Comme convenu, les quatre voyageurs retrouvèrent le batelier à l'embarcadère de Mayen le lendemain au lever du soleil, alors que l'air froid de l'automne leur piquait atrocement les narines. Jaskier, qui avait encore abusé de la bière locale la veille au soir et n'était de toute façon pas trop du matin, ressemblait à la princesse-strige[1] de Wyzima.

-Eh ben, commenta le batelier en les regardant approcher depuis le pont de son esquif, en voilà un drôle d'équipage !

Tandis qu'il parlait, son regard s'attarda particulièrement sur Ciri et sur Isane, dont il n'avait pas encore fait la connaissance, contrairement à Geralt et Jaskier.

Le bateau était différent du bac que le passeur utilisait pour traverser le fleuve d'une rive à l'autre : sa coque était creuse et une grande voile carrée, surmontée d'un pavillon aux couleurs de Mayen, était hissée au mât dressé presque au centre du pont. Accroché à bâbord de la proue, un écriteau indiquait L'Illiade.

-Vous êtes sûrs qu'il y a assez de place pour les chevaux ? demanda Jaskier d'un ton sceptique.

-Oui, assura le batelier. Il faut les mettre à la proue. Nous autres, nous resterons à la poupe.

Sans perdre davantage de temps, l'homme fit signe à Geralt et Isane de faire monter Ablette et Solstice doucement à bord. L'embarcation tangua dangereusement, et les deux équidés poussèrent quelques hennissements craintifs, contraignant leurs cavaliers à former le Signe d'Axia pour les calmer.

-Est-ce vraiment une bonne idée ? insista le barde, de plus en plus inquiet.

-À toi de nous le dire, rétorqua Geralt. Après tout, c'était ton idée.

Le poète lui répondit d'une grimace mais embarqua néanmoins sans discuter davantage.

Geralt tendit les deux mains en direction de Cirilla pour l'aider à monter à bord, mais la jeune fille restait figée sur le ponton, les yeux écarquillés d'horreur.

-Cirilla, ça ne va pas ? s'enquit-il en fronçant les sourcils.

-Je… Je ne peux pas prendre de bateau. Ma grand-mère… Ma grand-mère me l'a interdit ! s'écria-t-elle d'une voix aiguë en reculant de plusieurs pas.

Désemparé par ce retournement inattendu, Geralt ne répondit pas immédiatement.

Maintenant qu'elle en parlait, il n'était pas vraiment étonnant que Calanthe ait défendu à sa petite fille de monter dans un bateau alors qu'elle avait perdu sa propre fille – la mère de Cirilla – lors d'un naufrage.

-Tu n'as rien à craindre, assura le sorceleur d'une voix douce. Si nous devions couler, tu t'accrocheras à moi. Je sais très bien nager, et je ne te laisserai pas te noyer. Je t'en fais la promesse.

Malgré ces bonnes paroles, Ciri ne semblait pas convaincue.

-Tu as confiance en moi, n'est-ce pas ? insista-t-il du même ton apaisant.

-Oui, souffla-t-elle en baissant ses yeux verts sur ses chaussures.

-Dans ce cas, tu sais que tu n'as rien à craindre.

Cirilla releva lentement la tête vers lui. Elle le jaugea brièvement du regard, poussa un soupir, puis s'avança d'un pas prudent. Debout sur le pont, Geralt lui saisit fermement les deux mains et l'aida à enjamber la coque.

-Tu n'as qu'à rester à côté de moi, lui proposa-t-il, et la jeune fille se hâta d'acquiescer.

Le batelier jeta un regard circulaire à ses quatre passagers comme pour vérifier qu'ils étaient prêts, puis se pencha vers le poteau d'ancrage pour larguer les amarres avant de se redresser en prenant appui sur une longue perche et de pousser l'embarcation le plus loin possible de la berge.

-Heureusement qu'il ne fait pas nuit, commenta Jaskier lorsqu'ils eurent atteint le milieu de la rivière. Entre ce calme profond que même le chant des oiseaux peine à troubler et le tapis de brume qui recouvre la surface de l'eau, il y aurait de quoi effrayer les âmes sensibles.

Le poète avait raison de nuit, la scène aurait été lugubre. Mais aucun de ses compagnons de voyage ne prit la peine de lui répondre. Ils avaient d'autres priorités.

La ville de Carreras se trouvait en amont il fallait six jours pour l'atteindre par la route et Geralt espérait diviser le temps de trajet par deux en empruntant la voie fluviale. Néanmoins, il fallait remonter la rivière à contre-courant et espérer que les conditions météorologiques soient de leur côté. Par chance, cela semblait être le cas – tout du moins, pour l'instant.

-Comment te nommes-tu, batelier ? interrogea Geralt en s'installant près de la poupe, à côté de la barre, lorsque la voile fut abaissée et gonflée par le vent.

-Achille, répondit l'homme.

-Enchanté, Achille, dit le sorceleur. Je me nomme Geralt, voici Jaskier, Fiona et Isane.

À chaque nom prononcé, le batelier avait sobrement salué de de la tête. Après quoi, il se concentra à nouveau sur son ouvrage.


Plusieurs heures passèrent.

La rivière Ina gondolait paresseusement, opérant parfois une légère courbe entre ses rives verdoyantes bordées de roseaux. Quelques bancs de sable subsistaient encore çà et là, rehaussant la palette de couleurs d'un jaune pâle. Achille devait chaque fois manœuvrer sa gabare pour les éviter, mais il le faisait avec une telle aisance que ses quatre passagers le remarquaient à peine.

Assis juste au-dessous du mât dont la voile claquait sèchement, les cheveux tourmentés par le vent, Jaskier peaufinait sa toute nouvelle ballade. Même s'il n'avait rien dit sur le coup, le barde avait été quelque peu outré d'apprendre que son meilleur ami avait vaincu un wendigo[2] sans daigner lui en parler et avait passé la soirée de la veille à questionner les deux sorceleurs pour connaître le combat dans ses moindres détails. Or, l'un comme l'autre, ils n'avaient pas été spécialement loquaces. Prétextant devoir s'occuper de leurs potions, ils s'étaient retirés de bonne heure et avaient profité de leur dernière nuit d'intimité avant le départ.

-Rappelle-moi ce qui s'est passé, pria Jaskier en se tournant vers Isane. Tu t'es jetée sur le monstre mais c'est Geralt qui l'a achevé, c'est bien ça ?

-Oui.

-Il a fait fondre son cœur, c'est ça ? Avec un pouvoir de sorceleur ?

-Oui.

-Hm…

Jaskier joua une suite d'accords sur son luth et entonna quelques paroles encore tellement exagérées qu'Isane le dévisagea d'un regard dépité qui amusa grandement Geralt. Même Ciri, qui s'était assoupie contre le torse du sorceleur, ouvrit un œil torve en l'entendant inventer de toute pièce l'histoire d'un amour maudit qui s'était soldée par la transformation d'un homme parfaitement normal en wendigo, avant de rentrer un peu plus la tête dans les épaules.

-Franchement, qu'est-ce que vous en pensez ? interrogea Jaskier en cessant soudain de chanter. C'est sans doute une de mes plus belles œuvres ! Hein, Geralt ?

-Sans aucun doute, acquiesça-t-il, plus par complaisance que par sincérité.

-Merci ! s'exclama le barde, qui ne s'était rendu compte de rien.

Il y eut un moment de silence pendant lequel Jaskier sembla chercher une nouvelle occupation pour passer le temps, mais n'en trouvant point, il se tourna à nouveau vers Isane.

-Raconte-moi cette histoire de fantôme. J'avoue que je suis curieux de…

-Non !

Elle avait parlé d'une voix forte et abrupte qui ne lui était pas habituelle, même lorsqu'elle envoyait balader quelqu'un.

Surpris par son étrange réaction, Jaskier échangea un regard avec Geralt, qui secoua doucement la tête : si elle refusait d'en parler, il était inutile d'insister. Mieux valait respecter son silence.

Au fur et à mesure que filait la journée, le vent s'était fait plus fort, encombrant le ciel jusque-là dégagé de nuages noirs.

-Il va y avoir de l'orage, prédit Achille dans une moue irritée.

-Est-ce qu'on peut quand même continuer à naviguer ? questionna Geralt.

-Je préfèrerais éviter, répondit le batelier. Mieux vaut mettre un jour de plus mais arriver à bon port que d'affronter la colère de la rivière. Et de toute façon, la nuit tombera avant deux heures. Qu'on s'arrête maintenant ou à ce moment-là ne fait qu'une seule différence : avec un peu de chance, on ne mouillera pas.

-Tu as sans doute raison, soupira le sorceleur avec résignation.

À peine avait-il prononcé ces mots qu'un fin rideau de pluie se mit à tomber, et Achille mit tous ses passagers à profit pour hisser la voile et ancrer l'embarcation le long de la berge.


Dès qu'ils eurent posé pied à terre et fait descendre les deux montures, Achille recouvrit la coque d'une grande toile et en tendit une autre à Geralt. Montée sur deux piquets et retenue au sol par des sardines, cette tente de fortune leur permettrait au moins de passer la nuit au sec.

-Ce que je donnerais pour pouvoir faire un feu ! gémit Jaskier en se frottant les bras pour se réchauffer.

-Arrête de te plaindre, gronda le sorceleur. Prends exemple sur Ciri.

Vexé par cette réflexion mesquine, le barde plissa les yeux d'un air mauvais.

Ciri avait beau ne rien dire, cela ne l'empêchait cependant pas de trembler de froid. Geralt s'en aperçut et sortit une couverture en fourrure de son paquetage, qu'il enroula autour des épaules délicates de la jeune fille qui se serra contre lui en quête d'un peu de chaleur. Bien que surpris par son geste, le sorceleur n'en resserra pas moins ses bras forts autour d'elle. Ce jour-là encore, elle avait plutôt mauvaise mine.

-Tu as été très courageuse sur le bateau, lui murmura-t-il. Je suis très fier de toi, et je suis sûr que ta grand-mère le serait aussi.

Cette fois encore, la jeune fille se contenta de baisser les yeux et ne répondit pas. Geralt fit alors semblant de ne pas remarquer qu'elle avait discrètement essuyé une larme sous sa paupière.

-D'après toi, où sommes-nous ? demanda-t-il à Achille.

S'il posait cette question, c'était autant par intérêt que dans le but de détourner l'attention de Cirilla.

-On ne doit pas être loin de Cleves, répondit le batelier.

-C'est le double du chemin que nous aurions fait à pied, commenta Jaskier d'un air ravi. Rappelle-moi un peu qui a eu cette brillante idée ?

-C'est drôle, tu faisais moins le fier au moment de monter à bord, railla Geralt.

La pluie martelait de plus en plus fort contre la toile, les faisant frissonner, pourtant la température se réchauffait peu à peu. Ablette et Solstice étaient docilement couchés d'un côté, obligeant les voyageurs à se serrer.

Isane, qui s'était occupée des provisions la veille à Mayen, distribua des tranches de jambon fumé, pour le plus grand plaisir des cinq compagnons.

-J'ai soif, dit Jaskier. Est-ce qu'on a de l'eau ?

-De l'eau, il y en a plein la rivière ! s'esclaffa Achille. Ma foi, je préfèrerais une bonne bière.

-Je n'ai pas de bière, lui apprit Isane.

-Du vin, alors, peut-être ? Ou de la vodka ? suggéra le barde avec espoir.

-Pas de vin ou de vodka non plus.

Pour toute réponse, Jaskier pinça les lèvres d'un air déçu. Lorsqu'il faisait ça, il avait l'air d'un gros bébé boudeur. Exaspéré, Geralt sortit une gourde de sa besace et la tendit à son ami. Le ménestrel but une gorgée les yeux fermés, puis les rouvrit et secoua la gourde au-dessus de sa bouche grande ouverte.

-Vide, commenta-t-il simplement.

-C'est donc à toi d'aller la remplir, fit remarquer le sorceleur.

-Tu l'as fait exprès, pas vrai ? Allez, avoue !

-Non, assura Geralt.

-Menteur ! s'exclama Jaskier. Mais heureusement, je suis plus malin que toi.

À ces mots, il posa la gourde à la verticale en dehors de la tente et attendit.

-Il faudrait des heures pour qu'elle se remplisse de cette façon, souligna Geralt.

À cet instant, il n'aurait su dire si la bêtise de son ami l'amusait ou l'exaspérait le plus.

-Ah, c'est bon, siffla le poète en se levant.

Il attrapa néanmoins sa houppelande et la jeta sur sa tête. Puis, prenant une grande inspiration, il courut jusqu'à la rive. Lorsqu'il revint deux minutes plus tard, il était trempé-guéné.

-Je vous préviens, je n'y retourne pas une seconde fois !

Il se laissa tomber les fesses par terre, sa cape ruisselante éclaboussant ses compagnons par la même occasion.

-Quelqu'un a des osselets ? demanda-t-il en les regardant tour à tour.

Alors qu'ils secouaient tous la tête en signe de négation, Jaskier poussa un soupir parfaitement simulé puis se mit alors à fouiller dans sa sacoche et en sortit un jeu d'osselets usé et légèrement noirci.

-Heureusement que je suis là, nota-t-il tout en étalant un foulard sur le sol.

Il lança le premier puis tendit les osselets à son voisin de gauche. Bien qu'il n'eût aucune envie de jouer, Geralt les prit par automatisme.

Il n'était pas tard et le sorceleur n'avait pas encore sommeil, contrairement à Ciri, qui s'était déjà enroulée dans sa couverture, allongée à ses côtés. Geralt échangea un regard avec Isane : était-il normal pour une jeune fille d'être autant fatiguée à cette période du mois ? Il avait certes connu beaucoup de femmes mais ne s'était jamais vraiment intéressé à ces détails. Quant à Yennefer, tout comme Isane, elle n'avait pas ce genre de problèmes.

-Le grand air, ça creuse, dit Isane, comme si elle avait lu dans ses pensées.

Geralt hocha la tête. Oui, la sorceleuse avait sans doute raison les évènements s'étaient bousculés ces derniers temps et Ciri avait en plus dû vaincre sa peur de l'eau pas plus tard que le matin même.

Jaskier, Achille, Isane et Geralt firent deux parties d'osselets, puis le batelier décréta qu'il était temps de dormir.

-Comme dirait la petite dame : « Le grand air, ça creuse » !

Isane fronça les sourcils d'un air contrarié et Geralt ne dut se retenir de rire à sa vue : de toute évidence, la sorceleuse n'appréciait que moyennement de se faire traiter de « petite dame ». Geralt se leva alors dans l'espoir de masquer son hilarité et vint s'installer juste devant l'ouverture de la tente.

-Je prends le premier tour de garde, annonça-t-il en se tournant vers Isane.

-Je prendrai la relève, acquiesça-t-elle en opinant gravement du chef.

Sans ajouter un mot, elle s'allongea entre Ciri et Jaskier, et ferma les yeux.


Il régnait à présent un profond silence que seuls le bruit de la pluie sur la toile et la respiration lente et profonde des quatre dormeurs et des chevaux venaient troubler. Geralt inspira profondément. Même s'il appréciait leur compagnie, il ne pouvait nier qu'il aimait aussi ces moments de solitude.

Les yeux rivés sur l'herbe détrempée qui s'étalait entre lui et la berge, le sorceleur laissa ses pensées vagabonder. Il pensait à Yennefer. C'était plus fort que lui, il ne pouvait cesser de penser à elle. Comme le dragon doré Villentretenmerth l'avait dit, le sorceleur et la magicienne étaient faits l'un pour l'autre, mais il n'en ressortirait rien de bon. C'était une constatation certes douloureuse, mais les faits étaient là, inéluctables.

Un mouvement derrière lui le tira brusquement de ses pensées et Geralt se retourna vivement vers l'intérieur de la tente avant de se détendre à nouveau.

-Tu peux aller te coucher, chuchota Isane en s'asseyant à ses côtés.

-Quelle heure est-il ? s'enquit-il à voix basse.

-Je l'ignore, mais j'ai assez dormi, répondit-elle alors.

À ces mots, Geralt ne put s'empêcher de la regarder d'un air étonné. Il avait l'impression de n'avoir veillé que dix minutes !

-D'accord, souffla-t-il. Réveille-moi s'il se passe quoi que ce soit.

-Je pense que ce sera inutile.

-Isane, gronda Geralt en fronçant les sourcils avec sévérité. Je sais que tu continues à t'entraîner et que sans toi, je n'aurais peut-être pas pu venir si facilement à bout du wendigo, néanmoins je…

-Je voulais juste dire que tu es sans doute du genre à ne dormir que d'un œil, l'interrompit la sorceleuse en haussant les épaules.

Pris de court par cette réponse hautement pertinente, Geralt garda le silence et ne répondit pas. Isane se détourna alors, le regard scrutant les ténèbres qui engloutissaient leur abri, et le sorceleur s'allongea à son tour près de sa protégée.


Contre toute attente, Geralt avait réussi à dormir sur ses deux oreilles et ne se réveilla le lendemain matin qu'aux première lueurs du jour. La pluie avait cessé de tomber au cours de la nuit, laissant derrière elle un doux parfum d'herbe humide.

Isane se tenait debout sur la berge avec le batelier ; le sorceleur se leva à son tour, réveillant au passage Ciri et Jaskier, puis sortit de la tente. De toute évidence, Isane et Achille étaient en train de préparer le voilier pour qu'ils puissent repartir, tandis qu'Ablette et Solstice broutaient tranquillement à quelques mètres de là.

-Bien le bonjour ! bâilla Jaskier en s'étirant avec indécence. Qu'est-ce qu'il y a pour le petit-déjeuner ?

-Il y a des pommes dans mon sac, répondit la sorceleuse en désignant son bagage.

Le barde esquissa un geste pour s'en saisir mais Geralt fut plus rapide et fit la distribution.

-Le déluge d'hier a purgé le ciel, commenta Achille en mettant sa main en visière pour observer l'horizon. Il reste assez de vent pour gonfler les voiles, on ne peut pas demander mieux !

-Fabuleux, répondit Geralt. Si tout se passe bien, quelle distance pouvons-nous escompter parcourir d'ici ce soir ?

-Ma foi, on devrait bien arriver jusqu'à Maribor, dit Achille. Mais je ne pense pas que tout se passera bien. Je crois même que ça va être exactement l'inverse.

À ces mots, Jaskier se mit à tousser, le torse penché en avant : il venait d'avaler son morceau de pomme de travers.

-Comment ça ? hoqueta-t-il, le souffle court.

-C'est entre Cleves et Maribor que se trouve la bête, à ce qui paraît, expliqua le batelier.

Il s'interrompit brièvement, comme pris d'un affreux doute.

-Vous m'avez bien dit que vous pouviez la vaincre, n'est-ce pas ? Sinon, on fait tout de suite demi-tour !

-Nous y arriverons sans doute, assura Geralt.

Il sentit alors le regard d'Isane posé sur sa nuque et fit son possible pour l'ignorer.

-Ah ! fit le batelier. Bon, dans ce cas, en route !


[1] Strige : vampire du folklore polonais

[2] Wendigo : créature anthropophage du folklore amérindien

Un chapitre un peu plus tranquille, qui m'a mentalement fait voyager jusqu'aux rives de la Loire, dans ma région natale.

Ciri n'est toujours pas en forme - d'après vous, est-ce que c'est vraiment bien ce qu'ils croient, ou est-ce qu'elle couve effectivement quelque chose de plus grave ? Quant à Isane, elle refuse toujours catégoriquement de parler de Razwan...

Je vous promets de l'action pour le prochain chapitre. D'ailleurs, les paris sont ouverts concernant le fameux monstre aquatique. Alors, des idées ?

Merci d'avoir pris le temps de me lire, à bientôt !