Dans la chambre de Ciri régnait décidément un calme bien trop intense. La respiration de la jeune fille aurait dû être lente et profonde mais malgré ses sens affutés, le sorceleur n'entendait presque rien. Un rayon de lune éclairait faiblement la pièce par la fenêtre mais Geralt, grâce à sa vision améliorée, y voyait presque comme en plein jour.
-Ne devrais-tu pas dormir, à l'heure qu'il est ? demanda-t-il en refermant la porte derrière lui.
Prise sur le fait, Cirilla se redressa en position assise sur le matelas.
-Quoi ? fit-il, sur la défensive.
-Rien, répondit la jeune fille dans un sourire en coin.
Visiblement, Isane et lui n'avaient pas été assez discrets.
-Je viens dormir avec toi, comme je l'avais promis, se justifia-t-il.
-Mais tu aurais pu rester avec elle, souligna Ciri. Rien ne t'empêche d'y retourner, si tu veux…
-Isane n'est pas le genre de femme qui a besoin qu'on la cajole, rétorqua-t-il, et j'ai besoin de sommeil. Toi aussi, d'ailleurs. Nous reprenons la route demain de bonne heure et je veux que tu profites de dormir dans un lit pour te reposer et reprendre des forces.
Geralt déploya sa couverture en fourrure à même le sol et s'assit dessus. Il s'apprêtait à s'y étendre lorsqu'il remarqua que Ciri ne s'était toujours pas rallongée, mais continuait de le fixer d'un regard pénétrant.
-Quoi ? soupira-t-il d'un ton exaspéré.
-J'ai… hésita Ciri, tout à coup mal à l'aise.
-Tu as quoi ? insista Geralt avec agacement.
Il tombait de fatigue et ses ébats avec Isane lui avaient ravi ses dernières forces.
-J'ai trouvé quelque chose, confia alors la jeune fille. Je crois que ça va t'intéresser.
Sans attendre de réponse, elle pivota entre les draps, tendit la main vers l'étagère aménagée à côté de la tête de lit et saisit un coffret qui s'y trouvait.
-Ciri ! gronda Geralt, les sourcils froncés d'un air sévère. Ta grand-mère ne t'a jamais appris à ne pas fouiller dans les affaires des autres ? Repose ça tout de suite !
Ciri l'ignora et ouvrit le coffret. Constatant que sa jeune protégée refusait d'obtempérer, Geralt se leva à nouveau en râlant et lui prit la boîte des mains. Il s'apprêtait à la refermer d'un coup sec lorsqu'il stoppa son geste. Dans son mouvement, il avait baissé les yeux sur son contenu et ce qu'il vit lui fit ouvrir la bouche de stupeur.
Le coffret ne contenait que deux objets : la médaille de l'École du Loup qu'Isane refusait de porter, et la branche séchée de lilas mauve qu'il lui avait offerte des décennies auparavant. Elle non plus n'avait donc pas oublié…
Parfaitement conscient que Ciri scrutait la moindre trace d'émotion sur ton visage encadré de longs cheveux blancs, Geralt referma délicatement le coffret et le reposa sur l'étagère avec une expression faciale qu'il espérait fermée. Néanmoins, lorsqu'il reprit la parole, sa voix était beaucoup plus douce.
-Ne refais plus jamais ça, d'accord ? la pria-t-il. À moins que tu ne veuilles que les gens fouillent également dans tes affaires ? Et maintenant, ajouta-t-il en se penchant vers elle, dors !
Il appuya sur son épaule pour la forcer à s'allonger et remonta l'édredon jusque sous son menton.
-Dors, répéta-t-il alors que Cirilla ouvrait à nouveau la bouche.
La jeune fille poussa un soupir résigné et Geralt retourna s'installer sur sa couverture en fourrure.
Ciri se tourna plusieurs fois entre ses draps, cherchant la meilleure position pour s'endormir. Au bout de quelques minutes, elle sembla néanmoins s'être assoupie et Geralt put enfin laisser ses pensées vagabonder.
Isane avait préservé le brin de lilas, mais elle l'avait gardé avec son médaillon qu'elle haïssait tant. D'un autre côté, elle aurait pu se débarrasser aussi bien de l'un que de l'autre. Pourquoi les avoir conservés pendant tout ce temps ?
La fatigue mit bientôt fin à ses réflexions et, après avoir poussé un long bâillement à s'en décrocher la mâchoire, Geralt sombra dans un profond sommeil.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin, il eut besoin de quelques instants pour se souvenir de l'endroit où il se trouvait. Malgré la dureté du sol, il y avait longtemps qu'il n'avait plus aussi bien dormi, et pour cause : pour la première fois depuis qu'il l'avait retrouvée, Ciri ne l'avait pas réveillé au beau milieu de la nuit à cause de l'un de ses cauchemars. Il se leva sans bruit et s'approcha de la fenêtre de la chambre, qui donnait vers l'Est. De toute évidence, Isane aimait se lever avec l'astre du jour.
L'heure était encore très matinale mais Geralt pensa qu'il leur faudrait un moment pour se préparer à partir, aussi se résigna-t-il à réveiller Ciri.
-Bonjour, lui dit-il en essayant de ne pas l'effrayer. Habille-toi et rejoins-moi en bas. Je vais voir ce qu'il y a pour le petit-déjeuner.
La jeune fille avait le regard encore chargé de sommeil mais elle se redressa en position assise et repoussa les couvertures.
Geralt sortit de la chambre et descendit dans la pièce de vie. De nouvelles bûches avaient été ajoutées au feu, propageant une douce chaleur dans la pièce. Une marmite était accrochée au-dessus des flammes et le sorceleur se baissa pour en examiner le contenu : du porridge. Il huma un instant ce délicieux parfum avant de jeter un regard circulaire à la pièce.
De toute évidence, Isane n'était pas là. Intrigué, il s'approcha d'une des deux fenêtres aménagées auprès de la porte et chercha son amie des yeux. Il ne l'avait toujours pas trouvée lorsqu'un bruit de craquement sinistre lui fit faire volte-face, les sens en alerte.
-Pardon, dit Ciri en s'arrêtant sur le premier barreau de l'échelle. Je ne voulais pas te faire peur.
-Tu ne le pourrais pas, même si tu essayais, rétorqua-t-il.
Surtout si tu essayais…
-Tu as faim ? demanda-t-il de manière rhétorique. Il y a du porridge chaud.
-Oh ! fit Cirilla, les yeux brillants de surprise et de joie.
Il devait y avoir bien longtemps qu'elle n'avait plus vraiment mangé à sa faim, se dit Geralt. Bien sûr, les fermiers chez lesquels il l'avait trouvée s'étaient bien occupés d'elle, mais ils étaient des gens humbles, pour ne pas dire pauvres. Pourtant, ils étaient bien plus qualifiés que lui pour s'occuper d'une enfant.
Geralt s'approcha du buffet aménagé dans un coin de la pièce et y prit un bol en terre cuite qu'il remplit généreusement de porridge avant de le poser sur la table avec une cuillère, devant Ciri. La jeune fille se jeta littéralement dessus. Le sorceleur venait de se servir une portion lorsque la porte de la cabane s'ouvrit, laissant apparaître le visage entouré de cheveux blonds-roux d'Isane.
-Bonjour, dit-elle simplement en refermant la porte.
-Bonjour ! répondit Cirilla dans un sourire.
La jeune fille semblait heureuse de retrouver leur hôte, et Geralt devait admettre qu'il en allait de même pour lui.
-J'ai commencé à rassembler des provisions pour la route, déclara Isane sans autre forme de cérémonie.
-Combien de temps faut-il pour gagner Razwan ? interrogea Geralt.
-Pas beaucoup moins que pour rejoindre Mayen, assura-t-elle laconiquement.
-C'est-à-dire ?
La sorceleuse ne répondit pas tout de suite.
-Nous pouvons atteindre Mayen en milieu de soirée, expliqua-t-elle finalement.
À ces mots, Geralt lui lança un regard pénétrant, mais Isane ne baissa pas les yeux.
-Le soir tombe vite en cette saison, fit-il remarquer. Voyager de nuit n'est pas prudent. Nous nous arrêterons à Razwan puis poursuivrons la route demain.
Sa décision était sans appel et Isane n'insista pas.
Au lieu de cela, elle gravit l'échelle qui menait à la mezzanine et disparut à l'intérieur de sa chambre. Lorsqu'elle en revint quelques instants plus tard, elle portait autour du cou son médaillon de sorceleuse, celui-là même qu'elle avait pourtant dénigré pas plus tard que la veille. D'un simple regard, elle dissuada Geralt de faire le moindre commentaire. Il se tut, mais il n'en pensait pas moins : Voilà donc pourquoi tu n'as pas jeté ton médaillon… Tu n'as donc pas complètement renié ta vocation de sorceleuse…
Une fois leurs estomacs repus et le feu de cheminée éteint, les trois voyageurs quittèrent la maison perchée et Geralt ne manqua pas de remarquer qu'Isane avait effectué le Signe d'Yrden pour la protéger d'éventuels intrus – Signe qu'elle n'aurait pas pu former sans son médaillon, qui permettait aux sorceleurs de canaliser les vibrations magiques.
-Je croyais que les gens morts ne recevaient pas de mauvaises visites, commenta-t-il en lui lançant un regard de biais.
-Tu oublies Mourioche, répondit-elle en se tournant face à lui, sa cape de voyage virevoltant autour d'elle et faisant doucement bruisser les feuilles mortes qui tapissaient le sol.
Comprenant qu'elle ne tenait pas à retrouver une maison complètement vide à son retour, cambriolée par l'esprit frappeur, Geralt hocha la tête pour lui témoigner sa sympathie.
Ablette se trouvait à l'endroit où il l'avait attachée la veille, et Geralt commença par ajuster sa selle et charger ses sacoches pleines de vivres. Avec lui et Cirilla sur son dos, cela représentait un poids conséquent mais Ablette était une jument de trait – elle était robuste.
-Où est ta monture ? demanda-t-il à Isane d'un air suspicieux.
Elle ne pouvait tout de même pas les suivre à pied ! La sorceleuse l'ignora et lui tourna le dos.
Bien qu'il ne pouvait pas suivre son regard, il devina qu'elle scrutait les environs au mouvement de sa tête, qui pivotait lentement d'un côté sur l'autre. Et soudain, un cheval d'un blanc nacré apparut entre les buissons, chassant la brume. Mais l'animal, outre sa couleur, avait quelque chose de singulier. Geralt ne comprit ce qui le dérangeait que lorsque l'équidé s'arrêta devant Isane.
-Je vous présente Solstice, dit-elle.
-Est-ce que c'est une licorne ? s'enquit aussitôt Cirilla, ses yeux verts écarquillés à la vue d'une si belle monture.
La question était pertinente outre le fait que les licornes étaient devenues si rares qu'on les considérait comme une espère éteinte, elles étaient connues pour ne se laisser approcher que de jeunes vierges. Mais ce n'était pourtant pas ce qu'il y avait de plus étrange chez ce spécimen-ci : là où aurait dû se trouver la corne, il ne restait plus qu'un cercle argenté.
-Elle l'était, autrefois, répondit Isane en flattant la tête de l'animal, sa main caressant doucement son front écorné.
-Que lui est-il arrivé ? interrogea encore la jeune fille. Où est passée sa corne ?
-Des hommes l'ont capturée et la lui ont sciée, expliqua Isane d'une voix dure. Si je n'étais pas arrivée à temps, il ne fait aucun doute qu'ils l'auraient tuée.
-Pourquoi est-ce qu'ils font ça ? demanda Ciri d'un air horrifié.
-Pour les mêmes raisons qu'ils agissent toujours, siffla Isane. Par cruauté.
Solstice s'ébroua en hennissant et Isane lui murmura quelques paroles en Langue Ancienne que Geralt n'eut aucun mal à comprendre : « Je sais que tu n'aimes pas ça, mais ce n'est que pour quelques jours. » L'équidé souffla par les naseaux mais se laissa docilement faire tandis qu'Isane installait sa selle munie de sacoches. Une fois équipés, les trois compagnons se mirent en route.
Ils avancèrent lentement, laissant leurs montures aller au trot. Malgré le fait qu'ils ne s'étaient plus vus pendant plusieurs décennies, Geralt et Isane n'échangèrent pas un mot de toute la matinée, et Cirilla n'osa pas briser le silence qui s'était installé entre eux.
Les sorceleurs n'étaient, par nature, pas une race d'êtres particulièrement loquaces, et lorsqu'ils se trouvaient en territoire sauvage, leurs sens surdéveloppés étaient toujours en alerte, à l'affût du moindre mouvement, de la moindre odeur, du moindre son, suspects.
L'après-midi était déjà bien avancé mais les nuages s'étaient faits de plus en plus noirs et les arbres étaient plantés si proches les uns des autres que leurs cimes clairsemées s'entremêlaient, formant un dôme qui plongeait le sentier dans la semi-obscurité. Geralt leva les yeux au ciel et soupira : ils allaient sans doute terminer la journée en chevauchant sous la pluie.
À peine avait-il eu cette pensée qu'un grondement sourd se fit soudain entendre, mais ce n'était pas celui du tonnerre, car son médaillon venait de se mettre à vibrer.
Ablette se mit à battre le sol de ses sabots – Geralt dut même former le Signe d'Axia pour la calmer – et les deux cavaliers s'arrêtèrent dans un mouvement unanime.
-Il y a des monstres dans cette forêt ? demanda vivement Geralt.
-Comme dans toutes les forêts, répondit Isane, les yeux et les oreilles aux aguets.
-Quel genre de monstres ? interrogea Ciri d'une petite voix, et Geralt la sentit se mettre à trembler en se serrant contre sa poitrine.
-Spéculer est inutile, dit-il.
Il ôta sa cape de voyage et se laissa tomber à bas de sa monture, aussitôt imité par Isane, et fourra les rênes dans les mains de Ciri.
-Nous allons bientôt être fixés.
Une odeur de chair putride se répandit rapidement autour d'eux et la température de l'air se refroidit de façon brutale. Toujours perchée sur le dos d'Ablette, Ciri lançait autour d'elle des regards terrorisés. Geralt lui aurait bien dit de s'éloigner, mais il ignorait où se trouvait exactement la créature, ou même s'il n'y en avait qu'une.
Leurs glaives en argent brandis devant eux, les deux sorceleurs s'étaient adossés l'un à l'autre et attendaient, scrutant les environs. Ils avaient tous deux ingurgité la potion qui permettait de décupler leurs facultés d'ores et déjà surnaturelles, prêts à se battre jusqu'à la mort si nécessaire.
Soudain, une haute silhouette apparut à une dizaine de mètres devant Geralt. Avec son corps décharné lui donnant une allure de squelette ambulant, ses ramures plus imposantes que celles des plus beaux cerfs, ses yeux rouge sang et ses crocs acérés, le monstre était facilement identifiable.
-Un wendigo[1], maugréa Geralt.
Isane se retourna aussitôt pour faire face à la créature, ses pupilles tellement dilatées que ses yeux en paraissaient complètement noirs, et sa peau déjà claire à présent plus blanche que de la craie.
Comme si la scène n'était pas assez lugubre, un coup de tonnerre assourdissant retentit au-dessus de leurs têtes un éclair fendit le ciel, et il se mit à pleuvoir dru. Le monstre poussa un grognement sourd et Geralt sentit Ablette et la licorne s'agiter encore plus derrière eux.
-Ciri, recule-toi, lui conseilla-t-il.
La jeune fille ne se fit pas prier et s'éloigna juste au moment où le wendigo s'élançait vers eux à toute vitesse.
Les deux sorceleurs se tenaient côte à côte, mais la bête avait pris Geralt pour cible. Il leva sa lame mais avant qu'il n'ait pu lui porter le moindre coup, elle dévia de sa trajectoire et se jeta sur Isane la bête était maligne.
-ARGH ! cria Isane en frappant de toutes ses forces avec son glaive en argent.
Lorsque le métal précieux toucha sa peau putride, le wendigo se mit à hurler à la mort. Malgré son apparence frêle, le monstre possédait néanmoins une grande puissance physique et, d'un simple revers de bras, il frappa Isane à l'épaule et l'envoya valdinguer à plusieurs mètres de distance. Elle percuta brutalement un tronc, l'assommant à moitié.
Geralt profita de cette distraction momentanée pour tenter de le maîtriser grâce à sa chaine d'argent. La créature sembla d'abord surprise puis se mit à frémir tandis que sa chair commençait à brûler. Mais tout comme la strige des années auparavant, le wendigo parvint à briser la chaîne à la seule force de ses muscles. Il allait donc devoir se battre à l'épée.
La bête poussa un rugissement sonore, ses longs doigts aux griffes affûtées contractés par la colère, et s'avança vers son adversaire. Geralt attendit qu'elle charge pour la frapper de sa lame mais il glissa sur le sol détrempé et couvert de feuilles mortes de la forêt, s'étalant de tout son long, et le wendigo se rua sur lui.
Le sorceleur se débattait de toutes ses forces pour échapper à la puissante gueule à l'haleine pestilentielle de la bête. Son glaive tenu à bout de bras au-dessus de son buste pour contenir son monstrueux ennemi, Geralt ne pouvait même pas utiliser de Signe ! La créature tendit ses pattes griffues et arracha un pan de son armure de cuir comme s'il ne s'était agi que d'une fine étoffe de soie ; Geralt commençait à désespérer de s'en sortir vivant lorsque le wendigo se mit à glapir et relâcha subitement son emprise.
Presque à bout de souffle, Geralt se releva et vit qu'Isane s'était hissée sur le dos du monstre et avait lui planté une dague dans la nuque. La sorceleuse s'agrippait de toutes ses forces à cette carcasse décharnée mais la bête remuait tellement qu'elle risquait de lâcher prise d'une seconde à l'autre.
-QU'EST-CE QUE TU ATTENDS ? hurla-t-elle avec l'énergie du désespoir.
Elle n'avait pas besoin d'en dire plus, Geralt comprit instantanément ce qu'elle attendait de lui. Tandis qu'elle s'efforçait de maintenir le dos du wendigo en arrière et son buste exposé, Geralt forma rapidement le Signe d'Igni. Ses doigts crépitèrent sous l'effet du sortilège une flamme apparut et il l'envoya droit sur le cœur glacé du monstre.
La créature se tordit violemment de douleur Isane perdit l'équilibre et bascula en avant. Elle poussa un cri sourd au moment où le monstre s'écroulait au sol.
Ils l'avaient vaincu, le wendigo était mort.
[1] Wendigo : créature anthropophage du folklore amérindien
Merci d'avoir lu ! Comment avez-vous trouvé le combat contre le wendigo ?
D'après vous, pourquoi Isane a-t-elle conservé le brin de lilas ? Avait-elle une raison de vouloir se rendre directement à Mayen sans passer par Razwan ?
Encore une fois, n'hésitez pas à me laisser un commentaire et/ou des Kudos ! Ça ne coûte rien, et ça fait plaisir ;)
