Moi : Salut tout le monde ! OUI JE SAIS, JE SUIS TRÈS EN RETARD, PARDOOOON TT_TT

Kyoya : C'est quoi ton excuse cette fois ? -_-

Moi : J'ai eu des problèmes perso, ça m'a mis en retard sur mon écriture. Mais rassurez-vous, c'est réglé et je vais mieux X)

Ryuga : Ah c'est pour ça que tu avais l'air au bout de ta vie mardi ?

Moi : Oui… Mais comme j'ai dit, ça va mieux ! n_n

Chris : Je sens qu'en plus, le chapitre a pas dû aider XD

Moi : Ce chapitre a effectivement été plutôt dur à écrire, j'ai failli pleurer moi-même en écrivant parce que je suis un petit cœur d'artichaut, mais rassurez-vous, ça va s'arranger à la fin ^^

Ryuga : Je confirme, t'as épargné personne à l'écriture.

Moi : C'est le drama et les feels… ^^'

Kyoya : Je sens que je vais pas aimer ce chapitre moi…

Moi : T'inquiète Kyo, on va survivre ! XD

Chris : Bon, moi je fais les disclaimers ! Wonderinn ne possède ni MFB ni BeyBlade Zero-G ! ^^

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde, essayez de pas pleurer ^^'


Réponse aux reviews :

Komachu : MDR, Kyoya le psy de Chaoxin ! « Alors allongez-vous et racontez-moi vos problèmes » XD
Oui bah Dashan est hypnotisé par le pouvoir de la mignonnerie de Sakyo, c'est pas sa faute ! XD

Marius X Maldeka : Nani ? J'ai regardé une vidéo sur l'univers de FNAF au cinéma il y a genre deux semaines, et apparemment Scott a ENCORE refusé le scénario… Quel bordel cette histoire XD
C'est vrai que voir Chaoxin comme ça, c'est pas habituel, et ça m'a beaucoup touché et plu de l'écrire comme ça n_n
C'est le plus important oui, dans un couple il faut parler, mais c'est pas toujours facile malheureusement… Si c'était facile, les conseillers conjugaux auraient moins de boulot XD
P.S : (Moi : Je vais voir Love Cook débarquer d'un moment à l'autre, on va encore se marrer ici ! Law : On a pas la même notion de rigolade… Zoro : *râle dans son coin*)

Coolio : Dashan loves Chaoxin so much, but with Sakyo's birth, well things changed a little bit… But they just need to talk, and everything will be good again ! ^^


Debout en haut des marches de l'escalier de la maison, Ryuga regarde la porte entrouverte de la chambre de son fils avec le plus intense et étouffant sentiment de culpabilité qu'il n'ait jamais éprouvé. Il a l'impression que son cœur refuse de continuer à battre, qu'il est coincé en position contractée, et ça fait horriblement mal… Il vient tout juste de reprocher à Kyoya de ne pas penser à leur fils quand il part s'entrainer, mais au final il n'est pas mieux que lui. Il avait complètement oublié que Sakyo les entendrait inévitablement s'engueuler, il n'a pas pensé à lui épargner ça, et maintenant le petit garçon doit être inconsolable, lui qui avait déjà entendu leur petit accrochage le matin même et qui s'inquiétait que ses papas puissent être fâchés. Et là, pour le coup, Ryuga est effectivement très fâché contre Kyoya, mais l'inverse n'est pas réciproque… L'inverse est loin d'être réciproque.

Le cœur toujours littéralement serré dans sa poitrine, l'empereur dragon s'approche de la porte de la chambre de Sakyo en silence, comme s'il n'osait même plus respirer, ce qui est un peu le cas, et il se rend compte en tendant la main vers la porte coulissante entrouverte qu'il est en train de trembler comme une feuille. Il n'a jamais été si mal, jamais… Il est tellement mal qu'il a la sensation d'avoir la nausée…

Tout tremblant donc, le blanc fait complètement coulisser la porte de la chambre pour pouvoir entrer. La pièce serait plongée dans le noir si Sakyo n'avait pas allumé sa lampe à lave rouge, la seule autre source de lumière étant les lampadaires dans la rue et dont on voit la lueur à travers la fenêtre. Mais…pour cette heure, ce n'est pas normal que Sakyo reste dans la seule lumière de sa lampe à lave. Il est à peine 20H, le petit garçon n'a même pas encore mangé, alors pourquoi il éteindrait la lumière du plafonnier et allumerait sa lampe à lave ? Le petit garçon aux cheveux rouges ne fait ça qu'une fois qu'il est l'heure d'aller se coucher, pas à une heure pareille. La réponse à cette question est simple : Sakyo a éteint son plafonnier et allumé sa lampe à lave parce que la lueur rouge provenant de cette lampe qui lui fait office de veilleuse le rassure et le réconforte. Et Ryuga le sait.

Se sentant de plus en plus coupable et mal, le dragon cherche désespérément du regard son fils, ses yeux ayant du mal à s'habituer à la pénombre de la pièce comparé au pallier où il était juste avant. La lampe à lave n'éclaire pas beaucoup, sa lumière est surtout réconfortante. Les yeux dorés de Ryuga finissent par tomber sur une petite silhouette cachée sous le bureau de la chambre, et cachée est vraiment le mot. La chambre est déjà sombre, mais sous le grand bureau en bois c'est encore plus sombre. Cette fois, le blader de L-Drago se précipite pratiquement vers le bureau et met un genou à terre pour être à la hauteur du petit garçon. Maintenant plus près, ce qu'il voit achève de lui fendre le cœur.

Sakyo est replié contre le mur sur lequel est appuyé le bureau, serrant de toutes ses forces son doudou Yami dans ses bras, et le fait qu'il ne fasse aucun bruit alors qu'il est clairement en train de pleurer n'est en aucun cas un bon signe. On ne pleure en silence que si l'on a vraiment mal, si la douleur qu'on ressent nous laisse sans voix mais pas sans larmes. Les enfants ne sont pas censés pleurer comme ça, ils ne devraient jamais ressentir assez de douleur pour pleurer sans bruit. Jamais… Ryuga reste paralysé quelques secondes face à cette situation, incapable de dire ou de faire quoi que ce soit, se contentant de regarder son fils en boule sous ce bureau. Il a vraiment l'impression que la douleur lui compresse littéralement le cœur, alors que bien sûr c'est physiquement impossible. Comment cette journée a-t-elle pu déraper à ce point ?

-Sakyo… ? Appelle doucement le blanc, sa voix portant à peine, ce qui n'est vraiment pas habituel chez lui. Mon ange… Sors de sous ce bureau s'il te plait, viens…

-P-Papa… répond le petit garçon, la voix brisée par les sanglots, ne tournant pas la tête vers Ryuga mais vers le mur. J-Je préfère rester là…

-Je sais que tu as peur mon cœur, je le sais…mais c'est fini, je te promets que c'est fini… dit le dragon en tendant sa main vers son fils, sentant un nœud se former dans sa gorge et des larmes monter dans ses yeux. De voir Sakyo dans cet état et de savoir qu'il est en responsable, c'est le chose la plus douloureuse que le blader à la mèche rouge n'ait jamais vécu.

Finalement, le besoin de Sakyo d'être réconforté et rassuré se fait plus fort que la peur qu'il a pu ressentir en entendant ses parents se disputer si fort, et il prend la main de son papa tout en rampant hors de sous le bureau pour aller se réfugier dans ses bras, serrant toujours Yami contre lui. Ryuga ne se fait pas prier pour serrer son petit garçon dans ses bras, lui frottant le dos pour le réconforter tout en lui murmurant que c'est fini et que tout va bien. Non, tout ne va pas bien, mais tout ce que l'empereur dragon veut actuellement, c'est que Sakyo arrête de pleurer et qu'il se calme. Ce n'est clairement pas le moment de lui dire la vérité, il ne va jamais se calmer sinon…

Tout en réconfortant son fils dans ses bras, Ryuga se relève et va s'assoir sur le lit de Sakyo, s'installant plus confortablement pour calmer son petit garçon. Au fil des secondes, Sakyo se calme, arrêtant progressivement de pleurer, mais il reste tout de même serré contre son papa et son expression demeure emplie de tristesse.

-Ça va un peu mieux mon ange ? Demande le blanc en passant sa main dans les cheveux rouges de son fils.

-Un peu oui… répond le petit garçon en essuyant ses yeux avec la manche de son t-shirt. Papa… Vous êtes fâchés avec dad cette fois, pas vrai ?

-C'est compliqué mon grand… soupire Ryuga, la main toujours les cheveux de Sakyo.

-Mais vous avez crié tellement forts tous les deux, surtout toi… dit Sakyo d'une toute petite voix, les larmes remontant à nouveau dans ses yeux. C'est jamais arrivé avant… Papa… Vous…vous ne vous aimez plus… ?

Ryuga a la sensation que son cœur loupe plusieurs battements en entendant ces mots sortir de la bouche de son fils. Ils…Ils se sont engueulé tellement forts que Sakyo en est arrivé à penser qu'ils pourraient ne plus s'aimer… ? Leur dispute était violente à ce point ? L'empereur dragon s'est bien rendu compte pendant la dispute elle-même que c'était violent, mais il n'avait pas percuté que de l'extérieur c'était encore pire…

-Non, bien sûr que non mon cœur, ne t'inquiète pas… le rassure le blanc en souriant doucement, lui faisant doucement lever la tête pour qu'il le regarde. Au contraire, c'est parce qu'on s'aime qu'on est capable de se disputer si fort que ça…

-Je comprends pas papa… répond Sakyo en fronçant les sourcils, ne comprenant effectivement pas le concept.

-Quand on s'aime vraiment, on s'inquiète pour la personne qu'on aime, et parfois ça entraine des disputes, explique Ryuga, faisant en sorte que ses mots soient simples pour que son fils comprenne. Et parfois, quand c'est un sujet vraiment important, eh bien ça donne de grosses disputes. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne s'aime plus, même si on se met en colère. Ce n'est pas de la mauvaise colère, c'est de la colère teintée d'inquiétude. Et l'inquiétude, ça met à fleur de peau… Moi ça me rend agressif, je le sais…

-Papa… Pourquoi vous vous êtes disputés avec dad ? Demande le petit garçon. Il a fait quelque chose qui t'a inquiété… ?

-Oui mon ange… Tu vois, j'aime dad du plus profond de mon cœur, mais il a des défauts qui me rendent un peu fou, et le pire qu'il doit avoir c'est qu'il ne sait pas se poser de limites au niveau de ses entrainements. Il n'hésite pas à se mettre en danger, et moi ça m'inquiète parce que j'ai peur qu'un jour il se fasse quelque chose de grave… Ça lui est déjà arrivé de se blesser sérieusement, et rien qu'à l'idée que ça arrive encore j'ai des sueurs froides. Mais… Il n'aime pas que je lui dise ça… Ses entrainements, il y tient, c'est son identité de blader, mais j'ai l'impression que quand il part s'entrainer et qu'il ne fait pas attention à lui, il ne pense qu'à lui et pas aux gens qui l'aiment et qui se font du souci pour lui… Il ne pense pas qu'il peut me blesser…

Les yeux de Ryuga partent dans le vide alors qu'il dit ça, et Sakyo le voit. Le dragon vient de dire tout ce qu'il a sur le cœur, et le petit garçon sent dans la voix de son papa que ce qu'il dit est important. C'était une longue explication, et Sakyo prend du temps pour réfléchir à chaque mot, voulant être sûr de comprendre.

-Je comprends papa… finit par dire le petit garçon, se blottissant un peu plus contre lui. Sakyo sent qu'au fond de lui, son papa a besoin de réconfort aussi. Si j'avais su, je me serais aussi fait du souci pour dad…

-Oh mon cœur, ce n'est pas à toi de t'inquiéter pour lui… rétorque le blader de L-Drago en souriant, trouvant son fils adorable. Même triste, Sakyo trouve le moyen de vouloir le réconforter, ce gamin est vraiment un ange. C'est mon boulot ça.

-Mais je l'aime, alors c'est normal que je m'inquiète pour lui ! Réplique Sakyo d'un air déterminé et convaincu. Je veux pas qu'il se blesse, et je veux pas que vous vous fâchiez tous les deux parce qu'il fait l'égo…l'égo… Papa, quelqu'un qui ne pense qu'à lui, c'est un égoïste, c'est ça ?

-Oui mon grand, c'est ça, glousse Ryuga, un peu amusé. Tu sais, dad sait pertinemment qu'il est souvent égoïste, et je te promets qu'il essaie de se soigner, mais…les mauvaises habitudes ont la vie dure.

-Si c'est moi qui lui dis, tu crois que ça l'aidera ?

-Si tu lui dis qu'il est égoïste et qu'il doit changer ça, tu veux dire ? Eh bien, si c'est toi qui lui dis ça, il risque d'être triste que même toi tu aies remarqué son vilain défaut, mais ça le motivera sans doute à faire des efforts.

Sakyo hoche la tête d'un air déterminé, et le contraste entre cette expression sur le visage du petit garçon et le fait qu'il a encore les yeux rouges à cause des larmes qu'il a versées et les traces de ces mêmes larmes séchées sur ses joues est assez étonnant. Ryuga est rassuré que son fils aille mieux, il a bien cru qu'il allait mourir de culpabilité à force de le voir malheureux…

Mais alors que tout semble enfin s'arranger, des bruits de pas se font entendre dans les escaliers. Kyoya est en train de monter à l'étage… En comprenant ça, l'empereur dragon ne peut s'empêcher de déglutir. Si son petit-ami monte alors que lui était censé s'être isolé dans leur chambre, c'est soit qu'il veut lui parler alors qu'il lui avait justement dit qu'il ne voulait plus lui adresser la parole, soit qu'il est venu chercher Sakyo pour le faire manger. Dans les deux cas, ils vont se retrouver nez à nez et ça met Ryuga très mal à l'aise. Quand on vient tout juste de s'engueuler avec quelqu'un et qu'on se retrouve à nouveau face à face avec ce quelqu'un à peine quelques minutes après l'engueulade, un énorme malaise très lourd s'installe généralement. Et si ce n'est pas un malaise, c'est une tension très électrique, ce qui n'est pas vraiment mieux.

Avec appréhension, le dragon écoute le bruit des bottes de Kyoya sur le parquet du couloir de l'étage mais il les entend s'arrêter assez tôt…juste devant la porte ouverte de la chambre de Sakyo. Alors il est venu chercher leur fils pour le dîner… Rien qu'en imaginant le malaise qui va s'installer, Ryuga éprouve une immense envie de disparaitre, alors que pourtant ce n'est pas dans ses habitudes d'avoir envie de se défiler. Si le blanc est si mal à l'aise à l'idée de se trouver à nouveau face à sa moitié, c'est parce que les dernières choses qu'il lui a dites ont légèrement dépassé ses pensées… Le fait de ne plus vouloir adresser la parole à Kyoya et de carrément dormir ailleurs que dans leur lit, Ryuga ne le pensait pas réellement. Il était juste en colère et il voulait être seul…

-Sakyo, mon cœur, descends dîner s'il te plait… dit le lion en entrant dans la chambre, d'une voix…étrange. Il est déjà un peu tard, il faut que tu manges…

Interpellé par la voix bizarre de Kyoya et le fait qu'il ne semble même pas l'avoir vu alors qu'il est assis sur le lit de leur fils avec celui-ci dans les bras, Ryuga tourne la tête vers l'encadrement de la porte, l'air interrogateur, et reste littéralement sa voix quand ses yeux se posent sur son petit-ami, sa bouche formant un O presque parfait mais aucun son ne sortant de sa gorge. Kyoya ne risque pas de le voir assis sur le lit avec Sakyo, il a la tête baissée et il est en train de s'essuyer les yeux avec sa manche. Il l'a fait pleurer, c'est aussi pour ça que sa voix est bizarre… Une nouvelle fois, le blader aux yeux dorés se sent envahi par un intense sentiment de culpabilité. Il a fait pleurer le vert, et pour le faire pleurer, il faut vraiment y aller. Il l'a blessé… Cette unique pensée tourne dans la tête de Ryuga, comme prononcée par une voix accusatrice. Certes, Kyoya l'a blessé lui aussi à tout prendre à la légère et surtout à ne pas tenir ses promesses, mais ce n'était en aucun cas une raison pour le blesser en retour…

Sakyo a lui aussi bien remarqué que son dad n'est pas bien, il sait par expérience que quand on se cache le visage dans ses mains ou contre un bras c'est pour étouffer des sanglots, et ça lui donne à nouveau envie de pleurer. Il n'aime pas voir ses parents fâchés et malheureux à cause de ça, ça fait trop mal… Ils s'aiment, ils ne devraient pas se crier dessus et après pleurer chacun dans leur coin ! Ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer ! Ce n'est pas comme ça que ça mérite de se passer…

-Dad ! S'exclame le petit garçon en sortant des bras de Ryuga pour aller s'accrocher à la taille du blader de Léone. Dad, ne pleure pas…

-C'est rien mon grand, c'est juste… commence à dire Kyoya, prêt à inventer une excuse pour justifier ses larmes sans inquiéter son fils, mais il se stoppe en croisant le regard rougi de Sakyo. S-Sakyo, tu as pleuré… ?

-Voui… répond Sakyo, baissant les yeux comme si c'était une bêtise d'avoir pleuré et qu'il avait peur de se faire gronder. Je vous ai entendu vous disputer papa et toi, ça m'a rendu triste et ça m'a fait peur parce que vous criiez fort…

En comprenant que Sakyo a tout entendu de l'altercation assez violente entre l'empereur dragon et lui, car tout comme sa moitié il avait oublié que ça allait forcément arriver, Kyoya reste bouche bée quelques secondes avant de se mettre à rire, mais c'est le rire de quelqu'un qui ne rit que pour tenter de contenir ses larmes. Ça ne marche d'ailleurs pas très bien…

-Hahaha, on dirait que je fais vraiment tout de travers aujourd'hui, dit le vert, des larmes dévalant à nouveau ses joues, passant sur ses cicatrices en forme de croix, alors que pourtant il sourit. C'est presque pire de voir quelqu'un sourire en pleurant quand ce sont bien des larmes de tristesse que la personne verse et non pas des larmes de joie. J'suis nul, je fais mourir d'inquiétude mon mec et je fais pleurer mon fils… Pardonne-moi mon ange, je suis vraiment nul…

Avant même que Sakyo n'ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, l'adolescent se laisse pratiquement tomber à genoux sur le parquet et attire le petit garçon dans ses bras, ne faisant que lui demander pardon en boucle tout en le serrant contre lui. Sakyo n'est clairement pas habitué à voir son dad, d'habitude si fort et taquin, dans cet état, et le voir triste ça le rend triste aussi. Et bien qu'il essaie de toutes ses forces de rester fort et de ne pas pleurer, le petit garçon craque assez vite et fond à nouveau en larmes, se serrant contre Kyoya.

Toujours assis sur le lit, et le lion n'ayant toujours pas remarqué sa présence, Ryuga n'est plus qu'un immense tas de culpabilité et de regrets et lui aussi doit lutter contre ses propres larmes. À voir Kyoya s'effondrer comme ça, croulant lui aussi sous la culpabilité, le blanc réalise qu'il est allé VRAIMENT trop loin dans sa colère. Merde, il n'a jamais vu sa moitié comme ça ! Kyoya ne s'effondre pas, parce que Kyoya est Kyoya ! Il a un mental en acier trempé…mais uniquement quand il s'agit de BeyBlade et de la carapace qu'il se construit pour se rendre inaccessible auprès des gens qu'il ne connait pas… Ce mental de battant n'existe plus quand il s'agit des gens qu'il aime… Comme le dit le proverbe, les gens qui vous aiment le plus sont aussi ceux qui sont susceptibles de vous faire le plus de mal…

Si seulement Ryuga pouvait remonter le temps, revenir quelques minutes en arrière et ne pas s'engueuler avec le blader aux yeux bleus… Lui gueuler dessus, le piquer sur sa fierté et lui dire des horreurs, c'était évident que ça n'aiderait pas et que ça leur ferait juste du mal à tous les deux, mais l'empereur dragon était tellement en colère et blessé qu'il n'a pas su se contrôler… Il est tout autant fautif que Kyoya dans cette dispute, ils ont tous les deux leurs torts, et maintenant ils sont tous les deux blessés et malheureux de par leurs actions, et la cerise sur le gâteau c'est que ça se répercute sur leur fils, qui lui n'a rien à voir là-dedans. Mais quelle soirée de merde…

Ne supportant plus de voir les deux personnes qui comptent le plus dans sa vie dans un état pareil, Ryuga se lève du lit de son fils et vient s'incruster dans l'étreinte, Sakyo se retrouvant donc entre ses deux parents. En sentant des bras passer autour de lui, Kyoya sursaute, ce qui est logique puisqu'il n'avait pas remarqué la présence du blanc, et des sueurs froides courent le long de son dos. Il a tout fait de travers, il doit lui demander pardon, mais est-ce que Ryuga acceptera seulement de l'écouter… ? Il doit au moins essayer… Mais pas devant Sakyo, ça ne le concerne pas et il en a déjà bien trop vu.

-Mon cœur, descends dans la cuisine, on va pas tarder à te rejoindre pour le dîner… dit le lion en essuyant encore une fois ses larmes avec sa manche. Il commence vraiment à se faire tard pour le dîner, tu dois avoir faim…

-C'est vrai que j'ai faim… reconnait Sakyo, qui était trop préoccupé et triste pour faire attention à son ventre vide. Bon, d'accord, je descends, mais tu promets que tu vas arrêter de pleurer hein ?

-C'est promis mon ange, mais ça vaut pour toi aussi, rétorque Kyoya en souriant un peu plus sincèrement, essuyant les larmes du petit garçon avant de l'embrasser sur le front.

-C'est promis aussi ! S'exclame le petit garçon aux cheveux rouges en embrassant à son tour le vert sur la joue.

Avant de partir, Sakyo se retourne et embrasse aussi Ryuga sur la joue puis s'éclipse en courant, le bruit de ses pas dévalant l'escalier ne tardant pas à se faire entendre. Les deux bladers regardent leur fils quitter sa chambre en souriant, attendri par son comportement, mais rapidement Kyoya perd son sourire et se tourne vers son amant avec un air coupable.

-Ryuga, je sais que t'es en colère et t'as raison de l'être parce que j'ai vraiment fait de la merde, mais s'il te plait, pardonne-moi… soupire le vert, ayant pour la première fois de sa vie du mal à soutenir le regard de la personne à laquelle il parle. Je sais que j'suis qu'un sombre égoïste mais…

-Non Kyoya, c'est moi qui te demande pardon, le coupe Ryuga, s'approchant de lui pour lui prendre les mains. J'ai le droit d'être en colère, mais je n'ai pas le droit de te hurler dessus et d'être blessant… J'ai dit des choses que je ne pensais même pas parce que j'étais trop énervé, je t'ai fait du mal alors que tout ce que je voulais, c'est que tu comprennes que je m'inquiète pour toi et que j'ai peur que tu te blesses… J'aurais dû te le dire calmement, quitte à partir dans mon coin un moment le temps de me calmer, mais j'ai été incapable de contrôler ma colère… Je suis vraiment désolé Kyoya, pardonne-moi…

Kyoya ne s'attendait pas du tout à ça… Il pensait que Ryuga serait très fermé avec lui et ne voudrait peut-être même pas parler, et voilà que c'est lui qui lui demande pardon pour son comportement. C'est le monde à l'envers, mais le lion est incroyablement soulagé que son compagnon ne soit plus en colère contre lui et qu'il ne lui en veuille pas, ou plus assez pour ne plus lui adresser la parole. L'adolescent est incapable de résister et saute pratiquement littéralement au cou de Ryuga, ayant la sensation qu'un poids de six tonnes vient de s'envoler de ses épaules.

-Merci… Je te promets que je vais vraiment faire des efforts cette fois, et que plus jamais je ne romprai une promesse que je t'ai faite, plus jamais… jure Kyoya, s'accrochant de toutes ses forces à l'empereur dragon. Je t'aime, je veux pas te perdre…

-Moi aussi je t'aime Kyoya, et je n'ai aucune envie de te perdre… répond le dragon, serrant fort son compagnon contre lui.

L'épaule gauche de Kyoya, toujours endolorie des suites de son entrainement de la journée, n'apprécie pas beaucoup cette étreinte passionnée, mais le blader de Léone s'en fout totalement de son épaule, il est juste trop heureux pour s'en soucier. Cette dispute a au moins eu le mérite de lui faire réaliser que la vie de blader qu'il avait avant n'est plus du tout compatible avec sa vie de maintenant, sa vie de famille… Il ne peut pas continuer à s'entrainer comme avant, même s'il a voulu le croire. Le choix est vite fait en tout cas, Ryuga et Sakyo passent bien avant son désir de battre Gingka et de devenir le meilleur blader du monde. Après tout, il a encore toute la vie devant lui pour réussir tout ça, il peut bien faire une pause. Putain, il aurait jamais cru dire ça un jour…

Toujours dans leur bulle de réconciliation et de tendresse, Ryuga et Kyoya sentent soudain quelque chose s'accrocher au niveau de leur taille. Ils n'ont même pas besoin de baisser la tête pour savoir que ce quelque chose, ou plutôt ce quelqu'un, c'est Sakyo, qui visiblement a remonté les escaliers discrètement pour écouter aux portes. Ils ne peuvent pas le gronder pour ça, le petit garçon s'inquiétait que ses parents se fâchent, alors il est très content de voir qu'ils se sont réconciliés. Posant tous les deux une de leurs mains sur la tête de leur fils, Ryuga et Kyoya se regardent dans les yeux avant de s'embrasser, se promettant sans se le dire de ne plus jamais, jamais se disputer comme ça. Ils s'aiment trop, ça leur fait trop de mal de se disputer, alors plus jamais. Plus jamais…

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Et voilà, tout est bien qui finit bien ! TTvTT

Kyoya : *ouvre la bouche*

Moi : T'as pas intérêt de te plaindre que t'es OOC toi ! Si tu t'engueulais comme ça avec Ryu, ose me dire que tu serais pas au 36ème dessous ! -_-

Kyoya : …

Chris : Faire pleurer Sakyo en boule sous son bureau… Wonder, tu n'es qu'un monstre TT_TT

Ryuga : C'est seulement maintenant que tu remarques ?

Moi : Ça m'a pas fait plaisir hein… Pauvre petit bébou TT_TT

Ryuga : La meuf elle se fait du mal à elle-même pour écrire ses histoires. En plus d'être une sadique, y a quand même une sacrée grande part de masochisme chez toi Wonder…

Moi : Je sais oui… X)

Kyoya : *soupir désespéré*

Moi : Bon, on va pas plus s'attarder ! Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! ^^

Chris : Ah tiens, il va se passer quoi dimanche ?

Moi : Vous verrez ! X)