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Chapitre 9

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Stiles est hésitant à ce que les gens sachent qu'il possède de la magie. D'une part, il semble que ce soit quelque chose de dangereux à diffuser, surtout avec des gens comme Deaton. D'autre part, il n'a rien dont il devrait avoir honte et n'aime pas l'idée de devoir cacher ce qu'il est.

Quand il demande l'avis de Peter, il dit, « Si tu es inquiet pour Deaton ou quelqu'un qui essaie de jauger ta magie à nouveau, je ne pense pas que ce soit un problème. À moins que tu ne transformes toute la bibliothèque en jungle, ça devrait aller. »

« C'est possible ? » demande Stiles, les yeux brillants.

« Pour toi ? Très certainement. »

Il parle à sa patronne d'incorporer un peu de magie d'illusion dans l'heure du conte, pas tout à fait sûr de ce qu'elle dira, mais d'excitation, elle pousse un cri perçant, une sorte de couinement. Karen est une dure à cuire de soixante-cinq ans. Il ne l'a jamais entendue couiner à propos de quoi que ce soit. Elle hyperventile presque quand il lui montre le lapin rose étincelant avec lequel il a joué, le faisant sauter autour de son bureau.

En dépit de la pratique et sachant qu'il est vraiment bon dans les illusions, Stiles est nerveux avant la première Heure du conte Magique de Stiles. Il ne s'attend pas vraiment à ce que les parents viennent crier BRÛLONS LA SORCIÈRE, mais, eh bien, les gens craignent parfois. Il s'entraîne, cependant, et les enfants bondissent pratiquement d'excitation là où ils sont assis sur le tapis en peluche dans la section des enfants, Stiles perché sur l'une des petites chaises en face d'eux, et il refuse de les décevoir.

Le premier qu'il lit est Stellaluna, un favori de son enfance. En lisant, il évoque une chauve-souris miniature volant autour de lui, puis une scène de forêt avec la chauve-souris accrochée à un arbre. Les enfants couinent d'excitation, essayant de la toucher avant que leurs mains ne passent à travers. Peter pense qu'il peut rendre ses illusions tangibles avec assez de pratique, mais pour l'instant, ce ne sont que des spectres.

Le prochain est Le Poisson Arc-en-ciel, un autre favori. Il lui a fallu un peu de temps pour qu'il puisse créer une scène sous-marine complète, avec des écailles de poisson irisées, mais il a réussi. L'illusion flotte devant lui, un mètre quatre-vingt de long, un mètre vingt de haut, soixante centimètre de large, et les enfants sont capables de se tenir à l'intérieur, de regarder autour et de voir les poissons nageant autour d'eux.

Stiles lève la tête à mi-chemin du livre pour voir Peter debout au fond avec le reste des parents. Les parents des enfants ont l'air totalement impressionnés et Stiles est heureux de ne voir ni colère, ni peur. Peter le regarde, oserait-il dire, avec fierté.

Il reste tout le temps de la lecture, jusqu'à ce que Stiles finisse avec La Chenille qui fait des trous. Les enfants se pressent autour de lui, demandent comment il fait, s'il va faire Harry Potter ensuite, bavardent avec enthousiasme jusqu'à ce que leurs parents les éloignent pour regarder les livres. Peter se lève quand Stiles est seul et l'attire dans un baiser très innocent (il y a des enfants autour, d'accord ?).

« C'était merveilleux, chéri, » dit Peter. « Les poissons étaient inspirants. »

« Merci. C'était difficile au début de lire et de garder les illusions à la fois, mais je pense que je me débrouille maintenant. »

« Je suis d'accord. »

« Moi aussi. » Peter et Stiles se tournent vers la voix pour voir l'un des parents s'approcher. Il tend la main et Stiles reconnaît immédiatement un loup-garou. « Peter, ça fait longtemps. »

« Deucalion, » dit Peter. Ils se serrent la main après que Deucalion lâche celle de Stiles.

« Stiles, c'est Deucalion Saint James. »

« Ravi de vous rencontrer, » dit Stiles.

« De même, » dit Deucalion. « Vos illusions sont très impressionnantes. Je n'ai rien vu d'aussi réaliste depuis des années. En fait, je suis en ville pour affaires. Je travaille avec Paramount, nous tournons une partie d'un film et notre réalisateur est un peu technophobe quand il s'agit d'images de synthèse. Appelez-moi si vous voulez mettre vos illusions sur grand écran. »

Deucalion lui tend une carte de visite avant d'être tiré par une fille avec des nattes bouclées, disant, « Oncle Duke, tu m'as promis une glace ! »

« C'est ce que j'ai fait, » dit Deucalion. Il se retourne et s'éloigne en disant : « J'attends votre appel avec impatience. »

Stiles cligne des yeux de surprise, regarde la carte de visite qu'il lui a remise, puis revient à Peter.

« Est-ce qu'on vient de me proposer un travail ? »

« Oui. »

« À cause du Poisson Arc-en-ciel ? »

« Parce que tu es extrêmement talentueux. »

« Mh, » dit Stiles en regardant la carte. « Comment tu le connais ? »

« C'est un ami de Talia. Lui et sa meute sont des alliés de longue date. »

« Tu lui fais confiance ? Genre, si j'accepte, est-ce que je vais finir enterré quelque part derrière une benne à ordures ? » Peter ricane.

« En règle générale, il y a très peu de gens en qui j'ai confiance concernant ta vie. Mais Deucalion est digne de confiance en général. J'espère qu'il sait ce que je lui ferai si quelque chose de mal t'arrivait. Je ne m'attends pas à ce que ce soit un problème, cependant. Il est très professionnel et se concentre sur son travail. »

« Alors, ça te va si j'accepte ? »

Peter lève les sourcils. « Depuis quand tu as besoin de ma permission ? »

« Je ne sais pas, il n'y a pas de merde bizarre de jalousie de loup-garou ou quoi que ce soit ? »

« Non, » dit Peter en levant les yeux au ciel. Il rapproche Stiles par la ceinture et presse un doux baiser sur sa tempe. « Je sais ce que tu es pour moi. Le fait que tu sois employé par un autre loup-garou n'y change rien. »

« Tu penses que c'est une bonne idée ? »

« Qu'est-ce que tu en penses, toi ? C'est ce qui compte. »

« Mec, je pense que ça à l'air génial. »

« Ça y est, alors, » dit Peter. « Ton premier travail magique rémunéré. »

Stiles appelle Deucalion plus tard ce jour-là. Peter lui a donné des conseils sur la négociation de son contrat, lui donnant un salaire minimum sous lequel ne pas descendre. « Connais ta valeur, » dit-il. Stiles s'y tient, poussant même plus quand Deucalion lui donne la portée du travail. Un coup de fil de 45 minutes plus tard, il a son premier travail magique et il ne peut pas arrêter de sourire.

Le film de Deucalion est dans le genre fantastique et la première chose que Stiles fait est de créer l'illusion d'une licorne d'un blanc pur émergeant d'entre les arbres de la réserve. C'est une journée simple et ils n'ont besoin de lui que pour quelques heures et sont ravis, parce que les illusions tiennent très bien à la caméra. Le lendemain, c'est l'illusion d'un feu massif qui brûle leur petit village. Celui-ci est plus dur et lui prend beaucoup, mais Deucalion est assez intelligent pour ne pas pousser. Que ce soit par respect pour Stiles ou par crainte de Peter, il ne le sait pas.

Il est difficile de concilier un horaire de cinéma avec son travail à la bibliothèque, mais sa patronne est excitée pour lui et est heureuse d'aménager son planning. Il prend à peine ses congés donc il en a accumulé beaucoup de toute façon. Il rentre à la maison complètement rincé les jours où il va à la bibliothèque et sur le plateau de tournage, mais ça en vaut vraiment la peine. Il pense avoir enfin trouvé sa niche magique. Peter a ses protections et ses talismans, et Stiles a ses illusions. Il peut créer tout ce qu'il veut, aussi grand ou aussi petit qu'il veut et sa seule limite est son imagination. Et ila une imagination très vive.

Il faut environ deux semaines pour que le rôle de Stiles dans le film soit terminé, et après avoir fêté et dîné avec Deucalion ainsi que quelques membres de l'équipe, il est prêt à dormir pendant une semaine. Il est resté chez Peter plus souvent, autrement ils auraient à peine pu se voir. Ce soir cependant, Peter a un événement de meute, alors Stiles se dirige vers sa propre maison. Ils ont prévu un petit déjeuner pour demain avant une journée complète d'entraînement (il n'a pas eu beaucoup de temps au cours des dernières semaines), donc même s'il n'aime pas s'endormir sans Peter à ses côtés, il se comporte comme un adulte et se glisse au lit à 21h30.

C'est comme s'il n'avait dormi que cinq minutes avant de se réveiller quand Basel le frappe au visage avec ses pattes. Il gémit, tendant la main aveuglément pour le repousser, mais ce fichu chat n'en est pas dissuadé. Il continue à frapper Stiles en miaulant bruyamment.

« Je t'ai déjà donné à manger, laisse-moi dormir, » marmonne-t-il en se retournant. Basel enfonce ses griffes dans sa jambe, le faisant crier et sursauter. « Oh mon Dieu, quoi ?! »

Basel saute du lit et court à la fenêtre de la chambre, sautille sur la corniche et la gratte avec ses pattes. Il plisse les yeux, pas sûr de ce qu'il est censé voir, avant de réaliser que ce n'est pas le reflet de Basel qu'il voit, c'est Lilith de l'autre côté de la vitre. Et elle est frénétique, cogne à la fenêtre, miaule assez fort pour qu'il soit choqué de ne pas avoir réalisé que c'est elle et pas Basel. Il traverse rapidement la pièce et ouvre la fenêtre d'un coup sec. Elle saute immédiatement et se précipite vers la porte de la chambre, tournant sa tête pour s'assurer qu'il comprend. Stiles la suit en bas, Basel à ses côtés, jusqu'à la porte de derrière, où elle recommence à gratter et à pleurnicher.

« Okay, okay, » murmure-t-il. Il enfile ses chaussures, reconnaissant qu'il porte au moins un pantalon de nuit et une chemise, pas seulement un caleçon, et ouvre la porte pour suivre Lilith.

Il est presque sûr qu'elle le mène chez Peter et une boule d'anxiété se forme dans son estomac. Parmi toutes les raisons pour lesquelles elle a pu se montrer au milieu de la nuit et l'amener chez Peter dans la panique, aucune n'est bonne. Stiles tend la main avec sa magie en essayant de se souvenir de ce que Peter lui a dit sur la possibilité de sentir la présence d'autres personnes, mais il n'est toujours pas doué pour ça et ne semble pas pouvoir l'étendre à plus de trois mètres de lui. Il conjurerait bien une lumière, mais il ne veut pas révéler sa position au cas où quelqu'un d'autre serait ici, alors il trébuche après elle dans le noir presque total.

Lilith s'arrête brusquement avant que la limite des arbres ne pénètre dans le jardin de Peter. Stiles peut sentir l'aconit, peut voir des gens faire les cents pas dans son jardin. Il marmonne à voix basse, atténuant le son autour de lui pour pouvoir avancer en rampant, bruissant à travers les feuilles et les branches sans aucun bruit.

Il y en a cinq au total et un cercle de cendres de sorbier entoure la maison. Ils ont des bidons d'essence et se crient dessus parce que la maison ne prend pas feu, peu importe leurs efforts. Eh bien, c'est bon de savoir que les protections anti-incendie de Peter fonctionnent. Il y a deux fenêtres brisées, l'une au premier étage et l'autre au second, et il est presque sûr qu'ils y ont lancé des grenades au gaz d'aconit. C'est vraiment la seule raison à laquelle il peut penser pour que Peter ne les ait pas encore envoyés se promener en enfer ; il est inconscient.

Stiles veut jurer quand il tend la main pour son téléphone, puis se rappelle qu'il est sur sa table de chevet à la maison. Il doit appeler son père ou Cora, quelqu'un. Sa magie offensive n'est pas encore vraiment peaufinée et il n'a aucune idée de s'il peut éliminer cinq assaillants armés. C'est Peter, alors putain il va évidemment essayer.

Sa magie coule de ses mains, tissant l'illusion. C'est plus dur avec le son, mais Stiles crée le loup-garou le plus grand, le plus grondant et le plus stéréotypé possible, sortant des arbres et avançant à travers la cour. Les gens dans le jardin de Peter crient, sortent leur armes et commencent à tirer sur l'illusion, criant davantage quand ils se rendent compte que ça ne fait rien. Il aimerait que leurs hurlements alertent les voisins de Peter, mais la maison la plus proche est trop loin. Il profite de la confusion pour se précipiter et se placer dans le dos des chasseurs. Stiles est presque sûr qu'il reconnaît Kate Argent, la fille fanatique de Gerard. Génial.

Il rassemble sa magie, ce qu'il lui reste après une longue journée de travail, et l'expulse, propulsant les cinq chasseurs. Ils crient de panique et de peur, volent dans les airs jusqu'à s'écraser contre les arbres ou le sol. Stiles entend le craquement écœurant de plusieurs os qui se brisent, mais il ne s'arrête pas pour vérifier et se précipite pour briser la ligne de cendres et libérer Peter.

Puis il y a un coup de feu et Stiles tombe au sol en hurlant. Kate Argent a du mal à se relever à dix mètres de là, tenant son bras dans un angle étrange. Ces cafards sont difficiles à tuer. Son arme est pointée sur lui, son sourire maniaque. Stiles saisit son épaule, brûlante de douleur dans un flot de sang.

« Un autre utilisateur de magie, » ricane-t-elle. « Qu'est-ce que tu- »

Il ne la laisse pas faire son monologue. Il ne sait pas ce qu'il essaie de faire, mais il sait qu'il est en danger, que Peter est en danger alors il déchaîne sa magie, sans but particulier à l'esprit, mais juste pour l'éloigner de lui. Elle hurle alors qu'elle est soufflée dans les airs avec une rafale de feu, la projetant contre le côté de la maison. C'est définitivement un craquement qu'il entend et putain, il espère que c'est sa colonne vertébrale parce qu'il n'a pas la force de refaire ça.

Il titube en se traînant jusqu'à la porte arrière. Elle se déverrouille pour lui, sa permission est incrustée dans les protections, et il bascule à l'intérieur. Peter est effondré sur le sol à trois mètres, rampant à travers la brume d'aconit vers la porte arrière. Son visage est transformé, ses yeux bleus électriques. Des veines noires et maladives, à cause de l'aconit qu'il a inhalé, s'étendent sur son cou et son visage. Stiles tombe à genoux devant lui et enroule sa main autour de la sienne. Peter marmonne quelque chose qui pourrait être son nom, mais il devient un peu confus. Il regarde le rouge qui s'écoule de son bras, ouais, c'est probablement la perte de sang.

Stiles sait qu'il va bientôt s'évanouir, peut sentir sa conscience lui échapper. Même s'il se guérissait maintenant, il ne serait pas en mesure de reconstituer la perte de sang, pas sans faire un peu de magie et il est juste trop drainé. Leur seule chance est Peter. Stiles lui serre le bras aussi fort qu'il peut et lui enfonce le reste de sa magie, chassant l'empoisonnement à l'aconit et guérissant son corps de la toxine. Les yeux de Peter s'écarquillent quand il réalise ce qu'il fait et essaie de se dégager, mais il n'est pas encore assez fort et Stiles est déterminé. Ce n'est pas tout à fait la même chose que de guérir une coupure ou un bleu, mais c'est similaire et même s'il est étourdi et que sa vision est floue, il pense voir la noirceur des veines de Peter s'éloigner.

Sa dernière pensée avant qu'il ne s'évanouisse est qu'il espère l'avoir suffisamment guéri pour les sortir d'ici, parce que sinon ils vont tous les deux mourir sur le sol de sa cuisine. Il entend vaguement un rugissement enragé alors qu'il s'effondre au sol. Puis plus rien.

La première chose que Stiles enregistre ensuite est le bip d'un moniteur cardiaque et c'est un soulagement en soi. Il était souvent à l'hôpital quand il était enfant, à la fois parce qu'il était un enfant maladroit et surexcité qui se blessait souvent, et finalement parce que sa mère était malade. Ce n'est définitivement pas son endroit préféré, mais ça veut dire qu'il est vivant, que Peter l'a sorti de là. C'est un vrai combat d'ouvrir les yeux, il est encore épuisé et pourrait facilement se rendormir, mais il y parvient. La pièce est sombre, mais il distingue la silhouette de son père endormi dans une chaise à côté de son lit. Ne serait-ce que l'idée d'essayer de parler est éreintante et il se laisse aller à l'inconscience.

Quand il se réveille, il fait plus clair et il y a de la musique douce. Il ouvre les yeux pour voir Peter assis sur le bord de son lit qui lui tient fermement la main. Son téléphone est posé sur la table de chevet et diffuse de la musique de swing douce qu'ils écoutent quand ils passent la nuit recroquevillée à lire chez Peter. Peter expire durement et ferme brièvement les yeux avant de se pencher et de presser un baiser sur son front. Stiles essaye d'enrouler ses bras autour de lui, seulement pour grimacer et retomber en arrière avec une douleur lancinante à l'épaule.

« Putain, » siffle-t-il.

«Ne bouge pas, » dit Peter en prenant immédiatement sa douleur. « Ne bouge pas. Tu as pas mal de points de suture à l'épaule. »

« Oui, j'ai remarqué ça. Qu'est-il arrivé ? »

« Le chirurgien a retiré la balle. Les dommages étaient minimes. Tu vas avoir besoin d'une thérapie physique ou de trouver un bon guérisseur magique, mais tu devrais aller bien. »

« D'accord, mais je parlais de ce qui s'est passé chez toi ? C'était Kate Argent ? »

Le regard de Peter se durcit. « Oui. Apparemment, Gerard avait l'impression que si je mourais, les enchantements autour de la maison de la meute tomberaient aussi. Talia est en tête dans les sondages et il a paniqué. Il allait me tuer, puis brûler la meute. Ses potes ont été trouvés devant la propriété des Hale.

« Quoi ? » demande Stiles en essayant de s'asseoir plus droit, mais Peter le repousse par son épaule indemne. « Comment- quoi- il a été arrêté ? »

Peter sourit. « Tu penses que ton père est où ? La seule raison pour laquelle il a quitté ton chevet est d'arrêter Gerard avant qu'il ne puisse quitter la ville. »

« Et les chasseurs chez toi ? » demande Stiles. « Est-ce que j'ai tué quelqu'un ? »

« Non, » dit Peter en lui serrant la main. « Blessé, oui. Mais je les ai tués. »

Stiles sursaute à cela. « Vraiment ? »

« Tu m'as guéri, amour. Assez pour que je puisse m'occuper d'eux, » dit Peter en pressant ses lèvres contre sa main. « Ils se remettaient de ce que tu leur as fait et je devais nous sortir de là. Alors je les ai tués avant qu'ils ne puissent nous tuer. »

« Je parie que Gerard va adorer ça, tuer ses rejetons préférés. Ne dis pas ça devant mon père. »

« Oh, il le sait déjà. Et j'ai été innocenté de tout acte répréhensible, » dit Peter. « Même si ce n'était pas un cas clair de légitime défense, apparemment sauver le fils du shérif rend les forces de l'ordre locales plutôt indulgentes avec moi. »

« Ouais, c'est évident. » Il serre la main de Peter, presque tremblant d'à quel point il est soulagé d'être là, que Peter soit vivant et entier. « Tu vas bien ? Tout est guéri ? »

« Je vais bien, chéri, » dit Peter. « Tu es arrivé à temps. Je ne prendrai pas la peine de te faire la leçon pour ne pas t'être enfuis ou avoir appelé la police parce que je sais que tu n'écouteras pas, alors je vais juste te remercier. »

« On avait pas le temps, » dit Stiles. « Ils t'avaient déjà gazé quand je suis arrivé. D'ailleurs, comment est-ce qu'ils ont réussi à passer tes protections pour ça ? »

« Je crois qu'il y avait un utilisateur magique. Pas trop puissants, ils n'ont pas pu entrer ou mettre le feu, bien qu'ils aient essayé, mais ils ont réussi à affaiblir certaines des protections structurelles. La prochaine fois, j'aurai besoin de mieux protéger le verre, » dit Peter. « Mais ce n'est pas... Pourquoi tu ne t'es pas guéri ? Je guéris, toi non. »

« Non, de l'empoisonnement au tue-loup, tu ne guéris pas. Tu étais notre meilleure chance de nous en sortir tous les deux vivants. Tout ce que j'aurais pu faire, c'est refermer la blessure autour de la balle. Je me serais tout de même évanoui et nous serions probablement morts sur ton sol, » dit Stiles. « Et tu es un idiot si tu penses que je n'allais pas essayer de te sauver. »

« Parfois je me demande ce que j'ai fait pour te mériter, » murmure Peter en écartant les cheveux de Stiles de son front. Le visage de Peter montre ses émotions à vif, plus que Stiles ne l'a jamais vu. Cela fait un peu mal et il fredonne au toucher de Peter.

« Tu ne peux pas te débarrasser de moi si facilement, » dit Stiles. « Tu es coincé avec moi. Comme une bernacle. »

Peter rit en l'embrassant sur le front. « Repose-toi, petite bernacle. Je suis sûr que ton médecin viendra bientôt te voir. »

Stiles ne le veut vraiment pas, mais apparemment utiliser toutes ses réserves magiques et se faire tirer dessus ne lui laisse pas le choix. Il somnole, sa main dans celle de Peter, la musique swing jouant doucement en arrière-plan.