Note de l'auteur.e : Brève scène de sexe avec Chris, Peter et Stiles, mais ce n'est pas romantique. C'est une fic Steter.
Note de la traductrice : Silver fox se dit d'un homme poivre et sel suuuuper putain de sexy, j'ai été infoutu de trouver un équivalent français.
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Chapitre 7
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Stiles se jette à corps perdu dans l'apprentissage de la magie après sa conversation avec son père. Ouais, il peut admettre que ça l'a secoué, mais au lieu de l'éloigner de la magie, cela l'a seulement stimulé. Il refuse de laisser ce qui est arrivé à sa mère lui arriver. La fabrication de potion est putain d'ennuyeuse, bien qu'il découvre qu'il est doué avec la magie de guérison quand il se coupe accidentellement la main sur un athame. Peter s'assure calmement qu'il ne saigne pas à mort, puis le guide à travers un sort de guérison basique. Sa peau se recoud devant ses yeux et putain c'est cool.
Une meute de loups dans le désert du Nevada a un petit problème avec un fantôme, alors ils commandent des talismans de protection pour toute leur meute. Peter demande à Stiles de l'aider à les créer, ce qui le rend un peu inquiet au début. Et s'il fout tout en l'air et invite accidentellement l'esprit à entrer ou quelque chose comme ça ? Peter lui promet qu'il vérifiera son travail, ce qui l'aide.
Stiles s'inquiète également que ce soit aussi ennuyeux que la confection de rune, mais il est agréablement surpris. Il peut sentir l'énergie du talisman pulser dans sa main, peut sentir son intention s'y infiltrer pendant qu'il travaille, qu'il lui donne sa croyance et sa volonté de protéger le porteur. Peter lève les sourcils lorsqu'il inspecte le premier qu'il a créé et durant un instant, Stiles pense qu'il a merdé, mais ensuite Peter le regarde avec fierté.
« C'est incroyablement fort, surtout pour une première création, » dit-il en tournant le talisman entre ses mains. « Tu pourrais probablement gagner ta vie en les vendant si tu le souhaites. »
Stiles sourit. C'est toujours agréable de gagner son approbation, d'autant plus qu'il dit lui-même qu'il ne distribue pas facilement les éloges. Il se sent... utile et c'est quelque chose de nouveau pour lui. Dans les pattes, agaçant, un obstacle à éviter, oui. Jamais utile.
Peter inspecte chacun des talismans qu'il a fabriqués et n'apporte qu'une petite correction au premier. A part ça, ils sont parfaits. Stiles est conscient qu'il sourit comme un dingue, mais il s'en fout. Ça fait du bien de verser sa magie dans quelque chose comme ça. Ça fait du bien de faire quelque chose de bien.
Il y a beaucoup de magies qu'ils n'ont même pas encore abordées. La magie noire, pour commencer. Il ne sait pas ce que Peter pense de la magie du sang et de la nécromancie, mais c'est assez avancé pour qu'il n'ait pas à s'en inquiéter avant un moment de toute façon.
La magie sexuelle est... la magie sexuelle est quelque chose qui l'intéresse énormément et il n'a que légèrement honte de l'admettre. Ouais, tout ce qu'il a lu en fait une zone moralement très grise, selon à quel point l'écrivain est coincé, mais ça va, Stiles est un individu moralement gris. Il finira par avoir le courage de poser des questions à ce sujet (il a le sentiment que Peter attend de voir combien de temps il lui faut pour le faire) et travaille juste sur la guérison pour le moment.
C'est comme si l'univers conspirait avec lui (ou contre lui ? Il ne sait vraiment pas lequel) parce que seulement quelques semaines après le début de ses études sur la guérison, Peter reçoit un appel. Ils sont dans la bibliothèque de Peter, assis à leurs bureaux et Stiles est instantanément intrigué par le sourire narquois sur le visage de Peter quand il voit qui appelle.
« Christopher, » dit-il en répondant au téléphone. Ce ton mielleux dans sa voix n'est pas rare, mais c'est toujours intéressant. « Quel plaisir d'avoir de tes nouvelles. »
Stiles pose son stylo et se penche plus près, l'espionnant sans vergogne. Peter lui fait un clin d'œil.
« Eh bien oui, je suppose que c'est pour affaires. Ce n'est pas comme si on avait l'habitude de s'appeler pour discuter de recettes de flocons d'avoine. »
Il peut à peine distinguer un gémissement frustré au bout de la ligne. Il entend cela de beaucoup de gens qui interagissent avec Peter. Son sourire narquois perd un peu de son côté ludique, ce qui fait que Stiles prête plus attention.
« De telles malédictions sont extraordinairement rares. Qui t'a dit ça ? » Une pause, la personne à l'autre bout de la ligne parle. « Hmm. Le travail de Mary est digne de confiance en général, bien que je préfère jeter un œil moi-même pour m'assurer qu'elle a raison. Si oui, alors oui, le rituel qu'elle t'a donné sera probablement ta meilleure chance. »
Plus de murmures et Peter lui jette un regard, pensif.
« Non, en fait, j'ai un apprenti maintenant. Lui et moi serions plus que capables de le gérer. Je dois lui demander, cependant. Ce n'est pas quelque chose que j'essaierais de le forcer à faire. Je vais lui en parler et je te rappelle. »
Un autre murmure.
« Bien sûr. La discrétion est dans mon contrat, » dit-il, puis il raccroche. Stiles le regarde avec impatience. Heureusement, il ne le laisse pas attendre. « Il semble qu'un de mes contacts ait un petit problème avec une malédiction. »
Stiles se redresse. Lui et Peter ne se sont même pas encore approchés des malédictions et des ruptures de malédiction.
« Je ne suis pas excité qu'il soit maudit, » dit Stiles rapidement. « Je pense juste que c'est un sujet intéressant. »
« Ça l'est. » Il semble un peu trop amusé par son embarras. « Christopher semble avoir énervé une sorcière et s'être fait maudire, si l'on en croit Mary. Elle a tendance à être fiable avec ce genre de choses. C'est très stéréotypé, mais la sorcière sait que Chris n'accorde pas une grande valeur à sa propre vie, donc la malédiction est liée à sa fille. Leurs durées de vie sont maintenant directement liées. Chaque année qu'il vivra, une année lui sera enlevée à elle. S'il essaie de se suicider, il y a de fortes chances que sa fille meure également. » Stiles le regarde fixement. « Oui, c'est très dépassé. Pas du tout une bonne représentation des sorcières modernes. »
« Mon dieu, » dit Stiles. « Okay, alors comment tu fais pour briser une malédiction comme ça ? »
« Ça exige beaucoup de pouvoir et implique un rituel plutôt... intime. »
« Intime... tu veux dire magie sexuelle ? »
« Pas le nom le plus élégant, mais oui. C'est une malédiction puissante qui s'attaque à la force de vie et à la connexion humaine. Il n'y a vraiment qu'un seul type d'énergie qui puisse contrer ça. »
« Okay, » dit lentement Stiles. « Des détails ? »
« Je vais te trouver le livre de sorts et te laisser le lire, mais ça se résume à libérer l'énergie créée par la rencontre sexuelle. Toi, Christopher et moi allons... nous engager dans l'acte et je dirigerai l'énergie pour briser la malédiction. Toi, étant un être exceptionnellement puissant, tu agiras comme le conduit, puisque ta simple présence l'amplifiera grandement. »
Stiles déglutit difficilement et acquiesce. L'idée d'être avec Peter de quelque manière que ce soit est excitante, mais surtout dans un rituel, de sentir le pouvoir les traverser, cette pensée lui plaît.
« Je ne te forcerai pas, » dit Peter. « Mais si ça aide, Christopher n'est certainement pas désagréable à regarder. »
« Oh, je suis totalement partant, » dit Stiles, incapable de cacher son excitation. « C'est pas vraiment une épreuve. »
Peter sourit en coin, comme s'il savait que Stiles réagirait ainsi. « Je suppose que je devrais te montrer à quoi il ressemble. » Il sort son téléphone, tapotant pendant quelques instants avant de le lui tendre. C'est une page de résultats de recherche d'image de Google et ouais, agréable est un euphémisme. Chris est un putain de silver fox. Stiles regarde la barre de recherche et ses yeux s'écarquillent quand il voit le nom complet.
« Christopher Argent ? »
« Oui, il est un peu le mouton noir de sa famille. Publiquement, Gerard les décrit tous comme une famille heureuse, mais il a renié Chris il y a longtemps. Il a eu une révélation sur les préjugés profondément enracinés de son père quand il est devenu plus âgé et ils ont eu une petite rupture familiale en conséquence, » explique-t-il en se levant pour sortir un livre de l'une de ses étagères. Il le remet à Stiles, page ouverte au rituel. « Est-ce que ce sera un problème ? »
« Quoi ? Oh, non, c'est bien. Je suis juste surpris qu'il accepte la magie comme solution. »
« Il a travaillé dur pour désapprendre la haine que Gerard lui a inculquée en grandissant. Et je suis sûr qu'il n'y a rien qu'il ne ferait pas pour sa fille. » Stiles hoche la tête. Logique. « Je peux le rappeler et lui dire que nous acceptons ? »
« Ouais, » dit Stiles. « Vas-y. »
Peter acquiesce et semble étonnamment reconnaissant. Stiles se demande si Chris est l'une des rares personnes qu'il considère comme un ami. Il rappelle Chris, ils fixent des dates et règlent les détails, tandis que Stiles lit sur le rituel. Putain de merde. Putain. De. Merde. Il vient de signer pour un plan à trois magique avec Peter et Chris Argent. Ce n'est probablement pas la meilleure façon de mettre fin à sa période de sécheresse sexuelle, mais il ne se plaint pas.
Chris Argent vit à quelques heures d'ici, donc Stiles demande quelques jours de congé. Il est sûr que pratiquer une magie aussi grande va lui prendre beaucoup et il ne veut pas revenir au travail le lendemain à moitié mort après un trio mystique et l'aller-retour en voiture. Il prend rarement des congés, alors sa patronne est juste heureuse qu'il en utilise une partie. Il ne lui dit pas que c'est pour pratiquer de la magie sexuelle, cependant. Brenda est compréhensive, mais il y a des limites.
Peter conduit, parce qu'il ne veut rien avoir à faire avec la jeep de Stiles (ce qui est totalement impoli). Mais c'est confortable et si Stiles n'était pas si nerveux et excité, il aurait peut-être piqué du nez ainsi enfoncé dans les sièges chauffants et moelleux.
« Est-ce que ça fait de moi une prostituée ? Je veux dire, c'est un peu le cas, » dit Stiles.
« Je suppose que oui, techniquement. Bien que prostituée magique sonnerait merveilleusement bien sur une carte de visite. »
« Ça sonnerait bien, » dit Stiles en hochant vaguement la tête. « Je vais les commander. 'Stiles Stilinski : Magicien Sexuel'. »
Peter ricane, mais tend une main et la pose sur le genou de Stiles, calmant sa jambe qui rebondit.
« Je comprends que tu sois nerveux, » dit Peter. « Mais c'est un rituel à faible risque. Et je ne laisserais rien t'arriver. »
« Je le sais. » Et il le sait. Son niveau de stress concernant les dangers de ce qu'ils vont accomplir est égal à zéro. « Tout le truc magique à trois est juste nouveau. »
Peter presse son genou avant de reprendre sa main pour tourner au coin de la rue résidentielle.
« Ça peut être stressant la première fois. Mais je peux te promettre que tu en apprécieras chaque seconde. »
« Oh je n'en doute pas du tout. Tu sembles être de ce genre. »
« De ce genre ? » demande Peter avec un sourcil relevé.
« Ouais, le genre arrogant, une-nuit-avec-moi-te-ruines, à être le meilleur du meilleur. »
« Tu y as beaucoup pensé, n'est-ce pas ? » dit-il avec un clin d'œil.
Stiles hausse les épaules, pas du tout disposé à parler du nombre de fois qu'il se touche à la pensée de Peter le prenant toute la nuit. Heureusement, il est sauvé d'avoir à répondre car Peter se gare dans l'allée. La maison ressemble à toutes les autres du quartier. De banlieue, pelouse soignée, SUV inutilement grand dans l'allée. Beaucoup plus humble que le manoir tentaculaire que Gerard Argent possède.
Peter demande à Stiles de porter le sac de fournitures (« les privilèges d'être stagiaire ») et ils marchent jusqu'à la maison. Dès que la porte s'ouvre, révélant un Chris Argent éprouvé, Stiles peut sentir la purulence persistante sur lui et s'il se concentre, peut même voir une teinte marron sale dans son aura. Alors c'est à ça que ressemble une malédiction. S'il a un vague mal de tête en étant près de lui, il ne peut pas imaginer comment Chris doit se sentir. Il resserre fermement ses boucliers, bloquant l'infection rampante de la malédiction.
« Peter, » dit Chris en lui serrant la main. Il semble soulagé, comme s'il n'était pas sûr qu'il se montre réellement. « Merci d'être venu. »
« C'est normal, » dit Peter. « Chris, voici mon apprenti, Stiles. »
Il serre la main de Chris et sait que sa peau serait frémissante de corruption s'il n'était pas si blindé.
« Ravi de te rencontrer, » dit Chris.
« Désolé, ce n'est pas dans les meilleures circonstances, » dit Stiles. Chris grimace un peu.
« Entrez, » dit-il en s'écartant.
Il les conduit à travers la maison, en bas des escaliers vers un sous-sol aménagé. Il est lumineux et accueillant, et un matelas est posé sur le sol au milieu de la pièce, tous les autres meubles sont poussés sur le côté.
« Si ça doit être aussi désordonné que tu le dis, je préfère ruiner le sol ici plutôt que dans ma chambre. »
« C'est compréhensible. » Peter se tourne vers Stiles. « Préparons-nous. »
Les planchers de bois franc sont magnifiques et c'est une honte de les ruiner, mais si c'est entre des planchers ruinés ou être maudit, Stiles sait ce qu'il préfère. Il faut presque une heure à Peter pour peindre minutieusement le cercle de protection, avec des runes gravées dans le sol pour empêcher toute énergie de s'échapper. Stiles peint certains des composants les plus simples, mais est heureux de lui laisser les détails complexes.
Stiles déglutit durement quand Chris se débarrasse de sa chemise pour qu'ils puissent peindre des runes sur sa peau. Cet homme est chaut, d'accord ? Et sachant qu'ils vont tous devenir très intimes, il est excité, il a le droit. Peter raconte ce qu'il fait au fur et à mesure et Stiles a le sentiment que c'est autant pour le bénéfice de Chris que pour le sien.
« Ça t'empêchera d'être exposé à des malédictions similaires à l'avenir, » dit Peter en peignant une rune sur le sternum de Chris. Quand il arrive à son épaule, « Ça c'est pour aider le flux d'énergie. »
Quand il a fini, quand les runes qui ornent la poitrine et le dos de Chris sont sèches et prêtes, ce qu'ils sont sur le point de faire lui saute aux yeux. Stiles s'agite et Chris a l'air presque aussi mal à l'aise que lui. Peter soupire et se place derrière Stiles. Son souffle se coupe lorsque Peter presse son corps contre son dos, les mains reposant bas sur ses hanches.
« Je sais que ce ne sont pas les meilleures circonstances, » dit Peter. « Mais ça ne veut pas dire que ça ne peut pas être agréable. Ne sois pas timide, Christopher. Nous savons tous les deux qu'il est exactement ton type, n'est-ce pas ? »
Chris hoche la tête sans dire un mot, ses yeux parcourent le corps de Stiles. Peter rit, le faisant frissonner. Ses mains remontent, relevant le t-shirt de Stiles jusqu'à dénuder les os de ses hanches et le bas de son torse. Les yeux de Chris suivent les mouvements de Peter alors qu'il joue avec la ceinture et le bouton du jean de Stiles, un jean qui devient inconfortablement serré.
« C'est vrai. Si vous vous étiez rencontrés dans un bar, Chris t'aurait fait te pencher sur le capot de ta voiture en cinq minutes. Ou à genoux, à lui sucer la queue comme je sais que tu le veux, » ronronne Peter à son oreille, sa main descendant plus bas pour appuyer contre le renflement à l'avant de son pantalon. Stiles gémit et ferme doucement les yeux. « Ne le laisse pas attendre, Christopher. »
Il ouvre à nouveau les yeux pour voir Chris se déplacer et le tirer vers l'avant dans un baiser dur, une main ferme à l'arrière de son cou. Stiles gémit alors et enroule ses bras autour de ses épaules nues. Il peut le sentir dur contre lui et cela fait vibrer sa bite d'anticipation, de savoir que Chris le veut. Les veut.
Ils tombent sur le matelas, Chris le couvre de son corps et les déshabille tous les deux rapidement, mordillant et suçant la peau qu'il rencontre. Stiles fait attention à garder ses boucliers fermement levés, plus facile à dire qu'à faire, pour éloigner la sensation rampante de la malédiction. Il soupire lorsque Chris glisse sur son corps en souriant légèrement, avant de sucer sa bite. Stiles gémit et laisse retomber sa tête sur le matelas. Le rire de Peter lui fait lever les yeux.
Peter est aussi beau nu qu'il le pensait. Il savait que Peter avait les épaules larges et les cuisses puissantes, mais le voir nu est complètement différent. Son ventre est tendu et musclé, sa queue épaisse et pleine entre ses jambes. Stiles ne peut même pas se sentir gêné parce que Peter est déjà dur rien qu'à les regarder.
« Tu t'amuses, chéri ? » demande Peter, alors que Chris le prend dans sa gorge. Stiles gémit et ses yeux papillonnent. Peter rit, se glisse sur le matelas à côté de lui et lui tapote la hanche.
« Sur le ventre, nous allons te préparer. »
Il gémit quand Chris suce une dernière fois, puis se retire pour aider Peter à le retourner sur son ventre. Quelques instants plus tard, des doigts glissants sondent à son entrée et deux s'y enfoncent facilement. Il s'est ouvert ce matin, sachant ce qui allait arriver. Quand il regarde par-dessus son épaule, il voit Chris qui le doigte, les yeux brûlant et concentrés.
« Petite chose impatiente, » dit-il en tordant ses doigts pour trouver sa prostate. Stiles geint et laisse sa tête retomber. « Je suis surpris que Peter t'ait amené. Il n'est habituellement pas du genre à partager. »
Stiles lève les yeux vers Peter, qui lui sourit simplement en passant une main chaude dans son dos. « Ça ne me dérange pas quand c'est pour les affaires, » dit-il avec un clin d'œil.
Stiles n'a pas le temps d'analyser cela parce que Chris ajoute un autre doigt, l'étirant encore plus. Ses doigts sont épais, beaucoup plus épais que les siens et cela lui coupe le souffle pendant un instant. Quand il ouvre les yeux, Peter le regarde toujours avec des yeux brûlants et Stiles ne peut se retenir. Peter lui a dit de suivre ses désirs pendant ce rituel, de faire ce que son instinct lui dicte. En ce moment, son instinct veut la bite de Peter dans sa bouche.
Peter gémit à la chaleur humide de sa bouche et enroule sa main dans les cheveux de Stiles. « C'est ça, » murmure-t-il. « Tu te débrouilles si bien. »
Stiles se perd dans l'instant, dans les deux hommes qui l'accompagnent. Les mains de Chris sont confiantes et habiles, et les petits halètements et gémissements de Peter poussent Stiles à gagner chacun d'entre eux. Chris tient ses hanches entre ses mains, se presse lentement à l'intérieur de lui lorsque Peter commence à murmurer dans un souffle. C'est du latin, cela sonne si élégamment sur les lèvres de Peter, et le pouvoir commence à se développer.
Chris le baise profondément, accélérant à mesure que le volume de la voix de Peter augmente. Stiles suce Peter du mieux qu'il peut, avalant autour de lui alors que Chris l'y pousse à la force de ses hanches. La voix de Peter devient plus tendue, sa bite commence à se contracter dans sa bouche et il tire une fierté vicieuse de savoir qu'il est la raison pour laquelle Peter se rapproche de l'orgasme.
Stiles peut sentir la magie se développer en lui, commençant par celle de Peter et terminant par la sienne. Leurs magies se complètent l'une l'autre, tourbillonnent et s'entrelacent à l'intérieur de lui, montent de plus en plus haut. Chris grogne, le baise durement, comme s'il le sentait aussi. Plus la magie grandit, plus Stiles se rapproche de l'extase et plus le plaisir monte en vagues à l'intérieur de lui.
La voix de Peter s'élève alors qu'il se rapproche de la fin de l'incantation, pleine d'une puissance qui fait frémir Stiles. Sa main est toujours fermement serrée dans ses cheveux, les hanches poussent vers l'avant alors qu'il lui baise la bouche. Dès qu'il dit le dernier mot, Stiles peut sentir la magie se mettre en place. Il crie, le plaisir lui est arraché alors qu'il jouit, le plaisir et l'énergie magique se libèrent en même temps. Il est conscient que Chris et Peter viennent aussi, il entend leurs gémissements de plaisir, peut sentir la façon dont leurs bites jaillissent en lui, mais il se concentre sur la magie qui les entoure.
La malédiction ne se brise pas simplement, elle vole en éclat. Il peut sentir la magie se défaire de Chris, peut sentir la façon dont le nuage sale qui l'entoure être rejetée. Chris tombe sur le côté, haletant. Il se demande ce que ça fait, si la malédiction qu'on lui a lancé lui faisait mal. Peter a dit que cela ne devrait pas, mais quand même. Il tremble quand il se retire de la bite adoucissante de Peter, se sentant un peu faible. Peter l'a prévenu.
Stiles papillonne lentement des yeux, voit Peter se pencher sur Chris et l'examiner pour s'assurer que la malédiction est complètement partie. Elle l'est, Stiles en est sûr, mais Peter n'a pas atteint son niveau de maîtrise sans prendre le temps de vérifier. Il murmure doucement en passant ses mains sur les runes sur le torse de Chris, avant de hocher la tête avec satisfaction et de tourner son attention vers Stiles. Il ronronne de contentement tandis que Peter passe les mains dans ses cheveux, sa magie le pousse doucement, évaluant comment il va.
« Tu t'es merveilleusement bien débrouillé. »
Stiles se réjouit de l'éloge, mais doit dire, « Je n'ai pas vraiment fait grand chose. Tu as dirigé, je n'ai fait que suivre la marche. »
Peter fredonne affectueusement. « Peu de gens pourraient supporter ce que tu as fait. La magie les submergeraient ou ils ne seraient même pas en mesure d'être un conduit pour elle en premier lieu, » dit Peter. « Tu vas arrêter cette habitude de minimiser tes forces, même si je dois te l'arracher. »
Il n'a pas l'énergie de discuter alors il hausse les épaules et laisse ses yeux se fermer, heureux de laisser Peter continuer à lui caresser les cheveux. Il dérive pendant un certain temps, conscient de Chris debout, aux alentour, discutant avec Peter, se déplaçant. Une couverture est jetée sur lui quand il commence à frissonner, à sentir l'épuisement de l'énergie et le manque de corps chauds près de lui.
Il ne sait pas combien de temps il s'écoule avant que Peter ne le réveille, mais il est déjà habillé et l'aide à remettre ses propres vêtements. Stiles aperçoit Chris se déplacer dans la salle de bain derrière eux et ne peut s'empêcher de sourire de toutes ses dents. Il vient juste de baiser pour aider à briser une malédiction mortelle avec deux hommes sexy et plus âgés, merci beaucoup. L'aura autour de Chris est claire et saine, et putain, Stiles est fier.
Chris les raccompagne à la porte, semblant ne pas pouvoir décider s'il est excité ou penaud. Il serre la main de Peter, puis le tire dans un câlin et des larmes s'accumulent aux coins de ses yeux. Dès qu'il a libéré Peter, il étreint Stiles aussi.
« Merci, » dit-il sérieusement. « Vous avez sauvé la vie de ma fille. Je ne pourrais jamais vous remercier assez. »
« C'est à ça que sert le paiement, » dit Peter avec ironie.
« Tu l'aurais fait de toute façon, » dit Chris. « Je te connais, Peter. »
« Ouais, ouais, » dit Peter. « Appel si tu as besoin de quelque chose ou si tu commences à te sentir mal. »
Stiles somnole dans la voiture jusqu'à ce qu'ils passent par un Burger King et que Peter lui fasse manger un cheeseburger. Cela le fait froncer le nez, comme il le fait toujours quand Stiles prend ces 'déchets dégoûtant et transformés', mais il semble plus investi dans le fait de le faire manger que de se plaindre de ce que c'est.
Peter avait réservé un hôtel en ville à l'avance au lieu de retourner à Beacon Hills. Ils sont tous les deux épuisés et Peter savait que ce ne serait pas le trajet le plus sûr s'ils luttaient pour ne pas s'endormir. Stiles fait à peine attention lors du check-in, sa tête tombe lentement sur le côté. Peter passe son bras autour de lui pour l'empêcher de trop se balancer.
Stiles ne se donne pas la peine d'observer quoi que ce soit quand ils montent. Il se dirige vers le lit et se vautre la tête la première dans le matelas en gémissant de soulagement. Il entend Peter se déplacer, laisser tomber leurs sacs, éteindre les lumières et verrouiller la porte, avant que le matelas ne s'enfonce et qu'il monte sur le lit à côté de lui. Stiles ne sourcille pas, roule juste jusqu'à ce qu'il soit blotti contre le côté de Peter, qui rit et enroule un bras autour de lui. Stiles est presque sûr que leur chambre a deux lits, mais il ne se plaint pas.
« Tellement crevé, » grogne Stiles.
« C'est ce qui arrive quand tu effectues un rituel de haut niveau. »
Il adorerait juste s'endormir, même s'il n'est que 18h, mais il y a une chose qui tourbillonne dans son esprit qu'il ne peut pas laisser passer.
« Tu as dit quelque chose plus tôt... » dit-il Stiles, ne levant pas la tête d'où elle repose sur la poitrine de Peter.
« Hm ? »
« Tu as dit que ça ne te dérangeait pas de me partager parce que c'était pour les affaires. Qu'est-ce que ça veut dire quand ce n'est pas pour les affaires ? »
Peter fredonne, son bras se resserre autour de lui.
« Ça veut dire... que je suis un homme plutôt égoïste, mon cher cœur, » dit prudemment Peter. « Et je te veux d'une manière qui ne me permettra pas de partager avec les autres. »
« Tu- vraiment ? » Stiles lève la tête. Il fait sombre, mais les yeux de Peter sont d'un bleu électrique lumineux. Cela fait battre son cœur un peu plus vite.
Peter prend la mâchoire de Stiles dans sa grande main. « As-tu vraiment pensé que tu étais autre chose que mien ? »
« Je ne sais pas, » dit Stiles. « Je ne suis pas un lecteur d'esprit ! Et nous savons tous les deux que je ne suis pas exactement doué avec la subtilité ! »
« Des mots plus vrais n'ont jamais été prononcés, » dit Peter, récoltant un coup de pied dans les tibias. Il rit et frôle le nez de Stiles avec le sien. « Eh bien, c'est quelque chose que tu peux avoir. Si tu le veux. »
« Je le veux, » dit-il immédiatement. C'est quelque chose à laquelle il a déjà pensé. Il veut tout de Peter. Il veut son esprit, son corps, il veut être baisé par lui et se réveiller à côté de lui et être celui pour lequel il rentre à la maison.
Les mots sortent à peine de sa bouche que Peter l'embrasse. C'est doux et bon, pas aussi agressif et revendiquant que Stiles a imaginé comme étant son style, mais ça ne le dérange pas du tout. Peter l'embrasse doucement, comme s'il était quelque chose de précieux, avant de se retirer et de reposer son front contre celui de Stiles.
« Autant j'aimerais te baiser, je ne le ferais pas ce soir, » murmure Peter contre ses lèvres. « Mais quand je le ferai, je te montrerai exactement ce que c'est que d'être l'amant d'un loup-garou. »
Stiles adorerait lui dire qu'il est parfaitement prêt maintenant, mais il ne peut pas vraiment combattre l'épuisement qui lui revient. Même avec l'excitation que Peter est enfin sien, il ne peut pas éviter la traction et, bientôt, il dérive, bercé dans les bras de Peter.
