Moi : Salut tout le monde ! Promis, j'ai une bonne excuse pour sortir ce chapitre aujourd'hui au lieu de jeudi dernier ^^'

Kyoya : L'excuse c'est la flemme.

Moi : *tape Kyoya à l'arrière du crâne* On se tait le râleur ! Rien à voir avec de la flemme ! è_é

Kyoya : Aïe…

Ryuga : T'es à peine revenu et tu la fais déjà chier, t'es fort quand même.

Kyoya : La ferme Ryu.

Moi : DONC ! J'ai pas publié jeudi parce que j'avais du travail pour la Fac, un dossier d'analyse d'image à terminer pour être précise ! Maintenant il est fini, donc je suis tranquille ^^

Chris : Après s'être battu contre Word qui voulait pas la laisser faire sa mise en page tranquille X)

Moi : M'en parle pas… Mais bref on s'en fout, le plus important c'est QU'ON EST AU MOIS DE DÉCEMBRE ! NOËL ARRIVE ! \o/

Kyoya : T'es pas obligée de crier hein !

Moi : Et c'est toi qui ose me dire ça ?

Kyoya : …

Ryuga : T'as encore raté une occasion de te taire.

Kyoya : La ferme j'ai dit !

Moi : Pour en revenir au chapitre d'aujourd'hui, il est…plein de feels je dirais, mais mignon aussi, mais vive les feels !

Chris : Qu'est-ce que tu lui as encore fait à ce pauvre Sakyo ? -_-

Moi : Boh, rien enfin n_n

Ryuga : C'est ça, on te croit.

Moi : Bon allez, disclaimers !

Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB et sa suite BeyBlade Zero-G.

Moi : Tu vois quand tu veux ! Bonne lecture tout le monde ! ^^


Réponse aux reviews :

Jinwrite : Ryuto finira par arriver, t'inquiète ! X)
Oui je sais, je dois bien être la seule à écrire Ryuga en train de passer l'aspirateur XD

Komachu : La Tategami Corp., une affaire de famille XD

Coolio : Ryuga the househusband, coming soon XD
15 year old or 8 year old, Sakyo will always love hugs and cuddles with his fathers ! X)

Marius X Maldeka : Oui je sais, c'est rigolo d'imaginer Ryuga passer l'aspi, faire la lessive et tout ça XD
Les devoirs c'est vraiment une invention de Satan !
Mais il aurait trop la classe Sakyo en PDG de la Tategami Corp., je me demande comment j'ai fait pour ne jamais y penser avant ! XD
P.S : (Moi : Bon bah au final j'ai sorti le vrai sapin parce que Marimo il est pas drôle ! Zoro : Je vais t'étrangler avec une guirlande de Noël. Moi : Mais oui mais oui ! XD)


Il y a des jours… Des jours où on vit notre petit quotidien tranquillement, sans soucis, comme tous les autres jours, dans l'insouciance la plus totale, sans se douter qu'il va se passer quelque chose d'énorme qui va chambouler notre petit quotidien pourtant si banal et tranquille. Comme dit le dicton, c'est le calme avant la tempête.

Aujourd'hui est une journée comme ça pour Ryuga et Kyoya, mais ils ne le savent pas encore, évidemment. Pour l'instant, le premier est à la maison et joue pour la énième fois à Silent Hill 2, parce que oui pour l'empereur dragon jouer à un jeu reconnu comme l'un des plus terrifiants et angoissants existant c'est un plaisir, et le second est au travail, comme tous les jours, assis à son bureau à gérer ses affaires et surtout ses rendez-vous. Quant à Sakyo, il est au lycée. Bref, la journée la plus normale du monde, mais plus pour longtemps.

Alors que Kyoya est en train de travailler sur son ordinateur, complètement concentré, dans sa bulle de professionnalisme, le téléphone fixe sur son bureau se met soudainement à sonner. Il sait ce que ça veut dire, c'est sa secrétaire qui l'appelle pour lui transmettre un appel plus important et ça l'étonne. Il n'a pourtant pas de rendez-vous aujourd'hui… Intrigué, le vert repousse un peu son ordinateur et décroche son téléphone, les sourcils légèrement froncés.

-Mayu ? Je n'ai pas de rendez-vous aujourd'hui, si ? Demande le PDG de la Tategami Corp., perplexe.

-Non monsieur Tategami, c'est le lycée de votre fils qui appelle, répond Mayu, sa secrétaire, très professionnelle malgré son jeune âge. Elle a tout juste la vingtaine mais comme dirait Kyoya : « elle en veut la gamine ». C'est très important d'après ce que j'ai compris, c'est même très urgent.

Cette nouvelle éveille chez le lion un très mauvais pressentiment. Quand le lycée t'appelle, ce n'est déjà pas très bon signe, généralement ça veut dire que ton enfant a fait une connerie, mais quand le lycée t'appelle en disant que c'est urgent, c'est vraiment qu'il se passe quelque chose de grave… Kyoya a la sensation que son sang vient de refroidir considérablement dans ses veines. La dernière fois que l'école l'avait appelé, Sakyo était encore au collège et il s'était battu avec un garçon de sa classe qui n'était pas franchement sympathique, pour ne pas dire un petit con homophobe. Autant dire que devant le principal, Kyoya et Ryuga avaient réprimandé leur fils, mais une fois sortis ils avaient totalement changé de discours et félicité Sakyo pour avoir remis à sa place un petit con pareil. Mais là, le vert sent clairement que ça n'a rien à voir avec une bagarre de lycéens…

-Transmets-moi l'appel Mayu, si c'est urgent ça passe avant ce que je faisais, dit Kyoya en refermant son ordinateur portable, sentant son cœur battre plus fort dans sa poitrine.

-Tout de suite monsieur, répond la jeune femme.

Le PDG de la Tategami Corp. attend seulement quelques secondes que sa secrétaire lui transfère l'appel, mais pourtant elles lui paraissent interminables ces quelques malheureuses secondes. Il s'inquiète sérieusement de ce qui a pu se passer avec son fils pour que le lycée l'appelle et que ce soit urgent…

-Monsieur Tategami ? Lui demande une voix féminine au téléphone.

-Oui, c'est moi, s'empresse de répondre Kyoya, se redressant sur son siège de bureau. Qu'est-ce qu'il se passe ? Sakyo a…un problème ?

-Si vous me demandez s'il a enfreint le règlement intérieur de manière grave, la réponse est non. En fait, je suis l'infirmière du lycée et… commence à expliquer la jeune femme à l'autre bout du téléphone.

-L'infirmière ?! La coupe le lion, son cœur loupant un battement et son cerveau se mettant à imaginer le pire. Non mais comment ça, qu'est-ce qu'il s'est passé ?! Sakyo va bien ?!

-Calmez-vous monsieur, je sais que ce n'est pas facile mais ce n'est pas en me criant dessus que ça va arranger les choses.

-Ouais, je sais, excusez-moi, c'est juste que c'est pas très rassurant de recevoir ce genre d'appels en plein milieu de l'après-midi…

-Je comprends. Je vais être honnête avec vous, je pense que Sakyo s'est cassé la cheville ou le pied et il faut absolument qu'il aille à l'hôpital pour passer une radio et faire plâtrer là où ce sera nécessaire.

À cet instant précis, Kyoya a l'impression qu'il vient de se prendre une douche glacée. C'est pas possible… Il y a encore deux minutes il passait la journée la plus normale du monde, et là il apprend que son fils s'est cassé quelque chose au lycée et qu'il doit aller à l'hôpital ? Il n'arrive presque pas à y croire.

-M-Mais… Comment ?! S'exclame pratiquement le vert, chamboulé et maintenant très inquiet.

-Je dois avouer que je n'ai pas tout compris, le récit de Sakyo était assez confus, mais apparemment il descendait les escaliers pour changer de cours, il a perdu l'équilibre et il s'est violemment tordu le pied, raconte l'infirmière avec un petit soupir peiné. Il a dit qu'il avait entendu un bruit de craquement et qu'il n'avait jamais eu aussi mal de toute sa vie. J'ai espéré que le craquement ne vienne que du cartilage de son pied, il aurait eu mal quelques jours mais il s'en serait assez rapidement remis, mais son pied s'est rapidement mis à enfler et à virer au bleu, et il est vraiment incapable de le reposer par terre… Il n'y a pas de doute, c'est cassé, j'ignore simplement où exactement parce qu'il hurle dès qu'on essaie de toucher son pied.

-Et il est où maintenant ? Je peux lui parler ? Demande Kyoya, son cœur battant tellement fort dans sa poitrine qu'il a l'impression de l'entendre battre dans ses oreilles.

-Non, je suis désolée, il n'est plus avec moi, on a appelé les pompiers pour l'emmener à l'hôpital puisqu'il ne peut plus marcher, répond la jeune femme. Ils viennent tout juste de partir, c'est pour ça que je vous appelle. Il faut faire les radios et plâtrer au plus vite, on ne pouvait pas se permettre d'attendre. Il vous attend à l'hôpital du coup.

-Okay… Merci de m'avoir appelé madame…

-Je vous en prie.

Kyoya raccroche précipitamment le téléphone de son bureau et se lève tout aussi précipitamment, attrapant sa veste sur le porte-manteau près de la porte pour partir. L'hôpital de MetalBey City n'est pas très loin du siège de la Tategami Corp., le lion peut y aller à pied et y arriver en moins de dix minutes, en revanche il va devoir prévenir Ryuga qui lui n'est au courant de rien, tranquille à la maison. Kyoya n'a aucune envie d'appeler son compagnon pour lui annoncer que leur fils est à l'hôpital parce qu'il s'est cassé le pied ou la cheville, ce n'est pas franchement le genre d'appel qu'on aime passer, mais ce n'est pas comme s'il avait réellement le choix. Sérieusement, ce serait quoi son autre option ? Allez à l'hôpital rejoindre Sakyo sans rien dire à Ryuga, histoire de lui garder la surprise pour quand ils rentreront à la maison ? Non mais qui ferait ça ? Faudrait avoir une case en moins, voire pas qu'une seule.

-Mayu, je dois partir en urgence et j'reviendrai pas pour le reste de la journée, dit le vert en sortant de son bureau, tournant la tête pour s'adresser à sa secrétaire, assise à son propre bureau. Tu peux appeler mon frère pour savoir s'il peut passer et avancer un peu ce que je devais faire ?

-Oui monsieur, tout de suite, répond la jeune femme en hochant simplement la tête, ne demandant rien de plus.

Kyoya ne rajoute rien de plus et s'en va, ajustant sa veste sur ses épaules avant de rentrer dans l'ascenseur pour descendre les très nombreux étages le séparant du rez-de-chaussée. Une fois dans l'ascenseur, le PDG de la Tategami Corp. sort à contrecœur son téléphone portable de sa poche et cherche dans son carnet d'appel le nom de son compagnon pour l'appeler. Il n'a tellement pas envie de faire ça bordel… Appuyant sur le numéro de Ryuga, le lion porte son téléphone à son oreille et se retrouve à espérer que ce dernier ne décroche pas tant ce qu'il va devoir lui annoncer est douloureux.

-Salut chéri, quelle surprise de recevoir un appel de toi en plein milieu de la journée, répond Ryuga sur un ton plutôt joyeux après avoir décroché son téléphone. C'est rare ! T'es pas en train de bosser ?

-Non, mais crois-moi j'aurais préféré… répond Kyoya avec un soupir très lourd.

-Ça c'est le ton des mauvais jours chez toi, constate l'empereur dragon, perdant son ton relativement enjoué. Qu'est-ce qu'il se passe ?

-C'est au sujet de Sakyo… soupire une nouvelle fois le vert.

-Sakyo ? Quoi, il s'est battu avec quelqu'un ? Ça ne lui était plus arrivé depuis longtemps tiens.

-Non, rien à voir, j'aurais préféré aussi… Écoute, je vais pas y aller par quatre chemins, Sakyo est à l'hosto, l'infirmière du lycée m'a appelé pour me dire qu'il s'est cassé la cheville ou le pied dans les escaliers.

Un blanc plutôt long suit les paroles de Kyoya. Celui-ci n'est pas surpris, il s'y attendait même. Après tout, lui aussi avait perdu ses mots quand l'infirmière du lycée l'avait appelé.

-C'est une blague hein ? Finit par lui demander Ryuga.

-Je sais que c'est violent à se prendre en pleine tête, mais tu crois sérieusement que c'est mon genre de faire ce genre de blagues ? Rétorque le lion, toujours dans l'ascenseur, le dos appuyé contre l'une des parois.

-Mais comment c'est possible sérieux ?! S'écrie pratiquement le blanc, sous le choc.

-J'en sais rien, les médecins le diront, répond Kyoya. Maintenant qu'il a eu le temps d'encaisser le choc, il est plus calme même s'il est toujours aussi inquiet.

-T'es en chemin pour l'hosto là ?

-Je sors à peine de l'ascenseur là, mais ouais, je suis en chemin. On se retrouve là-bas.

-Okay, à tout de suite.

Kyoya raccroche sans s'attarder et range son téléphone dans sa poche, traversant le hall du siège de la Tategami Corp. pour en sortir. De son côté, Ryuga range aussi son téléphone et éteint précipitamment sa console sans même sauvegarder sa progression. Il a d'autres priorités bien plus importantes que son jeu qu'il connait par cœur. Le dragon ne prend même pas le temps de prendre une veste ou un gilet, de toute façon c'est le mois de mai donc il ne fait pas froid, et monte à toute vitesse à l'étage pour se précipiter dans sa chambre. Il se dépêche alors d'ouvrir l'armoire et récupère sa ceinture de blader, l'attachant aussi vite que possible autour de sa taille. Dès que la ceinture est à sa place, Ryuga ouvre le boitier accroché dessus et en sort sa toupie nouvelle génération, Ronin L-Drago. Ça faisait un petit moment que l'empereur dragon n'a pas utilisé les capacités exceptionnelles de sa toupie, mais là c'est nécessaire. Serrant fort son L-Drago dans sa main, le dragon redescend à toute vitesse et sort dans le jardin de la maison en passant par la baie vitrée.

Dès qu'il a mis un pied dehors, Ryuga visualise les abords de l'hôpital, L-Drago rougeoyant dans sa main, et l'homme disparait soudainement dans un éclair rouge sang. Comme à chaque fois qu'il utilise la téléportation, le blanc ressent une puissante sensation de vitesse et ferme les yeux. Quand il les rouvre, à peine deux secondes après les avoir fermés, il est dans une ruelle et entend des tas de sirènes de camions de pompiers et d'ambulances résonner autour de lui. Eh bien, au moins il est sûr de ne pas s'être planté, il n'y a que près d'un hôpital qu'on entend autant de bruits de sirènes. Comme il s'est téléporté, Ryuga ne sait pas vraiment s'il est arrivé avant son fils ou s'il est déjà dans l'hôpital, mais il a un moyen de le savoir. Il est capable de sentir le pouvoir de la toupie de son fils, même si ce dernier ne l'utilise pas. Toujours caché dans sa ruelle, l'empereur dragon ferme les yeux et se concentre, serrant de nouveau sa toupie dans sa main pour s'aider. Après quelques secondes, il sent l'énergie de Dragoon se manifester, elle est un peu loin mais elle se rapproche.

-Donc je suis arrivé avant, pense Ryuga, rangeant L-Drago dans le boitier à sa ceinture. Plus qu'à attendre alors, faut que je trouve par où arrivent les pompiers.

L'hôpital de MetalBey City n'est pas immense mais ça reste un hôpital, il a donc plusieurs entrées pour séparer les différents services et pour que tout reste fluide. Les camions de pompiers et les ambulances ont un accès réservé bien précis, Ryuga ignore simplement où il se trouve donc il doit le chercher pour réussir à intercepter le camion qui transporte son fils. Il faut qu'il le voit au plus vite… Il n'a qu'une envie, c'est de voir son fils pour le réconforter et aussi pour qu'il puisse le raconter en détails ce qui lui est arrivé parce qu'il n'a pas vraiment compris comment l'adolescent a réussi à se casser quelque chose simplement en descendant des escaliers…

Perdu dans ses pensées, Ryuga revient les pieds sur terre en entendant le vacarme presque littéralement assourdissant d'une sirène de camion de pompiers arrivant vers l'hôpital, passant pas très loin de lui. Le blanc reste éloigné pour l'instant mais il ne lâche pas le camion des yeux, persuadé que c'est celui qui transporte son grand garçon blessé. Et il a raison. Ryuga reconnait instantanément les cheveux rouges aux mèches blanches ailées de son fils sur le matelas blanc immaculé du brancard, il est assis et l'expression de son visage indique clairement qu'il est au bout de sa vie et qu'il a envie de se recoucher pour oublier sa fichue journée. Compréhensible. Le dragon sort rapidement de sa cachette et se retient tant bien que mal de courir comme un dératé vers son fils, ne voulant pas avoir l'air trop…bizarre. Il vient quand même de sortir d'un seul coup d'une ruelle, de l'extérieur c'est très bizarre…

Sakyo a beau être au bout du rouleau, avoir les yeux rouges et gonflés parce qu'il a pleuré pendant bien dix minutes non-stop après sa chute à cause de la douleur insupportable dans son pied droit et se taper un bon mal de crâne parce qu'il a justement trop pleuré, il reconnait d'instinct à qui appartiennent les pas qui s'approchent très rapidement de lui.

-Papa ! S'exclame l'adolescent en tournant la tête vers Ryuga, ayant un peu de mal à se tourner puisqu'il a le bas du corps sanglé au brancard pour éviter qu'il ne bouge la jambe droite et n'aggrave sa blessure.

-Je suis là mon grand, je suis là, lui répond le blanc en courant finalement pour franchir les derniers mètres les séparant, le serrant fort dans ses bras une fois arrivé à son niveau. Je suis là…

-Papa, je suis désolé, j-je sais pas comment j'ai fait mais… commence à expliquer Sakyo.

-Sakyo, tu n'as pas à t'excuser de t'être cassé un truc enfin, le coupe Ryuga, passant une main dans les cheveux de l'adolescent pour le calmer. Tu n'y peux rien, personne n'y peut rien, c'est juste un accident.

-Je sais, mais vous avez dû vous faire un sang d'encre avec dad… En plus on est en plein milieu de la journée, dad va lâcher tout ce qu'il faisait, je vais le mettre en retard dans son travail…

-Hé, Sakyo, il y a plus important que le taff dans la vie. Et puis la Tategami Corp. va pas s'effondrer parce que ton père prend son après-midi, en plus je suis sûr qu'il va demander un coup de main à son assistant préféré. Arrête de culpabiliser, tu n'as rien fait qui le mérite. T'as pas décidé de te niquer une cheville rien que pour empêcher Kyoya de travailler, si ?

-Haha, non, bien sûr que non… Désolé, c'est juste que je me sens coupable de vous avoir inquiétés…

-En même temps, si on ne s'inquiétait pas du fait que tu te casses quelque chose, c'est toi qui devrais t'inquiéter de ce qu'il se passe dans nos têtes.

Sakyo glousse, sincèrement amusé, les idées changées par les traits d'humour de son père. Il ne s'est même pas rendu compte que les pompiers l'ont emmené dans l'hôpital et qu'il n'est plus à l'extérieur du bâtiment, et d'ailleurs même sa blessure pourtant très douloureuse semble lui être sorti de la tête. Ryuga suit le brancard jusqu'au moment où le médecin ne lui laisse pas vraiment le choix de rester avec son fils ou pas, c'est-à-dire le moment où Sakyo doit partir faire sa radio pour voir si la fracture est sévère et si elle se trouve au niveau de la cheville ou du pied. L'adolescent n'est pas ravi que son père ne puisse pas rester avec lui, mais de toute façon ça ne sert à rien de râler. Plus vite ce sera fait, plus vite il retournera auprès de lui. Ryuga n'est pas non plus ravi, mais lui non plus ne dit rien et se contente de s'assoir dans le couloir pour attendre.

À peine deux minutes plus tard, le blanc entend des bruits de pas assez précipités résonner dans le couloir et lève à peine la tête, sachant très bien que c'est Kyoya qui vient vers lui en se retenant de courir. Avec ses chaussures de ville toutes lisses, le vert ne peut pas courir sur un sol comme celui d'un hôpital, ça ferait bien trop de bruit et il risquerait de glisser en plus. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui lui manque.

-Comment il va Ryu ? Demande le lion une fois qu'il est arrivé au niveau de son compagnon, essoufflé d'avoir beaucoup couru.

-Bien, il est pas en train de mourir tu sais, il a juste le pied droit en vrac, répond Ryuga avec un léger ricanement. Il se sent surtout coupable de nous avoir inquiétés et il est fatigué. Il est en train de passer ses radios là, ça devrait pas durer trop longtemps.

-Il ne changera jamais, il s'en voudra toujours pour tout et rien, fait remarquer Kyoya, secouant la tête avec un léger sourire tendre.

-J'te le fais pas dire, il s'est quand même excusé de s'être cassé un truc parce que du coup on s'est inquiété pour lui et que toi tu as quitté le travail en urgence, soupire l'empereur dragon en levant les yeux au ciel d'un air à la fois attendri et exaspéré.

-J'ai vraiment l'impression que parfois notre fils est trop pur pour ce monde.

-Ouais, moi aussi.

Ryuga et Kyoya ne peuvent s'empêcher de légèrement ricaner tous les deux sans la moindre moquerie, avec juste énormément de tendresse pour leur fils et sa capacité à culpabiliser rapidement et pour des bêtises. En sept années, Sakyo a appris à avoir confiance en lui, il n'est plus le petit garçon craintif qu'il a été pendant longtemps, en revanche il continue d'avoir peur d'inquiéter ou de décevoir ses parents à la moindre occasion. L'adolescent a toujours inconsciemment peur de ne pas être « à la hauteur » d'une certaine manière car il a toujours une vision très idéalisée de ses parents. Comment lui en vouloir ? Pour lui, Ryuga et Kyoya l'ont littéralement sauvé en l'adoptant, ils ne sont pas juste ses parents, ils sont ses héros à lui.

-Excusez-moi, vous êtes les parents de Sakyo ? Demande un médecin, sortant de la pièce près de laquelle Ryuga et Kyoya attendaient, les surprenant un peu car les deux avaient commencé à se perdre dans leurs pensées.

-Oh, oui, c'est bien le cas, répond Ryuga, se retournant vers le médecin. Vous avez terminé de lui faire passer les radios nécessaires ?

-Oui, je dois aller les chercher, confirme le docteur. J'en ai pour seulement quelques minutes. En attendant, vous pouvez entrer. Je ne l'ai pas encore plâtré parce que je dois étudier les radios avant de faire quoi que ce soit mais comme les pompiers lui ont placé un attèle il peut un peu bouger sans risquer d'aggraver la fracture.

Les deux bladers légendaires hochent la tête et entrent dans la chambre après que le médecin se soit éloigné. Sakyo est assis sur le lit d'hôpital de la chambre, la manche droite de son pantalon relevé jusqu'au genou et la cheville et le pied maintenus par une grosse attèle. L'adolescent semble aller un peu mieux et est visiblement occupé à envoyer un message à quelqu'un avec son téléphone. Ryuga et Kyoya se doutent qu'il est en fait en train de rassurer ses amis restés au lycée. Cependant, en entendant ses parents entrer dans la chambre, Sakyo repose vite son téléphone. Kyoya, qui n'avait pas encore vu son fils contrairement à son petit-ami, est incapable de se retenir et se jette pratiquement littéralement sur l'adolescent aux yeux grenat, le serrant fort contre lui. Sakyo ne rechigne pas le moins du monde et rend son étreinte à son plus jeune père avec tout autant de force.

-Alors, comment va mon grand blessé ? Demande le lion avec un petit sourire.

-Ça va dad, je me sens mieux maintenant, je peux pas bouger le pied donc j'ai pas trop mal, répond le blader de Dragoon en désignant d'un mouvement de tête son attèle au pied droit.

-Et si tu nous racontais précisément ce qui t'est arrivé au fait ? Parce que franchement, ton père et moi on a pas vraiment bien compris cette histoire, dit Ryuga en croisant les bras sur son torse.

-Pff, même moi je sais pas comment j'ai réussi à me faire ça… marmonne Sakyo, visiblement contrarié. Avec Ren on descendait les escaliers pour changer de cours, et puis je sais pas ce qui s'est passé, en arrivant sur le palier mon pied il est parti en couilles et je me le suis tordu super fort ! Ça m'a fait ultra mal et en plus j'ai entendu un gros bruit de craquement, c'était dégueu…

-Attends attends, t'es en train de nous dire que tu t'es tordu le pied sur du plat ? Comprend Kyoya, levant un sourcil d'étonnement.

-Bah oui, c'est pour ça que je comprends pas comment ça a pu arriver ! Je crois que j'ai été emporté par l'élan que j'ai pris dans les escaliers, et si c'est pas ça je vois vraiment pas comment j'ai fait… soupire l'adolescent, haussant les épaules.

-T'es doué toi hein, ricane légèrement l'empereur dragon, ébouriffant les cheveux de son fils pour le réconforter. En tout cas, c'est tes copains qui vont être contents, ils vont pouvoir prendre l'ascenseur avec toi et passer en priorité au self.

Sakyo pouffe du nez, amusé, imaginant déjà la joie sur le visage de Zyro quand il passera avec lui dans le rang des élèves prioritaires du self. Eh oui, qui dit plâtre à une jambe dit béquilles, et qui dit béquilles dit incapacité à tenir un plateau donc besoin d'aide pour. Il faut savoir voir le bon côté des choses, avoir un plâtre c'est pas pratique et pas très drôle mais au moins on a quelques avantages au lycée.

Rapidement après ces explications, le médecin revient avec les radios de Sakyo. L'adolescent est chanceux, les résultats sont rassurants. C'est sa cheville qui est cassée mais la fracture est assez petite, le gros bruit de craquement qu'il a entendu étant en fait provenue du cartilage de son pied, comme l'infirmière du lycée l'avait suspecté. Sakyo est donc parti pour deux-trois semaines de plâtre, suivant comment les choses vont évoluer, et une semaine d'attèle après pour s'assurer que l'os soit bien réparé et surtout pour que l'adolescent ne se blesse pas à nouveau sur une maladresse. On ne sait jamais, il pourrait se refaire une fracture mais plus grave cette fois. Sakyo est soulagé que ce ne soit pas trop grave, deux ou trois semaines de plâtre c'est largement supportable. Mais bon, encore faut-il le poser ce plâtre, et ça risque d'être un peu long en plus d'être légèrement douloureux. Il faut bien en passer par-là, il n'a pas le choix.

Un peu plus de trente minutes plus tard, le plâtre est posé et a bien séché, Sakyo est donc libre de quitter l'hôpital et de rentrer chez lui avec les béquilles que le médecin lui a prêté. Il ne faudra simplement pas oublier de venir les rendre quand il n'en aura plus besoin. Sakyo n'a jamais marché avec des béquilles, normal puisqu'il ne s'était jamais cassé la cheville jusqu'à aujourd'hui, mais bon il va avoir le temps de s'entraîner.

Tandis que l'adolescent se lève un peu maladroitement, prenant appui sur les béquilles adaptées à sa taille, Ryuga et Kyoya se lancent un petit regard en coin et sourient légèrement. Eh bien, ils vont devoir chouchouter leur grand blessé de fils pendant ses semaines de plâtre. Enfin, plus que ce dont ils ont l'habitude en tout cas.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Et un plâtre pour Sakyo, un ! X)

Ryuga : Et elle est contente.

Moi : Héhé X)

Kyoya : Non mais sérieux, comment c'est possible de se tordre le pied sur du plat ? -_-

Moi : Bah ça m'est arrivé une fois, bon je me suis pas cassé la cheville mais j'ai morflé pendant une semaine, ça fait super mal ces conneries…

Ryuga : Et sinon, pourquoi ma toupie c'est devenu Ronin L-Drago ?

Moi : Bah dans Shogun Steel, la toupie de Zyro c'est Samurai Iffrit et celle de Gingka c'est devenu Samurai Pégasus ! Du coup comme la toupie de Sakyo c'est Ronin Dragoon, la tienne c'est devenu Ronin L-Drago ! Tu me suis ? X)

Ryuga : Ouais, okay, ça fait sens.

Chris : Dis, pourquoi elle s'appelle Mayu la secrétaire du râleur là ?

Kyoya : è_é

Moi : Oh, ça vient de Corpse Party ! Oui j'aime vraiment bien ce jeu XD

Ryuga : J'imagine que le prochain chapitre racontera les péripéties de Sakyo avec son plâtre ?

Moi : Dans le mille Émile ! Et ce sera jeudi prochain, pour de vrai cette fois, promis ! X)

Chris : Au fait, t'es en vacances quand ?

Moi : Eh bien, comme dans ma Fac on n'a pas de partiels, je suis en vacances vendredi prochain ! Et j'ai quasiment un mois de vacances pour écrire, héhé ~

Ryuga et Kyoya : Et merde…

Moi : D'ailleurs j'ai deux trucs à vous annoncer ! Déjà, ça fait officiellement plus d'un an que je publie cette fic, et ça fait mal au cul parce que j'ai pas vu le temps passer moi ! Et ensuite, cette année pas d'OS de Noël ! Par contre, il y aura un OS de Nouvel An n_n

Chris : Je serai dedans ?

Moi : Oui Chris, y aura même Dynamis X)

Chris : Yay ! \^^/

Moi : Bref, laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et à jeudi ! ^^