Moi : Salut tout le monde ! Oui je sais, je suis en retard, comme je le pensais mon anniversaire m'a fait prendre du retard ! X)

Chris : C'est le dernier chapitre, ouiiiiiiiin TT_TT

Kyoya : Nani ? Le dernier ? O_o

Ryuga : Yep.

Moi : Euh oui je sais, j'ai pas prévenu mais aujourd'hui c'est le dernier chapitre de cette fic ^^'

Chris : Au revoir le fluff TT_TT

Kyoya : J'ai pas hâte de voir ce à quoi on va avoir droit après…

Moi : Concentre-toi un peu sur l'instant présent tu veux ? Donc oui, ce dernier chapitre est très branché feels, et je sors les warnings : ça va parler de maltraitance sur enfant et d'abandon d'enfant !

Kyoya : Le sadisme n'a pas de fin avec toi.

Moi : C'est un chapitre de conclusion, faut bien parler scénario pour conclure !

Chris : Pauvre Sakyo…

Moi : Bon allez, disclaimers ! Pour la dernière fois ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède ni MFB ni BeyBlade Zero-G.

Moi : Merci Ryu ! Bon dernier chapitre, ne pleurez pas trop quand même ^^'

Ryuga : Dit-elle !

Moi : *sifflote innocemment*


Réponse aux reviews :

Komachu : Pour supporter Gingka, il faut boire XD
J'aime bien imaginer Ryuga avec une vapoteuse, j'y peux rien ! XD
Vilain Chaoxin ! XD

Skullink : Dans le monde parfait de mes fics, cette saloperie de Covid n'existe pas ! XD
J'ai déjà écrit un OS DynChris, c'était mon premier OS de Nouvel An d'ailleurs, mais j'en ai un autre de prévu ! )

Coolio : For me, Chaoxin and Mei-Mei are like a big brother and his little sister, but hey, just a matter of taste ^^
Well, Dynamis X Chris is supposed to be a crack ship, but it seems that almost everyone ship them, it's weird ! XD I suppose it's because they were on the same side at some point, then changed side almost at the same time, and they are both nice and quite silent !
I just love olives on pizzas ! n_n

Marius X Maldeka : Les soirées avec mes potes terminent toujours comme ça, sauf quand on fait des soirées raclette XD
La pizza c'est la vie ! u_u
Vilain Chaoxin, très vilain ! XD
P.S : (Moi : Bon, Traffy et Kiddou sont repartis vers de nouvelles aventures, je me retrouve avec vous-deux ! Zoro : Ouaiiis, super ! -_- Sanji : ^^' Moi : Fais pas genre Marimo, je sais que t'aimes bien être là ! XD)


-Sakyo ? Hé ho, tu m'écoutes ?

-Hein ? Oh pardon Zyro, j'étais dans la Lune… Tu disais quoi ?

-Ça fait déjà deux fois aujourd'hui Sakyo… T'as pas autant la tête ailleurs d'habitude… Il y a quelque chose qui va pas ?

L'adolescent aux cheveux rouges soupire et jette un regard dehors par la fenêtre de sa chambre. C'est vrai que depuis que son petit-ami est arrivé, il y a environ une heure, il n'a pas forcément été très attentif à ce qu'il lui a raconté, mais il ne fait pas exprès… Il est juste ailleurs aujourd'hui, il n'arrive pas à se concentrer sur autre chose que ses pensées. Sakyo sait bien qu'il faut qu'il s'explique, il ne peut pas laisser le blader d'Iffrit dans le flou.

-C'est rien, c'est juste… C'est bientôt mon anniversaire, soupire Sakyo.

-Oui…et ? Lui répond Zyro, ne comprenant pas où son petit-ami veut en venir. C'est pas ton premier anniversaire et ce sera loin d'être le dernier, enfin j'espère ! Je vois pas pourquoi ça te perturbe…

-C'est pas mon anniversaire le problème, c'est que mon anniversaire est tout juste un mois avant l'anniversaire…de quand je me suis enfui de mon orphelinat… précise le blader de Dragoon, se grattant la nuque. Je… Chaque année j'y repense, à la date exacte… Je revois tout le déroulé de cette journée…qui était à la fois la pire et la meilleure de ma vie…

-Oh… Désolé Sakyo, je ne savais pas que tu y pensais encore chaque année… s'excuse l'adolescent à la grosse mèche rousse, baissant les yeux de gêne.

-Tu ne pouvais pas le savoir, personne ne le sait, pas même mes parents… Enfin, je ne suis pas naïf, je sais bien qu'ils se doutent que chaque année ça me revient en tête, mais ils ne disent rien. Ils ne veulent pas me mettre mal à l'aise… Ils ne le feraient pas s'ils m'en parlaient, je ne suis plus aussi affecté qu'avant, ça fait quand même pratiquement 8 ans. C'est juste…j'y repense, chaque année… C'est dingue que mes souvenirs soient aussi clairs après tant d'années, je me rappelle encore tous mes sentiments, toutes mes sensations…

-Tu ne m'as jamais raconté ce qu'il s'est passé ce jour-là… Enfin, je ne te l'ai jamais demandé en même temps, c'est pas… Je me voyais pas te demander une chose pareille…

-Je comprends, je ne l'aurais pas fait à ta place non plus. Mais… Je peux t'en parler si tu veux maintenant. Ça ne me dérange pas.

-Sakyo, tu n'es pas obligé… Je ne veux pas te forcer la main…

-Tu ne me forces à rien. C'est mon passé, je ne vais pas te le cacher comme quelque chose de honteux toute ma vie, je n'en ai pas honte ni rien.

-Si tu es sûr…

-J'en suis sûr, et de toute façon il n'y a pas grand-chose à raconter en vérité. J'avais tout juste 8 ans, j'étais dans un orphelinat, qui pour moi était l'enfer sur Terre, depuis…oh, j'avais l'impression que ça faisait depuis toujours que j'y étais, mais en fait ça faisait 6 ans… J'étais maltraité, mal nourri, enfermé à longueur de temps, coupé du monde extérieur, j'avais tout le temps peur de tout et de rien, et j'avais abandonné depuis très longtemps l'espoir de trouver une famille dans laquelle je serais heureux. Cet endroit, on y arrivait un jour, mais on était pas vraiment censé en ressortir, pas avant de devenir majeur en tout cas… Enfin, même ça je ne suis pas sûr, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu énormément d'adolescents à l'orphelinat.

Pour l'instant, tout ça Zyro le savait déjà, mais ça lui fait quand même de la peine d'entendre son petit-ami lui raconter tout ça. Lui, il a grandi dans une famille « normale », ses parents ont toujours été là pour lui, et encore aujourd'hui ils le sont bien qu'il ne vive plus avec eux. L'adolescent aux yeux bleus vient d'un petit village de montagne assez reculé, pas si loin que ça de Koma d'ailleurs, il a donc dû quitter ses parents pour se lancer dans une carrière de blader à MetalBey City, mais malgré la distance il prend soin de les appeler chaque jour et ce sont eux qui paient le loyer de l'appartement de leur grand garçon. Chaque fois que l'héritier spirituel de Gingka pense au fait que pendant que lui vivait une enfance heureuse, son petit-ami vivait quant à lui une vie incroyablement triste et une enfance complètement cassée, ça lui fait vraiment mal…

-Un jour, alors que j'étais en train de mettre la table, j'ai cassé une assiette… poursuit Sakyo, l'air totalement neutre. Normalement, j'aurais déjà dû être bien puni pour ça, mais ce jour-là ma bonne étoile n'était vraiment pas de mon côté, et c'est le cuisinier qui m'est tombé dessus parce qu'il m'avait entendu casser l'assiette. C'était quelqu'un de très…colérique, et pour la faire courte il a essayé de transformer mon visage en sashimi. Je m'en suis sorti avec une seule coupure sur le côté droit de mon visage, et je me suis enfui en courant pour me cacher dans un placard. Ça a été…une sorte d'électrochoc… Je m'étais déjà fait punir, frapper, enfermer, tout ce que tu veux, mais là j'ai vraiment commencé à avoir peur pour ma vie… J'ai ressenti le besoin de fuir, fuir très loin, peu importe où mais…le plus loin possible. Le lendemain j'ai rassemblé le peu d'affaires que j'avais, et le soir une fois que tout le monde était couché, eh bien je me suis enfui… J'ai juste couru droit devant moi dans la forêt, aussi vite que je pouvais parce que j'avais peur qu'on me rattrape, et la suite tu la connais. J'ai percuté Ryuga complètement par hasard, et ma vie s'est remis sur de bons rails.

L'adolescent aux yeux grenat a raconté tout cet aspect de son passé de manière totalement détachée, un peu comme s'il racontait quelque chose qui était arrivé à quelqu'un d'autre que lui. Pour lui, c'est le cas en quelque sorte, il a appris à se détacher de son passé avant d'être adopté, au point que ses souvenirs d'avant ses huit ans sont devenus extrêmement flous au fil du temps. Sakyo n'en a plus rien à faire de ce passé, c'est le passé justement, ce qui compte c'est le présent. Zyro a un peu de mal à voir les choses sous cet angle par contre, il a perdu pas mal de couleurs au niveau de son visage, surtout à cause de l'histoire qui a poussé Sakyo à s'enfuir de son orphelinat. Il n'était pas du tout au courant que son petit-ami avait failli se faire charcuter le visage au couteau par un cuisinier complètement taré, et peut-être bien qu'il aurait préféré ne jamais le savoir parce que ça lui glace le sang d'imaginer un adulte essayer de lacérer le visage d'un enfant de huit ans avec un couteau pour avoir simplement cassé une assiette…

-T'as…jamais vu un psy pour tout ça ? Demande Zyro, déglutissant difficilement au milieu de sa question. C'était une usine à traumatismes cet endroit…

-Oh non, personne me croit quand je le dis mais j'en ai jamais ressenti le besoin, répond le blader de Dragoon en haussant les épaules. En même temps, j'ai beaucoup parlé de ce qui n'allait pas directement avec dad et papa, donc aller m'épancher auprès d'un psy ne s'est pas vraiment avéré nécessaire. Pourtant, mes parents ont dû me dire un bon paquet de fois que si j'en ressentais le besoin, je n'avais qu'à demander et ils m'emmèneraient sans problème.

-Mais comment tu fais… ? Je sors avec un super-héros, c'est pas possible, comment t'as pu encaisser tout ça psychologiquement et t'en sortir sans un psy ? T'as un mental en vibranium, tu m'impressionnes tellement… souffle l'adolescent à la grosse mèche rousse, ses yeux bleus comme l'océan effectivement remplis d'admiration.

-Zyro, t'en fais des caisses mon cœur, ricane Sakyo, ne pouvant s'empêcher de rougir car il trouve qu'il ne mérite pas tant de compliments. On est juste…pas tous égaux face à ce genre de choses. Il y en a comme moi qui sont capables de s'en sortir en étant simplement bien entourés et en se confiant à des proches, de la famille, et d'autres qui même avec tout ça ont besoin d'un soutien psychologique plus poussé, plus professionnel… Je ne suis pas un héros pour avoir réussi à tourner la page sans l'aide d'un psy ou d'une thérapie, je suis simplement…chanceux.

-Je te considère quand même comme un héros, mon héros en tout cas…

-Ça, ce n'est pas vraiment difficile avec toi. Quand j'ouvre un pot de confiture que t'arrives pas à ouvrir j'suis aussi ton héros.

-Tu peux pas juste accepter un compliment et te taire, méchant ?

Sakyo glousse en voyant l'expression contrariée adorable de son petit-ami et l'embrasse sur la joue pour qu'il arrête de faire cette tête. Zyro est toujours comme ça, il en fait absolument tout le temps trop, beaucoup trop. En ça il ressemble énormément à son mentor, Gingka. Les deux sont toujours dans l'excès, et soit ça fatigue leur entourage, soit ça l'amuse. Sakyo ça l'amuse lui.

-Hum… Sakyo… commence le blader d'Iffrit, se tordant les doigts sur ses cuisses à cause d'un léger stress. Je sais que t'as probablement encore moins envie de parler de ça mais… Tu…Tu as déjà pensé à tes parents…biologiques ?

-Tss, ouais, et je leur souhaite de crever dans un caniveau si c'est pas déjà fait, gronde Sakyo, soudainement très froid.

Zyro déglutit tellement difficilement qu'il manque pratiquement de s'étouffer avec sa propre salive et ressent une douleur très désagréable le long de sa gorge. Inutile de préciser qu'il regrette sa question, en revanche s'il déglutit ce n'est pas parce qu'il se sent coupable d'avoir posé cette foutue question, c'est parce que Sakyo lui fait légèrement peur d'un seul coup… Ça ne lui ressemble pas une telle froideur et une telle cruauté, encore moins envers des gens qu'il ne connait même pas. Zyro se doute bien que beaucoup d'orphelins en veulent à ceux qui les ont abandonnés, ce serait naïf de penser que tous finissent un jour par pardonner un acte aussi lourd et compliqué, mais de là à leur souhaiter de mourir dans un caniveau… Il n'aurait jamais cru entendre ça un jour dans la bouche de son petit-ami.

-T'y vas pas…un peu fort ? Fait remarquer Zyro à son petit-ami d'une petite voix, craignant presque que l'adolescent aux cheveux rouges ne s'énerve contre lui à cause de cette réflexion.

-Non, non j'y vais pas trop fort, répond Sakyo en se craquant les doigts à cause de la colère qu'il ressent. Tu sais pas tout ce que je sais Zyro… En grandissant, j'ai commencé à poser des questions sur ce qu'était devenu mon orphelinat. Je savais déjà qu'il avait fermé quelques mois après que j'ai été adopté par mes parents grâce à mon grand-père Kay, ils me l'avaient dit mais ils n'étaient pas vraiment allés dans les détails parce que j'étais petit. Je me suis mis à poser tellement de questions que mes parents se sont dit que c'était le bon moment pour me raconter ce qu'ils ne pouvaient pas me dire tant que j'étais trop jeune… Enfin, il n'y avait pas tant de choses que je ne savais pas déjà, mais…ils m'ont parlé de mon dossier à l'orphelinat…

-Ton…dossier ? Répète l'adolescent aux yeux bleus, un peu perdu.

-Normalement, les orphelinats ont un dossier sur chaque enfant dont ils s'occupent avec des informations sur eux, leur santé, leur passé avant d'arriver, ce genre de choses, explique le blader de Dragoon. Mon orphelinat avait ça aussi, en beaucoup plus…laxiste, et mes parents ont récupéré le mieux à la fermeture de l'orphelinat. Ils l'ont gardé même s'il n'y avait rien d'utile pour eux dedans…parce qu'ils savaient que peut-être un jour je voudrais y jeter un œil, quand je serais assez grand. Et c'est ce que j'ai fait, il y deux ans à peu près.

-O-Oh…

-Ne t'en fais pas, ça va, j'ai juste appris comment j'étais arrivé dans cet endroit. C'était écrit noir sur blanc. Mes…géniteurs m'ont amené là-bas un beau jour, j'avais à peine plus de deux ans, et puis c'est tout. Ils sont venus, ils m'ont déposé, et ils sont partis pour ne jamais revenir.

-Je sais…que ça fait mal de découvrir ça Sakyo… Mais…ils avaient sûrement leurs raisons… ?

-C'est ce que j'ai pensé aussi, j'ai essayé de croire que peut-être ils n'avaient rien voulu de tout ça…jusqu'à ce que je lise deux lignes plus bas qu'ils avaient l'air soulagés de me laisser là-bas, limite contents. Là j'ai arrêté d'y croire. Et puis de toute façon, c'était un espoir vain que de croire que mes parents biologiques ne voulaient peut-être pas mal faire. Mon orphelinat était paumé dans la montagne au milieu d'une forêt, personne n'en connaissait l'existence, et surtout pas la police. Quand tu veux laisser un enfant à un orphelinat, tu te dis pas « Tiens, et si on allait faire un tour dans une forêt où il n'y a rien du tout et oooooh, un orphelinat ! Quel heureux hasard ! ». Nan, ils savaient déjà comment ça tournerait pour moi, et ils n'en avaient rien à faire. Ils voulaient juste se débarrasser de moi, c'est tout. Alors peu importe où ils sont, peu importe ce qu'ils deviennent, je leur souhaite simplement de se faire rattraper par le karma, si c'est pas déjà le cas.

Zyro hoche la tête et baisse les yeux, se sentant coupable d'avoir poussé Sakyo à ressasser tout ça. Il comprend mieux la colère de son petit-ami en tout cas, à sa place il serait tout aussi en colère. Ne sachant plus quoi dire, Zyro se contente de poser la tête sur l'épaule de l'adolescent pour le réconforter, ayant remarqué que ce dernier s'est mis à verser des larmes. Il n'est pas triste, loin de là, ses larmes sont des larmes de rage et de colère. Sakyo n'est pas capable de se contenir tant il déborde de haine. Il n'aurait jamais cru être capable d'haïr si fort des gens qu'il ne connait même pas, dont il n'a pas le moindre souvenir, mais c'est le cas. Malgré cela, sentir son petit-ami contre lui fait redescendre drastiquement sa colère. Il n'a plus envie de penser à ça, il ne doit plus penser à ça. Ça lui pourrit l'esprit de penser à ces…gens, et il a tout sauf envie de se laisser pourrir l'esprit. Sakyo essuie donc ses larmes avec son bras et appuie sa tête contre celle de Zyro, soupirant de soulagement.

-Tu sais… Il faut voir les choses du bon côté Sakyo… commence le blader d'Iffrit, bien blotti contre son petit-ami. Sans eux, et sans ta bonne étoile, tu n'aurais jamais été adopté par Ryuga et Kyoya…

-Haha, c'est pas faux, lui répond Sakyo, retrouvant enfin le sourire. Il vaut mieux voir les choses comme ça, voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.

-Et puis de toute façon, ils te méritaient pas, t'es trop bien pour eux !

-Pffffff, t'es bête Zyro.

-Oui, mais au moins tu souris !

-Je sais. C'est pour ça que je t'aime.

Zyro est vraiment soulagé d'entendre ça et se blottit avec soulagement dans les bras ouverts de son petit-ami, se sentant rassuré que Sakyo aille mieux et étrangement plus proche de lui. C'était un moment assez désagréable à passer, l'adolescent habituellement si joyeux a traversé beaucoup d'émotions assez négatives, allant de la peine à la colère en passant par la peur et le dégoût, mais désormais il a la sensation de mieux comprendre son petit-ami en sachant un peu plus en détails tout ce qu'il a traversé. Il sait bien qu'il ne pourra jamais totalement comprendre ce que Sakyo a traversé puisqu'il ne l'a pas vécu lui-même, et encore heureux, mais il sent quand même que savoir tout ça l'aide.

De son côté, Sakyo se sent relativement…relaxé. Le fait d'avoir raconté des choses compliquées, de s'être énervé et même d'avoir pleuré pour ensuite revenir à un état émotionnel plus calme, eh bien paradoxalement ça fait du bien. Maintenant qu'il a un peu tout expliqué à Zyro, l'adolescent aux cheveux rouges a l'impression de sentir un petit poids s'enlever de ses épaules. Il ne se sentait pas mal avant de lui en parler, pas du tout même, mais Sakyo se rend compte que plus il parle de son passé, plus il en est détaché et plus il se sent mieux après. Tout ce qu'il veut, c'est être apaisé, ne pas être poursuivi par son horrible passé, et c'est en affrontant ses problèmes qu'on les empêche de nous suivre et de nous persécuter. Il l'avait déjà fait avant, mais le répéter permet de garder ce sujet là où il est et là où est sa place : dans le passé. L'important, c'est le présent et l'avenir. Et dans un avenir proche il va fêter son anniversaire, donc maintenant ça suffit la déprime !

XXXXXX

Quelques heures plus tard, il est temps pour Zyro de rentrer chez lui, il commence à se faire tard. Bon, comme on est en été ce n'est pas vraiment flagrant qu'il est tard, mais il est quand même près de 19H30. À ce rythme, en partant Zyro va croiser Kyoya qui rentrera du travail !

-Allez chéri, il faut que tu y ailles ! Glousse Sakyo, son petit-ami s'obstinant à rester accroché à son cou alors qu'ils sont devant la porte. Il se fait tard. Allez, rentre ! Le temps d'arriver chez toi tu vas avoir faim en plus, je te connais, alors dépêche de rentrer pour te faire à manger.

Oui oui, ça va, j'y vais, répond l'héritier spirituel de Gingka en embrassant une dernière fois son chéri. Faut que je dise au revoir à ton père avant quand même, j'suis bien élevé !

-Ça va être compliqué, il est pas là, ricane le blader de Dragoon. Il avait dit qu'il devait aller voir mes grands-parents aujourd'hui, il a dû partir pendant qu'on était là-haut. Sérieux, t'as pas remarqué que la maison était vachement silencieuse ?

-Bah tu sais, même quand il est là je trouve que c'est vachement silencieux, donc moi je fais pas franchement la différence… avoue Zyro.

Là, Sakyo doit bien reconnaître que son petit-ami n'a pas tort. Ryuga a toujours été du genre très silencieux, peu importe ce qu'il est en train de faire, c'est simplement que son fils a appris au fil du temps à remarquer sa présence avec des détails que les autres eux ne sont pas capables de déceler.

Après avoir encore rechigné quelques minutes, Zyro finit enfin par quitter la maison des Atsuka-Tategami pour prendre le chemin de son appartement, et sur le chemin il croise Ryuga…et Kyoya. Ah bah ça, à force de traîner, il y avait de grandes chances que ça arrive. Le vert a terminé le travail plus tôt aujourd'hui, et il se trouve que le hasard a fait qu'il a croisé son compagnon sur le chemin de la maison, qui lui revenait de chez ses parents. Comme il est déjà un peu tard, les deux bladers légendaires ne retiennent pas le petit-ami de leur fils très longtemps, ils lui disent juste bonsoir et lui demandent s'il a passé une bonne journée avant de le laisser reprendre son chemin. Ce n'est pas vraiment leur genre de faire passer un interrogatoire à ce pauvre Zyro dès qu'il vient passer la journée avec leur fils, et de plus actuellement ils ont juste envie de rentrer chez eux pour retrouver ce dernier. Son anniversaire est dans tout juste deux semaines, il serait quand même plus que temps de lui demander ce qu'il veut comme cadeau !

-Sakyo ? On est rentrés mon grand ! S'exclame Ryuga en entrant dans la maison tout juste deux minutes après que lui et son compagnon aient croisé Zyro.

-On ? S'étonne l'adolescent, se relevant du canapé sur lequel il venait tout juste de s'assoir.

-Oui, moi aussi je suis rentré, ricane Kyoya, faisant quelques pas dans l'entrée pour rejoindre le salon. J'ai fini le travail plus tôt.

Sakyo est surpris, il est habitué à ce que son plus jeune père rentre plutôt du travail vers 20H-20H30, mais il est aussi très content et ne se fait pas prier pour lui sauter dessus et lui faire un câlin.

-Toujours autant d'enthousiasme dès que je rentre, s'amuse le lion, serrant fort son fils dans ses bras.

-Sakyo, c'est bientôt ton anniversaire, t'as une idée de ce que tu voudrais ? Demande Ryuga après avoir embrassé Sakyo sur le front.

-Oh… Je sais que vous me charriez parce que je le dis presque chaque année, mais j'ai envie de rien, répond l'adolescent aux yeux grenat en rougissant légèrement et en se grattant la nuque. Juste vous avoir comme parents, c'est déjà un cadeau qui me rend heureux tous les jours de ma vie… Alors contentez-vous de m'offrir des Ferrero, ça suffira à me faire plaisir.

La dernière réflexion de Sakyo amuse ses parents et les fait ricaner, mais le reste les surprend. Ça commençait à faire un moment que Sakyo ne leur avait plus dit ce genre de choses, et ils sentent dans le ton de sa voix quelque chose d'étrange. Quand leur fils se jette dans leurs bras sans trop prévenir et se blottit fort contre eux, Ryuga et Kyoya sont encore plus surpris mais croient comprendre ce qui arrive à leur grand garçon. Il a dû reparler de son enfance à l'orphelinat avec Zyro, et maintenant il a besoin de se rappeler que c'est loin de lui, qu'il est en sécurité là où il est, et aussi de remercier ses parents…pour simplement être ses parents, pour l'aimer tous les jours de sa vie.

Les deux adultes se jettent un rapide regard, sourient et rendent son étreinte à Sakyo, le serrant fort contre eux. Ils comprennent le besoin de leur fils de toujours les remercier pour tout ce qu'ils ont fait pour lui, même si eux estiment que ce n'est pas nécessaire. Après tout, eux, qui doivent-ils remercier pour avoir croisé le chemin de ce petit garçon il y a maintenant bientôt huit ans ? Leur bonne étoile, probablement, ou le destin. Ouais, ça doit être ça, c'est le destin qu'ils doivent remercier pour leur avoir offert le plus beau des cadeaux il y a huit ans…

THE END


Moi : Et oui, cette fois c'est bien fini ! Comme d'habitude, ça fait bizarre de terminer une fic après tant de temps, mais j'avais l'impression d'avoir fait le tour alors il était temps de conclure cette fic toute mignonne ^^

Kyoya : Pavé en approche !

Moi : J'ai commencé à publier cette fic fin novembre 2020, et un peu plus d'un an plus tard je la termine après 43 chapitres et environ 3 700 vues ! J'ai pris un immense plaisir à l'écrire, et ça m'a fait encore plus plaisir de voir que ça vous plaisait ! n_n

Chris : Adieu le fluff… Et en plus ce chapitre était trop triste ! TT_TT

Moi : Faut t'en remettre Chris ! XD

Kyoya : Faut avouer qu'il a pas tort.

Ryuga : Et du coup, c'est quoi la suite du programme ?

Moi : Lundi je fais ma rentrée, non moi je suis pas rentrée le 3 comme tout le monde, et je vais me concentrer sur le prochain chapitre bonus de L'empereur et moi ! Et après… Eh bien, le 21 janvier approche à grands pas !

Ryuga : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

Moi : Siiiiiiii ! ^^

Ryuga : Abattez-moi…

Kyoya : Bonne chance Ryu.

Chris : 2022 commence bien ! XD

Moi : Du coup peut-être à dimanche prochain, j'espère en tout cas, et sinon on se verra le 21 pour l'OS d'anniversaire de katatsu-chan ! En attendant, laissez les reviews de l'amour pour la fin de cette fic ^^

Ryuga : Je déteste tellement ta meilleure pote Wonder…

Moi : Je sais Ryu, je sais XD