Bonnnnjour ! (Bonsoir pour ceux qui se trouvent opposés à mon pays. Comme ça, hop, pas de discrimination. M'enfin, là, pour moi, c'est plutôt bonsoir. Bref, j'embrouille tout là nan ? Ok je me tais.).
Yep, yep, c'est un chapitre 6 qui est posté, si si je vous jure. J'ai mis quoi.. deux petites semaines ? Purée, et là il est 00:18, et j'ai même pas commencé à répondre aux reviews. J'vais être dans le pâté demain. Mais bonnnn.. je le fais de bon coeur, paske que c'est trop cool de poster un nouveau chapitre et d'avoir des retours. Sincèremment, je deviens accro à ces petits mails sur ma boîte qui me signalent que j'ai une nouvelle review, ou un nouveau lecteur qui clique sur ces magnifiques boutons que sont favoris et follow. Ma que marvel inventionaaa de fanfictionaaa (yep, un mélange de plusieurs langues. Nop, ça veut rien dire. Yep, on s'en fout, on continue !).
Merci d'abord, hein. Paske que c'est cool que vous soyez là. Je tombe un peu dans le roman fleur bleu là, mais tant pis, c'est mon quart d'heure sentimental. Vous savez pas combien toutes vos reviews, vos lectures, me font plaisir. (Yep, maintenant, vous savez !).
Passons, passons:
Disclaimer: Tout est sorti des synapses de JKR. Pas des miens.
Les miens dysfonctionnent. Je crois.
Au vu des bêtises que j'écris.
Bref.
RAR en bas, mes choux.
Désolée, ce chapitre fait seulement 4300 mots. Moins que d'hab. Mais c'est normal, il est tard, c'est bientôt la pleine lune. Ou alors, c'est déjà passé, je sais plus, et j'ai la flemme d'ouvrir mon velux pour vérifier. De quoi internet ? Connais pas.
Allez, enjoy.
Love.
Chapitre 6 : Le Temps d'une rencontre :
Harry esquissa un sourire étrange et murmura, regardant une silhouette qui marchait d'un pas rapide dans l'Allée de Traverse :
« Que peut-il bien faire ici aujourd'hui ? »
A peine eut-il prononcé ces mots, que la silhouette en question tourna vivement la tête vers le trio, et les dévisagea longuement. Son regard s'arrêta tout particulièrement sur Viktor, mais n'ayant pas arrêté son pas, le passant reporta son attention sur la rue marchande. Le vampire gloussa :
« Déjà à cette époque, il a le don de repérer les êtres magiques. Et particulièrement les vampires. Un vrai radar ce gars, et il a toujours une tronche aussi sympathique.. »
Harry pouffa, mais ne put que donner raison à son ami : Severus Rogue n'était pas le prototype de la beauté. Ses cheveux gras et son nez tordu lui donnaient un air de vieux chaman de tribu de pygmée. Le Survivant continua à suivre du regard le Potionniste qui s'éloignait d'un pas vif dans la direction, Harry en était persuadé, de l'Allée des Embrumes. Le Survivant reporta son attention sur sa coupe de glace maintenant vide et amorça le geste de se lever. Mais Viktor le retint par la poignet, et lui désigna du menton quelque chose au dehors. Harry se rassit, et tourna doucement la tête une seconde fois vers la fenêtre. Un groupement de sorciers tous vêtus de longues capes noires se précipitait dans l'embranchement qui donnait sur l'Allée des Embrumes. Harry les regarda passer sans marquer la moindre la réaction. Ce fut Viktor qui, en s'étirant outrageusement, exposa :
« J'imagine qu'ils sont des partisans de Voldy. Leur costume n'est, à cette époque, pas très sexy. »
Harry ricana et répliqua, levant un sourcil sceptique :
« Parce que chez nous, tu les trouves sexy ? »
Viktor haussa les épaules, n'ayant pas vraiment d'avis sur la question, et piqua une nouvelle fois la cuillère à son amie, pour la fourrer dans sa bouche. Il s'ennuyait. Cela faisait plusieurs jours qu'il ne s'était pas battu, et tout son être le démangeait. Il demanda donc :
« J'imagine qu'il ne serait pas très judicieux de les suivre et de s'improviser une petite baston dans un coin sombre ? »
Harry secoua la tête négativement, tandis qu'il expliquait, las :
« Kator, je ne veux pas attirer l'attention de Voldemort plus que nécessaire. Étant déjà un nouveau professeur à Poudlard, il a dû avoir eu vent de moi. Attaquer ses partisans n'est donc que peu recommandé, je pense. »
Viktor ramena sa joue dans main, mordillant la cuillère, et bougonna :
« Je sais bien tout cela. Mais je m'ennuie. »
Dexumria rigola doucement, et proposa :
« Lors du retour, un combat commun sera propice à dérouiller tes ossements. Et les miens, par la même occasion. »
Viktor tourna la tête vivement vers l'elfe et lui offrit un sourire éblouissant. Harry secoua la tête, amusé. Son ami pouvait faire preuve parfois d'une si grande immaturité. Il se leva, pour de bon cette fois-ci, Viktor et Dexumria l'imitant l'instant d'après.
Arrivés dehors, Harry réengagea la conversation doucement, pour ne pas se faire entendre des passants affairés autour d'eux.
« Il faudra que je vous parle plus sérieusement de mes projets concernant quelques personnes ici. Des personnes que je ne comptais pas sauver en premier lieu. Non pas parce que je n'en avais rien à faire, mais plutôt parce que je n'avais jamais eu vent de leur existence. Mais je me rends bien compte que beaucoup ici sont morts avant ma naissance dans notre monde. Je peux les sauver, je le ferais, du moins le plus possible. Mais je ne peux pas le faire tout seul. Je ne peux pas porter sur mes épaules le destin de tous ces gens. Seuls Dumbledore et McGonnagal savent qui nous sommes. A cinq, nous n'arriverons pas à sauver le monde avant que celui-ci bascule totalement dans les ténèbres. »
Dexumria leva la tête vers le ciel grisâtre du matin, les nuages s'accumulant en masse au dessus d'eux. La neige s'était arrêtée depuis quelques minutes, mais le froid était si dense que la poudre blanche sur le sol parvenait à résister aux assauts des piétons. L'elfe ressentait le froid. Elle n'était pas humaine, était immortelle, mais elle ressentait le froid, contrairement à Viktor. Et elle en était très heureuse. Elle aimait avoir froid, ce qu'Harry n'avait jamais compris. Elle ne lui avait jamais dis qu'elle aimait pouvoir sentir le changement de température sur son corps. Cela lui faisait se sentir...plus humaine, et cela la contentait, même si elle ne l'aurait avoué pour rien au monde. La jeune femme baissa sa tête et leva les yeux pour croiser ceux noirs de Viktor qui la fixait sans réellement la voir.. Tout comme elle, il semblait perdu dans ses pensées. Elle tourna la tête vers le jeune homme et après avoir rassemblé ses mots, les lui offrit :
« De par ta connaissance d'un futur potentiel, tu es plus dangereux que n'importe quel sorcier sur cette planète. Tu peux agir pour le bien, mais tout aussi bien, faire le contraire. Si ta connaissance venait à être révélée à un être malfaisant, cela créerait de nombreux conflits. Choisis bien ceux à qui tu te confieras, mais surtout choisis bien tes mots. Prends le temps de connaître ce monde, prends le temps de faire confiance. Et là, tu pourras commencer à révéler ton savoir. Prends d'ores-et-déjà comme acquis que tout est déjà écris. »
Harry lui renvoya un regard songeur, et murmura :
« Tout est déjà écris hein ? C'est tout de même étrange de se dire que ce monde était destiné à m'accueillir. Que notre monde était destiné à nous voir partir. Et c'est là que les plus étranges suppositions arrivent. J'ai une question qui me chiffonne depuis notre rencontre avec Remus. C'est à propos de Julie... Si elle est là.. Cela veut-il dire que moi, je... »
Mais il s'interrompit lorsque Viktor arrêta sa marche et brandit un bras au devant de Harry, comme dans un réflexe pour le protéger. Harry leva un regard interrogateur vers le vampire et put constater que ce dernier avait les yeux fixés sur un point en face de lui. Le Survivant porte son attention sur le devant et se figea, le souffle se coupant, tandis qu'il sentait les prémices d'un tremblement agiter ses épaules. Devant lui, parlant tranquillement avec une drôle de sorcière au chapeau violet cornu, se trouvait Molly Weasley, enceinte jusqu'au nez. Harry ne pouvait simplement plus bouger. Voir celle qu'il avait considéré comme sa mère, jeune, vivante, heureuse, et enceinte de celui qui allait devenir son meilleur ami, lui procurait autant de bien que de mal. Il eut toutes les peines à ne pas aller se jeter dans ses bras pour respirer sa bonne odeur. Et c'est ainsi que ses souvenirs refirent surface. Molly Weasley tenant dans ses bras sa fille cadette. Molly Weasley pleurant devant le corps déchiqueté de Charlie. Molly Weasley se jetant devant lui pour le protéger d'un sortilège mortel. Molly Weasley, morte dans ses bras, dont la dernière action avait été de se sacrifier pour qu'il puisse vivre. Harry commença à trembler, ses mains s'agitant dans tous les sens, ses yeux fixés avec fièvre sur la jeune mère, sa respiration se faisant coupante et sifflante. Dexumria lui lança un regard alarmé, et essaya d'attirer son attention. Lorsqu'elle comprit qu'il ne se rendait même plus compte de sa présence, elle fit un signe à Viktor et tous deux l'emmenèrent dans une ruelle sombre en le prenant sous les aisselles. Ce geste ne passa évidemment pas inaperçu pour Molly, ainsi que de nombreux autres sorciers sur le Chemin de Traverse. Mais Dexumria savait que lorsqu'Harry était dans cet état, mieux valait pour tous qu'il soit isolé, pour réussir à le calmer et faire partir sa crise d'angoisse. Car c'est bien une crise d'angoisse qu'était entrain de faire Harry. Viktor le prit par les épaules et commença à murmurer des litanies de paroles, qui avaient pour don de faire émerger le jeune homme de ses affreux souvenirs :
« Et lorsque tout cela sera fini, on pourra partir faire le tour du monde tu sais. On pourra commencer par le Canada. Je sais que tu as toujours voulu voir des baleines là-bas. On pourra se louer une maison, dans la forêt, et on sera tranquille, loin des regards. Quand tu en auras marre de ce trio de solitude, on reviendra. On te suivra toujours tu sais. On reviendra, et puis tu passeras du temps avec James, avec Lily, avec Julie. Tu regarderas comment va évoluer le monde grâce à toi. Tu verras Sirius devenir mature, Remus se marier avec Tonks. Tu verras l'Ordre du Phoenix être dissout, car on n'aura plus besoin de lui. Tu verras Ginny naître. Tu la verra grandir. Tu la verra devenir heureuse, femme. Tu ne pourras pas être avec elle. Mais tu sauras, au fond de toi, que tous les moments heureux que chaque sorcier passeront ici, ça sera grâce à toi. Et puis tu trouveras quelqu'un à aimer. On dit qu'on ne vit qu'une fois Harry, mais toi, toi, tu peux vivre une seconde fois. Il faut juste que tu reprennes courage. Il faut que tu te battes encore un peu, juste un tout petit peu. Et après c'est fini. Et tu n'es pas seul, tu m'entends. Tu ne seras jamais seul. »
Et Harry revint à lui. Ses yeux hagards étaient plantés dans ceux de Viktor. Ce dernier regardait son ami tendrement, puis lui passa une main dans ses cheveux bordeaux. Ce geste, qu'Harry détestait habituellement, dans cette ruelle sombre, l'apaisa étrangement. Sentant qu'il n'était pas de taille à affronter de nouveaux la vision d'une Molly radieuse, il demanda d'une toute petite voix, une voix d'enfant, qui brisa le cœur immobile à jamais de Viktor :
« On peut rentrer, maintenant ? »
Viktor acquiesça vivement et passa un bras autour des épaules du jeune homme. Il lança un regard à Dexumria, qui était restée muette pendant tout le discours, et qui regardait maintenant le vampire, la tête penchée sur un côté, une drôle de lueur dans ses yeux entièrement blancs. Viktor n'arriva pas à décrypter ce que l'elfe exprimait, car celle-ci reprit rapidement son masque impassible. Le vampire haussa les épaules, et lui annonça qu'il faisait transplaner Harry à Poudlard. Dexumria hocha la tête, et Viktor visualisa l'orée de la forêt interdite dans son esprit. Il ne réussit à transplaner qu'au bout d'une bonne minute car, tout doucement, la fine main de Dexumria était venue se glisser dans celle, rugueuse, du vampire. Il en oublia même jusqu'au nom de son créateur.
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« Protego ! Par Merlin, Monsieur Waters, quelle était la consigne que je venais de donner ? »
Le grand blond de Serpentard tourna lentement -mais trèès lentement- sa tête vers Harry et... fit la moue. Harry en perdit la parole. Voir ce garçon baraqué d'un bon mètre quatre-vingt-dix faire la moue n'était vraiment pas très habituel. Le blond soupira, jeta un coup d'œil à Regulus Black qui le regardait sans émotion, et expliqua d'une voix plate de toute émotion :
« Vous nous avez demandé de conjurer des boucliers de puissances différentes. »
Harry se retint de lever les yeux au ciel devant la réponse. Il avait effectivement posé cette consigne, alors pourquoi, au diable, celui-ci avait délibérément ignoré la consigne ?
« Il est donc légitime de se demander pourquoi ce sortilège d'entrave est sorti de votre baguette pour se diriger vers Mlle Rixton, vous ne pensez pas ? »
Lucian Waters parut songeur un instant, pas le moins du monde gêné de l'accusation que son professeur venait d'émettre à son égard. Le blond prit sa baguette et la fit rouler entre ses doigts, tandis qu'il expliquait :
« Le Sortilège Monsieur. J'ai dû être... distrait un instant, et prononcer la mauvaise incantation. »
Harry le regarda droit dans les yeux, et son interlocuteur ne baissa pas les siens. Il y eut donc un affrontement visuel, tandis qu'Harry reprenait de plus belle :
« Je vois. Il est donc tout à fait inopiné que votre sort d'attaque soit dirigé vers Mlle Rixton, alors que votre adversaire se trouve être Mr Black ? »
Lucian lança un regard ennuyé en direction de la jeune Rixton, brisant au passage le duel entre lui et son professeur. Regulus, à ses côtés, arborait un visage d'où ne s'échappait aucun sentiment, à l'exception de ses yeux qui brillaient plus fortement que d'habitude. Il avait l'air de s'amuser comme un petit roi. Harry regarda sa montre aux multiples aiguilles, que lui seul paraissait comprendre, et d'une main vague, fit un signe dans l'air.
« A l'exception de vous deux -Harry désigna Lucian et Regulus-, tout le monde peut s'en aller, le cours est fini. Je vous dis à mercredi. Ceux qui arrivent d'ores-et-déjà à lancer un bouclier qui résiste à trois expelliarmus consécutifs, vous n'avez pas de devoirs pour la prochaine fois. Ceux qui ne sont pas dans ce cas, je veux que vous vous entraîniez à pratiquer ce sort. Vous avez bien sûr l'autorisation de vous faire aider par ceux qui ont réussis. Si vous avez des questions quant au cours, ou même quant aux autres matières, vous pouvez venir me trouver à tout moment, ainsi que mes acolytes, même s'ils n'ont pas été présents aujourd'hui. »
Les élèves acquiescèrent, enthousiasmé par ce second cours, qui avait été très profitable. Ils trouvaient que ce professeur enseignait bien, et ils avaient, pour la plupart, hâte d'être mercredi. Lorsque les derniers Serdaigles et Serpentard furent sortis de la pièce, Harry se tourna vers Regulus et Lucian, qui n'avaient absolument pas bougé, ne fusse que d'un petit centimètre. Les deux avaient le regard fixé sur leur professeur. Celui-ci s'approcha de son bureau, qu'il avait conjuré quelques jours auparavant et s'appuya contre l'objet. Il posa sa baguette sur le bureau, et croisa les bras, jaugeant du regard les deux adolescents. Un silence inconfortable s'installa, durant le quel Lucian commença à s'agiter. Regulus, quant à lui, restait maître de lui, immobile comme un roc. Harry prit enfin la parole, cassant avec force le glacial silence qui avait pris ses droits dans la pièce.
« Que savez-vous du sortilège d'entrave Monsieur Waters ? »
Lucian fronça les sourcils imperceptiblement, et répondit, la voix un peu moins sûre que précédemment :
« C'est un sort qui permet de ralentir ou d'arrêter un objet, ou une personne. »
Harry hocha la tête, et continua, d'une voix polaire :
« Et savez-vous comment il permet de ralentir une personne ? »
Lucian resta silencieux, ne sachant visiblement pas la réponse. Harry s'apprêtait à lui donner la réponse, lorsque la voix grave de Regulus retentit pour la première fois dans la salle depuis le début du cours :
« Elle ralentit la progression du sang dans le corps. Les organes fonctionnent moins vite, et on est alors ralentit obligatoirement. »
Harry regarda longuement Regulus, se demandant à quel point celui-ci était plongé dans la magie noire. Car, de part la façon dont il avait expliqué le fonctionnement du corps, Harry était persuadé que Regulus pratiquait régulièrement des sortilèges qui devaient concerner la transmission sanguine. Il hocha la tête à l'attention de Regulus, et reporta son attention sur Lucian :
« Selon vous, ce sortilège est inoffensif, n'est-ce-pas ? »
Celui-ci ne prit même pas la peine de répondre, et hocha positivement de la tête. Satisfait, Harry continua :
« Que se passerait-il, à votre avis, si vous jetiez le sortilège d'entrave sur quelqu'un qui possède un problème grave sur l'un de ses organes vitaux pour sa survie ? Des problèmes cardiaques, des problèmes pulmonaires ? Que se passerait-il, si ces organes, le cœur, ou les poumons n'étaient pas assez rapidement approvisionnés en sang ? Dîtes-moi, monsieur Lucian, que se passerait-il ? »
Lucian eut la décence de baisser le regard pour fixer ses chaussures. Il n'osa pas répondre, alors Harry le fit pour lui :
« Cette personne-ci pourrait bien faire un arrêt cardiaque, monsieur Waters. Elle pourrait manquer d'air, et s'étouffer. Là où un sortilège est bénin pour la plupart des gens et qui ne sert souvent qu'à ralentir les objets, il peut aussi être extrêmement dangereux pour certaines personne à constitution fragile. Je n'insinue pas par là que Mlle Rixton est une personne de faible constitution. Je ne sais rien d'elle. Je vous parle d'un cas général, et j'espère que vous repenserez à cette conversation lorsque l'envie vous prendre une seconde fois de lancer ce sortilège. Vous pouvez y aller, Monsieur Waters. Monsieur Regulus, deux minutes, s'il-vous-plaît. »
Pendant que Lucian sortait rapidement de la pièce, Regulus avança d'un pas vers son professeur, un regard presque interrogateur sur le visage. Harry lui offrit un sourire calme, et lui demanda :
« Je vous ai vu conjurer vos boucliers. Ils sont très puissants. Presque trop. Qui vous a appris, si ce n'est pas indiscret ? »
Regulus, pour la première fois depuis qu'Harry l'avait rencontré, hésita. Ses yeux quittèrent ceux de son professeur, et partirent se poser sur différents endroits dans la pièce, pour enfin revenir dévisager les yeux verts bleus d'Harry. Et alors, celui-ci sut. Il sut que Regulus faisait déjà parti des Mangemorts, et que ceux-ci avaient commencé à l'entraîner à se battre. Il sut que tout allait être alors compliqué : empêcher un élève de rejoindre le clan des ténèbres était chose bien plus aisée que de convaincre un autre de quitter ce cercle de magie noire, où l'on apprenait à être puissant et dans lequel on inculquait des valeurs de sang pur. La mère de Regulus avait dû faire pression sur son jeune fils pour que celui-ci rejoigne le plus tôt possible les côtés de Voldemort. Et celui-ci, faute de mieux, avait dû accepter. Harry fut éjecté de ses pensées lorsque Regulus répondit :
« Ma mère, professeur. Elle pense qu'il vaut mieux que je sache me défendre, si je me fais attaquer dans les couloirs. »
Regulus avait reprit contenance, et tous deux savaient, autant Harry que Regulus, que ce dernier mentait effrontément. Et Regulus, au regard que lui lança Harry, comprit que ce dernier ne le croyait pas. Il n'en parut pas plus embêté, et demanda poliment s'il pouvait s'en aller, car il avait faim. Harry lui donna l'autorisation et lui souhaita une bonne après-midi.
Et au moment où Regulus sortit de la salle, une petite fusée déboula dans la pièce. Manque de chance, elle était poursuivie par un Sirius riant aux éclats. Ce dernier s'arrêta brusquement de rire lorsqu'il se rendit compte que c'était son frère qui se tenait devant lui. Regulus fixa son aîné pendant quelques secondes, puis s'en fut rapidement dans le couloir. Le jeune parrain regarda le ténébreux s'éloigner, puis se décida à entrer dans la salle. Harry n'avait loupé aucune miette de cette rencontre, et ne manqua pas non plus l'éclat de douleur qui persistait dans les yeux de l'animagi. Mais Harry fut vite rappelé à la réalité lorsqu'un poids s'appuya sur ses chaussures. Le Survivant baissa la tête et put voir Julie prendre appui sur ses mains pour se lever. Haute comme trois pommes, la petite fille aux longs cheveux noirs avait les yeux fixé vers le haut, sur Harry. Celui-ci s'accroupit doucement pour se mettre au niveau de la petite, et lui parla doucement :
« Coucou toi. Tu es grande dis donc ! Comment tu t'appelles ? »
Sirius, qui était entré dans la pièce, s'était approché d'Harry, et s'était adossé contre un mur, non loin d'eux. Le Survivant était content que le professeur de botanique le laisse s'adresser à la petite fille, sans rechigner. Sirius n'était donc pas si immature que cela. La petit rigola doucement et prononça :
« Juuu~lie ! »
Harry sourit, attendrit. La petite brune était vraiment à croquer. Il se demanda brièvement s'il avait été aussi mignon, puis se rappela qu'à cet âge-là, il était déjà chez les Dursleys et n'existaient donc aucune photo de lui durant cette période. Il tendit sa grande main vers la petite fille et expliqua lentement :
« Il est très joli ton prénom ! Moi je m'appelle Kane ! On se serre la main pour dire bonjour ? »
La petite fronça les sourcils, puis rigola et attrapa la main d'Harry avec ses deux petites menottes et la serra bien fort en s'exclama :
« Bonjour Ken ! Bonjour Ken ! »
Sirius émit un son étouffé qu'Harry prit pour un rire. Il se tourna vers le jeune homme et lui demanda :
« Vous n'avez pas cours ? Ah non, bien sûr, il est treize heures passées, je suis le seul à avoir cours à cette heure-là. »
Sirius lui offrit un petit sourire et d'un mouvement de tête, désigna la gamine :
« Je n'ai pas cours, mais j'ai une mission des plus importantes ! Surveiller ce petit monstre pendant que James et Lily sont absents. »
Harry fronça les sourcils, et se releva, s'éloignant ainsi de Julie. Celle-ci ne le vit pas de cet œil-là, et s'accrocha désespérément à son bras, en émettant un petit cri outré. Harry resta à demi-penché, ne sachant visiblement que faire, et Sirius vint à son secours. Il murmura doucement :
« Je ne comprends vraiment pas tout de ce que dit ce petit monstre, mais là, rien n'est plus clair. Elle veut que vous la portiez. »
Harry planta ses yeux dans ceux de Sirius, la bouche à moitié ouverte, puis regarda la petit fille, qui le regardait avec de grands yeux verts. Ses grands yeux verts. Ceux de Lily. Harry s'ébroua pour s'arracher à la contemplation de ces émeraudes et annonça d'une toute petite voix :
« C'est que.. Je n'ai jamais porté d'enfant. Je ne sais pas comment faire... »
Sirius le regarda, surprit et s'avança vers lui. Il se pencha vers Julie, qui tendit ses bras vers lui. Il la cala confortablement contre sa hanche, passant ses bras autour de la taille de la petite, montrant ainsi la position à prendre au Survivant. Puis il tendit la gamine vers Harry qui hésita à la prendre. Mais devant l'air radieux de Julie, il l'attrapa d'un geste maladroit et la cala sur sa hanche comme venait de le montrer Sirius. Celui-ci lui le considéra un instant, puis hocha la tête, satisfait. Puis, reprenant la conversation là où ils l'avaient laissé, il demanda :
« Vous n'avez... Ça irait si on se tutoyait ? C'est super bizarre de vouvoyer un collègue de travail. »
Harry lui offrit un sourire radieux, et lui donna son assentiment. Sirius continua donc :
« Tu n'as jamais eu de contact avec des enfants ? Pas de petits frères, petites sœurs ? Un quelconque membre de ta famille plus jeune que toi ? »
Harry grimaça, et décida de dire une demi-vérité, sans pour autant tout dévoiler, comme il l'avait fais précédemment avec Lily :
« Mes parents sont morts lorsque j'avais un peu plus d'un an. J'étais l'aîné, je n'ai donc eu ni frères ni sœur. Quant à ma famille, je n'en ai connu qu'une petite partie. Et le seul enfant que je côtoyais avait six mois de plus que mois et pesait bien vingt kilos de plus. »
Sirius s'esclaffa de son rire si particulier - à mi-chemin entre l'aboiement et le rire. Puis il lui demanda :
« Tes parents sont morts ? Je suis désolé. Ça n'a pas dû être facile. »
Harry soupira puis haussa les épaules. Son enfance avait été tout sauf facile, mais raconter sa vie de jeune garçon à Sirius lui donnait autant envie que de se battre contre le basilique qui devait être bien vivant dans la chambre des Secrets. Puis, sachant très bien qu'il avançait sur un terrain miné, il demanda :
« Regulus Black, c'est ton frère, n'est-ce pas ? »
Sirius perdit en un instant son masque d'insouciance et se referma sur lui-même. Il ne répondit pas pendant un instant, puis d'un seul coup, reprit son sourire, comme si rien ne s'était passé :
« Oui. Allez viens, maintenant, James et Lily doivent être revenus de leur visite à St-Mangouste ! On va les retrouver dans la Grande Salle ! »
Harry, qui s'apprêtait à le suivre, stoppa net à ces mots.
« Que sont-ils partis faire à St-Mangouste ? »
Sirius fronça les sourcils, et répondit, un peu plus durement qu'il ne l'avait voulu :
« Rien qui ne te concerne, mais rien de grave non plus. On devrait se dépêcher, le monstre va bientôt avoir trèèès faim. Et comme c'est toi qui la porte, c'est toi qui va avoir les tympans percés lorsqu'elle se mettra à crier. »
Harry jeta un regard effaré en direction de Julie. Celle-ci avait le visage figé, et d'un seul coup, elle s'exclama :
« Ai faaim ! »
Et Harry s'en fut, presque en courant, tenant contre lui une petite fille de seize mois, qui était à deux doigts d'exprimer son mécontentement quant à son estomac vide. Et Sirius le suivit, les yeux dans le vague, ses pensées dérivant vers un individu aux mêmes cheveux que lui, et dont le passe temps actuel était la pratique de magie noire.
Hum. CA VOUS A PLU ? Hum.
J'espère en tout cas. Pour Sirius, ça va pas être copains/copains avec Harry direct. Là, ça commence doucement, parce que je suis gentille, t'as vu. Mais après, bim bam boum. Enfin, je dis ça, je dis rien. Je spoile pas moi. What.
Ma petite RAR (mais minuscule):
Lila12: Coucou ! Merci pour ta review ! Contente que ça continue à te plaire. Merchiii pour tes compliments, je vais rougir mouahahha ! Ouii.. j'ai vu.. je me chuis trompée pour le Chemin de Traverse ! J'ai mis Allée.. ! Promis, je corrige tout ça dès que j'en ai le temps ! Merciii encore !
Pas vraiment beaucoup de trucs à ajouter, si ce n'est que vos reviews m'ont fais extrêmement plaisir pour le dernier chapitre. Après les attentats du 13, ça m'a remonté le moral !
Alors merci d'être là. Bisous. Keur. Love. Fin du quart d'heure sentimental.
A bientôt pour le chapitre 7.
Sorcièrement vôtre,
Mylush.
02/12/2015
