Moi : Salut tout le monde ! Désolée, je suis en retard, la Fac héhé… Et accessoirement les grosses chaleurs aussi, quand il fait 32°C c'est pas des masses facile d'écrire ! X)

Kyoya : Alors ? Cette rentrée ? T'as eu tes premiers vrais cours cette semaine.

Moi : Oh, tout se passe bien pour moi ! J'espère que pour vous aussi chers lecteurs ! X)

Ryuga : J'ai lu le chapitre d'aujourd'hui. Je te vois hein ! Tu veux refaire du drama !

Moi : Rooooh, c'est du drama quand même très soft aujourd'hui, c'est plus des feels que du drama d'ailleurs ! Tout peut pas toujours bien se passer dans la vie hein, même si on s'appelle Sakyo et qu'on est trop chou ! Et puis j'avais vraiment envie de traiter le thème que j'ai traité aujourd'hui, c'est important !

Chris : Tu vas faire stresser Ryuga et Kyoya avec ces histoires, ils ont peur du drama XD

Kyoya : Quand ça nous concerne ouais ! -_-

Moi : Bande de petites natures va ! Ah au fait, on a dépassé les 2 500 vues sur cette fic ! Merci les gens, je vois que vous aimez manger du fluff ! Du coup désolée pour aujourd'hui, le fluff se fait discret X)

Ryuga : Elle va retomber dans le drama je le sens, la prochaine fic du dimanche risque vraiment de faire mal…

Moi : Bon hé, tu t'appelles Madame Irma ou Ryuga ? On se chut un peu u_u

Ryuga : è_é

Moi : Disclaimers ? ^^

Kyoya : Wonderinn ne possède ni MFB ni BeyBlade Zero-G.

Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde ^^


Réponse aux reviews :

Komachu : C'est Sakyo, il est la définition du terme « adorable » u_u

Coolio : Yeah, I sometimes forget that they're still bladers in this story too, since they almost don't train anymore to take care of Sakyo ! X)
Honestly, I don't have that much good memories of elementary school, it was a difficult part of my life 'cause I was always bored in class… But I miss high school sometimes X)

Marius X Maldeka : Je suis tellement dans ma bulle en permanence, je remarque même pas quand les gens me dévisagent XD
P.S : (Moi : Je sens qu'on va voir débarquer Marimo… Il est vraiment pas possible ! Alyssa : Tu le découvres ? X) Moi : Non, mais j'en peux plus de le constater ! XD)


Aujourd'hui est une journée normale pour Sakyo. On est jeudi, c'est une journée d'école, le week-end n'est pas très loin et il est actuellement 15H30, c'est donc l'heure de la récréation de l'après-midi. Dans une heure, l'école sera terminée et Ryuga et Kyoya viendront chercher leur fils pour le ramener à la maison, prendre un bon goûter bien mérité et faire ses devoirs, mais pour l'instant le petit garçon est tranquillement assis sur un banc sous un arbre avec son carnet de dessin sur les genoux et griffonne ce qui lui passe par la tête sur la page blanche qu'il a devant lui.

Ça fait presque trois semaines que la rentrée est passée et Sakyo s'habitue plutôt bien à son nouveau quotidien. Il avait un peu peur de ne pas réussir à prendre le rythme ou d'être un peu largué au niveau des cours, lui qui n'a pas eu le même programme que les autres enfants de son âge, mais finalement ça va, il s'en sort. Ce n'est que le début de l'année, les cours commencent tout doucement alors le petit garçon n'a pas trop de mal à comprendre. Au début, on fait surtout des révisions de l'année précédente pour s'assurer que tout le monde est à niveau, et si parfois Sakyo ne comprend pas forcément tout, il réussit à s'adapter. S'il ne comprend pas quelque chose, il prend un peu plus de temps sur la chose qu'il n'a pas comprise le soir pendant ses devoirs, et puis ses parents l'aident à bien avancer pour ne pas prendre du retard dès le début de l'année. Le petit garçon n'a pas de difficultés à comprendre, il a juste besoin d'un petit peu plus de temps et de concentration.

En dehors de ça, Sakyo aime bien sa classe et son institutrice. Les autres enfants sont gentils, ils sont à peu près autant de filles que de garçons dans sa classe, et mademoiselle Yui est très gentille. Il n'a pas encore d'amis, le petit garçon a du mal à aller vers les autres de sa propre initiative même s'ils sont très gentils, mais ça ne lui pose pas vraiment de problèmes. Les enfants de sa classe ne sont pas timides comme lui et n'hésitent pas à aller vers lui pour les activités de groupe, ça lui suffit bien pour l'instant. Sakyo ne se sent pas seul et c'est le plus important, aux récréations il s'assoit avec son carnet à dessins tout neuf et dessine ce qu'il voit, ce qui l'inspire dans la cour. Les arbres sont particulièrement beaux, surtout maintenant que le printemps a commencé à pointer le bout de sa frimousse. Dans quelques semaines, ils seront en pleine période de floraison et ce sera encore plus beau !

Alors que le petit garçon est occupé à dessiner des petits trucs aléatoires comme des ballons, des petits draguions, oui il continue d'en dessiner parce qu'il adore ça, des fleurs et autres petits dessins qui lui passent par la tête, il sent une présence devant lui et un regard insistant. Un peu mal à l'aise, Sakyo ne peut pas s'empêcher de relever la tête et voit à tout juste un mètre de lui un autre petit garçon qui semble avoir son âge mais qu'il ne connait pas. Ce doit être un autre CE2 en tout logique, mais qu'est-ce qu'il lui veut ? Pourquoi il reste planté comme ça devant lui à le fixer… ?

-Hum… T-Tu as besoin de quelque chose… ? Demande timidement Sakyo après dix bonnes secondes de silence malaisant, prenant son courage à deux mains pour ne pas simplement baisser la tête et retourner à son dessin comme si de rien n'était.

-Pourquoi c'est toujours deux monsieurs qui t'emmènent à l'école le matin et viennent te chercher le soir ? Répond de but en blanc l'autre gamin. C'est qui ? Ton papa et ton grand frère ? Elle est où ta maman alors ?

Le petit garçon aux cheveux rouges méchés de blanc est sacrément désarçonné par ce torrent de question sur sa vie privée, et surtout par le fait qu'elles viennent d'un inconnu. Que cet enfant ait remarqué qu'il est toujours accompagné par deux jeunes hommes, d'accord, il y en a sûrement d'autres qui l'ont remarqué, mais pourquoi ça l'intéresse de savoir qui sont les deux hommes en question ? Et pourquoi il vient lui demander comme ça, sans gêne, d'un seul coup ? Ils ne se connaissent littéralement pas, Sakyo ne l'avait jamais vu avant ! Là, le fils de Ryuga et Kyoya est sacrément perdu…

-B-Bah, j-j'ai pas de maman en fait… finit par bredouiller Sakyo, qui bien qu'un peu perdu et assez mal à l'aise ne veut pas laisser son étrange interlocuteur sans réponse.

-Hein ? C'est pas possible de pas avoir de maman ! Rétorque l'autre gamin, fronçant les sourcils. T'as forcément une maman, sinon tu serais même pas né !

-Je… J'ai une maman j'imagine oui, mais je la connais pas… répond le petit garçon, ses yeux grenat se voilant légèrement à l'évocation de cette mère qu'il n'a jamais connu et qui l'a sûrement abandonné. C'est pas elle ma famille… Ma famille c'est mes papas, c'est eux qui m'emmènent le matin et me récupèrent le soir…

-Tu veux dire que t'as deux papas ? Demande l'autre CE2 en fronçant encore plus les sourcils, comme s'il ne comprenait pas le concept.

-Oui…

-T'es bizarre toi ! T'as pas de maman et deux papas, c'est pas normal !

-C-C'est…

-Et puis pourquoi t'as deux papas ? On peut pas avoir deux papas ! Faut une maman et un papa qui s'aiment d'abord !

-B-Bah moi j'ai deux papas qui s'aiment, et i-ils sont très heureux ensemble, et moi aussi je suis très heureux avec eux…

-Même pas vrai, c'est pas possible ! T'es vraiment pas normal !

Et sans plus d'explications, ce gamin plutôt malpoli et intrusif s'en va en courant rejoindre ses amis, lançant à Sakyo un dernier regard plein d'incompréhension et d'une certaine forme de mépris. De nouveau seul, Sakyo ne comprend rien à ce qui vient de se passer et se retrouve tout chamboulé par cette étrange conversation. Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter ça… ? Pourquoi on lui dit qu'il n'est pas normal simplement parce qu'il a deux papas… ? Il sait bien que ce n'est pas courant, mais ce n'est pas une raison pour être méchant avec lui et le traiter comme s'il était différent, si… ? Et puis bien sûr que si c'est vrai que ses parents s'aiment, qu'ils sont heureux dans leur couple et que tous les trois ils forment une famille heureuse… Le petit garçon aux cheveux rouges ne sait plus quoi penser… Tout ce qu'il sait, c'est que ce que lui a dit cet autre enfant lui a vraiment fait mal et qu'il a envie de pleurer… Mais s'il se met à pleurer, il n'y aura personne pour le consoler, ses parents ne sont pas là… Cette pensée le rend encore plus triste et il sent des larmes s'accumuler dans ses yeux, mais il fait de son mieux pour les refouler et les garder dans ses yeux. Sakyo ne veut pas pleurer, il n'a rien pour s'essuyer les yeux et se moucher, il n'a pas de mouchoirs sur lui, et en plus il risquerait de mouiller son carnet à dessins et ça ferait gondoler les feuilles…

Seulement, la volonté a bien du mal à prendre le pas sur le flot d'émotions négatives que Sakyo ressent. Il a beau essayer de se dire que ce n'est rien, que cet autre gamin était juste bizarre et qu'il n'a pas à prêter de l'attention à ce qu'il a dit, mais il se sent tellement mal, tellement triste… Il a l'impression que son cœur reste contracté et ne veut plus battre… C'est trop, il ne va pas réussir à tenir, il se sent trop mal… Il veut ses parents, il veut rentrer, il veut se blottir contre eux et ne plus revenir ici avant plusieurs jours, il veut qu'on le laisse tranquille et qu'on arrête d'être méchant avec lui…

Ne tenant plus, le petit garçon referme son carnet à dessin pour ne pas risquer d'abîmer les pages avec ses larmes et craque, laissant ses joues se couvrir de ces gouttes d'eau salée en baissant la tête et en essayant d'être le plus silencieux possible. Il ne veut pas qu'on remarque qu'il est en train de pleurer, il a tout sauf envie que quelqu'un vienne lui demander ce qu'il a et pourquoi il pleure…

Un peu plus loin, en cercle avec les autres instituteurs et institutrices de l'école, mademoiselle Yui a observé toute la scène et regarde avec peine Sakyo assis sur le banc, la tête baissée et les épaules secouées par des sanglots incontrôlables. Elle a entendu des bribes de ce que l'autre garçon a dit et elle a compris dans les grandes lignes que cet enfant ne comprend pas comment c'est possible que Sakyo ait deux pères, et maintenant le petit garçon aux cheveux rouges est triste et blessé… L'institutrice sait bien que ce n'était pas de la méchanceté de la part de l'autre enfant, c'était juste de l'ignorance et de l'incompréhension, mais le résultat est là. Elle ne sait pas trop ce qu'elle devrait faire maintenant… Est-ce qu'elle devrait aller le consoler ? Il semble avoir envie de rester seul dans son coin, mais ce n'est qu'un enfant, il a besoin qu'on le réconforte non ? Mais d'un autre côté, elle n'est personne pour lui, elle n'est que sa maîtresse d'école, ce n'est pas son rôle de faire ça…

Les réflexions de l'institutrice sont malheureusement interrompues par la cloche qui sonne la fin de la récréation et le retour en classe pour la dernière heure de cours. Inquiète, mademoiselle Yui ne peut pas s'empêcher de jeter un dernier regard vers Sakyo avant de rejoindre sa salle de classe. Le petit garçon s'est levé du banc où il était assis, son carnet de dessin contre lui, et va vers la porte menant au couloir des CE2 pour se ranger avec les autres enfants, essuyant ses joues et ses yeux pleins de larmes à l'aide de la manche de son uniforme. La jeune institutrice ne peut plus rien faire maintenant, elle doit aller donner sa dernière heure de cours… Elle espère simplement que son petit élève aux cheveux rouges ira bien pendant cette dernière heure…

XXXXXX

Il est 16H30, c'est l'heure de la sortie des classes, et comme tous les après-midis à cette heure-ci, Ryuga et Kyoya sont derrière le portail de l'école et attendent que leur fils sorte pour rentrer à la maison avec lui. Comme il fait plutôt beau et qu'ils auraient trop chaud avec leurs sweats qui leur servent habituellement à cacher leurs visages, les deux bladers ont décidé d'appliquer la technique de camouflage dite de Marvel : combo casquette + lunettes de soleil. La cloche annonçant la fin des cours vient à peine de résonner dans la cour de l'école, bientôt elle sera remplie d'élèves qui sortiront en courant de leur salle de classe pour retrouver leurs parents. Ryuga et Kyoya ont pris l'habitude que leur petit garçon mette un peu de temps à sortir de sa classe, généralement c'est parce qu'il traine un peu trop en rangeant ses affaires, mais étrangement aujourd'hui Sakyo est dans les premiers à sortir, l'air assez fermé.

-Mmh, je crois que notre fils n'a pas passé une très bonne après-midi, fait remarquer l'empereur dragon, pas inquiet mais un peu peiné à l'idée que Sakyo ait été contrarié par quelque chose aujourd'hui. À midi ça avait l'air d'aller pourtant…

-Peut-être qu'il a eu un peu de mal en cours cette après-midi ou qu'il commençait à trouver la journée un peu longue, suggère Kyoya en haussant les épaules, pas vraiment inquiet non plus.

Comme Sakyo habite près de l'école et que ses parents ne travaillent pas, le midi il ne déjeune pas à la cantine, Ryuga et Kyoya le récupèrent et ils mangent tous ensemble à la maison. C'est sûr qu'entre ce midi, où le petit garçon est retourné à l'école tout joyeux et avec un grand sourire, et maintenant, où il a l'air bien plus triste, il y a comme qui dirait un grand écart… Les mains sur les bretelles de son cartable, Sakyo marche en regardant ses pieds, mais quand il lève les yeux et aperçoit ses parents, il se met soudainement à courir vers eux, semblant très pressé de les retrouver. Les parents du petit garçon sont habitués à ça, mais normalement leur fils court vers eux en souriant, pas avec une expression à la fois triste et soulagée comme c'est le cas maintenant. Mais qu'est-ce qu'il a bien pu se passer dans l'après-midi pour que Sakyo soit dans cet état maintenant ?

-Alors mon grand, ça va ? Ça a été cet après-midi ? Demande le vert en récupérant son petit garçon dans ses bras, un peu surpris que celui-ci s'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage.

-Non… répond Sakyo d'une petite voix, se serrant encore plus fort contre son dad.

-Comment ça « non » ? Qu'est-ce qu'il s'est passé mon ange, qu'est-ce qui ne va pas ? L'interroge Ryuga, bien inquiet cette fois.

-C'est rien, c'est juste…je veux rentrer à la maison… se contente de répondre le petit garçon, nichant sa tête contre l'épaule du blader de Léone.

-Sakyo, dis-nous ce qui ne va pas, insiste Kyoya, gardant son fils dans ses bras mais le forçant à sortir sa tête de son épaule pour pouvoir le regarder tout en lui parlant. C'est pas « rien », on voit bien que tu es triste et que ça ne va pas… Mon cœur, dis-nous… Les cours se sont mal passés ?

-Non non, les cours ça a été, ça a très bien été même… C'est pendant la récréation en fait… commence à expliquer Sakyo, ses yeux se voilant déjà rien qu'à l'évocation de cette fichue récré.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu t'es fait mal ? Demande le blanc, pensant que peut-être son fils s'est blessé en courant dans la cour et que ça lui a miné le moral.

-Non… En fait… Un garçon est venu me voir alors que j'étais en train de dessiner sur un banc, un garçon de mon âge… Je le connaissais pas, il est pas dans ma classe, mais je suis sûr que c'est un autre CE2… Il…Il m'a demandé pourquoi c'est toujours vous deux qui m'emmenez le matin et me récupérez l'après-midi, et où elle est ma maman… J-J'ai essayé de lui expliquer que j'ai pas de maman et que vous êtes mes parents, e-et que je suis très heureux avec vous, m-mais… M-Mais… Mais il a dit que je suis pas normal parce que j'ai deux papas et pas de maman, e-et que c'est pas possible d'avoir deux papas de toute façon… J-J'avais rien fait moi, je le connais même pas, j-je voulais juste être tranquille, c'est pas juste…

Incapable de contrôler le flot de tristesse qui ressurgit à l'évocation de ce qu'il s'est passé pendant cette récréation, Sakyo commence à sangloter pendant ses explications et fond définitivement en larmes en terminant, ayant la sensation qu'on lui a vraiment fait autant de mal que si on l'avait frappé. Le petit garçon ne comprend pas pourquoi tout ça lui est tombé dessus d'un seul coup, il n'a rien fait pour mériter ça… Il veut juste rentrer et ne plus reparler de ça, en fait il n'est même plus sûr d'avoir envie de revenir à l'école après ça… Qui dit que ça ne pourrait pas se reproduire ? Il ne connaissait pas ce garçon après tout, et pourtant il est venu lui parler d'un seul coup, ça pourrait très bien recommencer avec quelqu'un d'autre…

Serrant son petit garçon contre lui pour le réconforter et le faire arrêter de pleurer, Kyoya a bien du mal à ne pas grincer des dents, et la seule raison pour laquelle il ne serre pas les poings c'est parce qu'il a les mains posées dans le dos de Sakyo justement. Il se doutait que quelque chose comme ça pourrait arriver, que ça finirait sûrement par arriver, mais il espérait tellement se tromper… Malheureusement, son intuition était bonne, comme souvent. Que ce soit de la pure méchanceté d'enfant ou de l'incompréhension de la part de ce gamin, le résultat est le même : son fils est triste, blessé et ne comprend pas pourquoi quelqu'un qu'il ne connait même pas s'est montré méchant et blessant avec lui sans aucune raison. Le lion espérait vraiment que Sakyo ne se retrouverait confronté à ce genre de réflexions qu'une fois arrivé au collège, à l'âge où les gamins sont vraiment débiles et méchants sans raison, mais même petits les enfants sont capables de beaucoup de méchanceté ou de très peu de tact face à ce qu'ils ne comprennent pas… À côté de lui, Ryuga semble bouillir de rage, mais il se contient autant qu'il peut parce que ce n'est pas le genre d'endroit pour faire une crise de nerfs. De toute façon, ça ne servirait à rien de laisser exploser sa colère ici et maintenant, ce n'est pas ça qui consolera son fils… Le blader de L-Drago inspire et expire profondément pour se calmer et se concentre sur son petit garçon, lui caressant les cheveux pour le réconforter alors que ce dernier continue de pleurer contre l'épaule de Kyoya.

-Ne pleure plus mon cœur, ça va aller… dit Ryuga, écartant un peu sa grosse mèche de cheveux pour qu'il puisse le regarder avec ses deux yeux. On va rentrer à la maison, tu vas prendre ton goûter, faire tes devoirs et oublier tout ça… Okay ?

Ayant un peu de mal à calmer ses larmes, Sakyo ne répond pas de vive voix et se contente de hocher la tête, restant cramponné au blader de Léone comme si sa propre vie en dépendait. Kyoya refuse lui aussi de lâcher son fils et quitte rapidement l'école avec son petit-ami, prenant le chemin de leur maison. Il aimerait bien savoir qui est ce sale gamin quand même, mais tout comme Ryuga, au fond il est plus soucieux de réconforter son petit garçon.

Environ une demi-heure plus tard, toute la petite famille est de retour à la maison. Sakyo a réussi à se calmer, actuellement il est en train de faire ses devoirs dans le salon avec Ryuga pendant que Kyoya s'affaire dans la cuisine, préparant des cookies pour son fils. Il faut bien lui remonter le moral à ce pauvre petit garçon, et pour ça, les cookies il n'y a que ça de vrai. Mais même s'il sait que des cookies sont en train de cuire dans la cuisine et qu'ils sont pour lui, Sakyo reste concentré sur ses devoirs, posant des opérations sur son cahier avec son père qui le regarde faire, essayant au maximum de laisser le petit se débrouiller seul sans intervenir.

-Papa, j'ai fini, dit Sakyo après avoir terminé toutes ses opérations.

-Mmh… C'est bien mon cœur, tu as bien fait comme il fallait, tu peux ranger ton cahier, lui répond l'empereur dragon en souriant après avoir vérifié rapidement ses calculs.

-Pile à temps pour les cookies, c'est un bon timing ! Ricane Kyoya en revenant de la cuisine avec une assiette remplies de cookies.

-Ouiiii, des cookies ! S'exclame joyeusement le petit garçon, sa tristesse semblant bien loin alors que ça ne fait pas si longtemps que ça qu'il a retrouvé le moral.

Après avoir prévenu son fils que les cookies sont encore chauds car ils sortent tout juste du four pour ne pas qu'il se brûle, le vert pose l'assiette sur la table basse et vient s'assoir à côté du petit garçon, qui lui range son cahier dans son cartable avec enthousiasme. Kyoya n'a pas envie d'embêter Sakyo avec ces histoires de récréation, il a seulement envie de le laisser tranquillement profiter de la fin de sa journée, de se changer les idées, mais il faut qu'ils aient une conversation à ce sujet, c'est important… Après il pourra le laisser en paix.

-Sakyo… Il faut qu'on parle de ce qui s'est passé aujourd'hui… soupire le lion.

-J'ai pas envie dad, s'il te plait… geint pratiquement le petit garçon, prenant un cookie comme pour fuir la conversation.

-Je sais que tu n'as pas envie mon grand, mais c'est important, insiste Kyoya. Tu sais, je ne pense pas que cet enfant ait voulu être volontairement méchant avec toi, je pense plutôt qu'il n'arrive juste pas à comprendre ce qui est ta vie, mais…des réflexions comme celles qu'il t'a faites, tu vas en subir beaucoup dans ta vie... Tu n'y pourras jamais rien, et plus tu grandiras, plus l'incompréhension des gens se transformera en vraie méchanceté, et plus ils diront des choses vraiment blessantes, surtout sur papa et moi… Il faut que tu apprennes à n'en avoir rien à faire, à ne pas écouter. Tu comprends mon ange ?

-Oui dad… répond Sakyo d'une petite voix, un peu chamboulé par le soudain sérieux de Kyoya.

-Tu crois vraiment que tu n'es pas normal parce que tu as deux papas et pas de maman ?

-Non, c'est même pas vrai !

-Alors pourquoi tu croirais ceux qui te le disent si tu sais que ce n'est pas vrai ?

-C'est vrai… Alors je vais apprendre à les ignorer dad, je te le promets.

-C'est surtout pour que tu te protèges toi-même mon cœur, mais c'est bien, je suis fier de toi. Allez, mange tes cookies maintenant, je les ai fait pour toi après tout.

-Oh, et si jamais ce garçon revient t'embêter, on sait jamais, tu pourras lui répondre que deux papas ça lui fera deux fois plus de problèmes sur le dos s'il continue, ajoute Ryuga avec un petit sourire en coin sadique alors que Sakyo commence enfin le cookie qu'il a dans les mains depuis un moment.

Sakyo manque de recracher les bouts de cookies dans sa bouche en pouffant de rire, amusé par ce que dit son père, tandis que Kyoya lève les yeux au ciel mais avec un petit sourire en coin lui aussi. Le vert avouerait bien qu'il n'est pas contre l'idée de retrouver ce sale mioche et de lui mettre un coup de pression, mais pour l'instant il est surtout heureux de voir que son petit garçon a retrouvé le sourire. Les premiers déboires à l'école, ce n'est pas vraiment amusant, mais Ryuga et lui ont réussi à plutôt bien gérer la situation. Tout ce qu'ils veulent, c'est que leur fils aille bien, en toutes circonstances, mais à l'école ils ne peuvent pas être là pour surveiller que tout se passe bien, alors il est temps de lui apprendre à se défendre tout seul. Avec deux fortes têtes comme Ryuga et Kyoya en tant que parents, il n'y a pas à douter de la capacité de Sakyo à se défendre si on l'embête. Avec un peu d'entraînement, bientôt ce sera une forte tête lui aussi, c'est sûr.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Eh oui, les enfants peuvent être très blessants parfois, mais tout est bien qui finit bien ! n_n

Chris : Tu m'expliques pourquoi tu fais autant pleurer Sakyo alors que ça te fait soi-disant du mal ? è_é

Moi : Parce que comme ça après Ryuga et Kyoya lui font des câlins pour le réconforter u_u

Ryuga : Pff, c'est une sadique avec un cœur de guimauve, non mais comment c'est possible sérieux ?

Kyoya : Je sais pas, et j'ai pas spécialement envie de le savoir…

Moi : Bon, on va pas s'éterniser ! Laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaine tout le monde n_n

Chris : C'est ça, va manger et prendre une douche !

Moi : Oui oui, ça va ! X)