Toc toc ? Il y a quelqu'un ? Non ? Bon tant pis, je repasserais plus tard avec mon chapitre dans les mains. Oh, quoi ? Il y a des survivants ?

.

..

...

Salut ! Oui, je suis désolée, j'ai mis du temps pour publier, beaucoup de temps. J'aurais bien aimé dire que j'avais prévenu dans le chapitre précédent, mais j'avoue que je n'avais pas prévu que mon retard serait aussi long. Mon mois de Mars était très lourd niveau boulot, et je peux vous dire que ça ne va pas aller en s'arrangeant: mon bac de latin dans 3 semaines, mes oraux d'anglais et d'espagnol, mon oral d'anglais euro... Mon bac tout court aussi, dans moins de deux mois. Donc je vous le dis clairement:

Je ne sais pas quand mon prochain chapitre arrivera, mais dans le doute, comptez après le 20 juin. J'en suis désolée, vraiment.


Sinon, pour une touche plus joyeuse, je suis heureuse de vous offrir ce nouveau est un peu différent des autres de par son organisation, m'enfin, vous verrez ! La rencontre Anja/Erwan/Harry n'est toujours pas pour ce chapitre, mais normalement pour le prochain !

Touche moins joyeuse: J'ai eu du mal à l'écrire, beaucoup de mal, déjà de par le boulot que j'avais mais aussi par le manque de reviews que j'ai eu au dernier chapitre (qui s'est arrangé après deux mois, mais ça m'a tout de même pas mal plombé après la publication du dernier chapitre). A vrai dire le dernier chapitre était celui pour lequel j'avais pris le plus de plaisir à écrire et c'était aussi le début d'un tournant ! Alors je ne sais pas trop pourquoi il vous a moins plu, ou alors tout simplement vous n'avez pas rewievé par manque de temps...

Enfin, vous êtes toujours aussi nombreux à me lire, et rien ne peut me faire plus plaisir (sachant qu'on atteint bientôt les 100 favoris ! Et qui dis 100... dis... Bonus !)


J'espère qu'il vous plaira, et n'hésitez pas à me le faire savoir, je vous assure que cela me fait grandement plaisir !

Enjoy !


Disclaimer: Vous saviez, vous, que c'était une femme nommée J K Rowling qui avait écrit Harry Potter ? Non ? Moi non plus. Comme quoi, tout peut arriver.


Chapitre 12 : Dans le doute, naturellement stupide.

Harry bougeait dans son sommeil. Ses poings étaient serrés à l'extrême et sur son front, une fine couche de sueur s'étalait. Mis à part les quelques gémissements que le jeune homme poussait à intervalles irréguliers, aucun bruit ne filtrait dans la pièce. Mais dans un coup de vent, la porte s'ouvrit avec fracas et dans son encadrement apparut Dexumria et Viktor. Ils avaient un air affolé, et en avisant l'état d'Harry, se précipitèrent sur lui.

- L'hypnose est-elle encore présente?

- Viktor secoua la tête négativement :

- Non, cela fais plusieurs jours qu'il ne me demande plus de l'endormir.

Dexumria posa sa main fraîche sur le front brûlant du brun. Elle grimaça sous la chaleur et enleva brusquement toutes les couvertures qui recouvraient le corps de son ami. Elle passa une main sur son torse dénudé, et grimaça de plus belle lorsqu'elle comprit que la fièvre qui consumait le corps de Harry était généralisée. Elle jeta un coup d'œil à Viktor et déclara :

- La fleur de Sureau . En reste-t-il ?

Viktor s'en fut rapidement hors de la pièce pour aller faire l'inventaire des potions de soins qu'ils possédaient. En moins de deux secondes, il était de retour dans la pièce, tenant dans ses mains deux fioles, l'une de couleur verte, et l'autre jaune. Il fit la moue en montrant ses trouvailles à l'elfe :

- Plus de fleur de Sureau. Que de la Pimentine forte, et du Mille-feuille-rouge.

Dexumria balaya les propositions de Viktor de la main et reporta son attention sur Harry. Elle murmura d'un ton inquiet :

- Il est nécessaire que cette potion lui soit administrée.

Viktor posa les fioles sur la table de nuit et s'avança vers la femme :

- Je sais Dex'. Shlugorn, tu crois que... ?

- La recette n'est pas, à cette époque.

Viktor leva les yeux au ciel :

- Je sais, elfe de malheur, mais si je lui donne les instructions, peut-être qu'il pourra...

Dexumria se leva d'un bond, attacha ses longs cheveux blancs en une queue de cheval lâche et asséna :

- Rogue.

Et elle sortit vivement de la pièce, en hurlant sa dernière phrase, ce qui était contraire à ses habitudes :

- Et maintien son état stable !

Viktor grommela dans sa barbe, et invoqua d'une main une serviette humide qu'il entreprit de passer sur le torse et le visage de son protégé. Le tissu se réchauffa rapidement sous la chaleur que dégageait le corps gémissant. Le vampire soupira et prit le cou de son ami entre ses mains glacées, dans l'espoir de le refroidir quelque peu. Il se mit à murmurer :

- Reviens parmi nous, Harry.

Mais le brun ne fit que gémir de plus belle, la sueur perlant à son front, ses mains se crispant involontairement autour de ses bras. Viktor délaissa bien vite le cou pour aller recueillir les poings serrés qui blessaient les avants-bras. Il s'appliqua à les détendre, et lorsque Harry arrêta de bouger, il soupira de soulagement. Quoique fut le rêve de Harry, il était fini. Pour autant, l'état du brun n'irait pas en s'arrangeant si Dexumria ne revenait pas avec la fleur de Sureau. Cette potion, inventée par Rogue à leur époque, était destinée à l'usage exclusif d'Harry : elle le guérissait de la fièvre et le faisait principalement sortir ce cette étrange torpeur dans laquelle il était plongée, certaines fois, pendant ses nuits. Viktor savait que sans le breuvage, l'état comateux d'Harry pouvait bien durer une semaine, et il était sûr que le brun serait de très mauvaise humeur s'il savait qu'il avait perdu une semaine à gémir dans son lit alors qu'une longue liste de taches toutes aussi importantes les unes que les autres l'attendait. Voyant que Harry respirait à intervalles réguliers, et que ses poings étaient déliés, Viktor se leva, murmura une incantation visant à guérir les marques de griffures qui s'étalaient maintenant sur la peau brune du sorcier, et s'approcha de la fenêtre qui faisait face au lit du malade. Le vampire effleura du doigt les carreaux froids, sur lesquels s'étendait une fine couche de buée. Au dehors, il pleuvait. La température avoisinait les zéros degrés, mais ce n'était pas assez pour que la neige se mette à tomber. D'une voix presque chantante, Viktor murmura :

- Quando piangono le stelle, piove.(1) Il va falloir se battre, Harry.

Ses yeux étaient fixés sur le ciel, dans lequel pointaient des étoiles lumineuses. La lune était pleine et Viktor se rendit brusquement compte que Remus devait être enfermé dans la Cabane Hurlante, transformé et accompagné de ses deux amis. Le vampire était tenté d'aller les rejoindre juste pour embêter les deux animagi mais il savait que Dexumria le réduirait à l'état de têtard s'il n'osait que poser un orteil en dehors de la pièce, alors qu'Harry était dans cet état. Heureusement pour lui, il avait une conscience, et même si beaucoup en doutaient, une âme, et rien ni personne n'aurait pu l'obliger à quitter le chevet de Harry, même l'alléchante idée d'aller titiller deux Mauraudeurs en plein action. Viktor quitta la fenêtre et s'appuya contre le montant du lit d'Harry. Il songea brusquement à Dexumria et à ce qu'elle devait faire subir à Rogue pour le convaincre de préparer cette potion, et sourit. Finalement, il y avait bien quelqu'un qui allait en pâtir, et au diable les Maraudeurs, imaginer Rogue en face d'une Dexumria furieuse était tout ce qu'il fallait à Viktor pour ne pas s'ennuyer. Pour autant, cela ennuyait Viktor de louper le spectacle... Il réfléchit un instant, et ricana. Au retour de l'elfe, il lui demanderait ses souvenirs. Était-ce une sorte de vengeance, de revanche, que prenait le vampire sur tout ce que le professeur de potion avait pu lui faire subir à son époque ? Viktor aurait juré que non, mais rien n'était moins sûr que la parole du vampire lorsqu'il s'agissait de Rogue.


- Regarde mon visage, enfant, et réponds-moi : Ais-je l'air d'avoir du temps à perdre en ce moment-même ?

Rogue, ses cheveux gras emmêlés de sommeil, était assis sur une chaise et regardait la créature en face de lui d'un air, chose rare, effrayé. Il avait bien essayé de résister, il avait même osé lui dire non, mais rien n'y faisait, il devait bien l'avouer : il était totalement impuissant face à elle. Il voulut répondre à la question, mais la femme en face de lui fendit l'air de sa main droite, dans un geste évident pour le faire taire.

- Es-tu seulement endormi, ou naturellement stupide ? Ma question était rhétorique, et je n'attend de toi maintenant seulement qu'un acquiescement de la tête.

Le potionniste essaya de résister, longuement -pendant deux secondes-, puis s'avoua vaincu : il hocha la tête et se leva, pour se diriger vers la pièce qui jouxtait sa chambre, son laboratoire de potion. Cette pièce était la seule où toute chose était rangée à sa place il le fallait bien, la pratique des potions était un art aussi beau que dangereux, et malheur à lui s'il se trompait d'ingrédient ! Il tira une chaise et s'assit devant son bureau, celui sur lequel il passait des heures à faire des recherches sur les potions, dans l'espoir d'en créer de nouvelles. Il n'avait pas pris la peine de proposer une chaise à l'elfe, il n'était pas galant, et de plus elle venait de le tirer du lit à trois heures du matin, un dimanche, il était donc très peu disposé à se montrer courtois. La jeune femme avait visiblement passé outre la chose, car elle s'était appuyée contre un chaudron en étain vide et fouillait dans un sac en bandoulière qui était lâche sur son épaule. Un air victorieux apparût sur son visage lorsqu'elle en sortit un parchemin plié en quatre. Elle le lissa d'une main douce, et Rogue pouvait comprendre pourquoi, le parchemin avait l'air d'avoir été promené de long en large sur la terre, et menaçait à tout instant de se couper là où les pliures apparaissaient. La jeune femme pencha la tête sur le côté, tout en avisant le maître des Potions du regard. D'une voix douce, bien que froide, elle asséna :

- Ma présence ici relève du fait que je me trouve incapable de réaliser la potion qui se trouve sur ce parchemin-ci. Elle relève aussi du fait que tu te trouves être le seul homme aujourd'hui à pouvoir la préparer. Maintenant, un problème plus conséquent se pose : En te donnant les instructions du breuvage, un secret sera révélé.

Rogue fronça les sourcils : il ne comprenait pas tous les mystères qui planaient autour de Kane Ushen et de ses compagnons. Le premier lui révélait l'existence d'Horcruxes appartenant à Voldemort, chose que Dumbledore lui-même ne devait pas savoir, il en était sûr. Voilà que maintenant, l'elfe -il ne se souvenait pas de son nom- débarquait chez lui à une heure très indécente de la nuit pour lui ordonner de préparer une potion, pour laquelle il ne connaissait toujours pas les propriétés, et surtout à quelle fin elle allait être utilisée.

- Cette potion, tu ne la connais pas, et personne autre que toi ne la connaîtra jamais. Elle est destinée à l'usage exclusif de Kane, car elle n'agit que sur lui. Maintenant, je voudrais que tu ne poses aucune question, et que tu exécutes ces instructions.

L'elfe n'ajouta rien d'autre et tendit brusquement à Rogue le parchemin jaunis. L'homme s'en saisit et parut soudainement extrêmement sérieux, alors qu'il détallait avec attention chaque ligne qui décrivait la préparation de la potion. Au bout de quinze minutes, pendant lesquelles il avait pris des notes sur la façon de procéder, il leva les yeux vers l'elfe, posa avec révérence le parchemin sur le bureau, à côté de sa feuille de notes et ne pipa mot pendant quelques minutes. La femme ne fit rien pour le presser de parler, et ce fut après quelques moments d'une intense réflexion que Rogue avança, d'une voix roque :

- Moi seul utilise ce type précis de raccourci pour désigner telle sorte d'ingrédient. Moi seul utilise ce papier et cet encre, en sachant que les deux combinés à une source de chaleur puissante provoque une explosion. Ainsi aucun maître de potion ne prends le risque de les utiliser ensemble. Une conjecture me vient à l'esprit, et elle est aussi folle qu'impossible, pourtant... Ce parchemin... a été écrit par moi et pour moi. Tu ne peux pas créer la potion car tu ne peux pas déchiffrer les codes qui masquent les consignes. Maintenant, tu me demandes de ne pas poser de questions, mais je ne connais pas cette potion, je ne l'ai pas inventé, or il apparaît ici, que si. J'ai besoin d'explications.

L'elfe soupira, attrapa quelques cheveux qui s'aventuraient hors de sa queue de cheval, et les ramena derrière son oreille.

- Les réponses à tes questions viendront, un jour, c'est écrit. Mais ce n'est pas à moi de te les révéler, ni le moment propice. Je reviendrais dans trois tours de cadran, c'est le temps qu'il te faut pour la préparer.

Et sur ces mots, elle transplana dans un pop sonore.


Viktor ressortit sa tête de la pensine de poche qu'il tenait dans sa main et la tendit à Dexumria qui attendait, un air blasé sur le visage, son pied tapant avec hâte sur le parquet du salon. L'elfe récupéra la bassine et effleura de ses doigts le liquide transparent qui bougeait à l'intérieur du récipient. Un filet blanchâtre s'en éleva et s'enroula autour d'un des doigts de la femme. Elle porta la main à sa tempe et le filet disparut dans son front. Ses souvenirs totalement récupérés, l'elfe jeta un œil à Viktor, qui paraissait pensif.

- Je pense que tu as été trop gentille, pas assez de « bâtard graisseux » à mon goût. Ah, et, au passage, Harry va sûrement te décapiter, vu que Rogue va venir lui poser des questions indiscrètes, si tu vois ce que je veux dire, hein ?

- Vampire idiot.

Sur ces mots, elle s'avança vers la chambre d'Harry et jeta un œil à l'intérieur. Elle avait administré la Fleur de Sureau au brun une heure auparavant, et ce dernier n'allait pas tarder à se réveiller. L'elfe posa la pensine sur une étagère qui ornait le mur de la chambre, et s'adossa contre la fenêtre. Viktor vînt silencieusement la rejoindre et s'assit contre un côté du lit, faisant face à Dexumria. Elle lui offrit un petit sourire lorsqu'elle avisa son air inquiet, puis reporta son attention sur Harry. Ce dernier venait de bouger faiblement, et s'était mis à tousser. Viktor se releva bien vite et s'approcha du brun pour le relever contre ses coussins, lui permettant de tousser avec plus de facilité. Harry s'accrocha brusquement aux bras du vampire et ouvrit les yeux en grand. Ceux-ci étaient redevenus vert émeraude, et ses cheveux commençaient à reprendre leur couleur initiale.

- Kator, de l'eau.

Viktor haussa un sourcil devant l'absence de marque de politesse, mais sembla l'accepter, au vu du mauvais état de son ami. D'un claquement de doigt, il appela un elfe de maison, et celui réapparut bientôt avec un verre rempli d'eau. Harry se jeta à moitié dessus, ce qui fit pouffer ses deux coéquipiers. Lorsque le verre fut vide, Harry reprit la parole, d'une voix roque :

- C'était le coma du Sureau n'est-ce-pas ?

- Oui.

- La potion ? Il n'en restait plus.

- Rogue.

Harry soupira et se passa une main sur son visage las. Il allait devoir fournir des explications plus tôt que prévu à Rogue, et il en était mécontent. Avisant l'état de ses cheveux, il comprit qu'il avait reprit sa véritable apparence, ce qui arrivait à chaque fois après une crise de ce type. D'une main lasse, il rendit la couleur bordeaux à ses cheveux et celle verte eau à ses yeux. Puis d'un seul coup, il se tendit et repoussa les couvertures d'une main brusque. Se levant rapidement, et oubliant qu'il sortait tout juste d'un état comateux, il se sentit pencher vers l'avant. Viktor le ceintura et le cala contre lui avec un claquement de langue réprobateur.

- Je peux savoir ce que tu essayes de faire ?

Harry tourna avec difficulté la tête vers le vampire et lui répondit d'une voix calme :

- Il faut que j'aille parler à Regulus.

- Mais oui, c'est ça, et moi j'ai décidé de devenir végétarien et d'intégrer PETA. Aller, va te recoucher.

Mais Harry repoussa doucement la main qui enserrait sa taille et se détacha de Viktor. Il s'avança vers son armoire, sans que le vampire ou l'elfe n'effectuent un geste pour le retenir. Sous les yeux interrogateurs et quelque peu inquiets de ses amis, Harry s'habilla rapidement et s'en fut hors de la pièce en leur lançant qu'il serait de retour en fin de matinée, ou en début d'après-midi. Lorsque le brun fut sorti des appartements, Viktor haussa les épaules et se tourna en direction de Dexumria :

- Oh et puis, c'est un grand garçon, s'il tombe inanimé et qu'il meurt dans les couloirs, ça sera de sa faute, j'en ai rien à cirer.

Dès que ces mots furent prononcés, une douleur fulgurante se manifesta sur la paume de sa main à l'emplacement de sa marque en forme d'éclair. Il grimaça :

- C'est bon, c'est bon, je retire ce que j'ai dis, il ne mourra pas sous ma garde !

Aussi vite qu'elle était apparue, la douleur reflua, sous le regard goguenard de Dexumria :

- Toi plus que quiconque possède la connaissance sur les lois qui régissent les dettes de vie des Immortels. Toi plus que quiconque s'amuse à en effleurer les limites, quitte à en souffrir. Un autre que moi aurait pu penser que tu te plaisais à expérimenter la douleur.

Le vampire ne fit que grommeler une réponse et sous les yeux presque attendris de l'elfe, il disparut de la chambre sans un bruit. Quiconque aurait voulu le suivre n'aurait pas pu; il n'était déjà plus au château.


Harry s'était arrêté devant l'entrée de la salle commune des Serpentards. Il restait là, immobile, indécis, pas bien sûr que sa décision soit la bonne. Puis il haussa les épaules : il avait décidé de sauver le monde, il fallait bien qu'il en martyrise ses habitants quelque peu avant. Il s'approcha du mur et posa sa main contre un dessin de Méduse qui était incrusté dans la pierre. Ses cheveux faits de serpents ondulaient doucement et paraissaient endormis. Mais dès lors que la main d'Harry se posa sur eux, ils prirent vie et se mirent à bouger dans tout les sens, leurs minuscules crocs s'agitant comme dans l'espoir de mordre la cause de leur réveil. Harry les calma rapidement à l'aide d'une phrase que Draco et lui avaient découvert il y avait des années de cela, en fouillant dans le dortoir des Serpentards. Il se mit à la siffler, tout doucement, en Fourchelangue :

- { A la guerre comme à la guerre, l'héritier des dons de votre maître se trouve en première ligne et requiert le droit de venir se recueillir dans votre antre.}

Les serpents se calmèrent, et une porte apparut à la gauche du brun. Sans hésitation il la poussa et se retrouva dans la salle commune des Serpentards. A son grand soulagement, personne ne s'y trouvait, et il se dirigea vers les dortoirs des élèves, dans l'espoir de trouve un garçon qui pourrait lui indiquer celle de Regulus. Par chance, il trouva la chambre de Regulus sans aide. Il frappa et n'attendit pas que quelqu'un lui réponde Regulus n'aurait de toute façon pas émit de son, il n'aimait pas être dérangé.

Il pénétra dans la chambre et détailla la pièce avec nonchalance, sous les yeux ébahis d'un Regulus qui venait vraisemblablement de se réveiller lors de l'entrée de son professeur. Il y avait trois lit à baldaquin, et seul celui de Regulus était défait, Harry pouvait en supposer que Lucian Waters était reparti chez lui pour les vacances, quant à Jack Vincent, il avait paru devant un tribunal pour mineur et était assigné à résidence, jusqu'à sa majorité, où il serait de nouveau jugé. Personne n'avait souhaité reprendre le lit de Vincent, et c'était tout à fait compréhensible, personne n'aurait voulu se retrouver dans la même chambre que Lucian et Regulus.

- Je peux savoir ce que vous faîtes là ?

- Oui.

Regulus referma la bouche devant la réponse assurée, mais courte, de l'homme. Il venait de comprendre que son professeur ne jouait pas. Pour autant, il n'allait pas se laisser faire.

- Habille-toi et suis-moi.

Ou peut-être que si, finalement, pensa Regulus, en avisant l'air mauvais que lui lançait son professeur alors qu'il s'apprêtait à lui répondre à la négative. Il ne soupira pas, ne répliqua pas, il ne voulait pas lui faire ce plaisir, alors il alla s'habiller, tandis que le professeur de duel était sorti de la pièce, par pudeur. Il le rejoignit dans le couloir, quelques minutes plus tard, habillé bien chaudement. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l'impression que l'homme n'allait pas l'emmener boire un jus de citrouille aux cuisines... En effet, son professeur le guida dans tout Poudlard et finit par sortir à l'extérieur du château. Arrivés à la limite anti-transplanage, Harry tendit son bras à Regulus :

- Je vais te faire transplaner. Souviens-toi, je suis ton professeur, je ne peux pas te faire de mal.

Regulus, pas rassuré pour un sou, mais curieux des projets de l'homme, posa sa main sur le bras tendu et se crispa lorsque l'homme rajouta, à demi-mot :

- Enfin, en théorie.

Puis il transplana, emmenant avec lui un Regulus aussi détendu qu'un piquet.


- Il a fait quoi ?

- Il a emmené Regulus on ne sait où.

- Pour quelles raisons ?

- Aucune idée. C'est Kane, faut par chercher de raisons avec lui.

- Dès qu'il revient, il me devra des explications.

- Je croyais que tu ne te préoccupais pas de ton frère, Black.

- Ce n'est pas une raison, DéGènéres.


Ils étaient arrivés sur une étendue froide, gelée, où rien ne poussait. Regulus n'était jamais venu sur la banquise auparavant, et il était sûr de ne plus jamais vouloir y retourner. Le jeune homme jeta un œil à son professeur qui, il en fallait bien un, paraissait heureux d'être ici. Regulus grimaça sous la morsure du froid : il s'était habillé chaudement, mais n'était pas allé jusqu'à penser que son professeur l'amènerait dans l'endroit le plus froid de la planète. Ce dernier se tourna vers lui et le considéra silencieusement. Puis il leva la baguette vers lui et Regulus se crispa. Le professeur lui offrit un sourire d'excuse et expliqua :

- Je vais te jeter un sortilège de chaleur.

Pour montrer l'exemple, il se le lança à lui-même, puis fit de même lorsque Regulus eût perdu son air méfiant. Le Black, qui en avait marre de ne pas savoir de quoi il en retournait, demanda :

- Pourquoi m'avez-vous emmené ici ?

Harry prit les extrémités de sa baguette entre ses deux mains, et s'amusa à la faire tourner rapidement sur elle-même.

- Je voudrais t'entraîner.


- Il a fait quoi ?

- Il a emmené le jeune Black en dehors de Poudlard.

- A quelle fin ?

- Ils ne savent pas. Harry ne leur a rien dit.

- Il faudra que je lui parle, à son retour. Je lui fais confiance, mais il aurait dû m'en avertir avant.

- Il doit savoir quelque chose que nous ne savons pas par rapport au jeune Black, Albus.

- Et c'est bien pour cela que je ne suis pas parti récupérer Regulus à l'instant, Minerva.


- Pardon ?

Harry répéta très lentement, comme s'il s'adressait à un enfant en bas âge. A l'aide de sa baguette, il pointa respectivement son torse, puis celui de Regulus :

- Moi, Kane Ushen, voudrait t'entraîner au combat, toi, Regulus Black.

Regulus ne pipa mot à vrai dire, même s'il avait eu envie de répliquer, il n'aurait pu : il ne savait pas quoi penser de l'annonce de son professeur. Devant le mutisme de son élève, Harry continua :

- Ce n'est pas si étrange, si tu y penses. Tu es puissant Regulus, très puissant. Je sais qui tu sers, et vers qui vont tes obligations, pour autant je voudrais croire que tu n'es pas si penché que cela sur la magie noire.

- Vous ne savez rien de moi !

Il avait crié, et cela fit sourire Harry il commençait à comprendre comment marchait le garçon.


- Il est étrange. Pourquoi Regulus ?

- Mmmh...

- Que sais-tu sur Kane que je ne sais pas ?

- ...

- Remus.

- Je ne suis sûr de rien Lily. Je te ferais part de mes conjectures lorsque celles-ci s'avéreront vérifiées.


- Détrompe-toi Regulus, j'en sais beaucoup sur toi. Je vais être franc avec toi : Je m'intéresse beaucoup à toi... Ne me regarde pas comme ça, je n'ai aucune attirance physique pour toi, je n'ai jamais aimé qu'une seule femme dans ma vie, et cela restera ainsi jusqu'à la fin de mes jours. Non, je m'intéresse surtout à ce que tu pourrais faire si tu comprenais quel est ton potentiel. Mais je ne peux me risquer à t'entraîner si tu ne me fais pas la promesse que tu ne diras rien à personne.

Regulus fronça les sourcils et Harry prit quelques secondes pour trouver ses mots :

- Je veux t'entraîner. Tu connaîtras mieux la magie, tu sauras la maîtriser, la pratiquer. En échange, tu ne pourras parler à quiconque de ces entraînements, personne ne pourra savoir que c'est moi qui te donne des cours. Tu devras me le jurer sur ta Magie.

- Pourquoi voulez-vous vous cacher ?

Harry hésita un instant, mais il avait décidé d'être honnête avec Regulus.

- Je voudrais éviter d'attirer l'attention de certaines personnes sur certains points, pour le moment.

Regulus acquiesça, un éclair passant dans ses yeux, et Harry sut qu'il avait comprit de qui il parlait. Le Black se détourna et fixa l'horizon blanc pendant quelques minutes. Puis :

- J'accepte.


- Harry, un hibou pour toi !

L'interpellé jeta un coup d'œil derrière lui, haletant. Il était en plein combat avec Dexumria, et n'était pas en mesure de prêter attention à Viktor dans le même temps. Un coup violent sur son oreille lui rappela cette dure vérité.

- Purée Dex' !

- Lors d'un vrai combat, si distraction il y avait eu, ton âme aurait quitté ton corps.

Harry grommela et se frotta l'oreille énergiquement. L'elfe avait raison comme toujours, il avait été négligeant. Il tendit un bras vers Viktor tandis que de l'autre, il attrapait avec reconnaissance la serviette que Dexumria lui brandissait. Le vampire lui remit une lettre et en sifflotant s'approcha de l'elfe. Un regard lui suffit pour lui demander ce qu'il voulait, et les deux Immortels se mirent en garde, prêt pour un combat. Harry s'écarta d'eux. Leurs combats étaient toujours très violents, très longs, à l'égal de leur puissance magique et physique. Il n'y avait jamais de vrai gagnant. Un jour c'était Dexumria, le lendemain, Viktor. Harry assistait souvent à leur combat, cela ne lui était jamais inutile, il apprenait constamment en les regardant.

Le brun frotta la serviette contre son dos et son cou humide de sueur puis la laissa pendre sur l'épaule tandis qu'il ouvrait la lettre. Elle venait d'Anja Oulos. Harry sourit, puis grimaça au fil de sa lecture. Il claqua de la langue et appela ses acolytes. Ceux-ci s'arrêtèrent brusquement dans une suite de mouvements et tournèrent tour à tour leur tête vers Harry. Ce dernier n'avait même pas vérifié si ses deux amis avaient porté leur attention sur lui, qu'il commença à lire à voix haute :

- « Bonjour Monsieur. J'ai pu me renseigner sur ce duelliste dont vous m'aviez tant parlé. Il est vrai qu'il est très impressionnant. J'ai pu lire nombre de livres sur lui, et je me range tout à fait sur son avis de penser. Je suis persuadée que vous auriez pourtant plein de choses à lui apprendre. Et vous aviez bien raison, sa date d'anniversaire est le 4 janvier. Je vais essayer d'aller le rencontrer, il paraît qu'il se promène souvent sur les bords de la Tamise. Peut-être qu'un jour, j'aurais la chance de l'y voir ! Bonnes fêtes, et bonne année. Anja Oulos. »

Viktor s'était adossé contre un mur et Dexumria avait prit place à ses pieds, ce qui donnait un étrange tableau attendrissant. Harry les interrogea du regard et ce fut Dexumria qui répondit :

- Je ne crois pas avoir rencontré d'aussi malins sorciers qu'elle. Même Hermione aurait du mal à rivaliser avec son quotient intellectuel.

Harry hocha la tête et relut la lettre d'une traite :

- Sa famille doit se douter qu'elle va tenter quelque chose, d'où le codage de la lettre. Le 4 janvier, sur les bords de la Tamise hein ? Je crois comprendre qu'Erwan Selwin est au courant de notre future rencontre. J'espère qu'il est vraiment celui qu'il prétend et non pas un énième chien à la botte des mauvaises familles des sang-purs.

Dexumria leva les yeux vers Viktor qui baissa les siens vers elle. Ils se concertèrent du regard, silencieusement, et Harry ne put comprendre ce qu'ils échangeait. A vrai dire, il ne chercha même pas à la faire, cela faisait longtemps qu'il avait compris que ses deux amis entretenaient une relation particulière qui n'appartenait qu'à eux. Il s'en réjouissait.


(1) : « Quand pleurent les étoiles, il pleut » en italien.

{Fourchelangue}


V'la mon général ! J'espère qu'il vous a plu, si oui, si non, comme toujours, je suis droguée à vos reviews.

J'ai essayé de répondre aux reviews de tout le monde des deux derniers chapitres, désolée si j'ai oublié quelqu'un, faîte le moi savoir !

Pour info, "Guest" m'a fait... gentiment... savoir que je m'étais trompée dans des dates, dans le chapitre précédent. Effectivement j'avais dis que Julie et Neville étaient nés en 1980, or dans cette histoire ils sont nés en 1979 (ce qui est très important ici). Je me suis empressée de le rectifier, donc merci, mais il se peut que d'autres fautes reviennent: je passe du temps à me renseigner sur toutes les dates de naissances de chacun pour que mon intrigue suive la route, donc si vous en voyez, n'hésitez pas à le faire savoir (avec un petit bonjour en plus, peut-être :P)

Une RAR sauvage apparaît !

Artemis: Coucou ! Merci pour ta review, je suis contente que le chapitre t'ait plu. Yep, heureuse que cela ne te soit pas paru trop "impossible/dense" à lire ! Merci à toi, et j'espère que la suite te plaira.

Guest: Salut ! Ta réponse est en haut. Au plaisir !

Et désolée, encore un peu de blabla, pour les plus courageux qui sont restés: Les questions un peu -mais pas trop- constructives de Mylush:

" N'ayant pas eu beaucoup de réponses à ma question la dernière fois, j'espère en recevoir ici un peu plus (keur): POUR LE PROCHAIN BONUS (qui va arriver prochainement), VOULEZ-VOUS QUE JE PARLE D'UN THÈME SPÉCIAL ? SI OUI, LEQUEL ? (désolée pour les majuscules, mais ça se voit un peu plus dans tout ce blabla xD)


Voilà, voilà, j'essaie de traîner le plus possible sur ce chapitre, mais finalement je ne peux pas, il faut que j'aille bosser.

Je ne vous dis pas à bientôt, ça serait mentir, mais sûrement à dans deux mois environ ! Portez-vous bien d'ici-là, et courage à tous ceux qui doivent passer le BAC comme moi... et courage à ceux qui ne le passent pas, vous en méritez aussi !

Bisous, bisous, et merci.

Sorcièrement vôtre,

Mylush