***** Chapitre 17 bonjour ! Comme je ne sais plus quoi dire, je vous laisse découvrir une partie de la vie de notre héroïne.*****
Anna1819 : Avec Kid ? Ah je ne dis rien ! Ca va venir ! Et principalement dans l'opus deux.
Who think Fast : Alors cette glace ? J'ai lu ton commentaire juste avant d'uploader ! Allez, profite !
Chapitre 17 : Il s'appelait Deny
C'était une magnifique journée qui s'annonçait. Le ciel bleu n'était parsemé que de rares fils de cotons nuageux, le soleil inondait l'île de lumière et de chaleur. On pouvait observer l'océan, d'un calme limpide, briller de milliers de diamants. Les rayons traversaient les hublots du sous-marin, l'illuminant plus que d'habitude et rendant les déplacements à l'intérieur plus agréables. Alors que Bubble ré enfilait son uniforme, Penguin vint taper à la porte pour lui annoncer d'aller sur le pont une fois qu'elle serait prête. C'était un chemin qu'elle avait finalement mémorisé. Dehors, le capitaine discutait avec Sachi. Lorsqu'elle l'aperçut, une bouffée de chaleur la prit en se remémorant les évènements d'hier. Chose rare, Law semblait aussi mal à l'aise qu'elle.
_ Bon, aujourd'hui on va aller acheter de quoi remplir les soutes car la prochaine escale est dans deux semaines. Sachi, tu iras acheter les pièces de rechange avec Penguin, pour le moteur. Bepo tu viens avec moi et Bubble. On va prendre de quoi combler le vide des placards et puis un peu d'alcool si Miss a la gentillesse de nous en laisser cette fois-ci.
_ Je t'emmerde.
_ Je m'en fiche. Allez !
_ Capt'ain ? Intervint Sachi.
_ Pour l'amour du ciel, c'est CAPITAINE, grogna Law.
_ Bepo le dit bien tout le temps !
_ Mais Bepo me sert d'oreiller. Tu voulais dire ?
_ Pourquoi on fait pas ça demain ?
Law désigna la jeune femme du pouce.
_ Parce que demain il y aura moins de bras pour porter tout ça. Ça veut dire qu'il y aura moins à manger et que si on meurt de faim ce sera sa faute.
_ Hé ho ! protesta Bubble. Je ne suis pas une valise qu'on remplit !
Il se tourna vers elle, l'air sérieux.
_ Non, toi tu serais plutôt le poids qu'on met dedans. Mais ce n'est pas un souci puisque la valise va bientôt changer de propriétaire.
Dans les boutiques, Law dut affronter les remarques de Bubble qui tentait de se venger de ce qu'il avait dit lors du briefing, ainsi que les plaintes de Bepo qui avait trop chaud avec ce soleil. Il ne cessait d'implorer une glace à la vanille. Le mot de trop fut quand Bubble ajouta qu'au fond, son prochain capitaine serait sûrement plus sauvage que lui.
_ Le prochain de vous deux qui ose ouvrir la bouche, je lui promets un sommeil long et réparateur dans la chambre froide.
Bepo marcha un peu plus vite et Law ajouta à voix basse, le regard droit devant.
_ Quand à toi, si tu veux savoir, hier soir je me suis retenu.
Bubble se stoppa net sur place, le rose aux joues. Elle n'essaya pas de deviner ce que signifiait alors « sauvage » pour lui. Il tourna la tête vers elle, une mince ligne se dessina sur son visage narquois. Elle remonta à son niveau et ajouta d'un même ton :
_ Je demande comparaison.
Law rit en la traitant d'insolente, et lui pinça la joue pour la force à avancer.
Effectivement, une fois les achats terminés, ils n'étaient pas trop de trois pour soulever les sacs pleins. Ils croisèrent les deux compères qui sortaient d'une rue adjacente. Sachi avait cru perdre Penguin alors qu'une troupe de Marine leur était passée devant au pas de course. Le reste de la journée se passa de manière pour une fois normale et c'est avec plaisir que Bubble discutait avec Bepo sur le pont, profitant des derniers rayons chaud de l'après-midi.
L'ours lui avait accordé le privilège de se blottir contre lui, chose que seul le capitaine était autorisé à faire.
_ Vous allez tous me manquer, déclara Bubble en contemplant l'horizon.
_ Toi aussi Kyandi. J'espère que tu n'auras pas de problèmes avec cet Eustass. On dit qu'il n a aucune patience.
_ C'est vrai que c'est un souci avec moi la patience.
_ Surtout quand tu te perds.
Ils rirent doucement.
_ Je ne sais pas ce que tu vas chercher là bas, lui dit Bepo.
Bubble poussa un soupir et reconnu que son choix était dur à comprendre.
_ Je vais tout te raconter, tu me croiras si tu veux. Mais ne va pas le répéter aux autres s'il-te-plaît.
_ Pourquoi ?
_ Parce que si le capitaine apprenait la raison qui me pousse à aller avec le Kid, il s'empresserait de me retirer son autorisation et il s'amuserait à jouer au foot avec ma tête.
Bepo ne dit rien et Bubble commença son récit.
_ Quand j'étais petite, j'étais une vraie pleurnicharde. Je pleurais pour un rien et tout le monde se moquait de moi.
_ C'est vrai ? Comment ça se fait que tu sois aussi…différente ?
_ Ca va venir ne t'en fais pas. Bref, personne ne jouait avec moi, excepté un seul enfant. C'était un garçon, il s'appelait Deny et était de deux ans mon aîné. Il était le fils du maire de notre village mais ce n'était pas quelqu'un d'arrogant pour deux sous. On s'est connu un jour, alors que je me faisais embêter par trois garçons, les caïds du village. Il est arrivé et les a tous mis à terre. Deny était un garçon très fort, plus que la plupart des autres de son âge, mais il n'usait jamais de sa force à mauvais escient.
Elle marqua une pause, le regard perdu dans les vagues, et reprit le bras de Bepo autour de ses épaules.
_ Depuis ce jour, nous sommes devenus très proches. Lui non plus n'avait pas d'amis car l'argent l'avait éloigné des autres enfants, la plupart issus de familles hostiles au maire. Les gosses de riches l'exaspéraient avec leurs avis préconçus. Il me demandait souvent pourquoi je pleurais. Je lui répondais que je n'avais pas d'autre moyen de défense.
_ C'est vraiment curieux, dit Bepo, qui écoutait attentivement les confessions surprenantes et rares de son amie.
_ Oui, je l'avoue. Alors quelques temps après notre rencontre, il a commencé à m'apprendre à me battre. Oh bien sûr il ne le faisait pas de la même manière qu'il l'aurait fait si j'avais été un garçon, car je n'aurais pas la même résistance. Mais chacune des séances durant lesquelles on se battait était éprouvante pour moi, la petite pleurnicheuse.
Lorsque je réussissais quelque chose, le blesser ou un enchaînement compliqué, il m'achetait des bonbons. Comme il n'avait pas de problèmes d'argent, il faisait ça naturellement. Mais pour moi qui venais d'une famille modeste du peuple, c'était aussi beau que de recevoir un ruban en soie, ou tout autre chose que les filles de riches aimaient.
_ C'est pour ça que tu aimes autant le sucre ? supposa Bepo.
Bubble eut un sourire un peu triste.
_ Sûrement oui. Cela dura les trois ans que nous vécûmes ensembles. Un matin, je venais d'avoir 13 ans, il m'avait donné rendez-vous près d'un buisson de lavande, là où on avait l'habitude de se retrouver. Il m'offrit une boîte remplie de toutes sortes de sucreries, de bonbons, tout ce qui pouvait s'acheter au village. Tout son argent de poche du mois avait du y passer mais il me l'a tendit un grand sourire sur son visage. Il m'avoua ensuite qu'il avait un secret qu'il voulait me confier.
L'ours blanc se redressa afin de retrouver appui contre la paroi du sous-marin. Bubble posa sa tête sur son ventre confortable.
_ Quel genre de secret ? interrogea Bepo.
_ Ce matin-là, il m'avait faite venir en cachette pour m'annoncer son grand projet.
Bubble replongea dans sa mémoire, tout en racontant ce qu'elle y voyait.
« _ Je vais devenir un pirate Bubble !
_ Quoi ? Mais tu ne peux pas partir ! Lui avait-elle défendu.
_ Je ne serais pas un méchant pirate, ne t'en fais pas ! Je vendrais à manger sur l'océan et dans les villes ! Je trouverais des compagnons et nous vendrons le plus grand choix de bonbons et de sucreries de tout l'océan ! avait-il expliqué, des étoiles dans les yeux.
Bubble avait la gorge qui se serrait.
_ Mais…tu vas me laisser toute seule…geignit-elle.
_ Tu es forte maintenant ! Aussi forte que moi ! L'avait félicitée Deny, une main sur la tête. Et puis on se reverra, c'est promis ! »
_ Je me suis mise à pleurer comme au tout début. Il a coupé un brin de lavande et m'avait chatouillé avec, ce qui m'avait empêché de continuer.
_ J'aime bien la lavande aussi, déclara Bepo, rêveur.
_ Tu as raison Bepo, c'est une très belle plante… Elle est d'une couleur discrète mais son parfum se répand partout où qu'elle soit. C'est ce que me répétait Deny à chaque fois que nous nous perdions dans les champs de fleurs. C'est un peu fleur bleue comme image, si je puis me permettre ce jeu de mot !
_ Tu es drôle Bubby !
Le soleil rougeoyait un peu plus par rapport au début de la conversation.
_ Il me disait que je serais comme cette lavande, discrète mais qu'on entendrait parler de moi partout dans le monde. C'était notre promesse : il réussirait à monter son équipage de marchand de bonbons et en échange, il devrait entendre de mes nouvelles partout où il irait.
Bubble se tut un petit moment, en repensant à cette promesse. Elle crut sentir un parfum de lavande mêlé aux embruns de l'océan. Elle fit craquer les articulations de ses mains engourdies.
_ Il est parti le lendemain. Tout le village était sans dessus dessous. Même si la plupart des gens n'aimaient pas le maire, son fils était un ange parmi les bourgeois. J'étais la seule à savoir ce qu'il était devenu. J'avais caché ma boîte pleine de bonbons dans le tronc d'un arbre, dans un minuscule bois près d'un champ de blé. Un jour, je suis allée, comme tout le temps, vérifier qu'elle y était encore, et en manger un ou deux en souvenir de Deny. Sauf que quand j'ai regardé dans l'arbre ce jour-là, il n y avait rien. Juste un emballage rose à son pied. J'ai tout de suite compris qui avait pu faire ça.
_ Les garçons qui avaient étés frappés par ton ami ?
_ Oui. Ils le détestaient et depuis qu'il était parti, ils avaient le champ libre pour m'embêter. Ils ne savaient sûrement pas que la boîte était de lui mais que j'y tenais, ça oui. J'ai suivis les quelques emballages qui traînaient par terre et je suis arrivée dans le champ de blé. Je les entendais rire.
Sa voix se faisait plus tranchante, dure, et ses poings se serrèrent autour du tissu de l'uniforme orange de Bepo.
_ Je me suis approchée en silence, laissant le temps à la colère de monter ne mi. Puis je les ai découverts. Ils avaient totalement vidé la boîte qui gisait à mes pieds. Quand ils m'ont vue, ils ont rit. Jamais je n'ai ressenti une colère aussi forte…de la haine. Cette boîte qui m'avait été offerte par Deny, ce qui me restait de sa gentillesse et de lui était disparu, envolé, avalé dans le ventre de ces gars qui riaient… Je n'ai pas de souvenir précis de ce qu'il s'est passé ensuite mais tout ce dont je me rappelle, c'est quand j'ai repris le contrôle de moi-même, ils étaient à mes pieds, tabassés à mort.
***** Je vais tenter de vous donner un peu de texte avant ce soir !*****
