Hello people !


Oui, je suis de retour avec un nouveau chapitre, et cela des années lumières bien plus tôt que prévu (5 jours, j'ai mis seulement 5 jours, c'est pas beau ça ?). Non mais en même temps, c'est de votre faute. Vous êtes si encourageant, que je peux pas m'empêcher de me dire... "tiens, si je leur pondais un petit chapitre, là, tout de suite ?". Bon, j'imagine que vous allez pas vous plaindre si ? Désolée, ce chapitre est légèrement plus courts que les précédents (300 mots, c'est pas beaucoup si ?)

Pour les lecteurs de Gris Orage, désolée, j'ai le syndrome de la feuille blanche actuellement. Consolez-vous avec ce chapitre làà ! (espoirs suprêmes).


Plusieurs points à vous dire, par rapport à ce chapitre:

- J'introduis bien franchement mon p'tit rouleau de Réglisse (Regulus, pour les intimes). J'espère que vous l'aimerez. Faîtes pas attention à son caractère actuel, il va changer au fil de la fic. Keur.

- Vous allez faire la rencontre avec un ptiboudchou. (marque déposée, oui oui). Alias... fille.. de.. quelqu'un. Love.

- Pas d'actions encore, mais l'histoire se met bien en place. Vous aurez le plaisir de (re)voir nos amis les Maraudeurs. Enfin, certain(e)s.

- Hier, j'ai (re, re, re)regardé Matrix 1, en mangeant une quiche lorraine. Avouez que ça en pète, et que là, tout de suite, vous avez envie vachement envie d'en savoir plus. #LardonsEnForce #KeanuReeves


Voilà. J'aime ces avants-propos, on peut toujours mettre n'importe quoi. On sait jamais qui va les lire.

Un petit disclaimer pour la route, et après, on attache les ceintures, et en route pour le chapitre 4 !

Tout sauf mes p'tits choux, que vous reconnaitrez, appartient à la magnifique et grandiose et merveillouse J K Rowling.


Enjoy your meal. Or you chapter. As you want.


Chapitre 4 : Le temps d'une connaissance

Harry fronça les sourcils devant l'air familier du jeune homme qui le regardait narquoisement. D'un mouvement de menton, il demanda :

« Pouvez-vous décliner votre identité, je vous prie ? »

Le jeune étudiant au sourire mauvais répondit dans un susurrement :

« Regulus Black... Monsieur. »

Harry ne réagit pas, son visage restant impassible tandis qu'il dévisageait le jeune homme devant lui. Regulus n'était pas très grand. A vrai dire il devait être de la même taille que lui, mais il avait la peau d'un blanc pâle, caractéristique de la famille Black. Ses cheveux bruns foncés auraient été ondulés s'ils n'avaient pas été coupé si courts. Il avait de grands yeux noirs, dans lesquels se reflétait actuellement un sentiment moqueur à l'égard d'Harry. Ce dernier le compara immédiatement au Sirius qu'il connaissait et remarqua qu'ils ne se ressemblaient pas. Là où Sirius projetait une certaine joie de vivre, Regulus, quand à lui, provoquait chez quiconque le regardait, un sentiment de malaise et de froideur. Harry fronça imperceptiblement les sourcils. Ce gamin respirait la magie noire. Le Survivant savait, grâce aux dires du Sirius de son monde, qu'à cet âge-là, Regulus avait déjà expérimenté la magie noire, et qu'il adhérait aux idées de Voldemort. Sa famille, considérant tout sorcier non sang-pur indigne de pratiquer la magie, ne faisait que renforcer le côté maléfique du jeune homme. Mais Harry savait que Regulus allait trahir le mage noir. Et qu'il allait en mourir. Le brun se fit la promesse d'empêcher tout cela. Il n'avait pas réussi à sauver les gens qu'il aimait dans son monde, il allait donc essayer de sauver ceux qui étaient aimés ici. Car Harry savait que Sirius s'inquiétait pour son petit-frère, même s'il n'en avait jamais rien laissé paraître. Il se souvenait parfaitement de la conversation qu'il avait eu avec lui, quelques années auparavant, dans la pièce familiale du Square Grimmaurd. Ils étaient tous deux en train de contempler l'arbre généalogique des Black, et d'une manière ou d'une autre, Regulus était apparu dans la conversation. Sirius, essayant de ne rien laisser paraître, avait vite changé de sujet, mais son air amer n'avait pas convaincu Harry, surtout quand l'adulte avait prononcé ces mots, après qu'Harry ait mentionné la mort de son frère : « Ouais... L'imbécile... Il s'est enrôlé dans les Mangemorts ». Harry, sur le moment, n'avait retenu que l'appartenance de Regulus au cercle des Mangemorts, mais bien plus tard, il s'était rendu compte que Sirius s'en était voulu. Il avait du se reprocher d'être parti de chez lui sans emporter son petit frère avec lui. D'une certaine manière, c'était de sa faute. Comment un jeune garçon, dont le seul exemple correct qu'il aurait pu suivre avait fuit l'autorité parentale, aurait pu se rebeller contre ses parents ? Regulus, pendant un temps, avait du être heureux d'être le fils aimé, le fils unique, celui a qui l'on donnait tout, celui qui recevait toutes les éloges. Ce n'est que des années plus tard, lorsqu'il était bien engagé pour la cause du mage noir, qu'il avait pris conscience des horreurs que promettaient Voldemort. Et c'était à ce moment là, qu'il avait décidé de le trahir.

Harry sortit brusquement de ses pensées, s'apercevant qu'il dévisageait toujours le jeune Black. Celui avait perdu son sourire moqueur, et bien que son visage ne montrait qu'une tranquille impassibilité, il scrutait le visage d'Harry de toute ses forces, comme pour comprendre ce que le professeur lui voulait. Le Survivant lui adressa un sourire poli, rangeant sa promesse dans un coin de sa tête, et demanda doucement aux deux acolytes de Regulus de se présenter. Le plus grand des deux, un blond à la carrure impressionnante, et dont les yeux étaient d'un bleu glacé, répondit en bougonnant :

"Lucian Waters. Professeur."

Harry acquiesça et se pencha vers le troisième individu. Celui-ci le regardait bêtement, la bouche légèrement ouverte. Le Survivant se retint de lever les yeux au ciel. Il avait l'impression d'avoir devant lui une reproduction d'un Vincent Crabbe avec un air encore plus stupide, si cela était possible. Harry se demanda si le jeune homme connaissait au moins son nom. Il en déduisit que non, lorsque que Lucian répondit pour lui :

"Lui, c'est Jack Vincent. Monsieur."

Harry étouffa un rire discret. Tout les Vincent naissaient apparemment avec quelques cases en moins. Il fit signe aux trois garçons de s'avancer vers l'attroupement d'élèves, et leur demanda :

"Avez-vous un motif valable pour votre retard ?"

Le sourire moqueur apparut si soudainement sur le visage de Regulus, qu'Harry comprit. Il comprit que ce jeune homme n'était pas à prendre à la légère. Ce jeune homme adhérait peut-être pour le moment aux mauvaises idées, mais il était aussi un être rudement intelligent. Ce Regulus-ci jouait un rôle, et il le jouait parfaitement. Restait maintenant à savoir quel était ce rôle, et pourquoi il se cachait derrière celui-ci. Harry joignit à sa première promesse une deuxième, à savoir : briser ce masque, et découvrir le vrai Regulus. Ce dernier lui répondit doucement :

"Bien sûr.. Monsieur... Le Professeur Shlugorn, Monsieur... Il nous a retenu. Il est notre directeur de Maison... Monsieur... Il avait des choses d'une extrême importance à nous dire...Monsieur."

Harry s'empêcha de soupirer devant le manque apparent de politesse, et décida d'entrer dans le jeu du jeune homme. Il lui sourit, presque bêtement, et répondit :

"Bien, bien. Je comprends. Essayez de ne pas trop tarder la prochaine fois, tout de même."

Un éclair rusé passa dans les yeux de Regulus, et Harry se détourna de lui, songeur. Ce jeune homme était un énigme vivante. Il allait se régaler à la résoudre. Il n'avait rien à perdre : S'il n'y arrivait pas, il s'arrangerait pour enfermer Viktor et Regulus dans une même pièce. Le vampire pouvait être très très persuasif, quand il le voulait.

Harry gloussa légèrement, sous le regard amusé de Dexumria, qui devait être sur la même longueur d'onde que lui. D'un geste particulièrement gracieux de la main, il invita l'elfe à monter sur le podium. Il s'empressa de la suivre, et sortit sa baguette magique tandis qu'il se plaçait face à ses élèves. Il brandit le bout de bois horizontalement devant lui, et demanda simplement :

"Qui peux me dire quel est cet objet ?"

Des rires se firent entendre dans toute la salle, et Harry cacha son sourire. Comme personne ne se risquait à répondre, il réitéra sa question :

"Eh bien, personne ? Je vous pensais pourtant sorciers. Donc possesseurs de ceci."

D'un vague geste de la main, il désigna sa baguette et reporta son attention sur les élèves. Ce fut Anja qui prit la parole, en levant la main.

"Anja Oulos. Une baguette magique, professeur. Mais j'imagine que la réponse à votre question ne se résume pas qu'à cela."

Harry hocha la tête et pencha la tête, en une invitation muette de continuer. La jeune femme coinça derrière son oreille quelques mèches de cheveux qui se baladaient gaiement sur son visage, et planta ses yeux dans ceux d'Harry :

"Une baguette magique est un catalyseur de magie. Il sert au sorcier d'utiliser sa magie en un seul point, qu'il concentre au bout de ses doigts. La magie s'accumule au même endroit, et se déverse ensuite dans la baguette, qui est prévue pour cela. Sans baguette, la magie que le sorcier veut utiliser se concentrerait en plusieurs points, créant ainsi une sorte de faux contact -à ces mots, des murmures se firent entendre dans la salle, mais Harry n'y prêta pas attention- ce qui provoquerait une explosion de magie. Cette explosion pourrait être fatale pour le sorcier, ou pour son entourage."

Elle s'arrêta, et consulta Harry du regard, comme pour avoir son approbation. Il la lui donna. Elle continua, ses yeux bleus pâles toujours fixé sur son professeur :

"Mais il existe certains sorcier qui arrivent à canaliser leur magie et à la faire se concentrer dans leur main. Merlin fut le premier. Il appela cette action de la « magie sans baguette » mais ne donna jamais vraiment un nom concret à cette magie. Les sorciers possédant cette faculté ne sont pas très nombreux (1) et aucun d'eux ne se risqua à apposer un nom à cette magie. La plupart d'entre eux ne sont d'ailleurs capables d'effectuer que des actions minimes, comme allumer une boule de feu, ou ouvrir une porte. Mais plusieurs mages arrivèrent à exploiter cette magie dans son intégralité, c'est-à-dire qu'ils pouvaient se passer de baguette magique pour utiliser leur magie. Ces sorciers restent souvent dans l'ombre, car aucun d'eux ne veulent vraiment se faire remarquer par le monde magique. Parmi ceux qui se sont démarqués, on trouve le mage noir Grindelwald, et bien sûr Albus Dumbledore."

Harry acquiesça à l'attention de son élève, devant cet exposé parfait. Il balaya la salle, et remarqua que tous les élèves étaient pendus aux lèvres d'Anja. Il esquissa un sourire :

"30 points pour Serdaigle. Bravo Mademoiselle Oulos. Votre connaissance sur la magie sans baguette est étonnante. J'ai cru comprendre que certains d'entre-vous n'avaient pas compris le terme de faux-contact ?"

Plusieurs élèves, surtout des Serdaigles, hochèrent la tête. Harry s'amusa de leur réaction. Les Serdaigles étaient toujours avides d'apprendre de nouvelles connaissances, et le montraient bien. Les Serpentards aussi, voulaient apprendre. Harry s'étaient aperçu de cela, quelques années auparavant. Les Serpents voulaient apprendre. Et pas dans une demie-mesure. Leur soif de savoir n'était, certes, pas aussi grand que celui des Serdaigles, mais ils possédaient tout de même une grande intelligence. Blaise, Draco et Pansy en étaient un exemple parfait. Ces trois-là avaient été d'une si grande aide pour Harry lors des créations des techniques et tactiques de combats. Chacun avait contribué grandement, à sa manière, à la survie de l'Ordre du Phoenix et à ceux qui partageaient son idéal. Grommelant contre lui-même d'être si distrait pendant son premier cours, Harry se concentra, et exposa :

"Un faux contact est un terme moldu -il entendit des grognements, mais fit mine de les ignorer- qui signifie..."

Harry s'arrêta, offrit un léger sourire à l'assemblée, et décida :

"En fin de compte, non. Je ne vais pas vous le dire. Vous irez chercher à la bibliothèque. Pour ceux que cela intéresse. Vous trouverez ce mot dans des livres traitant sur la science moldue, dans un paragraphe sur l'électricité (2)."

Il y eut des bougonnements, mais personne n'osa manifester clairement son désaccord. Harry en profita pour continuer :

"Maintenant, que chacun est au courant de ce à quoi sert sa baguette magique, je vais vous expliquer clairement mes objectifs de cette année. Lorsque vous sortirez de cette école, vos ASPICS en poche, car je ne doute pas que vous les aurez, la plupart d'entre vous -Harry risqua un regard vers Jack Vincent et soupira- seront capable d'utiliser la magie sans baguette."

Un ange passa, puis un tonnerre de paroles s'abattit dans la pièce. Les élèves étaient abasourdis et Harry s'amusa de leur réaction. Il leva une main pour les interrompre, et s'expliqua :

"Je ne dis pas que vous arriverez à conjurer un patronus sans baguette. Non. Et loin de là. J'attends de vous que vous arriviez à.. tenez, prenons l'exemple de mademoiselle Oulos,..ouvrir une porte. Ou éteindre une lumière. Rien de plus. Mais cela va déjà demander un énorme travail. Pour ceux qui non pas envie d'apprendre cette magie, ne vous inquiétez pas. La classe sera répartie en plusieurs groupes, que je constituerais dans les prochaines semaines. Chaque groupe sera créé selon les difficultés que vous aurez. Certains auront des facilités sur l'attaque, d'autre sur la défense, d'autres sur les soins. Pendant une à deux semaines, je vous évaluerais et jugerais votre niveaux pour ensuite vous répartir dans des groupes qui vous correspondrons. Des questions ? Non ? Très bien. Nous allons pouvoir commencer."

Harry tendit sa baguette devant lui et prononça une formule que personne n'entendit, et quelques secondes plus tard, certains élèves se retrouvaient avec un point lumineux sur leur robe de sorcier. Chacun eut un mouvement de recul, mais le jeune professeur les calma d'un geste :

"Ne vous inquiétez pas. Je viens de lancer un sort de ma composition, nommé le designare. Il permet de créer des groupes dont la puissance magique est équivalente dans chacun d'eux. Ceux qui possèdent un point lumineux, vous allez sur ma droite. Les autres, sur ma gauche."

Les élèves s'exécutèrent rapidement et Harry eut la satisfaction de voir que chacun avait suivit son ordre. Même Regulus, qui se trouvait séparé de ses deux acolytes, affichait un air intrigué, attendant de voir la suite du cours. Harry s'approcha de Dexumria et lui chuchota :

"Tu prends le groupe aux points lumineux, je prends l'autre. Analyse leur noyau magique, leur puissance. Détermine là où ils sont les meilleurs. Regarde aussi, en posant des questions, qui possède de grandes connaissances magiques. Il me faut cerner les possibles candidats que Voldy pourrait espérer voir rejoindre ses rangs, avant lui. Je pourrais les en dissuader. Ou du moins essayer."

L'elfe acquiesça et lui susurra :

"Que tu prennes sous ton aile tes deux disciples ne me dérange pas. Assure toi seulement de savoir quels sont tes objectifs pour eux."

Elle désigna du menton tour à tour Anja et Regulus, puis lui offrit un petit sourire. Elle se détourna et descendit du podium, demanda d'un geste au groupe de droite de la suivre. Harry se gratta la tête. Il n'avait pas compris ce que Dexumria avait voulu lui dire. Il haussa les épaules et se dirigea vers son groupe. Il n'avait pas à s'en faire. Il comprendrait les paroles de Dexumria au moment voulu.

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Harry s'assit sur une des vieilles chaises qui traînaient au fond de sa salle de classe. Ou plutôt, il s'y effondra. Dexumria s'approcha de lui, un sourire moqueur sur le visage et murmura :

"Tu n'avais pas mesuré les risques que tu prenais. L'apprentissage de magie pour soi est une chose, le donner aux autres en est une autre. Tu ressembles maintenant à un Viktor dont le dernier repas remonte à un demi-siècle."

Harry grogna et lui fit un grossier geste de la main, tandis qu'une voix s'élevait à l'opposé de la salle :

"Hep Dex', lorsque je n'ai pas bu depuis un certains temps, je ne ressemble pas à une loque comme notre ami ici présent, mais à un monstre fou dont le seul objectif est d'ouvrir les veines de chaque être vivant. Un monstre qui s'oppose de manière radicale à Harry, actuellement."

Ce dernier leva les yeux au ciel et brandit sa main devant lui. Sans murmurer aucune parole, un jet de lumière jailli de sa main, et se dirigea à vive allure vers le vampire, qui venait de rentrer dans la salle. Celui-ci réagit au quart de tour, et évita habilement la lumière, qui alla s'écraser contre le mur... et à deux centimètres d'un Remus Lupin aux yeux écarquillés. Harry se fustigea mentalement. Pourquoi, parmi tous les êtres vivant dans ce château, il avait fallu que ce soit lui, un loup-garou aux sens aiguisé et à l'intelligence hors du commun, qui assiste à une démonstration quelque peu... puissante, de sa magie ? Il allait se poser nombre de questions, et Harry n'était vraiment pas près à y répondre. Il se leva, et adressa un pauvre sourire au lycanthrope qui n'avait toujours pas bougé de l'encadrement de la porte. Harry le dévisagea longuement. Le voir ainsi, jeune, vivant, insouciant, lui créait une boule au cœur. Dans son monde, Lupin était mort avant d'avoir pu se marier avec la femme qu'il aimait (3), Nymphadora Tonks. Celle-ci était morte quelques mois après son homme. Aujourd'hui, il était beau. Bien plus beau qu'il ne l'avait jamais vu. Les cheveux clairs, et sa peau bien moins blanche que dans les souvenirs d'Harry. Ses yeux brillaient encore d'une certaine malice, même si, en ce moment, il s'y lisait une légère peur. Remus Lupin était jeune, entouré de tous ses amis vivants, et il allait bien. Mis à part sa condition de loup-garou, il était heureux. Harry ne put s'empêcher de sourire bêtement. Il allait tout faire pour que Remus reste dans cet état. Harry se dirigea vers l'homme et lui tendit une main sûre, tandis qu'il se présentait :

"Kane Ushen. Je suis désolée d'avoir frôlé la catastrophe. Il faut dire que je n'avais absolument pas remarqué que vous étiez entré ici. Je m'en excuse. Lily m'a dit que vous vous appeliez Remus Lupin."

A ces mots, le loup-garou sembla sortir de sa torpeur, et serra la main qu'on lui proposait :

"C'est exact. Je suis le professeur de Défense Contre les Forces du Mal. C'est justement Lily qui m'envoie. Elle m'a dit que vous aviez quelques doutes quant au déroulement de votre cours. Je suis ici pour vous proposer mon aide... si vous le voulez bien."

Harry lui adressa un grand sourire, et se déplaça, pour laisser entrer Lupin dans la salle. Celui-ci s'arrêta net en voyant Dexumria et Viktor. Ces derniers s'étaient rapprochés, et se tenaient maintenant dans une sorte de position défensive incontrôlée. Lorsque des êtres non sorciers se trouvaient dans une même pièce, il y avait toujours une tension qui régnait. La rencontre entre un Lupin jeune, ainsi que l'elfe et le vampire n'échappait pas à la règle. Le loup-garou qui dormait à l'intérieur de Remus ressentait la nature non-humaine des deux acolytes de Harry, et envoyait directement à son porteur un sentiment de danger. Le Survivant se frappa mentalement. Il avait oublié que ce Lupin-ci ne connaissait pas encore Dexumria et Viktor, et qu'il ne voyait en eux qu'une possible menace à éradiquer. Pour l'elfe et le vampire, c'était plus complexe. Chacun d'eux connaissait le Lupin de leur monde, mais celui-ci était différent, ce n'était pas le lycanthrope qu'ils connaissaient. En conséquence, ils se tenaient sur la défensive, sans même s'en rendre compte.

Harry s'imposa entre la tension qui régnait et tendit des mains de chaque côté.

"On se calme. Lupin, je vous présente Dexumria, qui est une elfe des bois. Vous n'avez rien à craindre d'elle, elle est ici pour me seconder dans mon travail. C'est une de mes plus chères amies, et elle ne vous fera pas de mal. Lui, c'est Viktor, et oui, c'est un vampire."

A ces mots, Lupin se tendit encore un peu plus -si cela était possible-, et dut se retenir de laisser échapper un grognement. Harry s'en aperçut et dit d'une voix douce :

"Lui non plus ne présente aucun danger. Il s'est nourri il y a quelques heures, et peut maintenaient tenir une semaine sans exiger de se nourrir de nouveaux. Ce n'est pas un jeune vampire, il sait donc se retenir, et n'attaquera ni les élèves de ce château, ni les professeurs. Je vous en donne ma parole."

Sur ces mots, il tourna la tête vers ses amis, et chuchota ces quelques mots :

"Dex', Kator. Au repos. Vous savez."

Lupin, grâce à ses sens de lycanthrope, entendit la phrase. Il regarda l'elfe et le vampire se détendre imperceptiblement, et fronça les sourcils. Quel était le sens de cette phrase ? Il tourna un œil interrogateur vers le jeune brun, mais celui-ci lui renvoya un pauvre sourire. Remus comprit qu'il n'allait rien lui dire. Il haussa les épaules et demanda :

"Comment s'est passé votre premier cours ?"

Harry lui adressa un signe de tête, heureux qu'il ne lui demande pas plus d'explication, et lui répondit :

"Avant cela, pourrions-nous se tutoyer ? J'avoue qu'il n'est pas dans mes habitudes de vouvoyer mes collègues."

Lupin leva un sourcil digne de Severus Rogue mais sourit :

"Bien sûr. Appelons-nous par nos prénoms dans ce cas, Kane."

Harry lui offrit un sourire. Convaincre le lycanthrope qu'il était du bon côté était sa priorité. Pour l'instant, cela s'annonçait bien, si on omettait la boule de lumière qui avait failli le transpercer ou la tension qui subsistait entre lui, Dexumria et Viktor. Le Survivant s'adossa contre l'estrade et expliqua :

"Je vais répartir ma classe en plusieurs groupes. Selon leur compétences. Pendant les cours, la moitié des élèves travailleront la pratique, tandis que l'autre partie travaillera la théorie -il désigna la grande bibliothèque qui recouvrait un pan des murs-. A chaque cours, nous échangerons. Certains travaillerons avec Dex ou Kator, selon leur disponibilité, sinon avec moi. Mon but est de les entraîner à pouvoir survivre lorsqu'ils sortiront de Poudlard. Attaque, défense, soins. Une période sombre est en train de s'installer. Je ne veux pas voir mes élèves succomber à des sortilèges impardonnables dès qu'ils poseront en pied en dehors du château. Voiçi ce que je compte faire. Si tu as des conseils à me donner sur certains points, je suis tout ouïe."

Lupin le regarda longuement, et Harry attendit. Il savait que Lupin était en train de le juger. D'essayer de voir s'il était digne de confiance, ou s'il doublait tout le monde en appartenant secrètement au cercle des Mangemorts. Le Survivant savait que montrer son bras immaculé au lycanthrope, ou lui assurer qu'il ne partageait pas les idées de Voldemort, ne le convaincrait pas. Et c'était tout à fait normal. Il était un jeune homme, qui apparaissait comme par magie en plein milieu d'année, et qui prenait un poste dans la seconde où il arrivait. Bien que Lupin fasse confiance à Dumbledore, il ne le faisait pas aveuglement, et avait un grand esprit critique. Restait à Harry, maintenant, de le convaincre. Lupin acquiesça et expliqua :

"Je connais la plupart des élèves, mais c'est ma première année en tant que professeur ici. J'ai quitté Poudlard il y a deux ans, ce qui fait que je connais pratiquement tous les élèves à partir de la troisième année. Il est vrai que je n'avais pas vraiment envie de revenir aussi tôt à Poudlard, mais Dumbledore manquait de professeur. Il a fais appel à nous, c'est-à-dire James Potter, le mari de Lily, Sirius Black, son meilleur ami, et moi."

C'est à cet instant qu'Harry réalisa. Il réalisa que Peter Pettigrow n'était pas ici, avec eux. Cela signifiait-il qu'il avait déjà trahi les Potter ? Ou alors, tout simplement, il n'avait pas été invité à prendre un poste de professeur ici ? Harry jugea que c'était l'hypothèse la plus probable, et se focalisa sur ce que lui disait le lycanthrope. Il pourrait traiter du sujet Pettigrow plus tard. Lupin continuait d'ailleurs, sans avoir remarqué le trouble qui avait un instant voilé les yeux d'Harry :

"Il est donc étrange de faire cours à des jeunes qui vous appellent professeur alors que deux ans auparavant, on était dans la même maison, et on se voyait tout les matins au saut du lit !"

Harry hocha la tête, compréhensif. Lui aussi trouvait que la nomination au poste de professeur pour Lupin et ses amis était précoce. Mais Dumbledore devait avoir une idée derrière la tête, pour agir ainsi. Il avait toujours une idée derrière la tête, de toute façon.

"Ainsi, si vous voulez que je vous aide sur les points faibles des élèves, dîtes-le moi, je pourrais essayer de les découvrir pendant les cours de DCFM."

Harry lui sourit et le remercia. C'est à cet instant qu'un petit être déboula dans la pièce, à quatre pattes, et fonça dans les jambes d'Harry. Ce dernier se figea, totalement abasourdi. Sous ses yeux se trouvait une petite fille. Minuscule. Avec de longs cheveux noirs. Et des yeux verts. Ses yeux verts. Ses cheveux. Sa réplique parfaite. Mais version féminine. Toujours sous le choc, il ne vit, ni n'entendit Lily Potter entrer dans la salle. Harry s'accroupit au niveau de l'enfant, qui ne pipait mot, et passa sa main sur la grosse joue de la petite. Celle-ci gazouilla, lui offrit un petit sourire, et s'enfuit dans un quatre pattes maladroit jusqu'aux jambes de Lupin. Celui-ci se baissa, attrapa la gamine dans ses bras et la souleva au dessus de sa tête en poussant des grognements joueurs. Harry remarqua que Lily était adossée contre le chambranle de la porte et regardait la scène en souriant doucement. Reprenant quelque peu ses esprits, Harry se redressa et contempla à son tour la scène qui se jouait devant lui. D'un coup, il eut envie de pleurer, et se retint seulement en sentant la forte poigne de Viktor qui enserrait son épaule. Il lui jeta un coup, et remarqua son regard troublé qui se posait sur la petite fille. Harry lui jeta un coup d'œil interrogateur, mais il lui fit signe qu'il lui expliquerait plus tard. Le Survivant reporta son attention sur l'homme et la petite fille et sourit doucement. Dans un autre monde, sans Pettigrow, sans Voldemort, il aurait pu être à la place de la petite, dans les bras de Lupin, à rire aux éclats sous les assauts joueurs du lycanthrope. Il regarda longtemps celle qui aurait pu être sa grande sœur, jouer dans les bras du loup. Puis il s'approcha de Lily. Celle-ci lui sourit doucement, et Harry chuchota :

"Je suis désolée pour hier... je ne voulais vraiment pas.."

Mais celle-ci lui posa une main sur le bras et lui dit :

"Pas d'inquiétude Kane. Je peux comprendre que tes réflexes soient quelque peu développés par rapport à la moyenne. Car, après tout, la forêt Amazonienne renferme en elle bien plus de créatures magiques dangereuse que dans toute l'Europe entière !"

Puis, elle tourna son regard vers la petite et expliqua gaiement :

"Je te présente ma fille, Julie. Elle a eu 16 mois avant-hier. Elle est aussi active que son père. Remus est son parrain, avec Sirius Black, l'homme qui était assis à côté de mon mari hier."

Harry hocha la tête. Julie avait donc deux parrains, contrairement à lui. Pourquoi James et Lily n'avait-il pas seulement nommé Sirius parrain et attendu de faire un autre enfant pour nommer Remus parrain ? N'en voulaient-ils pas d'autres ? Ne pouvaient-ils pas ? Harry eut un doute. Et s'il n'était pas destiné à vivre dans ce monde-ci ? Si le Harry Potter de cette dimension était en fait.. une petite fille nommée Julie Potter, et née 1 an avant lui ? Comment Voldemort allait-il réaliser la prophétie ? Harry eut un haut-le-cœur. S'il n'était pas destiné à vivre ici, il y avait deux choix. Soit la prophétie était ici différente, ou alors le garçon qui survivrait serait tout simplement Neville Londubat. Le brun prit peur. Il fallait absolument tuer Voldemort avant qu'il ne découvre la prophétie, et se mette en tête de vouloir tuer le petit garçon. Il s'aperçut, encore une fois, qu'il avait décroché de la conversation. Lily l'avait remarqué et lui renvoyait un regard interrogateur. Il lui sourit et expliqua :

"Je suis désolé, je suis un peu fatigué. Je n'ai pas récupéré du décalage horaire, et cette journée a été très fatigante. Je crois que faire des cours à des jeunes pleins d'hormones est la chose la plus dure qui m'a été donnée à faire."

Lily gloussa, puis lui demanda franchement :

"Kane, es-tu un né-moldu ?"

Le Survivant s'étonna de la question, mais admira la jeune rousse. Celle-ci en s'embêtait pas avec les formules de politesse, et allait droit au but. Il remarqua que Lupin avait tourné imperceptiblement la tête pour écouter la réponse, même s'il continuait de jouer avec Julie. Dexumria et Viktor gloussèrent, et attendirent de voir ce qu'Harry allait répondre. Celui-ci décida de miser pour une demie-vérité.

"Non, je suis un sang-mélé. Mais est-ce d'une quelconque importance ?"

Lily lui renvoya un regard appréciateur, signifiant sûrement qu'elle aimait sa réponse. Elle se risqua à répondre :

"Pour ma part, non. Je suis une née-moldu. J'imagine donc que tu n'adhères pas aux idées de Tu-sais-qui ?"

Harry fut quelque peu déçu qu'elle ne prononce pas le nom de Voldemort, mais grommela :

"Si tu veux parler de ce mégalomane chauve qui chuchote à qui veut l'entendre qu'il faut se débarrasser du sang impur, alors non, je n'adhère pas à ses idées."

Lily tiqua à sa réponse, et demanda, dans un regard inquisiteur :

"Tu le dis chauve. L'as-tu déjà rencontré ?"

Le brun bougonna intérieurement. Il se devait de faire extrêmement attention à ce qu'il laissait échapper, ou alors son identité pourrait être révélée au grand jour bien trop tôt. Il jeta un coup d'œil à ses acolytes, qui s'étaient tendus, mais ne remarqua pas le froncement de sourcils de Remus qui avait remarqué la tension qui parcourait les trois amis. Harry reporta son attention sur Lily et lui répondit :

"Je n'ai toujours pas eu cet.. honneur. Non, ce sont certaines de mes connaissance qui l'ont rencontré, et qui m'ont ensuite décris sa physionomie."

Lily acquiesça mais Remus pencha la tête sur le côté, Julie lui bavant sur l'épaule. Lui n'était pas convaincu. L'hésitation d'Harry ainsi que la réaction de Dexumria et Viktor l'avaient laissé dubitatif. Il allait tirer cela au clair, mais pour l'instant, il fallait découvrir qui était ce Kane Ushen. Car celui-ci était très intriguant. Et foi de Remus Lupin, il allait découvrir tous ses secrets !


(1) : Avec tous les pouvoirs que me confère l'écriture de cette fiction, j'ai décidé que la magie sans baguette était une magie très dure et que seuls des sorciers extrêmement doués pouvaient la maîtriser. Il n'est peut-être pas ainsi dans la saga, mais ici, c'est chez moi, et chez moi, je commande ! Keur. Love. Peace. No War.

(2) : Au départ, je voulais donner la définition de « faux-contact », puis j'ai eu la flemme. Voici donc ma pirouette pour y échapper.

(3) : J'ai beaucoup de points à vous dire dans ce chapitre dites-donc. Là : J'aime Teddy. C'est mon p'tit loupinou à moi. Je ne pouvais pas me résoudre à le tuer. Or, s'il n'était pas mort, Harry ne serait pas parti de son monde, car il aurait eu un pseudo-fils à élever. J'ai arrangé le tout en enlevant l'existence de Teddy parmi nous. Sumimassèn, ne m'en voulez pas. Je l'aime ce petit chou.


Acide Désoxyribo Nucléique ?

Ou pour faire plus simple, avez-vous aimé ?

Elle est pas kiki Julie ? Il est pas crognon mon p'tit rouleau de Réglisse ? Elle est pas intelligente Anja ?

Ouais, je fais de l'auto-congratulation, mais j'aime bien ça, j'aime bien ça.

J'espère de tout cœur que vous avez aimé. Si oui, si non, vous pouvez tout me dire, je suis à l'écoute... dans vos reviews !

A plus tard pour le chapitre 5. Merlin seul sait quand il sortira.

Merci d'être là,

Sorcièrement vôtre,

Mylush

8/11/2015