Hey !

Ouiii un autre recueil. Mais j'adore le duo Sanae/Joshua, et ils méritent d'avoir plein de textes sur eux, donc voilà. D'ailleurs, j'en ai déjà un autre de prêt qui arrivera sans doute courant Novembre.

Ce texte-là a été écrit pendant la Nuit du Fof, sur le thème Traque. Et quand je lis traque, je pense Vampire, et du coup voilà une espèce de tranche de vie un peu bizarre qui… Bref. je vous laisse lire. Je crois que j'aime bien ?

(Aussi, je poste ce texte mais je ne l'ai pas encore relu, donc il reste possiblement pleiiin de fautes. Mm, si jamais attendez un jour ou deux avant de le lire ?) EDIT 09/02/2022 : Voiiiilà. Deux mois après, c'est corrigé. Lalalala.

(TW en fin de page !)

Bonne lecture !


Résumé : Sanae a ses habitués. Et parmi ses habitués, il y a Joshua. C'est de loin lui, le plus appétissant.
Rating : M
Genre : Drama/Romance/Supernatural
Univers : UA Vampire

Personnages : Sanae, Joshua
Pairing : Sanae/Joshua


Un parfum entêtant

.

Cette odeur. Sanae la reconnait, bien avant que le garçon ne pousse la porte.

Enfin, le garçon, façon de parler. Il doit avoir la vingtaine. En témoigne son visage élancé et la carte d'identité qu'il lui a montrée, la première fois qu'il lui a demandé une boisson alcoolisée.

– Bonsoir.

C'est fort. Sanae doit faire un effort pour garder ses crocs rentrés. Il détourne le regard et se concentre sur les bouteilles derrière lui, le temps que l'éclat carmin de ses pupilles se calme. Inspire. Un mauvais réflexe, dans sa situation. Mais il n'a jamais réussi à s'en départir.

– Salut.

Une fois prêt, il se tourne à nouveau et s'appuie sur le comptoir où Joshua vient de s'asseoir.

– Qu'est-ce que je te serre, ce soir ?

– Une Margarita, c'est possible ?

– Je devrais m'en sortir.

– Parfait.

Puisqu'il n'y a personne d'autre, Sanae prend son temps. Il attrape la tequila, le sirop d'orange, hésite et sort son portable pour jeter un coup d'œil à la recette. Il n'a pas l'habitude des cocktails, les clients lui en demandent peu. Mais depuis que Joshua vient ici, il a commencé à s'y intéresser. Sa carte s'allonge.

– Et voilà.

Il pose le verre devant lui. L'autre répond par un sourire flottant, s'approche et porte le résultat à ses lèvres sans se plaindre.

Et l'odeur entêtante lui prend la gorge.

C'est récent, sans doute. Il a dû venir juste après. Est-ce qu'il le fait exprès ? Sanae se pose la question. Peut-être que Joshua a compris, et qu'il essaie de le provoquer. Ça lui ressemblerait bien. Sa mesquinerie transpire jusque dans son sourire.

– Pas mal.

– Seulement ?

– Disons que c'est acceptable, pour une première tentative.

– Je suppose que c'est un compliment ?

Joshua glousse, avale une autre gorgée, puis il repose son verre.

Sanae hésite. Mais non, pas ce soir. Il préfère attendre encore un peu.

xoxoxox

Au début, il hésitait parce que Joshua l'intriguait. Un garçon comme lui, avec ses allures de petit bourgeois cultivé, ça le changeait de ses autres habitués. Plus jeune, distingué, avec sa coupe ratée d'étudiant en art et ses ongles soigneusement vernis. Il avait quelques anecdotes intéressantes à raconter, quand il commençait à boire. Ses peines de cœur, toutes motivées par le même camarade de fac. Ces petits détails insignifiants qu'il avait le don d'extrapoler. Des gens capables de tenir un quart d'heure une pour histoire langue brûlée par un café trop chaud, Sanae en connaît peu. Et il doit reconnaître que ça l'amuse.

– Tu finis tard ?

– Trop tard pour toi.

– Oh, détrompe-toi. Je suis du genre couche-tard, le garçon ronronne.

Maintenant, il se demande s'il ça vaut la peine d'en faire son repas. Oh, Joshua est particulièrement alléchant, bien malgré lui. Il ne demande qu'à planter ses crocs au creux de son cou délicat. Juste à l'odeur, Sanae sait qu'il en vaudrait la peine. Mais il ne pourrait plus profiter de ses petites visites, et en toute honnêteté, ça l'attriste. C'est qu'il l'aime bien, cet insupportable gosse.

– Je ferme à 3h le vendredi.

– Bien.

Il hausse un sourcil.

– Tu comptes rester jusque là ?

Quand il reçoit des groupes d'amis ça ne l'étonne pas. Il doit même en chasser certains quand ils sont trop bien installés. Mais les solitaires n'attendent généralement pas la fermeture pour filer. Ou alors, ce sont vraiment des cas isolés. Ceux que personne n'attends, qui trainent des pieds après un verre de trop.

Ceux-là, en général, ne rentrent jamais chez eux.

C'est triste, mais c'est comme ça. Il faut bien que Sanae mange.

– Pourquoi pas ? Je n'ai pas cours demain, j'aurai tout le loisir de dormir jusqu'à midi.

– Si tu y tiens.

– Parfait.

– Je te serre autre chose ?

Sait-on jamais, des fois qu'il changerait d'avis, autant mettre toutes les chances de son côté. Alcoolisé, Joshua n'aura même pas le temps de s'inquiéter.

xoxoxox

La semaine suivante, le garçon revient, et Sanae ne l'a toujours pas vidé de son sang. En revanche, il en sent l'odeur jusqu'ici. Il comprend que c'est encore arrivé, et il lui faut un moment pour retrouver son calme.

– Ta semaine ?

– Plutôt calme. Les étudiants les moins assidus ont déjà abandonné les cours, les couloirs ont dégorgé. C'est déjà plus agréable.

– Je vois. Et toi, ce master ?

– Je m'en sors.

Il s'installe sur son tabouret, croise soigneusement les jambes. Le barman note qu'il a enfilé un slim serré. Ça met ses gambettes en valeur. Il passerait bien sa main tout du long, ne doute d'ailleurs pas que si Joshua s'est habillé comme ça, c'est pour attirer son attention. En témoignent les regards qu'il lui glisse, l'air de rien, alors qu'il effleure sa main pour récupérer son verre. Mais d'une, il reste des clients dans le bar. De deux, il ne tiendra pas. L'odeur est trop forte, et Sanae connaît ses limites. Ce serait une très mauvaise idée.

– Et toi ? Le travail, les amoures, tout ça ? le visiteur demande.

– Oh, ça t'intéresse ?

– Tu en doutes ?

Il rit. Pousse un petit bol de cacahuètes vers son client, avant d'essuyer un verre pour le servir.

– Et les tiennes, d'amoures ? Rien de nouveau avec Neku ?

– Malheureusement, il n'a pas l'air décidé à quitter son petit ami.

– Même après votre petite soirée ?

– Non. Il faut croire qu'il m'a juste utilisé pour passer le temps, Joshua déplore.

– Pauvre de toi, il le taquine.

Joshua agite ses boucles claires d'un geste. Puis il plonge ses doigts au milieu des arachides, en attrape une qui vient craquer sous sa dent. Donne un coup de langue sur ses doigts pleins de sel.

Sanae détourne le regard avant de croiser le sien. Fait comme s'il n'avait rien vu. Mais le sourire de Joshua, dans le miroir face à lui, trahit un sourire qui n'augure rien de bon.

Oh, s'il savait ce qui se joue, là.

– Je me console comme je peux.

– En déambulant dans un bar jusqu'à trois heures du matin avec un inconnu ?

– Un inconnu ? Oh, je vais me vexer.

Il le voit qui termine son verre, avale délicatement. Sa gorge roule.

A ce stade, c'est de la provocation.

xoxoxox

Plus d'une fois, Sanae l'a suivi. Au début.

Ce n'est pas le mode de chasse qu'il préfère. En général, il s'occupe du dernier client entre les murs de son bar, et c'est fini. Si c'est sale, il a tout le loisir de nettoyer. Et si la police vient fouiller, il sait se montrer convainquant. La mémoire est un jouet qu'il manipule à sa guise. Il a toujours été précautionneux.

Mais il lui arrive, parfois, de se prendre au jeu du chasseur. De glisser dans la nuit, le long des rues, à l'abri de l'attention qui menace. Ça peut durer plusieurs jours quand il a envie d'en apprendre plus sur son prochain repas. Ses habitudes, sa routine, même son régime alimentaire. Qu'il se fasse une petite idée de ce qu'il va ingurgiter, lui. Parfois, ça éveille un brin de compassion en lui. Mais ça n'apaise en aucun cas son appétit.

Oh, Sanae n'est pas insensible au sort des humains, loin de là. Il les écoute se plaindre contre son comptoir à longueur de soirée. Mais à l'instar de ses mêmes humains, il sépare l'émotif et le reste. S'attacher à ces gens, c'est comme avoir un chat domestique. Aux dernières nouvelles, ça n'empêche pas les vivants d'égorger des cochons pour les cuire dans leur poêle.

C'est son petit paradoxe. Il s'en accommode.

– Je vais fermer.

Et ce soir, son humain préféré traîne devant la porte.

– Mm, déjà ? Tu n'es pas ouvert jusqu'à trois heures ?

– Pas le mercredi, non

Joshua vient plus souvent, ces derniers temps. Quand il a fini les cours et qu'aucun travail de groupe ne le retient, il passe. Prend un café, avant de sortir des fiches de révision qu'il ne touchera pas. D'ailleurs, Sanae n'est même pas sûr qu'il aime le café. Il perçoit cette micro grimace qui déforme ses traits, quand la boisson passe sur sa langue. Il faudra qu'il lui propose autre chose. Un chocolat chaud, peut-être ? C'est une boisson réconfortante. Une sorte de cocon de saveur, chaud.

– Oh, dommage. Je serai bien resté un peu plus longtemps.

– Je ne vais pas rester ouvert juste pour tes beaux yeux, tu sais ?

– Même si je demande gentiment ?

– Parce que tu sais faire ça, demander gentiment ?

Joshua glousse. Il s'adosse contre la porte, comme pour l'empêcher de retourner l'écriteaux. Et quand Sanae s'approche, loin de s'effrayer, il lève la main. La passe tout naturellement contre sa joue rugueuse. Rencontre le peu de barbe qui frotte contre sa peau délicate.

Son poignet.

Sanae se tend.

C'est si près. L'odeur le brûle. Vive, est fraiche. Ça date d'aujourd'hui et c'est là, presque contre sa bouche. Sous son nez.

Il ravale le grognement qui monte le long de sa gorge.

– Donc, j'ai de beaux yeux ?

Il doit l'éloigner.

Ou en finir.

– Bien essayé, mais moi aussi j'aimerai rentrer chez moi.

Sa main lui effleure la joue de Joshua pour mieux saisir le panneau. Le bois, millions de fibres qu'il sent sous ses doigts, claque contre la vitre.

– J'ai un tout petit appartement vide, Joshua argumente. Franchement, ça ne donne pas envie de rentrer.

Sanae sait. Parce qu'il l'a vu. Parce qu'il le sent dans sa voix.

– Il va bien falloir.

Un soupir. Pas le sien, il se retient d'inspirer. Il suffirait d'une seconde. Une toute petite, pauvre seconde. Un clignement d'yeux.

– Si tu insistes.

Une seconde, et Joshua baisse son bras. Se détourne, pose sa main sur la poignée de la porte.

Le barman évite le reflet de son regard qui décore la vitre. Il le laisse ouvrir. Une seconde encore, et quelques pas. Ça se calme.

Joshua s'éloigne, et il se lèche les lèvres.

xoxoxox

Personne. Enfin, il y a bien des gens. Des habitués, et des inconnus.

– Vous servez à manger ? une gamine encapuchonnée lui demande.

– A partir de 19h.

– D'acc.

Mais pas le visage qu'il s'attendait à trouver. Il espère qu'il ne l'a pas vexé, la dernière fois. Ou blessé. Ça lui serait désagréable. Il aime bien ce garçon. Sa trogne orgueilleuse et son blabla geignard qui lui rappelle ses séries à l'eau de rose - son petit péché mignon. Vraiment, ça l'attristerait de ne plus le voir.

– Vous avez quoi comme pressions ?

Mais les gens se succèdent, puis les jours. Une semaine. Une deuxième. Sanae soupire, alors qu'il referme la porte au milieu de la nuit. En soit, il lui suffirait de passer. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Qui sait s'il n'a pas… L'odeur était si forte, la dernière fois. Et il sait que les gens comme lui, quand on les laisse trop seuls, qu'on les pousse trop fort, leur égo plein de blessures mal soignées ne le supporte pas. On a pas idée d'être d'avoir cette prétention, quand on est si fragile.

Mais si c'est arrivé, alors il n'y pourra rien, hein ?

Ce serait dommage. Une tragédie. Comme il s'en produit des milliers chaque jours.

Sanae tourne la clef, attrape la grille. Il inspire.

L'air froid de la nuit sonne comme un silence.

xoxoxox

Il a un balcon. Un appartement minuscule, certes, mais un balcon. Juste ce qu'il faut de place pour se caler à deux. L'espace est à peine plus large que la fenêtre. Et la fenêtre, elle, est ouverte.

En novembre, c'est peu commun.

Si ça sentait la clope, encore. Mais non. Sanae perçoit une odeur toute autre. Rien qui ne le rassure.

Son ventre grogne, et le grondement remonte le long de sa gorge.

Le temps d'un clignement d'yeux, et il se retrouve perché sur la rambarde du balcon. Le rideau emporté par le vent froid lui offre une vue morcelée. Un sol de parquet couvert de vêtements sales, de feuilles et d'emballages de nourriture. Rien de catastrophique en soit, mais cette vue s'éloigne de l'image soignée que Joshua entretient.

La couverture est rabattue, les draps du lit sont froissés. Quelqu'un a dormi là la nuit dernière et, peut-être, toute la journée. La sueur qui imprègne le tissu en témoigne. C'est salé. Chaud.

Ça sent la nourriture, mais pas la moisissure. Donc, Joshua arrive à faire le ménage assez régulièrement. Arrivait.

Prudemment, Sanae pose un pied sur le parquet, puis un second. Il passe la tête derrière la vitre.

Et ça lui prend la gorge. Une brûlure sèche, comme une goulée de sable qui tapisse sa bouche.

Il ravale le râle qui tremble derrière ses lèvres. Contre ses gencives, la pointe aiguisée de ses canines appuie. Son ventre retourné le pousse vers la salle de bain, la porte entrouverte d'où s'échappe une brume humide. De la buée.

Doucement. Il faut qu'il se calme.

Merde.

Il espère au moins qu'il n'est pas arrivé trop tard.

Sa main repousse le battant, pour dévoiler l'unique autre pièce. La salle de bain, et l'ambiance chaude qui s'en dégage. La faible effluve de savon à la lavande que le sang a presque effacée.

Et à ses pieds, Joshua tout de rouge vêtu. Mollement assis contre le rebord de sa baignoire. Contre ses hanches, un peignoir gorgé d'eau et d'autre chose. Du rouge sur du blanc. Sa peau, pareille. Si blanche, et pleine de traits. Ça coule sur ses cuisses, son ventre, ses bras. Toutes ces entailles perdues entre les vieilles cicatrices. Toutes ces coupures qui lui titillent les nerfs, chaque fois qu'il passe la porte du bar.

Deux petits morceaux de fers aiguisés perdus près de lui. Des lames. Du genre de celles que Sanae utilise pour raser sa barbe. Comme il s'en doutait, Joshua en fait une toute autre utilité.

– Qu'est-ce qui s'est passé par la tête, il soupire.

Le goût métallique caresse son palais chaque fois qu'il ouvre la bouche. A ce stade, inutile de cacher ses canines. Ses pupilles ont déjà pris la couleur du liquide répandu sur le carrelage. Un sang éclairci par l'eau qui coule de son corps.

Joshua relève ses yeux vers lui. L'observe. Sourit, un peu, sans chercher à cacher son corps presque nu.

– Je me disais, aussi. Que tu n'avalais jamais rien. Même pas un petit verre avec tes habitués.

Il n'a pas l'air surpris. Sanae songe qu'il devait se douter. Plusieurs fois, il s'est posé la question. Mais si Joshua avait tout compris, alors c'était bien cruel de sa part de lui infliger ça.

Il doit se douter de l'appétit qui l'accable en cet instant.

– C'est dangereux, Sanae répond simplement.

Il se penche pour récupérer les lames. Oh, si Joshua veut en finir, c'est son choix. Il pourrait même l'aider à accélérer le processus. Mais ses jolis petits poignets ont l'air intactes. En général, les gens qui cherchent à mourir entaille là où la chair est fragile, pleine de veines palpitantes.

– Sans blague.

Quand même, tout ce sang par terre. Quel gâchis.

– Tu veux goûter ?

Joshua pousse à peine sa voix, tout épuisé. Il ne bouge pas, ou seulement les yeux, comme pour le suivre. Il a l'air de flotter. Pas étonnant, vu son état.

– Je ne touche pas à la nourriture quand elle est hors de l'assiette.

– Mm.

Le garçon tourne la tête. Découvre un morceau de cou blanc. Sanae se tend.

– Ça doit faire envie, non ?

Oui. Et si Sanae n'avait pas des années de patience derrière lui, Joshua ne serait plus qu'un petit tas de chair morte. Mais il a encore un peu de retenue. Un fil mince qui lui évite de se jeter sur lui, là, pour coincer son petit corps sur le carrelage.

Il le regarde. Joshua n'a pas perdu assez de sang pour mourir, mais quand même. Ça vaudrait le coup d'appeler une ambulance.

– J'ai déjà vu pire.

– Du genre ?

– Garde tes forces au lieu de dire des bêtises.

C'est dommage. Il l'aime bien, ce garçon. Ça l'attristerait, de ne plus le voir passer au bar. Mais il sait comment sont les gens de sa tempe, perdu en marge du monde, à patauger dans une trouble tristesse. Inutile de le raisonner.

– Je ne suis pas à ton goût ? Je vais me vexer.

– J'aimerais autant ne pas t'enterrer trop vite.

– Ah ?

Il sent le sourire dans sa voix. Réfléchit. Regarde le déplorable état du sol, et celui de Joshua. Ses jambes nues. Il doit avoir froid, comme ça. Ça lui donnerait presque envie de le recouvrir d'un drap. Une couette chaude. Il pourrait l'envelopper dedans, et le porter jusqu'au lit.

– Tu ne termines pas le travail ?

Satisfaction et déception, un juste mélange dans sa voix. Encore, Sanae hésite. Il regarde les lames dans ses mains. Petites fragiles, mais aiguisées.

Il a bien une autre option. Oui.

Il attrape une serviette qui traîne, l'étale au sol pour éviter de trop se salir. C'est vain, sans doute. Mais l'illusion lui suffit.

– Non.

Il serre le poing, les lames toujours lovées dans sa paume. Puis il s'installe tranquillement près de Joshua.

Au point où il en est, ça ne ressemble pas tant à une mauvaise idée.


[TW : Sang, scarification]

Voilà voilà. Je sais pas si la fin est claire ? Mais je me suis bien amusé à l'écriture.

A plus !