Voilà le vingtième chapitre de cette fic qui part de rien !
Merci aux reviewers qui m'ont encouragés à l'emmener si loin!

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— Je crois que quelque chose m'a échappé… Quand tu as dit, « Je n'ai pas l'intention de sauter sur Bilbo maintenant », tu ne le pensais pas, en fait ?
— Lâche moi avec ça, Frérin.

Le plus vieux ricana et s'assit face à son neveu en souriant diaboliquement.

— Je sais qu'il te plait.

Fili haussa les épaules et marmonna une réponse en portant son verre à ses lèvres, heureux que Frérin ne remarque pas la raideur de ses gestes due à l'estafilade qui lui brulait le torse, ni les vêtements qu'il avait changé en faisant un crochet par chez lui avant de revenir au Shari, troquant son costume imbibé de sang contre quelque chose de plus décontracte.

— Qu'est-ce que tu as dit ?
— Il me plait, oui.
— C'est si difficile à admettre ?
— Je te répète que Bilbo n'est pas le problème.

Frérin leva les yeux au ciel en inspirant, puis il posa sa main sur l'épaule du plus jeune en secouant la tête d'un air condescendant :

— Tu es gay, Fili. Tu peux te considérer comme tel à partir du moment où tu éprouves du désire pour un mec.

Fili expulsa un souffle lourd et il posa son verre sur la table d'une main sans vie.

— Il n'y a que Bilbo qui me fait cet effet là…
— Je ne vois pas où est le problème.
— Sois pas con, Frérin. Ne viens pas me dire que toi, tu as accepté d'un claquement de doigts ton attirance pour Thorin…
— Heu… Je… N'ai pas vraiment eu le temps d'y réfléchir, tu sais… Hem.

Frérin se racla la gorge et détourna le regard pour éviter celui, curieux, de son neveu, rougissant légèrement au souvenir, puis il haussa les épaules en admettant gracieusement :

— Mais oui, après coup, j'ai eu besoin de quelques jours pour admettre l'idée… Encore maintenant, d'ailleurs…

Il avait parlé d'un ton plus bas, un peu amèrement, et Fili n'osa pas insister. Il repensa brièvement à ce qu'il s'était passé chez Bilbo un peu plus tôt et il noya la nouvelle vague de désir qui le prit en buvant une autre gorgée de son cocktail aux reflets pourprés. Il prit ensuite la parole sur le ton de la conversation :

— Je l'ai embrassé.
— J'ai vu ça, mais je ne sais pas si on peut appeler ça un baiser, j'ai été déçu…
— Non. Je ne parle pas de ce qu'il s'est passé sous le gui… Mais après qu'il se soit fait… Bref, avant de revenir au Shari. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas pu m'en empêcher…
— T'es con, bien sûr que tu sais pourquoi…

Frérin lui lança un sourire concupiscent qui fit légèrement rire le plus jeune et, sans lui laissé de répit, le philosophe continua :

— Comment il a réagi ?
— Il m'a repoussé et il m'a ordonné de ne plus jamais poser la main sur lui.
— Sérieusement ?

Frérin avait fait un bond, les yeux écarquillés, attirant le regard suspicieux de Tauriel qui passait, portant un plateau empli de verres. Fili eut un rire moqueur et il posa son menton dans la paume de sa main en regardant son oncle dans les yeux.

— C'est bien la première fois que je te fais marcher… Que se passe t-il ? En plus de ta vertu, Thorin t'a pris ta réparti ?
— T'es con. C'est juste que c'est rare de t'entendre dire ce genre de connerie, toi qui as tant de mal avec le second degré... Sans blague, il a fait quoi ?

Le plus vieux n'ajouta pas que son esprit était actuellement bien trop inquiété par sa dernière entrevue avec Smaug pour qu'il ait le reflexe d'analyser l'intonation joueuse qu'il avait surpris dans la voix de son neveu, sans s'y être attardé.

— A ton avis ?
— Une crise cardiaque ?

Ils rigolèrent légèrement, mais ils se turent lorsque Thorin s'assit nonchalamment à côté de Frérin en lui proposant un cocktail à base de sirop de pêche que le blond accepta avec un soupir gourmand.

— Qu'est-ce qui vous fait rire ?
— Ri-
— La connerie de ton meilleur ami.

Sans remarquer les regards mortels de Fili et Thorin, Frérin porta le verre à ses lèvres pour boire quelques gorgées.

— Bilbo est loin d'être con.
— Dans ce cas, explique moi ce qui le pousse à disparaître 'encore' au milieu de la nuit après avoir frôlé la mort, si ce n'est de la connerie…

Fili et Thorin froncèrent les sourcils en échangeant un regard et Frérin soupira lourdement avant de parler patiemment, comme s'il était devant des enfants attardés.

— Sans blague, vous n'aviez pas encore remarqué que ça fait une heure qu'il n'est plus là ? Je suis simplement le frère de son meilleur ami et l'oncle de son amoureux, de nous trois, ce n'est pas à moi de m'inquiéter pour lui…

Immédiatement, les deux autres se tournèrent pour sonder la salle et Frérin eut le réflexe de poser sa main sur le poignet de son frère au moment où celui-ci allait se lever en jurant, puis il planta son regard dans celui, inquiet, de Fili.

— Tu ne crois pas qu'il serait temps de lui donner une bonne raison de ne plus faire ça ?

Le jeune blond serra la mâchoire, puis, sans ajouter un mot, il se leva et se dirigea vers la sortie sans s'occuper de Thorin qui se tourna dangereusement vers le philosophe avant de gronder doucement :

— Je t'avais pourtant dit de ne pas t'occuper d'eux.
— Oui, je me souviens de ça. Mais il était temps de faire quelque chose, vu que ta méthode de « Non intervention » n'a absolument rien apporté…
— Ils viennent de vivre cinq jours dans le même appart grâce à moi, s'ils ne sont pas foutu d'en profiter, que puis-je faire de plus ?
— De une, c'est parce que Fili est trop serviable que ça s'est passé comme ça. De deux ton meilleur ami est coincé et ton neveu est bien trop respectueux et éduqué pour se contenter de se servir. Ce crétin est capable de draguer Bilbo, alors que le mec est déjà en train de se consumer d'amour pour lui, juste pour s'assurer de ne pas agir comme un goujat…

Thorin haussa un sourcil en regardant son frère boire une nouvelle gorgée puis il leva les yeux au ciel, incapable de se sentir en colère contre le plus jeune.

— Très bien, petit génie, qu'as-tu fait pour venir à leurs secours ?
— Rien !
— Menteur.
— J'ai juste parlé à Fili… Un tout petit peu… Il était déjà en train de craquer, je n'ai pas eu à ajouter beaucoup…

Thorin haussa un sourcil dubitatif en sondant le plus jeune, puis il lança un regard autour d'eux pour vérifier que personne ne s'intéressait à eux et il posa un main sur le dossier de la chaise du blond pour se pencher sur lui et susurrer sensuellement :

— Il est presque trois heures, c'est le moment de s'éclipser, tu ne crois pas ?
— Maintenant ? Mais regarde les, tout le monde est encore à fond ! Ils vont avoir besoin de quelques heures encore avant de se calmer…

Pour souligner les dires du blond, les étudiants de droit, Bofur, Légolas et Eowyn, prirent le contrôle de la chaine hi-fi et relancèrent de plus belle l'ambiance sur la piste de dance improvisée. Frérin ricana devant le spectacle, mais il frémit lorsqu'il sentit le souffle le Thorin contre lui :

— C'est bien ce que je dis, si on part maintenant, personne ne s'en rendra compte…

Le blond écarquilla les yeux et il déglutit, lorsqu'il sentit une drôle de sensation poindre dans le creux de son ventre, qui enfla en lui lorsque les doigts taquins de son frère effleurèrent sa joue pour le caresser distraitement avant de s'emparer du verre que le plus jeune avait délaissé.

— Qu'est-ce que… C'est que cette connerie ?
— Ca fait quelques temps que Dwalin cherche à mettre au point des mélanges aphrodisiaques, je lui ai proposé d'essayer sa dernière trouvaille : Un mélange calculé au milligramme près de Vodka et sirop de gingembre… Je lui ai dit d'ajouter du sirop de pêche en plus, je sais que tu adores… Qu'en penses-tu ?
— Ca passe bien…

Frérin déglutit tout en cherchant à feindre une attitude parfaitement sobre et lucide, mais la proximité de Thorin et, surtout, la chaleur qui remuait sauvagement en lui, n'allaient pas tarder à lui faire perdre ses moyens. Il déglutit encore et serra le poing lorsque le plus vieux, mutin, déposa un baiser exacerbant sur l'arrête de sa joue, faisant bouillonner son sang. Le blond serra les dents, trop fier pour se laisser aller, lorsque Thorin se leva nonchalamment avant de se baisser sur lui pour lui parler d'une voix grave et envoutante :

— Je rentre à la maison…
— Laquelle ?
— La tienne.

Il lui caressa discrètement le bras et l'épaule avant de s'éloigner et, toujours assis sur sa chaise, Frérin ressentit le contact comme une déflagration, le froissement des habits sur sa peau sensible le fit frémir et il ferma les yeux.

Refusant de céder si facilement, il resta assis en ruminant, tenant enfin une réponse à la question philosophique préférée de son prof de logique : sommes-nous esclave de notre corps ?
La mâchoire crispée, il regarda son verre presque vide et il hésita à s'en emparer pour aller proposer la fin à Orianne, vengeance mesquine envers Dwalin pour que le barman puisse lui même constater l'efficacité du cocktail. Mais il se surpris à ressentir une once de compassion pour la jeune fille : Dwalin serait capable de la laisser se consumer de désir devant ses yeux plutôt que la toucher.
Son regard revint une nouvelle fois sur le verre, puis il haussa les épaules en s'en empara. Il le vida cul-sec et se leva immédiatement, réprimant un vertige, il attrapa sa veste malgré ses doigts tremblants et sa respiration maintenant chaotique.
Ses pensées obnubilées par Thorin, et rien d'autre, il sortit du Shari dans l'indifférence générale et pris la direction du centre ville, laissant ses pas le guider automatiquement chez lui.

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Contrairement à ce que Frérin avait craint, Bilbo n'était pas parti espionner Azog ou pire. Il était simplement sorti prendre l'air, désireux de clarifier ses pensées totalement chamboulées.
Assis sur le petit muret qui faisait face à l'entrée du Shari, à peine conscient du froid qui le transperçait, il fumait doucement, ou, plutôt, il laissait sa clope se consumer, le regard perdu dans la fumée qui s'élevait dans l'air glacé et l'esprit encore empêtré par le baiser de Fili. La scène repassait en boucle et il se souvenait de chaque détail, chaque caresse, chaque souffle… Sans parler du goût et du parfum du blond, ses lèvres, ses mains… Bilbo se sentait mourir encore et encore et, le pire dans tout ça, c'était qu'il ne comprenait pas le geste de Fili, ça avait été tellement soudain, tellement inattendu qu'il ne savait pas quoi en penser.

— Tu n'as pas froid ?

Bilbo sursauta violemment et il rougit lorsqu'il vit l'objet de ses pensées venir vers lui, les sourcils froncés. Il écrasa sa cigarette et se leva sans vraiment savoir quoi répondre, laissant au blond le temps d'arriver à sa hauteur. Il inspira ensuite pour se donner du courage et, passant nerveusement sa main dans les cheveux, les yeux rivés au sol, il haussa les épaules :

— Ça va. Je pense que je vais rentrer de toute manière… Ça n'a pas d'importance…

Incapable de regarder Fili dans les yeux, gêné et déboussolé par ce qu'il s'était passé plus tôt, Bilbo ne vit pas le regard grave du plus veux qui effleura sa gorge, encore marquée par la fine cicatrice offerte par Azog, ainsi que l'hématome qui naissait sur sa mâchoire, cadeau de William. Mais le journaliste se crispa lorsque le blond s'approcha de lui, cordiale :

— Je t'accompagne… On ne sait jamais… Au cas où certaines personnes viendraient à croiser ta route, ou simplement, au cas où tes pas dévient vers les quais…

Le plus petit eut un léger sourire et il enfouit ses mains dans les poches en prenant la marche, côte à côte avec Fili.

— Tentant, mais je n'ai pas vraiment le cœur à ça ce soir…
— Tant mieux.

Ils marchèrent ensuite en silence et Bilbo se concentra sur son rythme cardiaque qui était anormalement tumultueux. Naturellement, comme ils l'avaient fait ces derniers jours, Fili pris la direction de son appartement, qu'ils avaient partagé depuis noël, et Bilbo sentit son cœur s'arrêter lorsqu'il se rappela que, maintenant que Kili était revenu, sa chambre n'était plus disponible.

Il lança un coup d'œil à Fili et il déglutit en l'imaginant lui proposer de partager son lit, puis il se reprit en se rappelant qu'il ne connaissait pas encore la raison du baiser et que mieux valait qu'il ne se monte pas la tête. Il inspira et rassembla son courage pour demander d'une voix vacillante, surpris de sa propre audace, après des années de silence sans avoir osé lui adresser la parole :

— Fili… J'aimerai savoir… A propos du baiser…

Il déglutit encore, incapable d'avouer à quel point ce moment avait été intense pour lui et il osa un regard en coin la gorge sèche, pour détailler le profil de Fili. Ce dernier ne répondit pas tout de suite, il inspira en continuant de marcher, le regard fixé devant lui.

— Ce n'était pas vraiment prévu… Je l'avoue…

Déstabilisé, le plus petit hocha la tête et il jugula la pointe amère qui lui vrilla la poitrine, désillusionné, mais Fili ajouta une remarque qui le court-circuita pour de bon :

— Je veillerai à te demander la permission, la prochaine fois…

Songer à cette potentielle « Prochaine fois » l'électrisa et il fut bien incapable de reprendre la parole, même si Fili avait simplement dit ça sur le ton de la conversation, sans la moindre arrière pensée.

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La vieille étagère du couloir de l'entrée grinça lorsque Frérin plaqua son frère contre elle pour s'abreuver à sa bouche, assoiffé et enivré. Thorin s'appliqua à rendre le baiser avec autant de fureur que le plus jeune tout en le déshabillant rapidement, jetant sa veste hors de prix et sa chemise somptueuse au sol sans égard pour ces vêtements de luxe.

Le blond le laissa faire avec impatience, puis il s'empara de ses lèvres une nouvelle fois, avec une nécessité brulante et il frémit lorsque les mains chaudes du brun se posèrent sur ses hanches avant de glisser sur son dos, faisant délicieusement rouler la peau entre ses doigts.

Il avait pourtant réussi à juguler le besoin que le mélange aphrodisiaque avait soulevé en lui, il pensait même l'avoir vaincu lorsque, victorieux, il avait passé le seuil de sa maison, parfaitement lucide et maitre de son corps. Mais Thorin l'avait accueilli à moitié nu, les cheveux défaits et le regard dégoulinant de désir et de plaisir anticipé, sans parler de ce petit quelque chose qui ne brillait que lorsque les yeux du plus vieux croisaient ceux de Frérin.

Le blond avait été vaincu et, sans prendre le temps de refermer correctement la porte, il s'était pressé contre son frère comme si sa vie en dépendait, les veines gorgées d'un feu non maitrisable.

Il gémit lorsqu'une main de Thorin s'inséra sous son pantalon pour s'emparer d'une fesse qu'elle malaxa avec dévotion et il leva un genoux pour l'enrouler autour de la taille du plus vieux et se presser contre lui. Le brun, d'un geste habile, échangea les positions et attrapa la cuisse pressée contre lui pour soulever légèrement le plus jeune et plaquer leur entrejambes ensembles. Il reprit le baiser sans attendre, adorant sentir la fougue de Frérin qui l'embrassait avec une passion décuplée. Le plaisir enfla rapidement et, avant que ça ne prenne plus d'ampleur, il se sépara de lui pour parler rapidement :

— Et si on allait dans ton lit ?
— Trop loin…
— Mais plus confortable.

Thorin s'éloigna un peu du blond pour le regarder dans les yeux et une pointe de désir lui vrilla les reins lorsqu'il constata que le regard du plus jeune était noir tellement ses pupilles étaient dilatées. Il expira lourdement et se pencha en avant, plongeant sa main entre les cuisses du philosophe pour caresser adroitement son sexe tendu, par dessus ses vêtements.
Frérin écarquilla les yeux avant de les fermer brusquement en mordant violemment sa lèvre inférieure et un long gémissement grave roula dans sa gorge tandis que son bassin se mit à onduler au même rythme que les doigts qui attisaient son désir.

— Bordel, Thorin. Je te veux. Maintenant.

Le blond posa sa main sur celle du plus grand pour approfondir sa caresse, mais Thorin feinta et s'empara de son poignet avant de se séparer franchement de lui et se diriger vers les escaliers en le tirant derrière lui.

— Moi aussi j'ai envie de toi, mais pas comme ça.
— Ca n'aurait pas été la première fois que tu me prends contre cette étagère…
— Soit patient, Frérin.

Frérin voulu s'insurger contre cette vilénie de Thorin qui lui demandait quelque chose que le plus jeune n'était pas en mesure de donner, ils le savaient tous les deux.
Pourtant, il chercha désespérément à garder le contrôle de ses pensées et de son corps malgré le besoin qui vibrait en lui, brulant ses veines et liquéfiant son bas ventre.
Il ne voulait pas perdre la face devant Thorin en s'agenouillant dos à lui pour le supplier de le prendre en levrette et le libérer de la tension qui faisait trembler son corps, alors il serra les dents et banda sa volonté en miette pour faire bonne figure, au moins jusqu'à la chambre.
Il pensait savoir à quoi s'attendre : Thorin allait profiter de son état pour mener la frustration et le désir à leur paroxysme avant de le libérer d'une quelconque manière et l'idée de devenir le jouet de cet homme qui le faisait vibrer ne lui déplaisait pas.

Toutefois, Frérin fut pris au dépourvu lorsque, sans un mot, Thorin s'assit sur le lit, face à lui et, ancrant ses yeux sombres dans les siens, il écarta indécemment les jambes dans une invitation tacite, un sourire gourmand aux lèvres.

Le sang du blond ne fit qu'un tour et, incapable de penser à résister, il se plaça entre les cuisses du plus vieux qui s'allongea sur le dos en fermant les yeux, s'abandonnant totalement aux bras de Frérin qui se sentit consumer de désir devant cette vue jouissive.

Gémissant, il plongea ses mains dans la crinière d'encre étalée sur le matelas et empoigna la nuque de Thorin avant d'écraser ses lèvres sur les siennes. Le brun enroula ses doigts autour de ses poignets, non surpris de sentir les muscles fermes des avants bras trembler sous la tension qui les habitaient puis il laissa sa tête tomber sur les draps lorsque Frérin abandonna sa bouche pour s'attaquer à ses pectoraux, ses épaules, ses flancs et ses abdos avec une dévotion proche du fanatisme, dévorant sa peau et s'enivrant de son parfum.

Les lèvres du blond dérapèrent rapidement vers le bas, grignotèrent la hanche sensible et attisant le bas ventre, si bien que Thorin se mit inconsciemment à onduler, le souffle rauque. Il souleva le bassin pour permettre à Frérin de retirer ses derniers vêtements, puis il emmêla ses doigts aux mèches blondes et légères, une exclamation de plaisir roula dans sa gorge lorsque les lèvres de Frérin se refermèrent sur lui, montant et descendant selon un rythme qui lui était propre, entêtant et délicieux. Il caressa ensuite la nuque puis les épaules du plus jeune, appréciant la fermeté des muscles et la douceur de la peau, laissant les ondes de jouissance enfler en lui en rythme avec la langue agile qui tourmentait son sexe.

Sans aucune appréhension, il se laissa aller dans les bras de son frère, adorant le sentir si enfiévré et consciencieux et, sans concession, il s'offrit à lui, répondant au moindre de ses désirs jusqu'à ce que l'effet de l'aphrodisiaque s'estompe, et encore après.

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— Et pour finir, on va leur casser la gueule à ces connards qui nous pète les couilles avec leurs grands discours !
— YEAH !

Un tonnerre d'applaudissement salua l'envolée lyrique d'Eowyn, qui n'était pas en école d'avocat pour rien et la jeune fille hoqueta avant de tomber dans les bras de Tauriel, sa nouvelle copine de beuverie. Toutes les deux avaient été mises au défis par les autres étudiants de boire la totalité du liquide contenu dans deux choppes plutôt grandes et, si Eowyn avait émis quelques réserves au début, ça n'avait pas été Tauriel qui avait empoigné son verre en lui lançant un regard condescendant et une remarque mesquine sur ce qu'elle pensait des filles trop sages.
Piquée, la sœur d'Eomer avait fait ravalé la mots de la rousse en lui balançant sa propre choppe à la gueule, autant le liquide que le récipient, pour le plus grand bonheur des hommes de l'assemblée qui avaient pu se rincer l'œil sur le chemisier maintenant transparent et trempé de la serveuse. Puis l'étudiante en droit s'était emparé d'un nouveau récipient, à savoir une pauvre bouteille de vodka qui passait par là, et l'avait vidé presqu'entièrement en mettant Tauriel au défi de faire mieux que « La putain de fille sage qui t'emmerde profond, sale garce ! »
Arwenn releva elle aussi la provocation et ce fut elle qui coucha les deux autres femmes en buvant un nombre incroyable de mélanges en tout genre que Dwalin concoctait avec une rapidité bluffante. Toutefois, son état ne valait guère mieux et elle fut la première à suivre Eowyn qui prit la direction de la sortie, bras dessus dessous avec Tauriel, pour partir à l'assaut du premier truc belliqueux, ou non, qui aurait le malheur de croiser leur route.

Sans surprise, la totalité du Shari Vari les suivit dans les rues en chantant à tue tête, sous le regard blasé de Dwalin qui était ravi d'avoir pensé, pour une fois, à leur demander à tous de lui laisser un chèque de caution, au cas où il aurait à se rendre au commissariat pour payer une quelconque amende pour les sévices et dégâts engendrés par le groupe d'étudiants bourrés.
Uniquement Orianne resta avec lui, mais, épuisée, la jeune fille ne chercha pas à profiter de se retrouver seule avec le barman. Elle s'installa à côté de lui lorsque, roulant une clope, il s'assit sur le banc qui longeait une partie du mur et, sa tête calée sur son épaule, elle s'endormit rapidement tandis qu'il profitait enfin du calme dans son établissement, soupirant à l'idée de devoir tout ranger.

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— Comment ça va ?

Bilbo sursauta, n'ayant pas entendu Fili s'approcher, et il haussa les épaules en détournant ses yeux du miroir. La fine cicatrice sur sa jugulaire était toujours visible et, maintenant, il sentait qu'un hématome douloureux n'allait pas tarder à faire noircir l'arrête de sa mâchoire, là où le poing de William s'était abattu.

Le blond s'approcha encore et il ouvrit un placard pour en sortir une trousse de secoure, très souvent sollicitée par Kili, et il s'empara d'une pommade avec laquelle il enduisit patiemment la mâchoire du plus petit, figé.

— Ca t'arrive souvent ce genre de… Situation ? Avec ce mec, tout à l'heure…
— Non. C'est la première fois.

La proximité de Fili, encore une fois, était déstabilisante, sans parler de ses doigts sur sa peau douloureuse qui le réchauffèrent plus que de raison. Bilbo resta figé un instant, puis il rassembla son courage et regarda le blond dans les yeux, non sans rougir. Il fut profondément chamboulé de lire dans le regard gris quelque chose qui le fit frémir et parla du bout des lèvres :

— Merci. Je veux dire… Pour toute à l'heure… Avec William… Merci d'être intervenu… Et aussi… Pour m'avoir accueilli… Cette semaine… C'était…

Il se tut, incertain quant à la conduite à tenir et, encore une fois, il se noya dans le regard gris qui le sondait intensément, un regard qui, en peu de temps, avait considérablement changé et qui assécha son palais. Ses yeux dérapèrent pour se poser sur les lèvres si désirables du plus grand et il se sentit défaillir tant leur proximité était troublante, tout son corps se tendit, appelé par celui de Fili qui lui faisait tourner la tête.

Les doigts du blond glissèrent une dernière fois sur sa joue pour s'en séparer, mais quelque chose craqua en Bilbo et, sans vraiment réfléchir, il se pressa contre lui et passa une main sur sa nuque pour écraser ses lèvres contre les siennes, les yeux fermés et le corps tremblant.

Le plus grand écarquilla un instant les yeux, mais il ne le repoussa pas et, au contraire, après une courte hésitation, il posa ses mains sur ses hanches et lui rendit le baiser, frémissant de sentir Bilbo mettre autant d'émotions dans l'étreinte. Il gouta, encore une fois, à ce parfum qu'il commençait réellement à apprécier et qui était propre au jeune journaliste qui chamboulait ses convictions. Toutefois, il fit remonter sa main sur l'épaule du plus petit pour le séparer de lui et le sonder, les sourcils froncés :

— Bilbo… Ne fais pas ça parce que tu te sens redevable par apport à moi… Ce fut un plaisir, tu n'as pas à-
— Non. J'en ai envie… Ca fait tellement longtemps, Fili… Tu n'imagines même pas…

Le cœur battant la chamade, les lèvres entrouvertes pour laisser filer son souffle haché, Bilbo plongea encore une fois son regard déboussolé dans celui, magnétique, de Fili et il déglutit lorsque celui-ci s'approcha de lui, ses yeux ne lâchaient pas les siens :

— Combien de temps ?
— Le premier jour… Je n'ai pas cessé… Depuis la première fois que je t'ai vu, à l'inauguration du Shari…

Fili fronça les sourcils en comprenant que ça remontait à plus loin de ce qu'il imaginait et, distraitement, il caressa la joue du plus petit, qui était accroché à son regard comme si sa vie en dépendait.

— Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant, Bilbo ?
— Je… N'imaginais pas une seconde que… Tu puisses… Seulement…
— Craquer sur toi ? Pourtant, c'est fait…

Sa voix s'était aggravée subtilement et Bilbo eut un vertige alors qu'il assimilait ses mots, piégé par le regard envoutant de Fili, qui commençait doucement à accepter ce qu'il ressentait pour lui.
Le blond s'approcha encore en caressant gentiment la mâchoire du plus petit qui restait figé et leur souffle vinrent à se mêler, embrasant ses sens malmenés.

— La nuit où tu m'as accompagné à l'hôpital… Je n'ai pas cessé de penser à toi depuis… Je crois que c'est irrémédiable.

Incapable du juguler les sensations qui fluctuaient en lui, Bilbo ferma les yeux et entrouvrit les lèvres pour accueillir celles de Fili, douces et légères.

Ils s'embrassèrent d'abord doucement, mais Bilbo, après avoir lutté contre son désir de toucher Fili, enfin, laissa ses mains glisser des épaules pour se faufiler sous le haut du plus grand et caresser son abdomen qui l'avait tant fait fantasmer, aussi ferme et robuste qu'il l'avait imaginé. En réponse, le blond se sépara légèrement de lui pour retirer son T-Shirt, dévoilant son torse, fraichement entaillé par le couteau de William.

Il se pencha ensuite sur Bilbo et enroula ses bras autour de sa taille avant de le soulever sans effort pour le poser sur la table de la salle et reprendre le baiser en s'installant entre ses jambes.
A son tour, il laissa ses mains caresser ce corps masculin, plus ferme que doux, mais tout aussi réceptif que ce qu'il avait déjà connu, peut-être même plus, et il adora sentir la peau frissonner sous ses mains.

Le baiser prit en passion et, après avoir langoureusement joué avec les lèvres de Bilbo, Fili se sépara de lui, à court de souffle, pour le regarder dans les yeux en lui lançant un sourire ensorcelant :

— On va dans ma chambre ?

Bilbo déglutit, la gorge sèche et l'esprit tournoyant, puis il hocha la tête, incapable de croire en la tournure des évènements. Toutefois, il prit la main que le blond lui tendit et il descendit du meuble pour le suivre jusqu'à sa chambre. Fili prit soin de fermer la porte derrière eux, puis il se tourna vers le plus petit et, avec douceur, défit un à un les boutons de sa chemise avant de faire tomber le vêtement au sol. Son regard revint dans celui du journaliste et il le sonda un instant :

— Tu sais que je n'ai jamais fait ça… Avec un mec…

La voix s'était aggravée et Bilbo tressaillit, haussant les épaules sans savoir quoi répondre, si ce n'est qu'il se foutait royalement de ce détail et qu'être le premier lui plaisait plus que de raison. Ils se regardèrent encore brièvement dans les yeux, puis leur bouche se trouvèrent pour un nouveau baiser et ils se dirigèrent vers le lit aux draps sombres sur lequel ils se laissèrent tomber. Bilbo se trouva à califourchon sur Fili et, affamées, ses lèvres dérapèrent pour embrasser sa gorge, puis ses épaules et ses pectoraux, avec passion et dévotion.
Le blond se laissa faire en soupirant de plaisir, se délectant des caresses et des baisers du plus petit qui s'attarda sur sa peau.

Grisé et enfiévré, Bilbo s'évertua à découvrir chaque parcelle du torse si bien fait, dont le parfum était bien plus enivrant que tout ce qu'il avait osé rêver. Il enregistra avec dévotion les points les plus érogènes et il s'y attarda, faisant tressaillir le plus grand qui lui laissait la bride au cou en se contentant de caresser légèrement ses épaules, sa nuque ou les boucles de ses cheveux.
Partager son corps avec un homme était nouveau pour lui et il se concentrait sur les sensations que la bouche du plus jeune soulevait en lui. Mais bien vite, l'application de Bilbo porta ses fruits et attisa Fili qui, les sens exacerbés et son sang rugissant de désir pour le journaliste, échangea les positions, l'allongeant sous lui pour lui exiger un baiser passionné tout en terminant de le déshabiller avec empressement.

Il prit ensuite son temps pour le torturer de sa bouche, son souffle et ses mains, découvrant ce corps si réceptif qui répondait sensuellement au moindre de ses attouchements. Jusqu'à ce que Bilbo, submergé de plaisir et de désir, ne le supplie de le prendre, enfin.

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Eomer inspira profondément dans son sommeil. Il s'était endormi peu de temps avant la tardive aube hivernale, après avoir passé la nuit à veiller Merry qui avait oscillé entre un sommeil agité et quelques périodes d'inconscience nébuleuse.

Toutefois, maintenant que le jour était maintenant bien établi, il émergea doucement en sentant de très légères caresses courir dans la paume de ses mains, sur ses poignets et ses avant-bras et il ouvrit les yeux. Merry était allongé face à lui et il laissait distraitement ses doigts glisser sur la peau du plus vieux, son regard indéchiffrable, mais plus clair que la veille, semblait profondément perdu dans ses pensées.

Il sursauta lorsqu'Eomer bougea doucement pour refermer sa main sur celle de Merry, qu'il amena gentiment à sa bouche pour l'embrasser, comme il l'avait toujours fait.

— Comment te sens-tu ?

Le plus jeune inspira profondément en baissant les yeux et serrant la mâchoire, pressant à son tour la main du cavalier.

— Mieux. Je crois… Je… Je suis…

Il déglutit et détourna le regard en inspirant une nouvelle fois, mal à l'aise.

— Je suis désolé d'avoir débarqué comme ça, après… après tout ça… Je… Je comprends que… Tu ne…
— C'est bon, Merry. Calme toi…

Le plus jeune ne se rendit compte qu'il pleurait qu'au moment où Eomer posa un doigt délicat sur sa joue pour sécher une première larme, et, d'un geste rageur, il gomma les suivantes d'un revers de main agacé.

Mais il se laissa faire lorsque le blond passa un bras dans son dos pour l'attirer à lui et l'étreindre avec tendresse, emmêlant leurs jambes ensembles et plongeant son visage dans le creux de la gorge du plus petit qui se remit à pleurer en silence en s'agrippant de toutes ses forces aux épaules puissantes du cavalier.

— Je suis tellement désolé, Eomer… Ces derniers jours je… Je me suis rendu compte que jamais je ne t'avais encore dit à quel point je t'aime et à quel point tu es indispensable à ma vie… Et pourtant…
— Je sais, Merry… Ne te sens pas désolé pour ça… Que s'est-il passé ? Tu m'as envoyé un message… Tu m'as dit que tu ne voulais plus de moi… Tu n'as répondu à aucun de mes appels et tu m'as ignoré lorsque je suis venu chez toi… Dis moi.

Le plus jeune déglutit et il ferma les yeux en inspirant profondément, laissant l'odeur de l'homme qu'il aimait envahir ses poumons et caressant son torse nu avec dévotion.

— Je l'ai dit à mes parents… Je leur ai dit que je suis amoureux de toi, que j'avais comme projet… Si… Toi tu le voulais bien… De faire et de finir ma vie à tes côtés…

Légèrement gêné, Merry posa sa main sur celle d'Eomer, nouant leurs doigts, et il lui lança un sourire, triste et fatigué, auquel le plus grand ne répondit pas, se contentant d'écouter ce qu'il avait à dire, bien plus catastrophé que ce qu'il laissait paraître.

— Qu'ont-ils fait ?
— Ils m'ont… Forcé à t'envoyer ce message, pour rompre avec toi…
— Comment ?

Le plus jeune fit la moue en haussant les épaules et il se rallongea contre lui, fuyant son regard.

— Je ne voulais pas, Eomer, je te promets que les mots que je t'ai dit… A aucun moment je ne les ai pensé mais… Je voulais juste que cela cesse…

Comprenant que Merry ne voulait pas parler de ça, Eomer lui caressa gentiment la joue, puis la pommette avant d'aller perdre ses doigts dans les boucles douces, profondément furieux envers lui même de ne pas avoir saisi plus tôt la gravité de la situation.

— Je pensais que c'était à cause de cette histoire avec Lithoriel…
— Je sais. Tout comme je sais que s'il n'y avait pas eu cette histoire, tu serais venu.
— Je suis venu.
— Tu es reparti sans moi...
— A aucun moment je ne m'étais douté qu'il s'agissait de… Ca.

Le plus petit haussa les épaules, puis il se pressa contre son amant en soupirant de bien-être. Ils restèrent silencieux un moment, mais Eomer ne tint pas longtemps avant d'évoquer un sujet qui lui tournait en tête :

— Merry, je ne sais pas où tu en est avec ta famille, mais si tu as besoin de quoi que ce soit, financièrement ou pratiquement… Je suis-
— Ils ne m'ont pas coupé les ponts. Mon père ne veut plus me voir et, de toute manière, c'est réciproque, mais ma mère m'a promis de faire en sorte que je ne manque jamais de rien.
— Il y a une condition ?
— Elle… M'a acheté, en quelque sorte. C'est elle qui… A mis fin à tout ça. Mon père avait l'intention de tout faire pour que notre relation cesse et que je redevienne un « Brandebouc honorable », mais elle ne l'a pas accepté. Elle reste une Touque, elle tolère bien plus facilement ce qui n'est pas « traditionnel », contrairement aux Brandebouc ou aux Sacquet. Tant que je continuerai de les considérer comme mes parents, que je continu de cacher notre relation de manière à ceux que les gens de la Comté ne l'apprennent pas et que je ne porte pas plainte contre eux, elle pourvoira à tous mes besoins et même plus.
— Tu as accepté ?
— J'étais prêt à tout accepter à ce moment, sauf l'idée de ne jamais te revoir… Même s'ils décidaient de me mettre à la porte et de me couper les vivres… C'est ma mère qui m'a amené à Osgilath à l'insu de mon père.

Le plus grand hocha la tête, le regard grave, puis il enlaça Merry en posant un doux baiser sur son front, cachant remarquablement bien la fureur qui courait dans ses veines à ce moment. Une fureur qui, s'il n'y avait pas un jeune homme déboussolé dans ses bras, l'aurait conduit à prendre immédiatement la route pour la Comté et passer à tabac un certain Brandebouc trop conservateur et surtout, trop con, pour son propre bien.

oOo

Merci d'avoir lu !
J'espère que ça continu de vous plaire.

Le prochain épisode n'est pas encore écrit entièrement mais, au programme :

Des réveils difficiles et des révélations !

Lilly, désolée, j'ai oublié de te répondre la dernière fois :
Frérin et Fili n'ont qu'un an d'écart. Dis, qui, dans la fic, a une petite quinzaine d'années de plus que Thorin, a eu ses enfants plutôt jeune.
Du coup, Fili est en quatrième année d'école de géologie et Frérin (qui a redoublé sa terminale) est en deuxième année de master en Philo (ça leur fait un truc genre 22 et 23 ans). Et Thorin a 27 ans.

Après, Bilbo et Thorin ont eux aussi un gros écart d'âge: Bilbo est en troisième année à la fac (21 ans), mais ça fait très longtemps qu'ils se connaissent tous les deux et qu'ils s'entendent très bien, donc par la force des choses, malgré l'écart d'âge et les différentes personnalités, ils sont devenus des Bro.

Voilà, merci de tes reviews !

J'aimerai poser une question vis à vis de Tauriel :

Si vous la voulez en couple (elle peut très bien rester célibataire, ça lui va bien, je trouve), vous préférez avec qui ?
PS : Bien entendu, vous n'êtes pas obligés de répondre automatiquement Kili ou Légolas, il y a pleins d'autres célibataires dans cette fic !
PS2 : Elle est certainement bi (je n'ai pas réfléchi à la question) mais malgré cela, Orianne n'est pas sur la liste !