Monsieur Wayne m'a proposé de devenir mon père officiellement en plein repas du soir. J'ai eu envie de dire oui, mais j'avais aussi envie de dire non. Du coup je n'ai rien dit. Enfin au bout d'un moment j'ai dit non quand même mais avoir hésité ça m'a fait tout bizarre.
Déjà, depuis son retour il est en mode full présent. Il est venu manger dans la cuisine avec Alfred et moi et il m'a posé des questions sur moi. Il me fait des sourires gênés quand il doit partir pour répondre à un appel pendant qu'on est ensemble. C'est arrivé aussi ce soir d'ailleurs. C'est en revenant qu'il m'a dit « et bien Sia, si jamais, j'ai tous les papiers pour te reconnaitre » en mode full détente.
J'étais folle de joie qu'il m'annonce ça comme ça … entre les haricots et le yaourt.
Quoi de mieux qu'un géniteur inconnu blindé de thune quand sa mère est dans le coma ?
C'est tellement surréaliste comme situation.
Imagine, je deviens Sia Wayne. Je vais être pétée de thune ! Je voulais continuer l'athlétisme et avoir une bourse pour l'université, mais je n'ai même pas besoin d'aller à l'université si j'hérite de ce mec. Jamais je ne montrerai ce journal à ma mère. Elle me ferait très mal si elle savait que je pensais des trucs comme ça. En même temps ! Elle fait un enfant avec un riche et elle ne prend rien.
Mauvais calcul, Stella.
Je dis ça mais clairement je n'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit tant que ma mère n'est pas réveillée. En plus, j'ai dû parler en tout 10 fois au mec. Je connais mieux mon prof de maths que lui alors que je vis chez lui depuis genre 2 mois. Bref. C'est juste arrivé. Ça ne veut sûrement rien dire mais je devais l'écrire pour l'intégrer.
La psy a raison : écrire ça m'aide à intégrer.
Ma main est moins gonflée, mais j'ai encore mal.
