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Chapitre 2


Comme prévu Harry devait aller vivre chez Bill. Le brun regroupa donc ses affaires dans un sac ensorcelé par Hermione pour être gigantesque. En réalité le jeune sorcier n'avait pas tant de possessions que ça mais il en avait tout de même trop pour tenir dans un simple sac ordinaire. Harry était vraiment nerveux, il ne savait pas ce que ça allait donner. Il avait épousé un garçon qui lui était quasiment inconnu et maintenant il allait partir vivre chez et avec lui. Il se passa une main dans les cheveux après avoir posé son dernier objet dans le sac, c'était une photo de Sirius et lui à Noël. Tous ces bouleversements le rendaient très nerveux, il n'était pas prêt à affronter autant de changements en si peu de temps ! Après tout, il avait survécu de justesse à la mort deux fois, certains de ses amis les plus proches ainsi que certains qu'il considérait comme sa famille étaient morts...

Techniquement il aurait pu vivre dans la demeure familiale des Black, Sirius avait fait les démarches pour la lui léguer si il lui arrivait malheur mais Molly refusait qu'il y vive. Elle trouvait la bâtisse trop sinistre et pleine d'un mauvais passé bien trop sombre. La rousse avait même essayé de convaincre Harry de la vendre mais sur ce point le jeune brun était resté intraitable : il la garderait coûte que coûte car c'était le seul lieu où il pouvait se sentir proche de son défunt parrain. Et étrangement il s'y sentait chez lui lorsqu'il y était. Molly avait donc fini par baisser les bras quand elle avait vu à quel point Harry se montrait intransigeant.


Harry descendit donc dans le salon et Bill lui prit son sac :

-Je vais aller le mettre dans le coffre.

-Merci...

Molly s'approcha et le jeune homme la prit dans ses bras :

-Merci pour tout, c'est toujours un réel plaisir de venir ici.

-Merci à toi mon chéri, et tu sais que tu es toujours le bienvenu, encore plus maintenant que tu fais officiellement partie de la famille. Notre porte te sera toujours ouverte !

Le sorcier sourit d'un air légèrement mal à l'aise mais ne dit rien, il se contenta de déposer un baiser sur la joue de sa belle-mère. Cette réflexion lui fit bizarre mais il la chassa de son esprit et se redressa. Il prit ensuite tous les Weasley dans ses bras, l'un après l'autre. Les au revoir étaient toujours interminables avec cette famille ! Il eut un pincement au cœur lorsque le tour de George arriva, ça faisait toujours drôle de se dire qu'il n'y avait plus le deuxième jumeau. Bill revint et fit de même, puis le couple partit.


L'ambiance était tendue dans l'habitacle de la voiture. Le roux lança tout en gardant le regard fixé sur la route :

-D'habitude on se déplace avec la poudre de cheminette mais j'avais envie de conduire pour venir aux funérailles. Voir la route défiler ça me vide toujours la tête. J'étais loin de me douter que j'allais repartir marié, remarque.

-Je comprends... je suis désolé de devoir m'imposer à toi de la sorte. D'ailleurs je ne sais même pas si tu fréquentais quelqu'un normalement.

-Non, par chance je suis célibataire, ça tombe bien ! J'imagine la tête de la personne en face si je revenais de l'enterrement de mon frère avec un mari.

-C'est sûr que ce serait encore plus gênant que ça ne l'est déjà ! Je me demandais aussi...

-Oui ?

-Non c'est trop personnel, oublie c'est ridicule.

-T'en fais pas, pose ta question.

-Bah... tu es plutôt attiré par les hommes ou par les femmes en temps normal ? Après tout on se connaît pas donc c'est pour ça que je me posais la question.

-Ah... oui... hum... j'ai déjà essayé les deux si tu veux savoir. Mais j'ai une préférence pour les hommes, et toi ?

-Moi je ne m'étais jamais posé la question. Je suis sorti avec Cho pendant mes études donc j'imagine que ça veut dire que j'étais plutôt attiré par les filles.

-Tu sais c'est pas parce que ma mère nous a obligés à nous marier que tu dois devenir gay. Je te rappelle que c'est un mariage de convenance et qu'on a passé un accord.

-Je sais oui, mais tu te doutes que ça peut soulever des questions !

-Bien sûr oui, ça va aller ne t'en fais pas.

Bill lui sourit rapidement avant de reporter son attention sur la route. Harry soupira :

-Les choses auraient été si différentes si Voldemort n'avait pas existé, si il n'avait pas tué mes parents...

-Oui, mais si c'était le cas certaines vies n'auraient même pas vu le jour, certains couples ne se seraient peut-être jamais formés dans le passé tu ne crois pas ?

-Si, j'imagine que tu as raison.

Harry observa le paysage qui défilait sous ses yeux. Il n'était pas très à l'aise, il avait posé une question beaucoup trop personnelle à Bill et il s'en voulait. Il s'en voulait aussi car c'était peut-être le fait de savoir que Bill était plutôt attiré par les garçons qui le mettait si mal à l'aise, il le jugeait sur un choix personnel ce qui ne devrait pas arriver. Bill lança sans le regarder :

-Je sais à quoi tu penses, tu n'as pas à être mal à l'aise. C'est pas parce que je préfère les hommes que je vais te sauter dessus. Comme je te le rappelle, on a passé un accord et tout ça sera vite fini. Donc ne t'en fais pas, ça va aller. Il faut que tu te détendes, que tu laisses couler, laisse-toi porter par le courant et tout sera beaucoup plus facile.

Harry hocha la tête, plus gêné que jamais. Après tout, Bill avait réussi à lire en lui comme dans un livre ouvert.


Bill finit par se garer devant une magnifique maison. Le voyage s'était fait dans le silence le plus complet après que Bill ait deviné les pensées d'Harry, même lorsqu'ils s'étaient arrêtés pour le déjeuner. Les deux hommes descendirent et Bill fit faire le tour de la maison à Harry. Le brun s'installa dans la chambre d'amis qui serait la sienne à présent. Le jeune homme installa ses affaires et soupira, tout était vraiment très compliqué. Il ne se sentait pas chez lui ici, il n'avait rien à faire dans cette maudite maison. Il se laissa tomber sur le lit et soupira en regardant le plafond. Il était totalement perdu et ne savait pas comment agir. Le brun aurait pu tuer pour boire une bièraubeurre à cet instant précis. Il entendit Bill qui s'activait dans la maison sans réussir à distinguer précisément ce qu'il faisait. Il finit par se lever et par ouvrir la fenêtre en grand, il manquait d'air.


Bill faisait les cent pas, il allait devenir fou à ce rythme. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi sa mère avait fait ça, ils étaient obligés de vivre ensemble alors qu'ils s'étaient vus à peine deux fois avant leur mariage forcé. Le roux soupira et mit la bouilloire en route, un bon thé lui ferait du bien, c'était une concoction spéciale qu'une amie lui avait faite. Bill remplit sa tasse une fois que la bouilloire siffla pour annoncer que l'eau était chaude. Il s'assit sur le canapé, de la fenêtre il avait une vue imprenable sur de la verdure. Sa maison n'était pas pile dans le centre de Londres, elle était légèrement excentrée, ainsi il avait un peu plus d'air pur, un peu plus de calme. Le roux avala une bonne gorgée de l'infusion. Il se brûla la gorge mais il s'en moquait, ça lui faisait du bien, ça l'apaisait. Il continua de regarder dehors et termina sa tasse. Un peu plus tard il commença à préparer le dîner, il faudrait bien qu'ils mangent au bout d'un moment. Il alla finalement chercher Harry :

-Le dîner est prêt.

-Merci, je meurs de faim.

Les deux hommes s'installèrent à table et Bill demanda :

-Pourquoi tu as rompu avec Cho ?

-C'est elle qui m'a quitté quand Ombrage a remplacé Dumbledore... la pauvre elle n'arrivait pas à supporter la pression. Et je crois qu'au fond nous n'étions peut-être pas si amoureux que ça. Tu sais ce que c'est le premier amour, on s'emballe on s'emballe mais au final les vrais sentiments on ne sait même pas ce que ça signifie.

-J'ai connu ça oui, mais la première amourette reste toujours une expérience merveilleuse, un fantastique émoi, un souvenir unique. Il faut chérir ce souvenir et prendre leçon de nos actes et erreurs passés.

-C'est sûrement vrai.

Ils finirent de manger sans rien dire, les deux hommes étaient vraiment très gênés par toute cette situation. Bill se racla la gorge avec inconfort et lança :

-A partir de demain tu seras plus tranquille pour prendre tes marques car je reprends le travail. De toute façon bah fais comme chez toi puisque c'est le cas provisoirement.

-D'accord, c'est gentil.

-De rien c'est normal.

Ils échangèrent un sourire timide et Harry retourna dans sa chambre.


Le lendemain le brun entendit le roux partir au boulot. Il resta dans le lit un moment avant de se lever, comme si il avait attendu pour être sûr que Bill ne ferait pas demi-tour pour revenir à la maison. Il fit le tour de la maison puis prit son petit-déjeuner. Après ça le brun s'habilla et partit découvrir les environs de la maison. Celle-ci était dans une petite banlieue paisible sans histoires. Il y avait un petit bois traversé par un petit ruisseau à la sortie de ladite banlieue. Harry s'y promena donc et s'arrêta lorsqu'il vit un cerf un peu plus loin. Il sourit, l'animal était si majestueux avec son port de tête altier, ses puissants bois et son magnifique pelage. Le cerf tourna la tête vers Harry et finit par partir d'un pas tranquille. Le sorcier continua sa promenade et arriva au bord du ruisseau. Il s'assit et observa l'eau. De petits poissons nageaient tranquillement au fond, zigzagant entre les petites pierres. Soudain la vision de Sirius allongé au bord du lac, attaqué par le Détraqueur lui revint à l'esprit. Le brun sentit des larmes couler sur ses joues, c'était un souvenir si douloureux. Il avait sauvé la vie de son parrain ce jour-là, mais ça n'avait pas empêché de le perdre un peu plus tard. Il resta assis pendant un long moment à pleurer, il n'aurait même pas su dire combien de temps exactement. Toutefois le soleil commença à décliner et Harry décida qu'il était temps de rentrer. Il retourna donc jusqu'à la maison de Bill et entra. Le roux était assis dans le canapé, à regarder dehors. Il se tourna vers lui lorsqu'il entra :

-J'étais inquiet, tu aurais dû laisser un mot.

-Oui désolé, je n'ai pas vu le temps passer quand j'admirais la nature.

-Je comprends, mais je me suis inquiété. J'ai tout de suite pensé à comment ma mère allait me tuer quand elle allait apprendre que tu avais disparu dès le lendemain de ton installation ici !

Harry gloussa :

-C'est vrai que ta mère ne te laisserait pas t'en sortir si facilement si je disparaissais.

-Ca tu peux le dire !

-Je suis désolé de ne pas t'avoir prévenu.

-Ce n'est rien... tu as pleuré ?

-Hein ? Euh... non tout va bien, ne t'en fais pas.

Le roux lui sourit et partit préparer le dîner, faisant comme si il n'avait pas deviné que le brun lui mentait. Harry demanda en se grattant nerveusement l'arrière de la tête :

-Comment s'est passée ta journée ?

-Très bien merci, le travail habituel à Gringotts. Les Gobelins sont insupportables, comme toujours.

-C'est vrai qu'ils ne sont pas des plus sympathiques du peu que je les connais. Les rares fois où j'en ai vus, ils se sont montrés affreux envers moi mais c'était peut-être parce qu'ils ne me connaissaient pas.

-Je te rassure ils sont horribles avec tout le monde, même ceux qu'ils connaissent depuis longtemps. J'y travaille depuis quelques années maintenant et ils me détestent toujours autant, bien que je fasse un excellent travail !

Le brun ricana :

-Ça me rassure, j'ai pensé que j'avais fait quelque chose de mal.

-Non, ils sont vraiment affreux, mais même entre eux ne t'en fais pas.

-Je sais mais c'est quand même horrible. Je ne comprend pas...

-Mais on ne peut pas leur retirer qu'ils sont très doués quand il s'agit de protéger l'argent !

-En effet. En parlant de ça, j'aimerais contribuer aux frais tant que je suis là.

-Garde ton argent.

-J'insiste, j'habite ici alors il est normal que je paye une partie des frais tant que je serai là.

-Je refuse Harry, mais c'est très gentil de me l'avoir proposé.

Le brun fit la moue, il aurait voulu que Bill accepte son offre, ça lui aurait permis de se sentir plus à l'aise ici. Il demanda :

-Est-ce que tu as besoin de quoi que ce soit dans la maison sinon ? Ça me ferait plaisir de l'acheter.

-Harry, tu n'as rien à payer.

-Mais ça me ferait plaisir. Et je trouve ça normal !

-C'est très gentil à toi.

Bill plongea ses yeux clairs dans ceux d'Harry :

-Tu pourras me payer le restaurant un jour si tu veux.

-D'accord, marché conclu.

Ils échangèrent un sourire et finirent de manger. Bill demanda :

-Tu veux regarder la télé ?

-Si tu veux, mais ne te sens pas obligé si tu es fatigué par ta journée de travail.

-Ça va aller, j'arriverai à gérer, ne t'en fais pas. Les journées ne sont pas épuisantes au point que je tombe de sommeil en rentrant du travail.

Les deux hommes s'installèrent donc dans le salon et regardèrent la télé. Après ça ils allèrent coucher chacun de leur côté. Lentement mais sûrement ils trouvaient des terrains d'entente, des goûts communs. Ce soir ils s'étaient surpris à aimer les mêmes genres de films et les mêmes acteurs. Même si leur mariage n'était qu'une mascarade, les deux jeunes hommes étaient heureux de voir qu'ils pourraient être amis, ce serait un très bon début.


Les jours suivants, Harry essaya de réfléchir à un moyen d'être utile à la maison. Il ne voulait pas rester à rien faire alors que Bill allait travailler. Après tout, Harry n'avait pas d'emploi et il détestait ça, il avait l'impression d'être complètement inutile. Le brun fit le ménage de la maison et prépara le dîner. Lorsque Bill arriva il fut surpris de sentir une délicieuse odeur de nourriture. Il fronça les sourcils et entra dans la cuisine :

-Ça sent vraiment bon.

-Merci, c'est ta mère qui m'a donné la recette. J'espère juste que mon gratin de courgettes sera aussi bon que le sien.

-Ça ne fait aucun doute. Le fait que tu aies fait l'effort de le préparer lui donne déjà un très bon goût.

Harry rougit devant le compliment du roux, ça lui arrivait si rarement d'en recevoir. Il éteignit le gaz lorsqu'un hibou se posa sur le rebord de la fenêtre. Le brun ouvrit le carreau, caressa la tête du volatile et prit l'enveloppe qu'il tenait dans son bec. L'oiseau ferma les yeux, profitant de la caresse du sorcier. Harry vit son nom sur l'enveloppe et arqua un sourcil :

-C'est bizarre je n'attendais pas de courrier.

Il sortit la lettre et la lu à voix haute :

« -Mon cher Harry,

J'espère que tout se passe bien entre Bill et toi. J'imagine qu'en tant que jeunes mariés vous nagez dans le bonheur. Je me félicite de vous avoir fait vous marier, vous formez un couple magnifique.

Je t'envoie cette lettre car ici tout se passe bien. George recommence à sourire, même si c'est toujours rare, Ginny termine ses études, Ron et Hermione sont très amoureux, je pense que ce n'est qu'une question de temps avant qu'on apprenne qu'ils sont fiancés. Arthur travaille beaucoup au Ministère mais ça lui fait du bien, ça l'aide à faire son deuil. De mon côté je continue de tenir la maison, ça m'aide aussi à moins réfléchir.

J'ai changé les meubles de place, ça donne l'impression que ce n'est plus la même maison et ça fait du bien. Comme ça je vois moins les choses que Fred faisait à tel ou tel endroit. Les meubles sont les mêmes mais puisqu'ils ne sont plus au même endroit ils paraissent différents.

J'espère que je vous verrai bientôt, pourquoi ne viendriez-vous pas dîner à la maison un soir ? Ou peut-être qu'on pourrait venir vous voir chez vous ? Quoi qu'il en soit j'espère que tout se passe bien pour vous les tourtereaux.

À bientôt mes chéris.

Je vous embrasse fort.

Molly. »

Bill soupira :

-Tu peux lui dire qu'on ira chez eux. Je n'ai pas envie que ma mère vienne ici, car sinon ça nous forcerait à faire chambre commune ce qui serait encore plus embarrassant.

-Je sais oui, je lui répondrai après le dîner. En attendant, goûtons et critiquons mon gratin.

Le roux gloussa et Harry les servit. Ils commencèrent à manger et le brun hocha la tête :

-Je trouve que c'est pas trop mal pour une première fois !

-C'est même très bon. Tu es doué Harry, la première fois que j'ai cuisiné je n'ai même pas réussi à faire cuire des pâtes correctement. Toi tu te lances dans un gratin de courgettes et tu t'en sors à merveille ! Tout est merveilleusement cuit, la sauce est parfaite, crois-moi c'est délicieux.

Ils finirent de manger et Harry décida de répondre à la lettre de Molly tout en regardant la télé. Bill le regardait faire en souriant, adossé au canapé. Il avait replié une de ses jambes sur le genou de l'autre et avait passé son bras sur le dos du canapé. Le brun demanda tout à coup car il n'avait toujours pas écrit une ligne :

-A ton avis qu'est-ce que je dois mettre ? Je dois écrire qu'on est très heureux ? Qu'on vit un rêve éveillé ? Je ne sais pas trop quoi écrire.

-Fais dans la simplicité. Un mensonge mais qui fasse crédible.

-D'accord alors euh... que penses-tu de ça ?

« Chère Molly,

Je suis content d'avoir reçu votre lettre. Ici tout se passe bien, nous apprenons à vraiment nous connaître. Nous prenons notre temps, nous préférons faire comme ça. Nous prenons doucement nos marques, nous apprenons à cohabiter et à vivre avec les petites habitudes de l'autre. Ce soir j'ai cuisiné pour la première fois, j'ai fait votre fameux gratin de courgettes. C'était un vrai régal, Bill m'a fait de nombreux compliments et je dois bien avouer que c'est grâce à votre recette.

Je suis content d'apprendre que les choses s'arrangent légèrement pour vous tous au Terrier. La perte de Fred est toujours très douloureuse pour nous tous, mais nous essayons de faire avec. Il faut chérir les souvenirs que nous avons de lui et faire en sorte que ça nous rende plus forts au lieu de nous faire du mal.

Je pense aussi que des fiançailles ne tarderont pas à arriver entre Ron et Hermione, ils sont faits l'un pour l'autre et j'espère qu'ils seront très heureux ensemble.

J'ai hâte de voir les nouveaux aménagements que vous avez fait dans la maison et je serai ravi de venir les voir dès que possible. Le week-end prochain serait un excellent créneau pour venir dîner avec vous je pense. Surtout n'hésitez pas, si vous avez besoin de quoi que ce soit dans la maison je vous le paierai avec plaisir pour apporter ma contribution à la maison familiale.

Je vous embrasse et vous dit au week-end prochain.

Affectueusement.

Harry. »

Bill hocha la tête et sourit :

-Oui c'est très bien.

-Tant mieux, j'avoue que je n'ai plus tellement l'habitude d'écrire des lettres.

Il plia la lettre et la plaça dans l'enveloppe. Il écrivit l'adresse et retourna auprès du hibou qui patientait calmement tout en grignotant la friandise que lui avait donné Harry avant de dîner. Le hibou prit délicatement l'enveloppe dans son bec et s'envola. Harry referma la fenêtre et revint dans le canapé. Bill tourna la tête et lui sourit :

-Voilà une bonne chose de faite. Le week-end prochain c'est un bon compromis, c'est très bien.

-Merci, c'est ce que j'ai pensé en effet.

-En tout cas merci, tu ménages beaucoup ma mère.

-Elle est la mère que je n'ai jamais eue, c'est normal que je prenne soin d'elle. Elle a toujours été si bonne avec moi.

Le roux eut un sourire en coin et regarda à nouveau la télé, il adorait entendre ça, ça lui faisait chaud au cœur. Il avait toujours espéré que la personne avec qui il se marierait accepterait sa famille comme la sienne, et c'était le cas d'Harry, dommage que ce mariage ne soit que pacotille. Le destin jouait parfois de très mauvais tours lorsque l'on ne s'y attendait pas.