Déjà le mois de décembre... Cette année est passé beaucoup trop vite Oo ! Mais pour la terminer en beauté je vous propose une nouvelle histoire :) J'espère qu'elle vous plaira. Je ne vous promets pas des chapitres très longs, et sûrement qu'il y en aura des plus courts que d'autres, mais je vous promets de m'y tenir et de la finir. Bonne lecture !
Ah ! Et bien évidemment, merci Kuro-hagi de m'avoir proposé ce défis de fic' de Noël, comme tu le vois j'ai été très inspiré. On n'a qu'à dire que c'est un peu mon writober aussi ^^

Disclaimer: Les personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki


1er décembre

Un rayon de soleil s'immisce entre les volets mal fermés. Une lumière pâle, blanchie par un ciel voilé et cotonneux vient caresser son visage. Aomine gémit en enfouissant sa tête dans l'oreiller. Il s'étire en baillant et se retourne paresseusement dans les draps, prêt à se rendormir. Pourtant, pas encore tout à fait dans le sommeil lourd et profond, il entend au loin la sonnette de la porte d'entrée. Dans cette semi conscience engourdie, il se fait tirer du côté obscur de la force du réveil par la voix de sa mère, l'appelant depuis le rez-de-chaussée. Il grommèle, lève la tête, tend l'oreille pour vérifier que son ouïe ne lui joue pas un mauvais tour. Au troisième rappel il daigne enfin sortir de son lit, en roulant jusqu'au bord, se laissant tomber au sol dans un bruit sourd. Presque à l'aveugle, les yeux toujours mis clos, il attrape un bas de jogging qui trainait par là et l'enfile en descendant l'escalier. Manœuvre dangereuse qui lui vaut une petite frayeur. Dans l'entrée, il retrouve sa mère, parée de son indéfectible tablier à fleurs, l'air étonné.

- « Tu as commandé quelque chose ? » Demande-t-elle.

- « Hum ? »

Ce n'est qu'à la question de sa génitrice qu'il remarque le livreur sur le pas de la porte, un grand carton patientant devant lui.

- « Euh non, non pas que j'me souvienne. » Répond il en se grattant le crâne.

- « Aomine Daïki, c'est bien vous ? » Intervient le facteur.

- « Qui d'autre ? » Rétorque-t-il avec arrogance.

Il reçoit un coup de torchon sur son épaule nue et une moue réprobatrice, tandis qu'il griffonne rapidement une signature sur le petit boitier tactile que le livreur lui tend.

- « De qui est ce ? » Demande sa mère alors qu'il traine le carton dans l'entrée, non sans mal.

- « Je regrette Aomine-sama, l'expéditeur n'a donné aucune informations.»

- « Oh… Merci quand même. »

Aomine répond vaguement au salut de l'employé, contrarié de ne pas savoir à qui il doit son réveil forcé. Dès qu'il le saura, il lui fera passer l'envie de recommencer ! Malgré ses protestations, sa mère l'aide à monter le colis jusqu'à sa chambre. Comme une brise tiède de printemps, la curiosité a vite fait d'éloigner le nuage noir qui ne le lâche jamais vraiment avant le début de l'après-midi. Tandis que l'adrénaline termine de dissiper le sommeil de son corps. Sur son bureau en bazar, super maman lui trouve une paire de ciseau et la lui tend. D'un geste vif il entaille le scotch retenant les deux pans de la boîte fermée. À l'intérieur, ils trouvent du papier bulle, du papier de soie et autre protections. Dans tout ce fouillis finit par apparaître… un sapin ?! Oui, un énorme et magnifique sapin de bois. Avec précaution, ils le libèrent entièrement, et avec délicatesse il vient le soulever et le déposer sur son bureau ranger sommairement par sa mère pour l'accueillir.

Les bras croisés sur sa poitrine, dubitatif, il observe l'objet qui pèse son poids. Après l'avoir délesté d'un dernier morceau de polystyrène, sa mère se recule à son tour, imitant sa position mais affichant une expression plus enjouée.

- « Il prend un peu de place, mais il est vraiment superbe. Tu ne sais vraiment pas de qui ça peut venir ? »

- « Non, je ne sais même pas ce que c'est ! Comment je saurais qui me l'envoie !? » Lance-t-il, irrité.

- « On dirait… Oui, on dirait un calendrier de l'avent. » L'éclair sa mère en s'approchant du sapin, l'effleurant du bout des doigts.

- « Ce truc pour les gamins ? »

- « On en offre aux enfants c'est vrai, mais c'est très rependue pour les adultes aussi. » Le rassure-t-elle.

- « Hum… »

À son tour Daïki s'approche du soit disant calendrier. Très vite il remarque les chiffres inscrits sur des parties amovibles élégamment dissimulées, des façades de tiroirs. Il y en a de toutes les tailles, petits carrées, grands rectangles, vingt-quatre casiers au total. D'abord sceptique, il ne peut maintenant s'empêcher d'admirer les détails. Au-delà de sa fonction déjà un peut magique, le bois a été peints à la main, donnant vie à l'esprit de noël. Représentant guirlandes, boules et décorations avec soin. Faisant écho à ses pensée, sa mère lui passe une main affectueuse dans les cheveux et lui dit tendrement :

- « Et bien on ne sait pas qui te l'a envoyé, mais vu l'attention apporté à sa confection, nul doute que cette personne tient à toi. Tu as de la chance mon chérie. »

Malgré la douce chaleur enrobant sa poitrine à ces mots, montant jusqu'à son visage pour faire rosir ses joues, Daïki se détourne de la caresse maternelle et marmonne dans sa barbe naissante que rien n'est moins sûr. Ne lui en tenant pas rigueur, elle lui sourit et semble même s'amuser de sa réaction. Elle l'aide à ramasser les morceaux de carton gisants encore au sol et le laisse à sa contemplation silencieuse.

Seul face à son sapin, Aomine se triture les méninges, cherchant des indices dans les motifs, derrière l'objet et même en dessous. Mais rien… Il pourrait bien envoyer un message de remerciement à l'ensemble de ses amis pour voir lequel d'entre eux répondrait, mais alors il faudrait expliquer la situation à tous les autres. Et il n'est pas certain d'en avoir envie. Sa mère semble déjà se faire des idées sur sa vie sentimentale alors ! Autant ne pas en rajouter. L'idée l'a effleuré d'ouvrir tous les tiroirs. Dans l'espoir qu'ils lui révèlent qui est son mystérieux expéditeur. Mais… le concept de découvrir une surprise tous les jours, pendant presque un mois, lui plait bien plus que de savoir à qui il les doit. Sans compter que son père noël anonyme a visiblement passé beaucoup de temps à préparer tout ça. Aomine trouve que ce serait irrespectueux de sa part de gâcher son travail et sa volonté, en ouvrant toutes les cases en moins de cinq minutes. Alors il abandonne son enquête, laissant le charme de la situation l'emporter, lui arrachant même un sourire. Le réveil contraint déjà oublié.

Daïki autorise l'enfant qui sommeil toujours en lui à prendre sa place un instant. Le temps d'ouvrir le premier tiroir. Et comme par enchantement, la joie et l'excitation que tous gamins dont c'est la coutume ressent à l'approche du vingt-cinq décembre s'emparent de lui. Il lui faut un peu de temps pour le trouver, son regard se perdant ça et là au détour de détails qu'il n'avait pas encore remarqué. Le numéro un. Un carré de taille moyenne qu'il tire doucement, pour découvrir une boîte. Une boîte en carton similaire à celles avec lesquelles on ressort de la pâtisserie. Délicatement, il en soulève le couvercle et une douce fragrance vient caresser ses narines. Au fond de lui, le petit Daïki se laisse tomber à la reverse, bras écartés, savourant ce délice olfactif et tous les souvenirs y étant associés. Un daifuku. Un met traditionnel des assiettes à dessert japonaises ; constitué de riz, de poudre de soja et de fruits. Sans attendre et avec enthousiasme, il croque dans la sucrerie à pleine dents. Le gout est aussi délicieux que le parfum et ravive un peu plus sa mémoire, rendant vie à certaines zones oubliées. Avant d'en engloutir le reste, il admire la pâtisserie, les yeux brillants ; sa bouchée ayant révélée une fraise entière au cœur de la gourmandise. Une grosse fraise bien juteuse et savoureuse. Un véritable trésor à elle seule en cette saison. La panthère se lèche les babines, suce ses doigts et prit intérieurement pour en trouver un autre le lendemain. Toujours avec le sourire, il referme le petit tiroir, reconnaissant. En terminant de s'habiller, les mots de sa mère lui reviennent, et il se dit que ce premier cadeau est très à propos. Et pour cause… daifuku signifie « grande chance ». Tout en rejoignant sa mère, d'humeur à passer un peu de temps avec elle, secrètement, il espère qu'elle a aussi raison pour le reste…


Alors ? Qu'en pensez vous ? Des idées ;p ?
Hâte d'avoir vos pronostics sur combien de temps Daïki va mettre à comprendre, et sur ce que vous imaginez comme cadeaux dans les prochains jours. Faites le moi savoir ;)
À demain !