Bonsoir, bonjour, à vous de voir, choisissez ce qui vous fait le plus plaisir !
Alors, j'ai l'impression d'avoir écrit plus de fois le mot "désolée" dans toutes mes intro que le mot Harry.
Mais c'est ce que je suis, désolée. Je suis désolée d'être partie, et d'avoir laissé tomber les fanfictions pendant si longtemps...
J'ai pas mal d'excuses, hein, mais je vais éviter de vous les sortir sur un plateau d'argent, je doute que vous vous intéressiez à mon gros passage à blanc, à a déprime, et j'en passe.
Tout ce que je veux vous dire c'est que je suis désolée. Je n'arrête pas LDDS, comme vous pouvez le voir. Mais je ne garantie plus rien sur le temps de publication. J'ai mis plus de 8 mois pour poster celui-ci... Alors combien de temps mettrais-je pour poster le suivant ? Beaucoup moins je l'espère.
Mais en tout cas je voudrais vraiment remercier ceux qui continuent à me lire, qui, malgré le temps d'attente monstre, sont toujours là... merci, merci, merci, c'est juste grâce à vous que la suite sort.
Certains me l'ont demandé, alors j'ai écris un (gros) résumé de tous les gros points importants qui se sont déroulés depuis le début de l'histoire. Donc pour ceux qui ne savent même plus pourquoi ils ont cliqué sur le lien de cette histoire, vous pouvez un peu vous rafraîchir la mémoire en dessous.
Disclaimer: Rien n'est à moi, tout est à JKR, sauf cette histoire écrite à la lenteur d'un escargot. Même le Polynectar met moins de temps à se préparer, alors c'est vous dire...
Harry, Viktor, son protecteur vampire, et Dexumria, sa protectrice Elfe, ont remonté le temps et les dimensions
grâce à une potion concoctée par Rogue et Draco de leur époque.
Ils arrivent au temps des Maraudeurs, et entreprennent de chercher les Horcruxes de Voldemort, dans le but de le tuer avant qu'il ne se mette à tuer tout le monde sur son passage.
Harry (renommé ici Kane Ushen, pour ne pas dévoiler sa vraie identité, excepté à McGonagall et Dumbledore), professeur de duel, prend comme élève privé Regulus Black, qui, toujours sous la tutelle des Black, lui a fait un serment de ne rien révéler sur cet entraînement. Harry prend aussi sous son aile Anja Oulous, fille des Oulos, en venant la libérer d'un mariage forcé avec Erwan Selwin (tué récemment par Viktor), et la prend aussi comme élève.
Remus de son côté, commence à deviner qui sont les trois arrivants, mais ne pose pas plus de question que cela. Lily est en confiance avec Harry, alors que James et Sirius sont plus sceptiques. Lily et James ont une petite fille d'un an et demi, nommée Julie, qui est un mystère aux yeux d'Harry quant à sa propre existence dans cette dimension.
Harry, Viktor, Dexumria et Remus sont déjà allés chercher la bague des Gaunt et l'Horcruxe d'Harry a déjà été détruit dans son ancienne dimension.
Seuls Rogue, les trois acolytes et Remus sont au courant pour les Horcruxes. Harry a décidé d'épargner Dumbledore, et ne l'a pas mis au courant. Harry, Dex et Viktor sont tout de même intégrés dans l'Ordre du Phoenix, même si beaucoup ne leur font pas confiance, acceptant leur présence que parce que Dumby les a acceptés. Rogue a des doutes quant à la provenance des trois acolytes car il a du fabriquer une potion pour soigner Harry, la fleur de sureau, qui n'a pas encore été inventée, et qui le sera par lui-même.
Dexumria est allée sauver Erno Ushen de cette nouvelle dimension, qui n'a alors que 4 ans. Dans leur ancienne dimension il était un mangemort très proche de Harry, qui s'est sacrifié pour que ce dernier puisse vivre. Il est devenu le patronus de Harry. Dans cette dimension, il était un enfant abusé par des moldus qui payaient pour sa compagnie. Viktor a tué le principal acteur de cette entreprise, Aslak Bogdan.
Viktor a retrouvé Anton Makarov, aka son créateur dans l'autre dimension, mais qui considère Viktor comme son fils de sang dans cette dimension aussi, leur marque de vampire étant la même. Viktor récupère donc sa place dans le conseil des brumes, à savoir le conseil des vampires.
Chapitre 18 : Le Journal D'Amalric
- Votre main, Monsieur Greeven, votre main. Vous tenez votre baguette comme si elle n'était qu'un vulgaire bout de bois.
L'élève de Poufsouffle déglutit un instant devant le regard perçant de son professeur, et raffermit sa prise sur la baguette.
- C'est déjà mieux. Maintenant faîtes-moi le plaisir de la pointer sur le vase mis à votre disposition, et non pas en direction de mon torse.
Le garçon de troisième année se détourna brusquement et maladroitement pour obéir aux ordres. Il pointa sa baguette vers le vase en céramique posé sur un guéridon à quelques mètres de là. Sa bouche s'ouvrit dans une moue peu assurée, et il s'apprêta à lancer son sort.
Harry se précipita vers le jeune garçon qu'il observait avec attention. Celui-ci paraissait affolé, et sa main porteuse de la baguette s'agitait dans tous les sens.
Le Survivant s'empara doucement de la main du garçon et la rabattit contre son propriétaire. Le jeune Poufsouffle n'étant pas bien grand, Harry s'accroupit devant lui, et déclara, d'une voix calme :
- On va recommencer ensemble, d'accord ?
Le Poufsouffle n'en sembla pas moins rassuré, mais ses épaules se détendirent imperceptiblement. Harry se releva et se plaça à ses côtés, sortant à son tour sa baguette qu'il brandit en direction du vase, pour montrer l'exemple à son élève.
- baguette est une prolongation de votre main. La magie provient de votre corps, non pas de la baguette. Celle-ci n'est qu'un canalisateur, vous vous souvenez ? Vous êtes maître de vos actions, c'est vous qui décidez la puissance de votre sort, la portée de celui-ci. Vous décidez tout. Vous ne laissez pas votre baguette faire tout le boulot, sinon vous ne réussirez pas. Pire, vous pourriez vous blesser, vous et votre entourage. De plus, la façon dont vous lancez le sort aura des conséquences différentes à l'arrivée. Vous me comprenez ?
Le jeune garçon avait suivi avec attention tout le discours de son professeur et acquiesça fermement à la fin de celui-ci. Mais non loin de lui, de nombreux élèves qui avaient arrêté de s'entraîner pour écouter leur professeur firent des grimaces. Harry sourit doucement et déclara :
- Je vais vous montrer, cela semblera peut-être plus clair pour tout le monde. Je vais exécuter le Confringo avant vous. De deux façons. La première fois, je me placerais à l'autre bout de la salle, et je lancerais le sort avec une certaine puissance. La seconde fois, je me placerais non loin du vase, et lancerait le sort à la même puissance. Vous me direz quelles sont les différences.
Les élèves acquiescèrent vivement. Ils étaient particulièrement friands des moments où le professeur de duel faisait lui-même des démonstrations. Elles ne manquaient jamais de les époustoufler.
Harry se déplaça de sorte à ce que son dos touche le mur opposé à celui devant lequel était posé le vase. Non loin de lui, dans la deuxième partie de la salle, Dexumria, qui s'occupait de l'autre groupe d'élève en leur apprenant la théorie d'un sort de soin assez facile, avait fait en sorte de déplacer ses élèves pour qu'aucun d'entre eux ne se retrouvent dans la ligne de mire du professeur de duel.
Ce dernier tendit sa baguette en direction du vase, et lançant haut et fort son sort de sorte à ce que ses élèves puissent décortiquer la prononciation, tous purent voir un rayon orangé sortir de la baguette et aller s'écraser à une très grande vitesse contre le vase. Celui-ci explosa en des milliers de petits morceaux, dont la plupart finirent leur chemin contre le bouclier que Harry avait apposé devant ses élèves.
Harry leur jeta un coup d'œil, et si la moitié d'entre eux semblaient stupéfaits de l'effet qu'avait eu le sort sur le vase, l'autre moitié, quant à elle, semblait savoir à quoi s'attendre.
- Voilà l'état du vase lorsque je lance le sort de loin.
Il ramassa un petit bout de céramique qui se trouvait sur son passage. D'un coup de baguette, et toujours à voix haute, il prononça :
- Amplificatum.
Le morceau de céramique quintupla sa taille et Harry montra à tous le bout de céramique qui tenait dans la moitié de la paume de sa main.
Puis, le laissant tomber, il s'approcha de l'endroit où le vase détruit se tenait précédemment. Il en conjura un nouveau et se tourna vers ses élèves :
- Je vais maintenant lancer le sort à quelques dizaines de centimètres du vase. Quelqu'un pourrait-il prédire ce qu'il va se passer ?
Une jeune Serdaigle, aux cheveux aussi noirs que les cheveux des Weasley étaient roux, leva la main lentement.
- Oui, Mlle Goldstein (1) ?
- Le vase va exploser plus vite.
Harry ne cacha pas le léger sourire qui apparut sur ses lèvres :
- Bel esprit de déduction, Mlle Goldstein, mais encore ?
La jeune fille fronça son nez et répondit, ignorant parfaitement l'amusement de son professeur :
- Le vase va donc exploser plus fortement, non ? Je veux dire, si le sort arrive de plus près, sa puissance sera pratiquement la même que lorsqu'il est sorti de la baguette.
Harry hocha la tête :
- C'est exact. Cinq points pour Serdaigle. Comme l'a dit votre camarade, le vase va exploser plus fortement. Mais peut-être pas comme vous pourriez l'imaginer. Voyons cela immédiatement.
Harry se plaça devant le vase et pointa sa baguette dans sa direction. D'une voix forte, il lança pour la deuxième fois un puissant Confringo, qui alla s'écraser immédiatement contre le vase. Cette fois encore, le vase explosa. Mais rien n'alla s'écraser contre les boucliers qui protégeaient les élèves des sorts de leur professeur.
Harry se tourna vers eux, rangea sa baguette et leur lança un regard amusé. Tous paraissaient étonnés, si ce n'était éberlués. Et pour cause, le vase avait totalement disparu, ne laissant aucun morceau sur le sol de la salle d'entraînement.
- Quelqu'un aurait une hypothèse à exprimer quant au devenu du vase ?
La jeune Serdaigle qui avait parlé précédemment releva la main, un air songeur sur le visage. Harry lui fit signe de s'exprimer et la fillette parla d'une voix lente :
- Il n'est pas possible d'effectuer un Amplificatum sur les morceaux du vase restants, car il n'y a plus de vase. Or, rien ne se perd, tout se transforme.
Harry haussa un sourcil, agréablement surpris, tandis que la Serdaigle continuait :
- J'imagine donc que sous la force du sort, le vase s'est désintégré purement et simplement, et est devenu de l'air lui-même ?
Harry hocha la tête lentement :
- 30 points pour Serdaigle. Vous m'impressionnez mademoiselle. Je connais peu de gens qui, à votre âge, auraient été capables d'obtenir une déduction aussi juste que la vôtre.
Goldstein perdit un peu de son flegme et rougit discrètement. Harry lui adressa un bref sourire et s'adressa au reste de la classe de Poufsouffle et Serdaigle.
- Votre camarade a raison. J'ai mis tellement de puissance dans mon sort, et j'étais à une distance si petite du vase, que celui-ci n'a pas résisté et a explosé. Il s'est cassé en de si petits morceaux, que ceux-ci volent maintenant dans l'air de la salle. Vous êtes sûrement en train de les respirer en ce moment-même et vous ne ressentez rien de particulier, au vu du fait qu'ils ont été intégrés dans la composition de l'air lui-même.
Harry fit une pause, s'assurant que chaque élève suivait bien ses explications, puis il reprit :
- Vous avez pu le voir, à une même puissance, le sort agit différemment selon la distance. Plus vous êtes près de votre adversaire à combattre, et plus vos sorts seront puissants. C'est pourquoi il n'existe très peu de tireurs de baguette d'élite. Beaucoup n'ont pas la puissance adéquate pour pouvoir faire ce dur métier. Ça et le fait qu'il est dur d'atteindre des cibles en mouvement à plusieurs dizaines de mètres.
Il arrêta de parler, et dans un bel ensemble les élèves se mirent à parler entre eux, beaucoup débattant sur la démonstration de leur professeur, et d'autre partageant des souvenirs dans lesquels ils avaient pu voir des tireurs de baguette d'élite en action. Puis, l'un d'eux releva la tête et demanda à son professeur :
- Monsieur, est-ce que vous avez mis toute votre puissance dans le sort ? Pour qu'il explose comme ça, c'est que le sort devait être vachement puissant.
Harry fronça les sourcils puis sourit :
- Oh non. Si j'avais mis toute ma puissance dans ce sort, non seulement le vase aurait été réduit à l'état de molécule, mais le mur l'aurait rejoint également. Et les boucliers apposés n'auraient pas résisté à l'afflux de magie. Je ne pense pas pouvoir vous montrer ma puissance brute avant un bon bout de temps.
Et sur ces mots, rigolant des têtes ébahies de ses élèves, il se détourna pour aller prendre des nouvelles de l'autre partie de sa classe, qui s'instruisait avec Dexumria.
Il n'avait pas vraiment compris à quel moment il s'était retrouvé dans cette position. Mais il fallait bien l'avouer, il s'était fait avoir en beauté.
Un biberon dans une main, une Julie endormie dans les bras, et un Erno tremblotant accroché à sa jambe, il avait la drôle impression d'être passé du statut de combattant hors pair et sauveur du monde Sorcier, à nounou pour enfants sorciers à la magie bancale. Et il n'était pas sûr d'aimer cela.
Harry se rendit compte qu'il fixait sans vraiment la voir la porte en bois qui venait de se fermer sur le joli duo que composaient Lily et Dexumria. La première était venue lui fourrer Julie dans les bras, en lui sortant l'excuse que ni elle ni James et encore moins Sirius et Remus n'étaient disponibles pour s'en occuper aujourd'hui. Puis, l'elfe, sortant de la petite chambre d'Erno qu'elle avait aménagé avec Viktor, lui avait remis un Erno pas très rassuré en arguant qu'elle se devait d'effectuer une quelconque mission avec l'aide de Viktor. Et les deux femmes étaient parties bras dessus bras dessous, un rire aux lèvres, vers de nouvelles aventures.
Tout cela pour dire qu'il se retrouvait avec deux gosses sur les bras, un samedi matin, alors qu'il était censé entraîner Regulus et Anja ce même jour.
Soupirant, il se détourna de la porte et de ses pensées morbides et claudiqua jusqu'au canapé du petit salon, posté devant une grande cheminée au feu flamboyant.
D'un geste las, il fit apparaître un petit lit dans lequel il déposa Julie. Celle-ci bavait dans son sommeil, et il essuya délicatement sa joue humide à l'aide d'un mouchoir invoqué. Il se débarrassa ensuite des affaires de la petite fille que Lily lui avait passé. Les biberons et les petits pots de compotes furent mis sous sortilèges de stase, et tous les objets non alimentaires furent rangés sur le guéridon près du canapé.
Ceci étant fait, Harry décida de s'intéresser au plus gros du problème. A savoir un Erno tremblant et boudant, ses mains agrippant avec force son pantalon.
Harry ne pouvant s'accroupir sans brusquer le petit garçon, il décida plutôt de lui parler pour essayer de faire disparaître sa peur.
- Erno, regarde-moi. Que se passe-t-il ?
Le petit garçon enfouit sa tête dans le pantalon du professeur de duel, et grommela, d'une voix quasiment inaudible.
- Dex, elle va revenir, dis ? Elle a dit qu'elle reviendrait pour moi.
Harry laissa échapper un sourire :
- Mais oui, Erno, elle va revenir. Elle t'aime beaucoup tu sais ?
Erno leva la tête, les yeux brillants :
- Vrai ?
- Vrai de vrai, jeune homme.
Erno pinça les lèvres, un instant songeur, puis parût se satisfaire de la réponse car il se détacha de la jambe du brun et s'avança vers le landau dans lequel reposait Julie. Il se mit sur la pointe des pieds et se perdit dans la contemplation de la petite fille qui dormait à poings fermés.
Harry sourit devant ce tableau des plus doux et s'accroupit à côté de l'enfant aux cheveux noirs :
- Elle est jolie n'est-ce-pas ?
Erno hocha la tête avec conviction.
- Pourquoi elle a pas les cheveux de feu elle aussi ?
Le Survivant fronça les sourcils un instant :
- Les cheveux de feu, Erno ?
- Bah oui, comme Lily.
Harry émit un petit rire amusé, et se releva, allant rétablir une bûche dans la cheminée qui menaçait de tomber.
- Parce que son papa a les cheveux marrons, et qu'elle a pris ses cheveux à lui.
Erno haussa les épaules en acquiesçant, et se perdit de nouveau dans la contemplation du bambin.
A cet instant, deux coups retentirent à la porte et Harry s'y dirigea. Il ouvrit la porte qui laissa apparaître deux élèves, qui se tenaient aussi loin possible de l'autre que possible. Harry se retînt de rire et s'effaça pour les laisser entrer.
Il ferma la porte et ne put, cette fois-ci, s'empêcher de rire lorsqu'il vit que ses deux élèves s'étaient figés en apercevant les deux enfants dans la pièce.
Harry se déplaça vers le fauteuil dans lequel il s'assit. Erno, intimidé par la présence des adolescents, se précipita vers lui et Harry le prit dans ses bras, l'enfant se calant confortablement contre le professeur de duel.
- Anja, Regulus, je suis bien heureux de vous voir.
Anja lui répondit un léger bonjour là où Regulus se contenta d'un simple hochement de tête.
Harry continua, un air un peu plus renfrogné sur le visage :
- Comme vous pouvez le constater, je suis quelque peu occupé aujourd'hui, aussi l'entraînement différera de l'ordinaire.
Regulus haussa les épaules tandis qu'Anja proposait, du bout des lèvres :
- On peut tout aussi bien revenir un autre jour, professeur.
Harry secoua la tête et passa une main tranquille dans les cheveux d'Erno assis sur ses genoux.
- Non. Aujourd'hui nous n'allons faire que de la théorie. Et non, ne râle pas Regulus, la théorie est toute aussi importante que la pratique – certaines fois même plus. La suite vous plaira un peu plus je pense. Aujourd'hui, nous allons traiter des animagi.
A ces mots, le visage de Regulus perdit de son air grognon, tandis que Anja, toujours aussi égale à elle-même ne laissa échapper qu'un son d'assentiment. Harry sourit et continua :
- Anja le sait, et peut-être que tu es déjà au courant, Regulus, mais je suis moi-même un animagus, et je me transforme en faucon. Assez pratique lorsqu'il s'agit de parcourir des distances longues en un court temps.
Le professeur de duel fit une pause, cala Erno contre sa hanche et se leva en direction de la bibliothèque qui ornait l'un des murs du salon. Pendant un instant il chercha un livre des yeux, une moue songeuse sur le visage, et ce dernier s'éclaira lorsqu'il eut repéré l'objet. Il s'en empara et le confia à un Erno tout content de se rendre utile. Harry retourna s'asseoir et récupéra le livre, l'ouvrant à la première page.
Sans lever les yeux de l'ouvrage, il demanda :
- Connaissez-vous les étapes précises pour devenir un animagus ?
Un silence se fit et Harry, sans prendre le temps de vérifier, continua :
- Je m'en doutais. Peu sont les gens qui les connaissent. Parmi ceux-là, peu sont ceux qui osent essayer, et encore moins sont ceux qui y arrivent. Pour autant, les étapes ne sont pas plus compliquées qu'effectuer une potion. Mais le problème est qu'elles sont très longues. Bien trop longues. Lorsque j'ai dû apprendre à devenir un animagus, je n'avais que très peu de temps devant moi. Tout le processus à appliquer m'était donc impossible. J'ai dû recourir à une autre méthode. La méthode de l'introspection. La connaissez-vous ?
Anja hocha la tête et Regulus fronça les sourcils, demandant d'une voix peu sûre :
- S'agit-il de recourir à la méditation, pour trouver au plus profond de soit l'être qui nous correspond le plus ?
Harry acquiesça et s'apprêta à continuer lorsque Anja demanda la parole :
- Il s'agit d'une méthode très dangereuse n'est-ce pas ? Je veux dire, personne n'a recourt à celle-ci depuis des décennies. Tous ceux qui ont essayé sont restés coincés dans leur propre esprit, sans jamais pouvoir en trouver la sortie !
Harry ne broncha pas et posa son bras sur l'accoudoir, jetant un regard tranquille sur Anja, qui parût s'offusquer :
- Ne me dîtes-pas que vous, vous, parmi tous les autres, vous y êtes arrivé !
- Détrompe-toi, j'y suis bien arrivé. Et je ne suis pas le seul, contrairement à ce que tu aimes croire. Et ne croit plus ceci bien longtemps, car c'est par cette même méthode d'introspection que je vais vous apprendre à maîtriser votre animagus.
Sur ces mots, laissant ses deux élèves quelque peu abasourdis par la nouvelle, Harry leur tendit le livre, qui était écrit de sa main, et qui relatait les expériences qu'il avait vécu lors de son expérience d'introspection, jusqu'à sa transformation en animagus. Les deux apprentis allaient avoir de la lecture à faire.
Et lui, il se devait de divertir le petit garçon qu'il avait dans les bras. Et rien de mieux qu'une séance de lecture sur les animaux fantastiques pour l'occuper pendant des heures.
Bien plus tard dans la journée, pendant cet instant où le ciel ne sait plus si la lune est gagnante sur le soleil, Harry regretta son après-midi de paix tranquille, pendant laquelle tout ce qu'il avait dû affronter étaient des millions de questions sur les animagi, et des séances de tours de magies basiques pour amuser Erno et Julie.
A cet instant, les pieds coincés dans une large couche de boue, la pluie tombant sur lui avec force, Harry se sentait fatigué, et bien las. En face de lui se tenait un Anton Makarov au plus haut de sa forme, sa longue cape prune attaché autour de son cou, immaculée. Lui était terreux, et de la boue couvrait même une partie de son visage, sans qu'il ne sache comment celle-ci était arrivée là. Derrière lui, il pouvait sentir la présence rassurante de Dexumria et Viktor, aux aguets.
Anton fit un geste élégant du bras, désignant un peu plus loin une large cavité dans la montagne devant laquelle ils se trouvaient.
- Harry Potter. Par ici.
Harry jeta un regard peu avenant en direction de Viktor qui lui rendit un sourire – chose rare – encourageant. L'héritier des Potter souffla un bon coup et se dirigea vers l'entrée désignée par le créateur de Viktor.
Il ne pouvait distinguer l'intérieur, et il en conclut que l'entrée devait être protégée par une forte magie. Lui-même ne pouvait en distinguer la puissance ni l'apparence, car la magie était celle d'Immortels, et seuls ceux-ci savaient la reconnaître. Mais comme ni Viktor ni Dexumria ne semblaient plus perturbés par l'entrée que cela, Harry rentra sans même sourciller.
Une sensation peu confortable, un peu comme si l'on lui avait posé un drap mouillé sur les épaules, le prit lorsqu'il franchit l'entrée, et la sensation ne se dissipa que lorsque Anton posa une main sur son épaule.
Devant son air interrogateur quant à la sensation étrange, Anton se sentit obligé d'expliquer :
- Notre sort d'entrave à nous. Aucune créature ne peut évoluer dans la Tanière du Conseil des Brumes sans l'autorisation explicite de l'un des chefs.
Harry en déduit que son toucher sur l'épaule avait dû être la sorte d'autorisation. Il ne demanda pas plus d'explication. La magie des Immortels était bien trop complexe pour qu'il commence à l'étudier maintenant.
La main d'Anton toujours sur son épaule, Harry se laissa guider dans d'innombrables couloirs, les uns tous aussi longs et serrés les uns que les autres. Seule touche d'élégance, les sols étaient sertis de mosaïques qui semblaient aussi vieilles que Merlin lui-même. Au bout de ce qu'il sembla être une éternité pour Harry, ils débouchèrent devant une grande porte en bois sculpté. Deux gardes montaient la garde, et ils s'inclinèrent en avisant Anton et Viktor. Ils n'adressèrent aucun regard à Harry, mais concentrèrent toute leur attention sur Dexumria, la dardant d'un regard meurtrier, qui en aurait fait reculer plus d'un. Mais Dexumria se contenta de les ignorer, habituée aux regards des vampires, grâce à Viktor.
Les deux gardes ouvrirent la porte et laissèrent entrer les visiteurs. La salle qui apparut aux yeux d'Harry était lumineuse. Ce fut le premier mot qui vint à l'esprit du professeur de duel.
Puis il remarqua la dizaine de vampire assis autour d'une longue table recouverte d'une nappe rouge, et Harry se crispa.
Ici, dans cette salle, il se sentait impuissant, et ce sentiment ne le prenait que rarement. Seul, il était capable de vaincre un vampire, et avec Dexumria et Viktor, ils parviendraient peut-être à vaincre la moitié de deux présents ici, si l'envie leur prenait de vouloir leur mort. Mais ils n'en sortiraient pas vivants. Leur survie dépendait donc ici d'Anton Makarov, et bien de lui seul. Viktor était un Prince des Brumes, mais les vampires ci-présents n'étaient pas encore très joyeux à l'idée de voir un vampire inconnu prendre une place aussi importante dans le Conseil. D'où la présence cruciale d'Anton Makarov, l'un des vampires les plus anciens, et qui siégeait lui aussi au Conseil. Lui seul empêcheraient les vampires du Conseil de tuer les trois acolytes.
Aussi, Harry resta sur ses gardes, passant sur un mode de vigilance élevée, jusqu'à ce qu'un des vampires assis sur l'une des chaises, quasiment avachi, fasse un mouvement lâche de la main, et sorte d'une voix morne :
- Calme-toi petit humain. Nous ne vous ferrons aucun mal. Le jeune fils de sang est sous notre protection. Et tu es sous la sienne.
Le vampire jeta un coup d'œil vers Dexumria, et fit un sourire carnassier qui laissa entrevoir deux longues canines, qu'il n'avait pas rétracté dans une raison évidente. Et le regard qu'il lançait en direction de l'elfe voulait tout dire. Viktor laissa échapper un grognement et se plaça aux côtés de l'elfe, mais celle-ci le rassura en posant sa main contre son torse. Elle savait que le vampire ne faisait que la menacer. Il ne l'attaquerait pas.
Et l'elfe avait raison car le vampire se détourna d'elle et reporta son attention sur Harry. Ce dernier prit le temps de le détailler. Après tout, il était le seul qui avait pris la peine de leur accorder une quelconque attention. Tous les autres chuchotaient entre eux, ou étaient perdus dans leurs pensées.
Le vampire qui s'était adressé à eux avait des cheveux blonds sales dont les pointes tombaient devant ses yeux bleus glacials. Tout dans sa posture criait à l'aristocratie, à la grâce, et surtout à la vieillesse. Ce vampire paraissait avoir vécu déjà une éternité. Celui-ci se détourna d'Harry et planta son regard perçant dans celui blasé d'Anton Makarov :
- Anton. Quel est le but de ta visite ici, accompagné de ces jeunes gens… remarquables ?
- Je suis venu chercher le Journal, Amalric.
Le dénommé Amalric lia ses mains sous son menton, un léger sourire flottant sur ses lèvres :
- Et à quelle fin ?
Anton fit un mouvement de la tête en direction d'Harry :
- Il devra le détruire.
Le sourire du vampire s'accentua :
- Détruire un cercueil d'âme ? Mais pourquoi faire cela ?
Harry, qui n'avait clairement pas la journée, et qui voyait clair dans le jeu du vieux vampire, décida de prendre la parole :
- Ce n'est pas un cercueil d'âme. C'est un Horcruxe. Je ne sais pas comment vous avez pu le récupérer, et je ne sais encore moins pourquoi vous le gardez avec vous. Je croyais que les vampires ne se mêlaient pas des histoires des sorciers.
Amalric reporta son attention sur Harry en tournant lentement la tête vers lui, ne perdant pas un instant son sourire froid et amusé incrusté sur ses lèvres translucides.
- Un Horcruxe, comme vous sorciers le désignez si bien, est un cercueil d'âme. C'est le dernier lieu dans lequel ce morceau d'âme échouera. Nulle personne n'arrive à récupérer son âme après l'avoir brisée. Quant à notre motivation…il est distrayant de voir cet objet si noir être entouré de notre aura. Vois-tu, petit humain, je jouis particulièrement de voir les humains prendre peur devant moi. Et le morceau d'âme qui se trouve dans ce journal… mmh… il recule devant ma présence. Et c'est un fait si savoureux, que je ne peux m'en passer.
A ce point-là de la conversation, Harry ne pouvait que se demander si les centaines d'années du vampire ne lui étaient pas montées à la tête. Clairement, le vampire était totalement timbré.
Et Harry ne savait pas vraiment agir avec les gens dont la folie avait dévoré l'esprit. Pendant un instant, il se demanda s'il devait forcer le passage et aller récupérer directement le Journal de Jedusor, qui, par il ne sait quel tour de force, avait atterri dans l'antre protégée du Conseil des Brumes.
Mais à peine eut-il le temps de former l'idée dans son esprit, qu'Amalric se mit à glousser sans retenue.
- Qu'il est satisfaisant de voir ton esprit élaborer toutes sortes d'idées pour te sortir d'ici, avec en ta possession ce Journal qui t'importe tant. Ecoute-moi, petit humain. Je vais te faire une offre. Elle sera unique, et je n'en proposerais pas d'autre.
Le vampire fit une pause, croisa ses jambes, et se départit de son sourire.
- Je t'autorise à prendre le Journal. Je t'autorise à sortir d'ici avec tes amis sains et saufs. Je ne veux rien en échange. Excepté ceci. Si vient le jour où la mort est à ta porte, et si ton corps et ton esprit sont toujours en parfait état, alors je réclame le droit de faire de toi mon fils de sang. Que dis-tu de cela, fils de Merlin ?
Harry cligna des yeux une fois, sans prononcer de mots. Il tourna la tête vers Dexumria et Viktor et ce dernier, bien que sa mâchoire se soit crispée à l'entente des mots, hocha la tête en guise d'assentiment.
Harry, qui faisait confiance à Viktor, se tourna vers Amalric et le regarda dans les yeux :
- C'est d'accord. Mais seulement si je suis sur le point de mourir, nous sommes d'accord là-dessus ?
Amalric laissa de nouveau ce sourire froid et amusé apparaître sur ses lèvres :
- Nous sommes d'accord, petit sorcier. Nous sommes d'accord.
D'un claquement de doigt, il invoqua une boîte qu'il ouvrit, et qui laissa place au Journal de Jedusor. D'un geste doux, Amalric le sortit de la boîte et le tendit à Harry, qui le fourra dans sa bourse en peau de Moke. Au même moment, et sans qu'il ait eu le temps de réagir, le vieux vampire surgit devant lui et lui agrippa le bras, ses ongles s'enfonçant dans la chair jusqu'au sang.
Harry voulut réagir et se défendre mais la poigne du vampire était beaucoup trop forte, et ni Viktor ni Dexumria n'esquissèrent de mouvements. Alors Harry se laissa faire, une pointe de peur mêlée à de la curiosité.
Le vampire amena le poignet d'Harry au niveau de ses canines, et les laissa frôler la peau blessée du sorcier, laissant tomber quelques gouttes transparentes au-dessus des plaies ouvertes. Harry grimaça sous la douleur. Il commençait à comprendre ce que faisait le vampire. Ce dernier s'arrêta brusquement et tourna la tête vers Viktor :
- Tu sauras comment le soigner.
Puis il reporta son attention sur Harry :
- Il n'y aura aucun autre vampire qui essaiera de faire de toi son fils de sang. Mon poison coule dans tes veines, à présent. Sa quantité est moindre, et elle ne te transformera pas en vampire. Mais je suis le seul à pouvoir faire de toi mon fils de sang.
Il s'approcha d'Harry, qui ne broncha pas, et planta son regard glacé dans les pupilles vert d'eau de son vis-à-vis :
- Je souhaite pour toi d'avoir une longue et douloureuse vie, et que ton chemin n'ait jamais plus à me croiser. S'il en était autrement…
Mais Amalric ne finit pas sa phrase et s'en fut se rasseoir, un rire mourant sur ses lèvres. Bien vite il ne fit plus aucun fi des arrivants. Il était reparti dans sa méditation solitaire, et rien ne pourrait plus l'en sortir.
Bien décidé à s'enfuir de cet endroit maudit, Harry prit les devants, et d'un pas plein d'entrain, se dirigea automatiquement vers la sortie, son esprit ayant intégré les couloirs à prendre lors de son arrivée.
- Pourquoi tu ne m'as pas dit que c'était une hypothèse envisageable ?
Harry fulminait dans le salon. Ils étaient rentrés de leur sortie chez les Ombres quelques heures plus tôt, et Dexumria était allée chercher un Erno somnolant dans les appartements des Potter, et l'avait recouché dans sa chambre.
Ils étaient maintenant tous les trois, et Harry faisait les cent pas, les bras derrière la tête, un air colérique sur le visage. Viktor, penché contre la cheminée, regardait d'un air absent les flammes, et Dexumria s'était transformée en grenouille sur le canapé, sa forme batracienne lui ayant manquée depuis un temps.
Viktor répondit d'une voix lente :
- Ne me blâme pas là-dessus. Tu sais très bien que tout but d'un vampire et d'avoir le fils de sang le plus fort possible. Tu n'es pas un maigre choix. Dès lors que tu entres en contact avec des vampires, la possibilité qu'ils te transforment sur le champ en vampire devient haute.
Harry poussa un gémissement frustré :
- Mais je sais très bien tout cela. J'espérais juste ne pas avoir à recourir à cette solution. Je veux dire, si je suis mourant pour une raison ou une autre, j'aurais souhaité que cela soit toi qui me transforme. Et personne d'autre. Et ne me regarde pas avec ces grands yeux de merlan frit, jamais je n'accepterais l'idée de mourir sous votre garde, si cela signifie alors que vous mourriez avec moi. Je préfère encore endurer l'éternité avec vous, plutôt que de savoir que c'est moi qui vous ai entraîné vers la mort.
Viktor haussa un sourcil et se tourna vers Harry :
- Depuis quand cette idée te trotte-t-elle dans la tête ?
- Depuis que Dexumria est devenue ma Protectrice. Depuis que la marque d'éclair s'est formée sur votre main. Je me suis renseignée sur le sort des Protecteurs lorsque le Protégé mourrait sous leur garde. Ils meurent inévitablement, d'avoir échoué à rembourser leur dette de vie. Et je n'ai clairement pas envie que cela vous arrive, ok ?
Viktor secoua la tête, abasourdi devant de telles stupidités :
- Le but d'un Protecteur est de mourir avec son Protégé s'il n'arrive pas à accomplir son devoir. Telle est la première loi des dettes de vie, Harry.
Harry haussa les épaules, signifiant bien par-là que, loi ou non, il s'en contrecarrait comme de sa première chaussette.
- Harry… Très bien. Très bien. Mais au moins sache que plus le vampire créateur est puissant, et plus le fils de sang le sera. Il vaut donc mieux pour tout le monde que cela soit Amalric qui te créé plutôt que moi. Même si je suis contre l'idée. Et puis, de toute façon, je ne laisserais jamais personne t'approcher de trop près pour te faire ne serait-ce qu'une égratignure. Alors sa condition, Amalric, il peut très bien se la foutre là où je pense. Nous, de notre côté, on a le Journal de Tom.
Harry acquiesça, et se laissa tomber sur le canapé, attrapant délicatement Frog-Dexumria dans ses mains. Il murmura, un air songeur sur le visage :
- Il n'en reste que trois à trouver. Le médaillon de Serpentard, la coupe de Pouffsouffle et le diadème de Serdaigle. Sachant que nous savons où est le diadème, et qu'il suffira d'aller le chercher mais sans que Dumbledore le sache. Après tout, il serait suspect d'entrer dans la salle sur demande, et d'en ressortir avec un médaillon puant la magie noire, au vu et su du plus grand mage de l'époque.
(1) Ouaip, je m'amuse héhé.
Je répondrais aux reviews des guests et non guest le plus tôt possible, mais les reviews des guests seront dans le prochain chapitre, j'en suis désolée !
Pas de fanfiction's rendez-vous non plus, désolée encore, je n'ai pas du tout réfléchis à cela !
Merci encore d'être là, bisous bisous, et n'hésitez-pas à reviewer pour me dire que malgré mon absence, vous êtes toujours là (et vous pouvez m'écrire en gras et en gros pour m'engueuler, c'est gratuit)
Sorcièrement vôtre,
Mylush
23/10/2017
