.
- Bellatrix ah... Arrête, je gémis en fermant mes yeux.
Elle se fige immédiatement, prend mon visage entre ses mains. J'ouvre mes yeux pour rencontrer les siens, inquiets.
- Pardonne-moi Hermione, j'étais sous l'impression que ton appétit sexuel était urgent... Je ne veux pas te forcer à quoi que se soit, elle me rassure en embrassant mon front.
Ses grands yeux charbons sont doux comme du velours, ne demandent qu'à comprendre. Sauf que je ne peux me résoudre à lui avouer que je suis vierge et nerveuse, alors je l'embrasse passionnément pour la distraire. Tout semble fonctionner, car elle ne s'arrête que pour reprendre son souffle. Elle nous soulève alors du plancher, puis me prend dans ses bras comme une jeune mariée. J'éclate de rire, touchée par son attention.
Elle grimpe un escalier en bois, avec des moulures délicates sur les rampes, et me porte jusqu'à une chambre magnifique. Elle m'y dépose à l'entrée, observe l'émerveillement sur mon visage.
Sur le sol se trouve un chemin de centaines de petites chandelles blanches, qui mènent jusqu'à un imposant lit baldaquin aux rideaux rouges de velours. Bellatrix se place derrière moi et embrasse ma nuque en me poussant doucement dans la pièce féérique.
- J'avais envie de te faire l'amour à la lumière des chandelles, elle me chuchote en refermant derrière nous la lourde porte de bois.
Elle défait doucement les attaches de mes bijoux, les dépose sur une table de cheveux. Elle dénoue ensuite ma robe, qui tombe au sol dans un bruissement de tissu, accompagné d'un petit cri aigu de ma part. Je suis nue devant elle, dans une lingerie osée et des talons hauts. Toujours dans mon dos, Bellatrix laisse échapper un son de gorge, comme un grognement de désir. Mon corps se recouvre instantanément de frissons.
- Hermione, retourne-toi..., elle m'ordonne en caressant ma taille nue.
Je rougis des pieds à la tête, refuse de lui obéir. Elle répète sa requête, cette fois ci de façon plus désespérée.
- Hermione, je t'en supplie, elle geint à mon oreille en effleurant mon ventre du bout de ses doigts agiles.
Je me retourne complètement, l'affronte du regard. J'ai envie de mourir, je me trouve ridicule dans ces sous-vêtements, et je crains qu'elle le pense aussi. Elle m'en rassure assez rapidement. Bellatrix me contemple pendant une bonne minute sans rien dire, détaillant du regard chaque courbe, chaque point de beauté. Elle semble fascinée, et je suis incapable de comprendre pourquoi. Ses longs doigts d'un blanc éclatant se mettent à tracer des chemins sur ma peau, comme s'ils découvraient un nouveau terrain de jeu. Je détourne mon regard devant tant d'attention. Elle m'attrape la mâchoire doucement et plonge ses yeux noirs désir dans les miens.
- Hermione Granger, elle me déclare de façon solennelle. Tu es la plus belle femme qu'il m'ai été donné le privilège d'amener dans mon lit. Laisse-moi te faire l'amour, mon ange... Offre-moi le plaisir de te faire gémir mon nom jusqu'au petit matin...
Et sans me faire prier, je fonds, je craque, je cède. Je presse mon corps presque nu sur sa robe noire, et j'encercle son cou de mes bras. Je détache ses épais cheveux, qui retombent sur ses épaules en cascades. Je l'embrasse ensuite doucement, mes lèvres effleurent à peine les siennes. Mes mains glissent sur son corps recouvert de tissu, et je tente baisser les bretelles de sa robe longue. Elle m'en empêche presque violemment, sert mes poignets entre ses mains.
- Mon corps est marqué par la guerre, par mon passé... Tu ne manqueras rien si je reste habillée, elle me murmure en frottant son nez contre le mien.
- Je veux sentir ta peau contre la mienne, Bella, et c'est non négociable, je lui affirme en descendant délicatement la bretelle droite de sa robe.
J'embrasse son épaule avec de légers baisers, puis offre le même traitement à sa magnifique gorge pâle. Bellatrix gémit, et j'enroule sa taille de mon bras pour presser son corps contre le mien. Je caresse, de ma paume ouverte, ses seins nus par dessus sa robe moulante. Je la retiens contre moi, car sinon j'ai peur qu'elle s'effondre au sol. J'écarte l'autre bretelle, je consulte ses yeux effrayés avant d'aller plus loin. Bellatrix se mordille la lèvre, mais acquiesce finalement à ma requête. Je descends donc doucement la robe jusqu'à ses pieds, en caressant au passage une taille fine, des hanches voluptueuses et de longues jambes bien dessinées. Je lui retire son bijoux et ses bottes à talons hauts, puis fais de même avec les miens. En me relevant, je m'aperçois qu'elle est plus petite que moi. Je caresse sa joue douce et je prends mon temps pour détailler son corps du regard.
Ses belles pommettes hautes sont teintées d'un rouge écarlate, et je la trouve encore plus adorable lorsqu'elle se laisse être pleinement. Son cou gracieux est comme un chemin divin vers ses seins pleins d'un blanc laiteux. Ses mamelons violets sont dressés en deux petites pointes, et je me permets de les caresser de la paume de ma main. Sa respiration s'accélère, elle me fixe avec une intensité mêlée de gêne. Ma main glisse sur son petit ventre, une petite bosse ferme qui cache des abdominaux bien dessinés. C'est là seulement que j'aperçois les cicatrices dont elle me parle. Blessures de guerre, de père, de mari. Il y en a sur le côté de ses seins, son ventre, ses cuisses et ses hanches. Elles sont toutes très fines, argentées, mais certaines peuvent mesurer jusqu'à 10 centimètres de long. Je les effleure du bout de mon index, Bellatrix retient un sanglot. Je m'agenouille à ses pieds, et embrasse légèrement celles sur son ventre, puis ses hanches.
- Tu ne devrais pas avoir à prendre soin de moi, elle me murmure en caressant mes cheveux.
- J'en ai envie, je réplique du tac-au-tac. Tu es sublime, au complet.
Je m'émerveille devant ses cuisses bien en chair, sa peau de porcelaine, les muscles délicats de ses jambes. Je laisse de longs baisers humides à l'intérieur de ses cuisses douces, elle s'éloigne avec un petit grognement de frustration. Bellatrix me tend la main et m'aide à me relever pour me guider derrière elle vers l'imposant lit baldaquin. Elle s'assoit, et me pousse sur elle pour que je me dépose sur ses cuisses. Elle me tire vers elle, et j'enroule mes jambes autour de ses hanches larges. Je me penche sur elle pour embrasser sa bouche tentatrice, mais elle m'arrête en plaquant sa main contre ma poitrine pour me tenir à distance.
- Attends, mon affamée, elle rigole en pianotant sur le bout de mon nez avec son doigt.
- J'ai envie de toi, Bellatrix, je ne peux plus attendre, je grogne en la plaquant contre le lit. J'attaque son cou avec de petites morsures, et elle reprend l'avantage en s'asseyant sur mes hanches. Elle écrase mes poignets avec ses mains, me maintient immobile.
- Ne joue pas à la plus forte, petite sorcière, elle susurre à mon oreille en la léchant. Tu ne fais pas le poids. Écoute-moi Hermione, laisse-moi deux petites minutes et après on ne s'échange que des baisers avec nos bouches, d'accord?
J'accepte et je cède, car son air sérieux m'inquiète. Son corps de déesse suspendu au-dessus du mien me cause des problèmes d'attention, mais je m'efforce de diriger mon regard vers ses yeux noirs comme la nuit. Elle reprend d'une voix douce et romantique que je ne lui connais pas encore.
- Il y a des années que je n'ai pas... Fais l'amour. Mes dernières expériences n'étant pas désirées, je me sens un peu rouillée... Et quand j'étais avec mes maîtresses, disons seulement que j'étais habituée à prendre ce dont j'avais besoin sans me soucier d'être délicate.
- Bellatrix, prends-moi comme tu le veux, mais fais-le maintenant, je laisse échapper dans un gémissement en essayant encore une fois de l'embrasser, sans succès.
- À vos ordres, princesse, elle grogne avec une voix rauque d'appétit sexuel.
Bellatrix relâche mes poignets et caresse lentement mes mamelons par-dessus la dentelle de mon soutien gorge. La friction du tissu contre ma peau tendre me fait gémir, je glisse mes jambes autour de ses hanches. Elle en profite pour appuyer l'une de ses cuisses musclées sur mon sexe humide, me tire encore un petit son aigu de satisfaction. Elle se permet ensuite de faire bouger sa cuisse contre moi en de longs mouvements, créant un rythme qui me fait presqu'avoir un orgasme. Sa bouche pulpeuse dévore mon cou en laissant une trace de morsure contre ma jugulaire, qui palpite d'excitation. Je rapproche son corps du mien pour sentir sa peau; le contact de ses seins lourds sur les miens me font frissonner violemment, une chaleur m'envahit. Je sens mes muscles abdominaux se tordent, je mords mes lèvres d'inconfort. Je me sens sur le point d'exploser de l'intérieur, mais j'ai honte de me laisser aller aussi rapidement. Quand Bellatrix enveloppe, de sa bouche chaude et humide, un mamelon encore recouvert de tissu, c'en est trop pour moi. Je pousse mon sexe contre sa cuisse pour accentuer la délicieuse pression, et je laisse mon corps se délivrer. Un cri aigu s'échappe de ma bouche, je me mords la joue en sentant mon corps parcouru de spasmes incontrôlables. J'atteints l'orgasme en recevant un magnifique et long baiser, puis je sens du liquide sortir de mon sexe pour venir se coller contre la peau chaude de la cuisse de mon amante. Mes joues se teintent de rouge, je détourne le regard. Mes jambes s'effondrent contre le lit, je me sens vidée mais détendue.
- Déjà?, Bellatrix me demande en arquant un sourcil.
- Hum hum, je réponds en évitant son regard inquisiteur.
Elle hausse les épaules et s'installe méticuleusement entre mes cuisses. Je rougis de plus belle, qu'est-ce qu'elle fait? Bellatrix me retire ma petite culotte souillée sans gêne aucune pour les réactions de mon corps, et pose sa bouche sur mon sexe en continuant de me fixer. Je ne sais pas si c'est l'exquise sensation qui me fait réagir de la sorte, ou encore son regard provocateur, mais je perds tout contrôle. Elle promène sa langue le long de mon sexe mouillé, fait des allers-retours interminables et délicieux. Du bout de son petit nez mignon, elle appuie contre une boule de chair que je ne ressentais pas avant ce moment précis. Je lâche un cri de gorge, plaque ma main contre ma bouche de surprise et de gêne.
- Laisse-toi aller, elle rit doucement en plongeant sa langue dans mon sexe tremblant.
Bellatrix ne s'aventure pas bien loin, juste assez pour me faire sentir qu'elle est en moi. De son pouce, elle dessine de petits cercles contre la boule de chair, et j'en ferme les yeux tellement c'est bon. Elle appuie de plus en plus fort, ma respiration s'accélère et une sueur commence à se former partout sur mon corps. Sa langue trace des motifs invisibles contre mon sexe, que je presse de plus en plus rapidement contre son visage. C'est comme si je m'observais de l'extérieur, agir comme une bête que je ne connais pas. Je me juge, mais ma tête est trop perdue dans le brouillard pour analyser la nouvelle information. Quand Bellatrix décide finalement de mordiller la boule de chair avec confiance, je perds la carte. Je cris, que dis-je, je hurle à plein poumons en sentant des vagues de plaisir me frapper. La sorcière remonte vers moi et me serre dans ses bras jusqu'à ce que je redescende lentement, plusieurs minutes plus tard. Elle continue un frottement contre mon sexe avec sa main gauche, embrasse ma tempe en me regardant avec fascination.
- Tu es une jeune femme étonnante, Hermione Granger, elle murmure en commençant tout doucement à pénétrer trois de ses doigts en moi.
- Bella.. Ah... Arrête, je n'en peux plus..., je supplie en m'accrochant à ses épaules.
- Allons ma beauté, encore quelques minutes et tu vas voir des feux d'artifices...
J'ai peur qu'elle ne s'aperçoive que je suis vierge et qu'elle m'abandonne, faible, toute mouillée et encore pleine de désirs. En effet, Bellatrix pénètre ses doigts juste un peu plus loin, jusqu'à ce qu'elle frappe une fine membrane de peau à l'intérieur de moi. Elle se retire, horrifiée, et me fixe avec une terreur mélangée d'une grande tristesse.
- Hermione... Je suis ta première?, elle me demande doucement, la voix brisée par l'émotion.
Je suis incapable de répondre mais elle peut très bien lire dans mes yeux que oui. Ses longs cheveux noirs tombent sur sa poitrine immaculée, son corps est penché de façon sensuelle contre le mien. Ses yeux d'onyx cherchent à lire mon visage, tandis que sa main caresse ma joue rouge et brûlante.
- Tu aurais du me le dire, mon ange... Sais-tu ce qui arrive quand une sorcière perd sa virginité?
Je fais non de la tête, gênée de mon ignorance et de ma vulnérabilité.
- Elle crée un lien fort avec la personne qui lui fait l'amour pour la première fois. On parle d'une forme de connexion irréversible, jusqu'à ce qu'un prochain amour remplace le premier. On sent l'autre, on entend ses pensées, ses intentions... Veux-tu vraiment créer une connexion de la sorte avec une Mangemort, une ennemie?
J'acquiesce et je guide sa main jusqu'à mon sexe palpitant. J'enfouie ma tête dans le creux de son cou, je frotte mon nez contre elle. J'embrasse son épaule nue, la laisse me rouler sur le dos. Bellatrix me retire enfin mon haut en dentelle, s'émerveille devant mes petits seins blancs aux pointes rosées, parcourus de frissons. Elle les caresse du bout des doigts avec respect, puis les embrasse doucement. D'une douceur sans pareille, que je ne croyais pas qu'elle pouvait posséder. Elle continue ses adorables baisers sur mon ventre, puis sur mes hanches. Sa bouche trouve ensuite l'intérieur sensible de mes cuisses, en tire la peau délicatement avec ses dents. Ma respiration s'arrête devant son geste, je gémis en me tordant de plaisir. Bellatrix s'arrête, donne de longs baisers contre la morsure.
- Je t'ai fais mal?, elle me demande d'une petite voix d'enfant qui a peur de se faire gronder.
- Non, Bella... Ne t'inquiète pas pour moi, je ne suis pas une poupée... Tu ne peux pas me briser.
Elle me regarde avec ses grands yeux ébahis, presqu'apeurés, puis remonte ses baisers sur mon ventre. Sa bouche écarlate capture un mamelon entre ses lèvres; elle prend le temps d'en faire le contour avec sa langue, puis le mordille tout doucement en glissant sa main droite entre mes cuisses. Bellatrix effleure les boucles courtes qui recouvrent mon sexe tremblant, puis frotte trois doigts contre la fente humide. Elle entame un long mouvement de va-et-vient contre l'extérieur de mon sexe, et je me sens devenir toute mouillée, impatiente.
- Bella... Je veux te sentir à l'intérieur de moi... S'il-te-plait, je chuchote en caressant sa nuque dégagée et ployée contre ma poitrine.
La Mangemort remonte son corps tout près de moi, presse son sexe nu sur le mien. Je me tortille sous elle, cherche à créer une plus grande pression. Elle me vole un long baiser passionné, un baiser de femme affamée. Elle agrippe ensuite mon visage avec sa main disponible, et plonge ses yeux dans les miens. Impossible d'échapper à ce regard, impossible de détourner les yeux. Bellatrix installe deux de ses longs doigts à l'entrée de mon sexe mouillé, qui ne veut qu'elle, et frotte son nez contre le mien en recherche d'approbation. Je l'embrasse brièvement, confirme du regard que ceci n'est pas un coup de tête. La déesse suspendue au dessus de moi laisse lentement glisser en moi ses doigts de fée, et prend ma virginité d'une douce pression. Je ressens une vive douleur, rapidement remplacée par l'étrange satisfaction d'être enfin remplie d'elle. Un court cri de douleur s'étrangle dans ma gorge et ne franchit jamais mes lèvres, car Bellatrix pousse ses doigts de plus en plus loin, ce qui me fait miauler en cachant mon visage au creux de son cou. Quand elle retire ses doigts pour pénétrer en moi de plus en plus fort, j'enferme ses hanches entre mes jambes pour la garder contre moi. Ses doigts glissent en moi aisément, me procurent du plaisir à chaque entrée et à chaque sortie. Pourtant, je m'habitue à la sensation, et j'ai besoin de plus. Elle lit en moi comme dans un livre ouvert, car elle ajoute un doigt et ma tête se remplit d'un épais brouillard de bonheur. Sa main accélère, et mes hanches suivent son rythme de plus en plus rapide. Mon dos se soulève du matelas, je frotte mon corps contre le sien. Des tremblements violents parcourent mon corps, et Bellatrix s'assoit sur le lit en me posant sur ses cuisses, ses doigts toujours enfouis en moi jusqu'aux jointures. Son bras se referme contre ma taille, ses doigts frappent un point hyper sensible à l'intérieur de moi. Je cris ma délivrance en jetant ma tête vers l'arrière, et la Mangemort m'aide à descendre de mon orgasme en se retirant tranquillement, tout en embrassant mon cou reluisant d'une fine couche de sueur. Bellatrix appuie son front contre le mien, nos regards ne se quittent pas. Nos souffles s'entremêlent, puis nous nous embrassons en retombant sur le lit. Je m'endors au creux de ses bras, le corps détendu et le cœur plein d'une intensité nouvelle...
Fin du Flash Back
En terminant de lui faire l'amour ce matin là, je réalise comme elle m'a manqué, plus que je n'osais me l'admettre auparavant. Je caresse son visage aux traits durs, je la tiens contre moi en la berçant doucement jusqu'à ce qu'elle s'endorme. En voyant ses lèvres carmins s'étirer en un divin sourire dans son sommeil, je fonds devant tant de douceur. Je la trouve magnifique, et je me sens privilégiée d'avoir accès à tant de vulnérabilité, juste ici, au creux de mes bras. Je l'aime.
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Merci de votre patience, j'ai hâte d'avoir vos commentaires!
AB xxxx
