Salut à tous !

Je m'excuse. De tout mon cœur. Mes publications se font de plus en plus rares... et j'en suis navrée, vraiment. J'ai passé le cap, je suis dans mes études supérieures maintenant. C'est débile, mais ça prend un temps fou, ces choses.

Qui plus est, j'ai du mal à écrire des chapitres de LDDS maintenant. Beaucoup de mal. Je m'y force certaines fois, et j'ai peur du résultat que ça peut engendrer... Je ne sais pas si vous pourrez le voir dans ce chapitre, mais j'ai détesté toute la partie entre le moment où Harry va dans le bureau de Dumby, jusqu'au moment où je coupe le chapitre pour un autre passage, vers la fin, fin... J'ai beaucoup aimé écrire le dernier passage, et je ne sais pas si ça va se ressentir, mais si c'est le cas, j'en suis désolée. Vraiment.

Je ne sais pas si certains l'ont vu, mais j'ai commencé à traduire une fiction, une DM/HP. J'ai publié le premier chapitre il y a quelques jours, et c'est ça qui m'a permis de continuer d'écrire le chapitre de LDDS.

Alors je vais le dire, maintenant: Je n'arrête pas LDDS, et je ne le ferais jamais (il ne faut jamais dire jamais, aaah) mais je vais délibérément espacer les publications (càd que maintenant ça sera peut-être un mois de silence radio, mais au moins vous serez prévenus). Peut-être que je serais de nouveau très motivée, et je pondrais un petit chapitre dans la semaine qui vient... mais pour l'instant, j'en suis désolée, mais je ne suis plus du tout motivée par cette histoire. J'attend de retrouver ma motivation, parce que je sais qu'elle reviendra. Donc, le chapitre 16 arrivera, et j'essaie de me promettre de ne pas dépasser le mois d'attente.

Les réponses aux reviews du chapitre précédent, j'en suis désolée, mais je ne l'ai pas fais.. Je vais le faire pour ce chapitre, parce que je me nourris à vos reviews, vraiment. Ce sont elles qui me forcent à ouvrir mon document word pour écrire un nouveau chapitre. Alors n'hésitez pas à me faire savoir que vous êtes là, même si ce n'est qu'un coucou. Parce que c'est là, que je puise ma motivation.

Voilà, je vous laisse avec ça et pardonnez moi, mais ce chapitre est plus court que les autres.


Disclaimer: Tout appartient à JKR.


Chapitre 15 : La Bague des Gaunt

- Petit, petit, petit...

- Viktor, par Merlin, tais-toi !

- Petit, petit, petit...

- Si je me lève, et que je t'attrape, je réduis ton visage à l'état de bouse de dragon.

- Petit, petit, petit...

- Ok, tu l'auras voulu.

Dexumria regardait avec un flegme légendaire l'altercation entre Viktor et Harry. Le premier agitait un bout de ficelle devant un petit chaton roulé en boule, trouvé quelques heures plus tôt dans une ruelle de l'Allée des Embrumes. Le deuxième essayait tant bien que mal de corriger un gros bac de copie envoyées via hiboux, par ses septièmes années, et qui traitaient de différents sortilèges d'attaques et de défenses. Il n'en était qu'à sa treizième lorsque Viktor avait eu la bonne idée de vouloir embêter le chaton, et par extension, Harry lui-même.

L'elfe regarda donc Harry se lever à une vitesse ahurissante et se jeter sans un mot sur Viktor, qui roula sur le côté pour l'éviter. Le plus jeune envoya son pied en direction du visage du vampire et celui-ci l'intercepta d'une poigne solide. Il eût comme intention de tirer sur la jambe pour déséquilibrer son ami, mais Harry, vif comme l'éclair, avait anticipé l'action de Viktor. Il s'était donc laissé tombé sur le vampire et lui avait plaqué sa main sur le front. Le plus vieux soupira et laissa tomber, sachant très bien que 'main d'Harry sur le front + un état d'agacement proche de la folie = sortilège très vicieux pouvant déformer très gracieusement le visage'. Viktor leva donc les mains en signe de reddition, et Harry se dégagea du vampire. Il jeta un coup d'œil au chaton blanc qui n'avait pas bougé d'une patte, totalement indifférent au pseudo combat qui venait de se dérouler sous ses yeux.

- Il est totalement amorphe, cet animal.

- C'était bien pour ça que j'essayais de le faire réagir avec ma ficelle, mais apparemment, tu n'as pas aimé l'idée.

Un regard noir de la part d'Harry fit glousser Viktor après sa remarque. Il se leva et tendit la main vers le petit félin, qui lui jeta un coup d'œil ennuyé. Le chaton voulut lever une patte toute griffue pour repousser la main intruse, mais décida que cela demandait bien trop d'effort, alors il laissa la main caresser son dos. Et au bout d'un certain moment, il dû avouer que la caresse était agréable. Il se mit donc à ronronner, sous l'œil amusé d'Harry, qui commençait à voir à quel point le petit rescapé était flemmard.

Harry se leva et s'approcha de Dexumria, qui avait fini par prendre un livre au hasard dans leur bibliothèque, et qui lisait sans grand enthousiasme Entretien avec un Vampire. Harry rigola franchement devant le choix de lecture de l'elfe. Celle-ci referma le livre dans un grand 'clap' sonore et fixa Viktor pendant quelques secondes :

- Si l'envie folle te prenait de mordre un petit être de moins de 5 années, l'être en question continuerait-il de grandir ?

Viktor fit la moue et expliqua :

- Absolument pas. Il resterait à son état physique qu'il avait lorsqu'il s'est fait mordre. Son esprit, sa façon de penser, tout cela, par contre, continuerait à grandir. Ce livre, que tu lis, n'est pas un ramassis de conneries. La gamine qui se fait transformer, dedans, ressemble vraiment à ce qu'il pourrait advenir si je mordais un petit. La folie prendrait son corps, forcément, et inévitablement, il mourrait rapidement, au bout de quelques dizaines d'années. Pas beau à voir du tout. D'ailleurs, je n'ai jamais rencontré de petits vampires. On est pas idiots au point de vouloir souffrir inutilement.

L'elfe acquiesça, satisfaite de la réponse, et se replongea dans son livre. Harry retourna à ses copies, totalement désespéré à propos de ce qu'il se disait dans celle qui s'étendait devant ses yeux, et qui récolta un T. Viktor, quant à lui, continuait de caresser le chat, totalement gaga de son nouvel ami.

Ce petit cocon de tranquillité fut brisé par l'apparition impromptue d'Erno Ushen. Harry sursauta vivement, leva les yeux au ciel et s'écria :

- Mais bon dieu, tu n'es PAS censé pouvoir t'invoquer toi-même, Erno !

Le dénommé leva un sourcil et passa outre la remarque, dans un gloussement moqueur. Il salua gentiment Dexumria, et ponctua Viktor d'un 'vampire' courtois. Le vampire en question renifla, agacé de voir l'ancien Mangemort apparaître comme bon lui semblait. Harry reprit, constatant qu'Erno n'annonçait pas pourquoi il s'était invoqué.

- Et donc, tu es là pour une raison particulière, ou tu voulais juste dire bonjour à Kraken ?

- Kraken ?

Harry désigna le chaton qui ronronnait toujours sous les caresses de Viktor. Erno haussa un sourcil sceptique et continua :

- Ah. Kraken. Original... Non, je viens pour tout autre chose, Harry. Severus Rogue est en ce moment-même dans le bureau d'Albus Dumbledore. Je crois savoir qu'il détient deux ou trois infos qui pourraient t'intéresser.

Harry leva brusquement la tête, alors qu'il l'avait baissée sur l'une de ses copies qui avait un contenu intéressant. Il regarda tour à tour ses trois amis et se leva, grommelant dans sa barbe quelque chose à propos du fait qu'Erno n'était pas non plus censé savoir ce genre d'informations. Il s'approcha du canapé sur lequel était posé sa veste, et l'enfila sans tarder. Sans même les regarder, Harry demanda à ses deux acolytes :

- Dex, Kator, prêt pour une première chasse aux Horcruxes ?

Les deux Immortels se redressèrent dans un même mouvement et s'activèrent immédiatement. Dexumria attacha ses cheveux en une longue queue de cheval et se dirigea dans leur Stock. Là, elle réduisit plusieurs objets dont ils auraient peut-être l'utilité lors de la quête de l'Horcruxe. Plusieurs potions de soin, des petits explosifs et autre gadgets plutôt intéressants. Viktor, quant à lui, -après avoir expliqué avec peine à Kraken qu'ils devaient s'absenter, et qu'en conséquence, il ne devait pas faire de bêtises-, s'était saisi d'un sac, dans lequel Dexumria déposa délicatement les objets sélectionnés. Viktor la jaugea du regard et haussa un sourcil :

- Et ton sabre ?

Dexumria eût une moue ennuyée et retourna dans le Stock. Là, elle agrippa un magnifique sabre, héritage de sa mère, qui le lui avait donné lorsqu'elle avait dû suivre Harry et quitter son peuple. Il était courbé, fait dans un métal elfique, sa poignée était, au premier regard, d'un marron foncé basique mais, en y regardant de plus près, on pouvait remarquer qu'elle était faîte de bois dans lequel s'incrustait des courbes et caractères elfiques. Dexumria avait un respect immense pour son arme. Elle attacha dans son dos son porte-sabre et rangea l'arme à l'intérieur. Elle ressortit de la pièce, sous l'œil goguenard d'un Viktor moqueur :

- Non je dis ça Dex, parce que je sais que ça fait pas mal de temps qu'on a pas cassé de l'Horcruxe, mais si je me souviens bien, c'est avec ton sabre, qu'on finit par les briser. Si tu le prends pas, j'ai pas trop trop envie d'aller tuer le Basilic qu'il y a actuellement dans la Chambre des Secrets, juste pour lui prélever un crochet. Non parce que, cette bestiole, c'est fou ce qu'elle peut m'impressionner !

Harry, qui revenait de la chambre dans laquelle il s'était changé, ponctua la remarque de Viktor :

- Kator, je sais que tu m'en veux beaucoup d'avoir tué le Basilic du Mégalo, mais je te rappelle que c'était lui ou moi. Alors, oui, tu m'as déjà dis que c'était une créature super rare, et tout le tra la la, mais bon, ce gros serpent allait tuer Gin' et...

A la mention de Ginny, Harry s'arrêta brusquement, pâli un coup, puis secoua sa tête un instant tandis qu'il serrait les poings. Dexumria et Viktor le regardèrent en silence reprendre contenance : Harry ne pouvait toujours pas mentionner Ginny sans qu'une douleur sourde se fasse ressentir dans sa poitrine. Il n'avait toujours pas fait le deuil de sa femme, et il doutait de pouvoir le faire un jour entièrement.

Le Survivant agrippa le sac que Viktor tenait dans main, et le mit sur son dos. Vérifiant que son poignard favori se trouvait bien contre le bas de sa jambe, il s'approcha de la porte, contre laquelle était hologrammement adossé Erno. Celui-ci se curait les ongles. Il avisa Harry, son accoutrement et lâcha :

- Va chercher un bonnet. On ne sait pas où sera l'Horcruxe, et peut-être que des sortilèges te feront reprendre ton apparence véritable. Je pense que tu n'as pas envie que Rogue découvre de qui tu es le fils, actuellement, si ?

Harry hocha la tête, reconnaissant, et fit venir d'un accio un bonnet noir qu'il enfonça bien loin sur sa tête. Prêts comme des Rois, les trois compagnons, suivis d'Erno qui sifflotait gaiement, sortirent de leur antre dans l'objectif de se diriger vers le bureau du directeur. Mais devant la porte, se tenait un Remus Lupin, un peu étonné de les voir sortir tous en même temps. Harry haussa un sourcil tandis que le lycanthrope les saluait :

- Bonjour à vous... J'ai été envoyé par Dumbledore, qui voulait vous voir, mais à ce que je vois... vous étiez déjà au courant ?

Harry pinça les lèvres et leva son pouce par dessus son épaule, désignant quelqu'un derrière lui :

- Demande à l'envoyé du ciel, il est tout, il sait tout.

Derrière Harry, Erno-l'envoyé-du-ciel-Ushen avait fait un petit coucou de la main en direction de Lupin, qui lui répondit par un sourire crispé. Lui même ne comprenait pas par quel miracle le patronus de Kane pouvait être un humain, mais apparemment Kane non plus ne comprenait pas comment tout cela marchait. Remus pouffa légèrement devant le regard désabusé qu'affichait le plus jeune, puis se décala pour leur permettre de sortir de leurs appartements. Erno frotta sans délicatesse le bonnet d'Harry -bien que ce dernier ne ressente rien à cause de l'immatérialité d'Erno- et lui fit une pichenette sur le front, avant de disparaître, sous l'œil ennuyé du Survivant.

Ils arrivèrent rapidement devant la gargouille du bureau de Dumbledore, passant par des passages secrets -que les trois amis n'étaient pas censés connaître, mais Remus ferma les yeux là dessus aussi- qui raccourcirent considérablement le temps de marche.

Ils montèrent tous ensemble dans le bureau directorial, et à aucun moment la présence de Remus avec eux ne fut remise en cause. A l'intérieur du bureau, et en plus de Dumbledore, se trouvait Severus Rogue. Harry dû se retenir de sourire devant l'air peu amène qu'affichait l'homme aux cheveux noirs. Visiblement, Dumbledore ne savait pas pourquoi son meilleur espion venait à Poudlard, dans le but de parler à Harry. Il avait donc dû passablement questionner l'homme, et Rogue ayant tenu sa parole, il n'avait rien dit. Mais pour autant, cela l'ennuyait de devoir cacher l'existence d'Horcruxes à son mentor. Harry s'approcha du bureau, tout en saluant Rogue d'un hochement de tête.

- Rogue, professeur Dumbledore.

Ce dernier lui offrit un gentil sourire et lui proposa une chaise de la main :

- Kane, Viktor, Dexumria. Bonjour à vous.

Les deux Immortels baissèrent la tête en guide salut et tandis que Dexumria allait s'adosser contre une des fenêtres qui donnait sur le parc du château, Viktor s'approcha des Tableaux des anciens directeurs qui ornaient les murs. Il parut reconnaître quelqu'un car son visage s'illumina et il entra en grande conversation avec une sorcière à l'air digne, dont les cheveux et les yeux noirs rappelaient bizarrement ceux de Viktor. Dumbledora n'accorda au vampire qu'un regard rapide, mais perçant. Puis, il reporta son attention sur Harry et, tout en croisant ses doigts, exposa :

- J'ai cru comprendre que vous connaissiez Mr Rogue.

Harry fut soulagé. Dumbledore avait comprit, ou alors se doutait, qu'Harry n'avait rien dis de ses origines à l'espion. Il aurait été très difficile pour Harry d'avoir des rapports cordiaux avec Rogue, si celui-ci savait qu'il était le fils de son pire ennemi d'enfance.

- Oui Monsieur.

Il s'arrêta là. D'un côté, il ne pouvait avouer à Rogue de qui il était le fils, mais de l'autre, il avait décidé de ne rien dire à Dumbledore à propos des Horcruxes. D'ailleurs, très peu seraient au courant de l'existence de ces artefacts de magie noire. Il voulait mêler le moins de personne possible dans cette histoire. Il était déjà plus facile pour lui de régler ce léger problème sachant qu'il s'était débarrassé de l'horcruxe qu'il portait en lui.(1)

Dumbledore fixa longuement Harry et Rogue tour à tour, puis abdiqua :

- Je vous en prie, messieurs, faîtes ce que vous avez à faire. Viktor, Dilys, est-il possible de savoir d'où vous vous connaissez ?

Viktor se retourna lentement vers Dumbledore, jetant au passage un dernier regard amusé en direction du portrait auquel il parlait, et dans lequel se trouvait Dilys Derwent, une des anciennes directrices de Poudlard.

- Avec tout mon respect, monsieur, mais non.

La femme dans le tableau rigola doucement, une main sur la bouche, et ajouta :

- Il est taquin. Je vous expliquerais plus tard, Albus.

Dumbledore acquiesça, amusé, puis Harry se leva, suivi de près par Severus. Tous deux franchirent la porte du bureau et s'en furent vers un lieu plus secret. Dexumria s'arracha brusquement à la contemplation de l'extérieur et s'approcha du bureau du directeur. Lupin, qui n'en était pas loin, fronça les sourcils devant l'air mortellement sérieux qu'affichait l'elfe. Viktor, qui avait deviné ce que l'elfe voulait dire, s'était adossé nonchalamment contre un pan de mur et attendait la suite.

- Monsieur.

Elle jeta un coup d'œil à Lupin, puis haussa les épaules.

- Les liens sont l'essence même de la vie d'Harry. Un lien se brise, Harry chancelle. Malgré ses épreuves, jamais il n'est tombé. Aujourd'hui, et ici, certains liens qu'il ne pensait jamais un jour se voir formés, le sont. Qui dit nombreux liens, dit potentiels décès, ce qui m'amène à la phrase suivante : Harry fera tout pour maintenir ses êtres chers dans ses entourages. C'est pourquoi, le jour qui suivra ce lendemain, nous partirons libérer une jeune femme des griffes du pouvoir. Vous ne pouvez pas prendre parti, et je le sais, nous le savons tous. Mais je veux vous avertir qu'Anja trouvera refuge ici, après l'affrontement. Une quelconque aide sera appréciée.

Sur ces mots, elle s'en fut, sans même attendre une réponse, qu'elle savait, de toute façon, être positive. Dumbledore ne supportait pas voir ses élèves en difficulté.

Viktor lança un coup de menton en direction de Lupin, et ce dernier, après avoir salué le directeur, sorti de la pièce, suivi de près par le vampire.

- Et Dumbledore se retrouva seul dans son bureau, se demandant si, par hasard, certaines choses ne lui échappaient pas. Et une absurde idée de retraite pointa dans sa tête. Fumseck éternua.


Rogue jeta un coup d'œil curieux à la salle dans laquelle il venait de pénétrer, suivi de près par le jeune professeur de duel. Ce dernier s'était posté devant la porte qui donnait sur le couloir de l'école, et paraissait attendre quelqu'un.

L'espion dût faire appel à toutes ses qualités pour ne pas sursauter violemment lorsque, dans un flash éblouissant, l'elfe -Dexumria, s'il avait bien compris- apparut dans un des fauteuils de la pièce. Elle n'avait pas pris la peine d'apparaître debout, elle était déjà bien confortablement installée dans le fauteuil, les jambes croisées, et un livre dans les mains, qu'elle commençait déjà à ouvrir. Un gloussement se fit entendre derrière lui, et Rogue se tourna lentement pour aviser le vampire qui venait d'entrer, suivit de Lupin.

- Elle aime soigner ses apparitions.

Rogue s'empêcha de grogner.

- Et plus encore, la chose qu'elle adore faire, c'est déstabiliser les gens. Mais ça, elle ne l'avouera jamais. Elle considère ses intentions bien trop... pures pour ça. Mais en vrai, c'est une démone.

Un bloc de glace s'écrasa avec force contre sa main, qu'il avait tendu en face de lui à une vitesse hallucinante, pour se protéger du projectile lancé par une Dexumria ennuyée, qui n'avait pourtant pas daigné lever les yeux de son livre pour attaquer son ami.

Harry soupira devant le manque de maturité de ses amis. Il fit signe à Rogue et Lupin de s'asseoir dans les fauteuils restant. D'un coup de baguette, il fit apparaître une chaise sur laquelle il s'assit avec un grognement satisfait. Il était fatigué.

Rogue regarda d'un œil neutre le lycanthrope assit en face de lui. Puis il porta son regard sur Dexumria, qui paraissait absorbée dans son livre. Au vu du titre, il devait traiter des vampires. Finalement, il reporta son attention sur Harry qui, un bras posé lâchement sur le dossier de sa chaise, et les jambes croisées, attendait qu'il se mette à parler.

- J'imagine que tes... partenaires sont au courant de ce que je vais te révéler. Mais lui ?

Il désigna d'un coup de tête Lupin qui lui renvoya un soupir agacé devant le manque de politesse à son égard.

Harry bailla un coup, sous le regard goguenard de Viktor, et celui légèrement inquiet de Dexumria, qui avait levé les yeux sur le jeune homme à ce moment-là. Puis, le Survivant se frotta les yeux paresseusement et répliqua :

- Je lui fais confiance. Qui plus est, il est au courant de pas mal de trucs me concernant, et il ne pose pas de questions. J'espère qu'il n'en posera pas sur ce sujet non plus.

Trois regards perçants se posèrent sur Lupin -Dexumria était retournée à sa lecture- et celui-ci haussa les épaules. Il n'avait pas besoin de savoir les réponses à toutes ses questions pour être persuadé d'une chose : Kane Ushen, ou du moins l'homme qui prenait ce nom, était de leur côté, et serait le premier à se mettre en première ligne pour éradiquer le mal dans le monde. Ça lui suffisait pour lui faire confiance et le suivre, peut-être pas aveuglément, mais le suivre tout de même. Il acquiesça en direction de Kane, et celui-ci envoya un coup de menton en direction de Rogue.

- Allez-y.

Rogue inspira lentement et commença à raconter.


Harry brandit sa main devant lui dans un large arc de cercle, sans même attendre de s'être remit de son transplanage. Il créa ainsi devant lui un puissant bouclier, qui engloba dans le même temps ceux qui l'avaient suivi, à savoir Viktor et Lupin. Dexumria était finalement restée dans leur appartement, préférant se remettre totalement de ses recettes blessures, car dans deux jours, elle allait devoir être au maximum de ses capacités pour pouvoir aller secourir Anja. Qui plus est, au vu des renseignements donnés par Rogue, ses deux amis et Lupin ne risquaient rien là où ils allaient. Elle avait donc donné son sabre à Viktor, au cas-où.

Rogue, quant à lui, ne les avait pas accompagné pour une raison évidente : il ne pouvait se permettre de faire tomber sa couverture à l'eau.

Harry s'avança vers le petit bosquet d'arbres qui se tenait devant ses yeux. Suivi de près par Viktor et Remus, il savait que les deux couvraient ses arrières.

Ils avancèrent sans aucun bruit vers le bosquet et s'y engouffrèrent. Au bout d'un couple de minutes, Harry s'arrêta devant une maison à l'aspect miteux. Il eut un petit pincement au cœur : cette maison, il y était déjà venu, mais dans des souvenirs. Souvenirs qu'il avait parcouru avec Albus Dumbledore. Cette maison, tombant en ruine, ultime demeure des Gaunt ,enfermait en son sein l'une des pires créations de la magie : Un Horcruxe.

Ils s'avancèrent à l'intérieur de la maison, et Harry s'arrêta brusquement juste après avoir passé le pas de la porte. Rien ne se passa pendant quelques secondes, puis un sifflement jailli de part et d'autre de la pièce.

Malgré sa vue et on ouïe extrêmement développée, Lupin ne put suivre la vitesse à laquelle Viktor se déplaça pour se poster devant Harry et arrêter avec ses mains de minuscules stylets, qui avaient traversé la pièce à une très grande vitesse. Très grande, mais beaucoup trop lente pour un vampire aussi bien entraîné que Viktor, qui réussit à les arrêter dans leur intégralité, avant qu'ils ne touchent Harry. Ce dernier, quant à lui, n'était pas en reste. Il avait scanné la pièce de différents sortilèges – et Remus ne connaissaient pas la moitié d'entre eux- et avait jugé que la pièce nécessitait un bon décrassage de sort de magie noire. Il s'affairait donc à jeter de nombreux sorts, et tous n'étaient pas blancs, pour enlever à la pièce son aspect mortellement dangereux.

Et Lupin attendait là, les bras ballants, tandis que Viktor s'adossait contre le chambranle de la porte d'entrée, et regardait Harry scander sorts après sorts, d'un air songeur.

Au bout d'une dizaine de minutes, Harry se retourna tout en maugréant :

- Je ne sais pas comment à fait Albus pour gérer tous ces sorts tout seul, mais il a dû vachement galérer.

Viktor gloussa et rétorqua :

- Il en a chié des tuiles, j'imagine. Pire que ça, il est revenu avec une malédiction sur lui, alors si on pouvait éviter cela...

Sur ces mots, il s'était précipité vers Remus qui, sans même s'en rendre compte, s'approchait un peu trop dangereusement d'une jolie bague noire...

- En s'abstenant de toucher la cause de la malédiction, par exemple, Lupin.

Le loup-garou s'ébroua lorsqu'il se rendit compte de ce que signifiaient les mots de Viktor. En plissant les lèvres, il s'éloigna de la bague noire, qui avait tendance à l'attirer plus que bien ne lui en fallait. Il lui semblait être un Smëagol devant son précieux. Comparaison qui n'était pour le moins pas glorieuse du tout.

Harry s'approcha à son tour de la bague, passant devant Lupin qui s'effaça devant lui. Le jeune homme invoqua d'une main un tissu, et de l'autre, habilement enveloppa la bague avec. Il la rangea avec soin dans la poche de son manteau et pencha la tête en direction de ses deux acolytes.

- On peut y aller.

Lupin fronça les sourcils :

- C'est tout ? Rien d'autre ne va nous empêcher de prendre cette... comment tu dis déjà ? Horcruxe ?

Harry secoua la tête :

- Non, tout simplement parce que le Mégalo est trop sûr de lui-même. Il ne pense pas que quelqu'un puisse découvrir ses artefacts de magie noire. Ou du moins, pas avant un bon bout de temps. Manque de pot, je suis là, et je suis au courant de ses agissements. La chose que l'on va faire, par contre, est de ne pas détruire l'Horcruxe pour le moment. Il faudra en collecter le plus possible, puis les détruire en même temps. Sinon, Face-de-Serpent se rendra compte de ce que l'on fait.

Lupin acquiesça, plus ou moins convaincu, et suivi Harry en dehors de la maison. Ce dernier, s'arrêta brusquement, et se retourna vers Viktor.

- Crée une copie de la bague, et pose-la sur la table. On ne sait jamais, si Crane-Chauve demande à un de ses sous-fifres d'aller vérifier si une bague est toujours là, cela nous fera un peu de répit. S'il vient lui-même vérifier, là, par contre, l'illusion ne servira à rien.

Viktor acquiesça et se ré-engouffra dans la maison. Il fit rapidement ce que lui avait demandé Harry, puis revînt vers eux.

Harry balaya la zone autour d'eux de la main, et une grande vague d'énergie pure en jailli, léchant le sol sur des mètres autour d'eux. Lupin lui jeta un œil interrogateur. Harry répondit en haussant les épaules :

- J'ai éliminé toute trace de notre signature magique. J'avais l'habitude de faire ça, d'où je viens. C'est une mesure de sécurité, qui empêche souvent de se faire traquer par la suite.

Lupin, regard fixement le jeune homme, se rendant compte pour la énième fois, à quel point celui-ci avait déjà vécu d'horrible chose. Il ne réagit pas lorsque Viktor lui attrapa l'épaule, et celle d'Harry pour les faire transplaner près du parc de Poudlard.

Mais lorsque les trois hommes débarquèrent dans les appartements des acolytes, Dexumria n'était plus là. Le livre qu'elle lisait précédemment gisait à terre, des pages pliées. Viktor s'agenouilla rapidement devant le livre, et le ramassa. Il jeta un coup d'œil à Harry et murmura pour lui-même :

- Stare Attento, Dex. (2)


Un petit garçon courrait parmi les arbres. Il courrait comme il n'avait jamais couru auparavant. Contre sa poitrine qui se soulevait à un rythme endiablé, était serré un petit lapin bleu, auquel il manquait un œil. Du rembourrage dépassait de l'une de ses oreilles et sa teinte bleutée s'effaçait par moment, là où le petit garçon l'avait trop serré.

L'enfant s'arrêta un instant, se calant contre un tronc d'arbre, la respiration sifflante. Il plongea sa tête dans son lapin bleu, dans l'espoir d'étouffer le bruit de ses sanglots. Derrière lui, des voix résonnaient, des lampes torches lançaient leur aveuglante lueur et les pas se rapprochaient, inexorablement.

Il ne voulait pas qu'ils le trouvent. Il ne pouvait pas repartir avec eux. Il avait mal, il avait peur, il était fatigué.

Il voulu reprendre sa course, les battements de son cœur s'étant calmés, mais ses jambes se figèrent, et dans un brusque tremblement, il s'effondra à terre, exténué.

N'en pouvant plus, il laissa la tristesse et l'angoisse le submerger : il se mit à pleurer.

Puis, un doux chant se fit entendre à ses côtés, le faisant sursauter.

Une jeune femme se tenait devant lui. Une jeune femme à l'aspect très étrange. Elle avait les yeux totalement blancs, de la même couleur que ses longs cheveux. Sa peau était brune, rouge, comme si elle avait pris trop de coup de soleil dans son enfance. Le petit garçon était subjugué par sa beauté, par la grâce et la férocité qui émanait de la femme. Celle-ci avait le regard fixé sur un point derrière lui, mais n'avait pourtant pas arrêté la berceuse qu'elle chantonnait. Puis brusquement, elle s'accroupit devant lui, le faisant se reculer, par peur qu'elle ne lui fasse du mal, elle aussi.

Mais elle tendit la main doucement vers lui et lui offrit un sourire tendre, maternel :

- Et si on les empêchait de te retrouver, et à tout jamais ?

La lèvre inférieure du petit garçon trembla, et la main tendue s'avança prudemment vers le petit visage. Le garçon, coincé contre le tronc de l'arbre ne put reculer davantage, et laissa la main se poser sur sa joue. La main lui effleura les pommettes, le nez, le front, quelques cheveux sauvages qui dépassaient sur ses joues mouillées. Elle essuya les deux sillons de larmes, tandis que la voix continuait de chanter.

- Plus personne ne te fera du mal. Je te le promets, Lómion.

Le petit garçon étouffa un nouveau sanglot. Il se sentait bien, à côté de le femme. Elle lui offrit un sourire rassurant lorsqu'il murmura, du bout des lèvres :

- Emmenez-moi.

La femme caressa du pouce la joue enfantine et répondit, sur le même ton:

- Je n'avais même pas envisagé une autre alternative, Erno, Lómion.

Elle tendit la main, et une petite main d'enfant s'accrocha à elle, désespérément. Un bruissement de feuille de plus tard, et l'enfant et la femme avaient disparus.


(1) : Pour ceux qui auraient sauté le bonus 2, ou ceux qui avaient oublié, c'est dans ce bonus que Dexumria raconte comment Harry s'est débarrassé de son Horcruxe. C'est avec L'Ignis Mortem (invention de mon cru, pour changer) qu'il s'en est débarrassé. En gros, pour invoquer ce feu, il faut en payer le prix de sa vie (sympa n'est-ce pas?), et pour pouvoir l'éteindre, il faut en donner une autre (encore meilleur...). Harry est entré dans le feu, et bingo, ça a pas loupé, l'Horcruxe s'est faîte bouffer, et le feu s'est éteint. Maintenant, si un deuxième Ignis venait à pointer le bout de son nez, Harry décéderait s'il se jetait telle une tête brûlée (bravo le jeu de mot) dans ce mignon petit feu. Voilà, je continue l'écriture du chapitre, maintenant.

(2) Veut dire, en italien (paske ouais, au cas où vous l'auriez pas compris, c'est la langue maternelle de notre cher DéGèneres) : Soit prudente, Dex !


Voilà pour ce chapitre !

J'espère qu'il vous aura... satisfait ?

Enfin bref, merci à vous d'être là, toujours et de supporter sans broncher mes absences et retards. Vous pouvez m'incendiez vous savez. Vous en avez le droit... légitime ? J'imagine.

Une rapide RAR et ensuite je vais dodo, j'ai cours demain. Pour les reviews des non-guest, elles arriveront demain ! Bisou bisous

Arthemius Black: Excuse moi, mais je n'arrive pas à trouver le moment où je dis que l'imperium est un sortilège mineur...Ensuite, il n'est pas revenu après la mort de James et Lily, même si, tu as raison, c'est le moment où Voldy est le moins puissant. Tout simplement parce qu'il veut sauver James et Lily. Il ne veut pas les savoir morts une nouvelle fois ^^ Et merci beaucoup pour tes compliments, ça fait chaud au coeur !

Chotsala: Merciiii pour tes compliments, super contente que l'histoire te plaise ! Et merciii aussi pour tes félicitations ! Bisous


Voilà, j'en ai fini.

Je conseillerais des fictions dans le prochain chapitre, ou alors je le mettrais à jour plus tard, mais là, il faut vraiment que j'aille dormir, désolée !

Bisous bisous, et n'hésitez pas à reviewer, ça me fait vraiment plaisir !

Sorcièrement vôtre,

Mylush