Helloooooo ! Je ne sais pas si ça vaut le coup de se lancer dans une nouvelle histoire étant donné qu'il semble ne plus y avoir grand monde qui lis encore des fanfictions... mais bon, il reste encore des fans et moi j'ai encore des histoires à vous partager alors c'est parti !

Manifestez-vous ! J'aimerai savoir qui il reste sur ce fandom ^^

Bonne lecture !

Warning : Si vous êtes sensibles, faites attention, cette histoire parle de la mort d'enfant. Lisez à vos risques et périls.

Warning 2 : Il est ici question de TDI (Trouble Dissociatif de l'Identité). C'est une maladie encore mal connue. Dans cette histoire je ne vais pas chercher à refléter la réalité. Du moins, pas complétement. De plus, le TDI dont il sera question dans cette histoire n'en est pas tout à fait et c'est pour cela que je vais me permettre de prendre des libertés. Je vous invite à vous renseigner par vous-même par la suite.


Entretien 1

Mayuzumi Chihiro avait l'habitude des rendez-vous chez les assistants sociaux. Après avoir été contraint d'en voir toute son enfance alors qu'on le baladait de foyer en foyer, voilà qu'il allait volontairement vers eux. Mais désormais, on ne le voyait plus comme un gamin paumé qu'il fallait placer avant qu'il tourne mal. Il était devenu un professionnel, un psychiatre reconnu dans son domaine.

Cet après-midi, il était venu à Tokyo, quittant sa petite banlieue de Yokohama, pour rencontrer le tuteur d'un garçon à problème. On avait expressément demandé son intervention. Mayuzumi avait déplacé trois rendez-vous pour faire le voyage.

Le tuteur l'accueillit dans un grand bureau épuré aux meubles clairs qui tranchaient avec la couleur plus foncée des murs. Cela donnait un effet étrange. Même s'il n'y avait aucune décoration étouffante, on ne se sentait pas bien. Les murs foncés donnaient l'impression de vouloir nous écraser.

Mayuzumi ne laissa pas paraître son léger malaise et s'assit dans le fauteuil blanc, très confortable.

-Merci d'avoir fait le déplacement, Mayuzumi-san.

Le tuteur, Shirogane Eiji, était un homme d'une cinquantaine d'années aux tempes grises et au visage ridé. Il semblait nerveux face au psychiatre. Peut-être avait-il peur qu'il ne l'analyse ?

-Vous m'avez donné assez peu de détails lors de nos échanges. Votre protégé a des troubles de la personnalité, c'est cela ?

-Les psychologues de l'hôpital se sont arraché les cheveux sur son cas. Ils pensent néanmoins qu'il souffre de TDI. Ils ont tenté de nombreuses thérapies mais aucune n'a fonctionné jusqu'à présent.

-Je vois.

Mayuzumi avait déjà rencontré à de nombreuses reprises des enfants atteints de ce genre de troubles. Toutes les thérapies qu'il avait entreprises s'étaient montrées concluantes. Évidemment, ce n'était pas un trouble dont on pouvait guérir. Il fallait apprendre à trouver l'équilibre, à établir des règles, pour enfin vivre avec. Dans ce domaine, il était reconnu, c'était sûrement pour cela que Shirogane avait fait appel à lui.

-J'aurai besoin d'avoir accès à son dossier médical.

-Bien évidement.

Shirogane fit glisser un épais dossier sur son bureau jusqu'à Mayuzumi. Des comptes-rendus d'entretiens, des ordonnances, des diagnostics. Ce dossier très complet donna déjà à Mayuzumi un aperçu de la complexité du cas du garçon. Mais il avait du mal à voir à travers ces lignes pourquoi les traitements n'avaient pas fonctionné. Où était la clé ? Qu'avait-on pu rater ?

Les médecins avaient répertorié six personnalités chez le garçon. Mayuzumi avait déjà vu pire. En tout cas, le dossier ne s'étalait pas sur les jeunes années du patient. Ni sur ses parents. Les médecins avaient-ils raté un élément aussi important ? Il fallait pourtant toujours rechercher dans l'enfance pour ce genre de cas. Et poser des questions aux parents.

-Avant qu'Akashi-kun n'arrive, commença Shirogane en regardant sa montre. Il y a une chose que je dois vous dire à son propos.

Mayuzumi acquiesça tout en gardant les yeux rivés sur le dossier, à la recherche d'informations sur le passé du garçon. Les années précédant son hospitalisation n'apparaissaient pas. De même que la raison de cette hospitalisation.

-Quand je vous l'aurai dit, vous pourrez refuser de vous occuper de son cas.

Mayuzumi releva la tête et haussa un sourcil. Pourquoi donc refuserait-il ?

Le visage de Shirogane devint grave. Il entrouvrit la bouche puis s'arrêta alors que la porte de son bureau s'ouvrait.

-Oh, tu es en avance, s'exclama Shirogane en se levant.

Akashi avait seize ans. Il était fin, plutôt petit, à la peau très pâle, presque cadavérique, ce qui tranchait avec ses cheveux rouge sang. Ses yeux étaient étirés, aux paupières basses. Son regard intense, froid, donna des frissons à Mayuzumi.

Puis, soudain, son visage dur se détendit et il sourit comme un enfant. D'un pas sautillant, il vint s'asseoir sur un fauteuil, près de Mayuzumi.

-Enchanté ! Mayuzumi-san, c'est cela ?

Il tendit vers le psychiatre une main chaleureuse. Troublé par ce regard et ce visage, Mayuzumi marqua un temps d'hésitation avant de saisir sa main.

-C'est cela. Et tu es...

Akashi lui coupa la parole.

-Je suis Ryota !

-Enchanté Ryota.

Le garçon s'essuya discrètement la main sur sa cuisse puis croisa les jambes et regarda Mayuzumi en souriant.

-Je vais vous laisser faire connaissance, annonça Shirogane avant de quitter le bureau.

Mayuzumi suivit l'homme du regard et remarqua ensuite qu'Akashi, ou plutôt Ryota, ne le lâchait pas des yeux.

-Shiroganecchi m'a dit que vous vouliez me parler.

-C'est tout ce qu'il t'a dit ?

-Il a dit que c'était important. Vous êtes un assistant social vous aussi ?

-Non. Je suis psychiatre.

Aussitôt, Mayuzumi vit Ryota lever les yeux au ciel, s'affaler dans son fauteuil et croiser les bras.

-Oh non, encore un ! Qu'est-ce que vous me voulez cette fois ? Me décortiquer ? Peut-être même faire mon autopsie ?

Ce n'était plus Ryota qui était face à lui. C'était évident. Une autre personnalité venait de s'éveiller. Ils avaient « switché ». Mayuzumi ferma son carnet. Il ne voulait pas prendre de notes devant lui car cela semblait le déranger et il devait obtenir sa confiance.

-Non, je veux apprendre à te connaître.

-C'est ce qu'ils disent tous…

-Tu as vu beaucoup de psychologues ?

Son regard se posa sur le gros dossier toujours posé sur le bureau.

-Je pense que vous savez déjà tout, non ? Allez-y, posez-la votre question…

-Quelle question ?

Il le vit froncer les sourcils. Il se leva et alla chercher le dossier pour le lire. Il prit son temps et Mayuzumi en profita pour écrire quelques notes dans son carnet. Il fallait qu'il définisse le système. Le consensus auquel les psys qui avaient examiné le garçon avaient abouti était qu'Akashi souffrait de Trouble Dissociatif de l'Identité (TDI), anciennement appelé personnalités multiples. Cela signifiait qu'il y avait en lui un système composé d'alters. Chacun devait avoir un rôle : le social, l'enfant, le persécuteur, le protecteur, etc… Mayuzumi devait établir combien il y avait d'alters et leur rôle.

-J'ai rencontré Ryota tout à l'heure. Mais toi, je ne connais pas encore ton prénom.

-On s'en fou.

-Non, je ne m'en fou pas.

-C'est écrit dans le dossier de toute façon.

-Je me fiche du dossier et de ce que les précédents psys on dit. Je me fais mon propre avis. Si tu ne veux pas me parler, alors j'aimerai bien revoir Ryota.

Le garçon fronça le nez.

-Ryota il va tout déballer. Il est pas foutu de tenir sa langue.

C'était probablement de l'alter sociale dont il parlait mais Mayuzumi en savait trop peu pour conclure.

-D'accord. De quoi aimerai-tu parler ?

-Rien.

Il regarda sa montre.

-De toute façon je dois partir dans un quart d'heure, j'ai un rendez-vous.

-Où ça ?

-Ça vous regarde pas.

Il y eut un moment de silence. Mayuzumi observa le visage du garçon. Il vit ses sourcils se détendre, le rictus de sur ses lèvres disparaître et son visage prendre une expression tout à fait neutre. Plus rien ne s'en dégageait. Une autre personnalité de toute évidence.

-Je suis navré, Aomine-kun n'est pas très coopératif.

-Ce n'est rien. A qui ai-je l'honneur ?

-Kuroko Tetsuya.

-Enchanté, Tetsuya. Peux-tu m'en dire plus sur Aomine ?

-Je ne sais pas s'il voudrait…

-Il me semble bien autoritaire.

-Il veut nous protéger, répondit Tetsuya après quelques secondes d'hésitation.

A ses yeux, cet Aomine avait plus l'allure d'un alter persécuteur.

-Ce n'est pas plutôt toi qui cherche à protéger le système ?

-Le système ?

-C'est comme cela qu'on appelle l'ensemble des alters chez un patient.

Mayuzumi devinait que ce système était jeune. D'ailleurs les rapports semblaient indiquer que le garçon était malade depuis seulement deux ans, c'était bien trop peu pour s'habituer à cohabiter avec d'autres.

-Je ne savais pas. Les médecins n'en ont pas parlé à l'hôpital.

-D'accord. Parle-moi de toi.

-Moi ? Je n'ai rien à dire sur moi…

-Dans ce cas, peux-tu me présenter les autres ? Combien êtes-vous ?

-Il y a moi, Aomine-kun, que vous venez de rencontrer, Kise-kun, Murasakibara-kun, Midorima-kun et…

Mayuzumi le vit hésiter à lui dévoiler le dernier nom.

-Je pense qu'il préférera se présenter lui-même…

-J'ai rencontré Ryota tout à l'heure…

-Oh, oui, excusez-moi. Ryota, c'est Kise-kun.

-Ah, je vois.

Kuroko s'empressa alors de lui donner le nom complet de chaque personnalité. Il était très inhabituel que les alters aient des noms de famille différents… d'ordinaire, ils se contentaient d'un prénom. Ce système avait quelque chose de très étrange et Mayuzumi ne parvenait pas à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait. Peut-être Shirogane pourra-t-il l'éclairer tout à l'heure ?

-Bon allez, je me casse.

Au ton de sa voix, Mayuzumi devina qu'Aomine Daiki était revenu.

-Très bien. Au revoir, Aomine.

Sans un regard, il claqua la porte. Moins d'une minute plus tard Shirogane reparu et vint s'asseoir derrière son bureau.

-Ça s'est bien passé ?

-Oui. De quoi vouliez-vous me parler auparavant ?

Shirogane semble gêné.

-Hum, oui… euh… j'aimerai vous faire part de la vraie raison de votre présence. Et surtout des enjeux liés à vos prochains entretiens avec Akashi-kun.

-Je vous écoute.

Shirogane pris une profonde inspiration.

-Il est le fils de Masaomi Akashi.

Aussitôt le sang de Mayuzumi se glaça tandis que remontaient en lui les souvenirs de cette journée qui avait marqué le Japon. Le jour où l'Akogoroshi avait été arrêté. C'était il y a deux ans.

Akashi était le fils d'un meurtrier.

-Masaomi Akashi n'a jamais révélé ce qui s'était passé dans cette maison. Et surtout, il n'a jamais dit où étaient les corps. Même… lors des interrogatoires disons... musclés, il n'a pas dit mot. La police vous en dira plus sur le dossier. Je vais vous donner le nom du responsable et il vous transmettra le dossier. Quoiqu'il en soit, Akashi-kun sait probablement ce qui s'est passé. Nous avons besoin qu'il parle.

-Pourquoi moi ?

-Vous êtes un des meilleurs et tous ceux qui l'ont examiné à l'hôpital ne sont pas parvenus à le comprendre. Le cas d'Akashi-kun est… très étrange… et ce de bien des manières.

-C'est-à-dire ?

-Aida-dono vous en dira plus.

Mayuzumi n'aimait pas cette façon de faire mais se contenta de prendre les coordonnées que Shirogane lui remit.

-Vous êtes en droit de refuser.

-Je n'en ai pas l'intention.

Les familles des victimes de Masaomi Akashi étaient passées plusieurs fois à la télévision. Mayuzumi se souvenait de l'émotion qu'il avait ressenti en les voyant, en larmes, se souvenait de la haine qu'il avait éprouvé envers cet homme. Mais il ne se souvenait pas qu'il avait un fils. L'existence d'Akashi-kun avait-elle était dissimulée au grand public ? Pourquoi ? Pour lui permettre d'avoir une vie à peu près normale ?

-Une dernière chose... Masaomi Akashi ne pourra pas être jugé tant que les corps n'auront pas été retrouvés.

Mayuzumi acquiesça, prenant petit à petit conscience de l'importance qu'avait sa mission.


Bon, voilà pour ce premier chapitre. J'espère que cette histoire va vous plaire ^^

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