Avez-vous vu la vidéo des dix ans de KNB ? Une chanson avec de nouveaux dessins inédits ! La chanson s'appelle "Zero step" et allez la voir ! (on voit Akashi faire du cheval, si ça ça vous suffit pas comme argument XD)

Bref... revenons à nos moutons ^^

Akashi la fraise : Merci :) Oulà, je pense que mon intrigue ne résisterai pas à L XD Et non, Shiori n'apparaitra pas. Elle est morte en couche.

Guest : Merci pour ce review ^^ Non, pas de ship de prévu pour le moment... Peut-être un NijiAka vers la fin si je trouve cela cohérent. Mais ça n'ira pas très loin comme romance et si je décide de le faire, ce sera très secondaire.

Bonne lecture !


Entretien 5

Mayuzumi parcouru le parc de long en large, observant de loin Aomine Daiki et Momoi Satsuki qui jouaient au basket sur le terrain public. A vrai dire, Momoi ne jouait pas vraiment mais lançait le ballon à Aomine pour qu'il marque et de temps en temps faisait un un contre un avec lui. Mais de toute évidence, elle n'était pas une joueuse régulière et n'opposait pas une franche résistance. Néanmoins, ils semblaient beaucoup s'amuser.

Quand Momoi rangea le ballon dans son sac, Mayuzumi s'approcha et se colla contre le mur, à l'abri de leur regard. Il n'entendit pas la fin de leur conversation, mais il vit du coin de l'œil Aomine s'en aller et Momoi venir vers lui.

-Bonjour ! commençât-il. Vous êtes Momoi Satsuki ?

La jeune fille, surprise, ne répondit pas dans l'instant. Elle semblait suspicieuse.

-C'est moi, finit-elle par répondre.

-Je suis…

Avant d'avoir pu répondre, Mayuzumi vit Aomine surgir et le bousculer jusqu'à l'acculer contre le mur.

-Qu'est-ce que tu lui veux ? demandât-il en tenant le col du psychiatre.

-Rien ! Juste parler !

-« Juste parler » ? Ne t'avais-je pas dit de nous laisser tranquilles ?

-Sei, dit Momoi d'une voix douce en posant sa main sur son bras. Laisse-le. Il ne faisait rien de mal. Inutile de te mettre dans des états pareils.

Sei ? Ce n'était pas Aomine ?

-Sei, répétât Momoi.

Il lâche à regret le psychiatre.

-Je crois que vous n'avez pas compris à quoi sert ce système.

-Il faut dire que quand je cherche justement à comprendre vous me mettez des bâtons dans les roues.

-Que pensez-vous qu'il se passera quand vous nous « guérirez » ?

Mayuzumi ne voyait pas où il voulait en venir. Les guérir… il n'était pas, pour le moment, question de guérir Akashi. D'ailleurs, serait-ce même possible ? Le mettre sous médicament pour calmer les crises, pour éviter les symptômes habituels de sa maladie, ce sera sûrement envisageable quand le mystère entourant les meurtres de son père sera levé. En attendant, Mayuzumi n'avait pas pour ambition de les guérir.

-Je ne cherche pas à vous guérir.

-Cela viendra. Ça a été la conclusion de tous les autres psychiatres.

-Qu'il fallait vous guérir pour approcher de la vérité ? j'imagine, Sei, que tu sais ce que je cherche à savoir.

-Evidement que je le sais. Vous voulez savoir où sont les corps.

Mayuzumi glissa un regard vers Momoi qui ne montra aucune émotion. Avait-elle cherché à savoir où était le corps de son ami ? Avait-elle fait face à Sei tout comme lui ?

-Tu me le dirai ?

-Si je savais où ils étaient ? Peut-être.

-Tu ne sais pas ? Mais qui…

-Personne. Pas même mon père. Vous avez votre réponse désormais.

Sur ce, il tourna les talons et s'en alla en disant au revoir à Momoi. Celle-ci resta muette quelques secondes.

-Vous allez bien ? finit-elle par demander.

-Oui, ne t'en fais pas.

-C'est vous son nouveau psychiatre ? Dai-chan m'a parlé de vous.

-En terme peu élogieux j'imagine…

Elle sourit.

-Vous arrivez très bien à les identifier.

Elle haussa les épaules, peu flattée par le compliment. Ça semblait normal pour elle de connaître les différents alters qui contrôlaient ce corps.

-Ils m'apprécient tous.

-Tous ? Même Midorima ou Sei ?

-Oui, répondit-elle avec le sourire. Il suffit d'apprendre à leur parler. J'ai avec chacun d'eux une affinité différente, c'est tout.

Son regard se perd dans le vague quelques instants.

-De quoi vouliez-vous me parler ?

-Et bien, je me demandais pourquoi tu étais resté en contact avec Akashi. J'ai l'impression que toutes les personnes liées de près ou de loin préfère l'éviter.

-Oh… et bien que je pense que vous pouvez imaginer que ce n'est pas facile pour les familles de se retrouver face à quelqu'un, le fils de la personne qui a tué votre enfant ou votre frère et qui semble l'imiter.

Elle ravala ses larmes.

-Mais toi, ça ne te dérange pas ?

-Contrairement aux autres, je ne pense pas qu'Akashi joue la comédie dans l'espoir d'échapper à la prison. Il est lui aussi une victime de son père.

Mayuzumi laissa planer un petit silence pour inviter Momoi à se confier davantage.

-L'hôpital m'a contactée quelques semaines après l'arrestation d'Akashi-kun. Je suis la seule qui a bien voulu le rencontrer. Ma mère m'a prise pour une folle ! Enfin… ça m'a… beaucoup perturbé au début. J'étais face à quelqu'un qui ne ressemblait pas à Dai-chan et pourtant… Il utilisait les mêmes mots, avait la même posture et… certains de ses souvenirs étaient extrêmement précis. Je lui ai parlé de beaucoup de moments que nous avions partagés ensemble et il se souvenait de presque tous. Il m'en a même rappelé certains. C'était… je savais que d'une façon ou d'une autre, Dai-chan était encore là.

-Je vois…

Elle se mordilla la lèvre.

-Comme vous, je lui ai demandé ce qui s'est passé dans ce manoir… Il… il m'a dit qu'il avait été enfermé dans la cave pendant plusieurs semaines. Akashi-kun venait le voir tous les jours et lui apportait du chocolat, des fruits. Il venait lui tenir compagnie et s'enfuyait dès que son père revenait du travail. Akashi-dono… l'a battu pendant des heures dans cette cave.

-Pourquoi ? soufflât Mayuzumi.

-Il… il voulait que Dai-chan devienne son fils. Ou plutôt, comme son fils. Comme Sei. D'ailleurs il l'appelait ainsi.

Les pièces du puzzle commencèrent à s'assembler dans l'esprit de Mayuzumi.


Et voilà ! Ce chapitre est un de ceux que j'ai préféré écrire. Surtout pour l'altercation entre Sei et Mayuzumi au début. Et aussi parce que cela permet à Momoi de s'exprimer.