*****Piou piou ! Me revoilà ! Bon j'ai pris une semaine de retard -_-' ….ça change pas vraiment en fait ! Un nouveau chapitre et en bonus un OS écrit par la très gentille que j'ai vraiment adoré ! J'ai bien rigolé et en plus je trouve touchantes les réactions données à Bubble. J'ai même cru déceler une pointe de protectionnisme envers elle de la part de Kid… Bref, profitez et n'oubliez pas de lui laisser un petit message dans vos reviews, histoire de la récompenser du temps que j'ai mis à le publier ) Pas grand-chose à dire cette fois, si ce n'est que je ne suis plus malade, que Kid est parti chez Simili D Axel et que je commençais à m'ennuyer du coup j'ai rappelé Doflamingo alias Pedomingo chez moi, le temps que Kid revienne le jarter :D….non je ne risque rien ! Enfin je crois…..

RECTIFICATION DU DERNIER CHAPITRE : Au fait, il semblerait que la plupart d'entre vous aviez compris lors du dernier chapitre que Kid s'était montré réellement poli…hem….en fait je me suis mal débrouillée pour faire passer l'idée….Bubble arrive bien dans la cabine et tout et tout, mais au moment où elle s'installe dans le fauteuil elle s'assoupit, faire le rêve/cauchemar que Kid est poli et se fait réveiller quand celui-ci la tape à coups de papier sur la tête ! Voilà, c'était la petite rectification du jour ! Encore désolée pour ceux et celles qui imaginaient Kid aussi bien éduqué :D ****

Aki-chou : C'est un plaisir de faire plaisir ! pour Thom, je vais tenter d'en faire un perso un peu plus présent, voir comment il s'investirait dans l'équipage ! Law fait-il du yoga ?...je ne l'ai jamais vu la tête en bas à faire le poirier ou à s'étirer par terre comme asticot…..donc je suppose que non ! Je ne sais pas si je ferasi de Drew un aussi beau gosse que son frère étant donnée que XXXXXXXXXX. Enfin tu comprends quoi ? (le spoil sera levé dans ce chapitre ) Je pense que ce n'est pas vraiment utile queje montre les réactions de Bepo, Shachi et Penguin, mais si je peux je le caserais BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOI AUSSI !

MllxElo : Kid est partant pour passer contrôler le frigo ! Merci de tes encouragements, je te fais des bisous aussi et Kid semble quelque peu circonspect devant tant d'affection mais ne se met pas en rogne donc c'est bon !

Tigrou2Hitsu-kun : La rentrée s'est mieux passée que les vacances on va dire ! Et toi ? Cette rentrée ? C'est plaisant de voir que ce passage est bien dosé comme tu dis, à vrai dire, j'ai toujours une légère appréhension à écrire ce genre de passage… Les sweat comme ça t'en trouve pas deux sur Grand Line ni dans le Nouveau Monde en plus alors….

AliceLaw : Disons qu'il intériorise beaucoup XD J'aimerais tant voir vos réactions parfois, ça doit être épique pour certain(e)s ! Beaucoup de filles je pense ) Imagine un joli sourire moqueur de ses lèvres rouges et le regard provocateur….miam !

Trafalgar-Lucia : Que Law souffre ? Dieu que j'aime cette perspective ! D'une certaine manière il va le subir…je sais pas comment mais il va continuer à un peu douiller. Souviens toi alors ) Mais non Kiddie n'est pas poli ! (je peux dire ce que je veux sur lui vu qu'il est chez Axel !) Explication au dessus ) Même si j'avoue que j'aurais aimé le faire pour de vrai dans la fic' ! Ba, la prime c'est celle de Bubble Dans l'article que Law lit dans son journal, on en parle après qu'il l'aie posé sur le bureau

Itinerys : C'est vrai que tu connais mieux mes idées que ceux qui lisent cette fic' (désolée mes choupinous de lecteurs 3) « Son grand dadais roux de Captain »…miam ! Kiddi n'est point poli ma chère ) mais non ta phrase est tout à fait raisonnée ! Ca serait tellement chiant et ennuyeux si Kid était doux et civilisé (bien qu'il soit doux…euuuh….nan oublie ce que je viens de dire ça va me porter préjudice !)

Ichigo-from-Hell : Smoking…Kid….smoking…Kid…..*ç*

Hitsu-kun2Tigrou : D'autres avantages hein ? *regard suspicieux*…dites pour voir ? *Kid a déjà un large sourire derrière mon épaule* Coca, Rioja, Chocolat, tout ce qui le fait en –a ! Ce regard de panda étoilé ne peut que m'attendrir et je vais me permettre de spoiler un peu : oui, ils le seront un peu plus….reste à savoir ce que veux dire le « un peu »… Merci de vos encouragements, ça fait chaud au cœur !

L'inconnue : Bisoous ! Moi aussi je me sens trop en OCC sur le coup ! Merci et à plus )

Portgas D. Hikaru : Fais péter le champagne ! Youpiiii ! A la prime de Bubble ! Et à son imaginaire faisant de Kid un homme poli ! *finit avec le verre de champ' lancé au nez* …méééééé…..

AnnaSophia : Tu ne te trompes pas du tout crois moi ! ) Tes remarques sur ces points de l'histoire sont justes et me font vraiment plaisir ! Pour Kid, non il ne m'a pas menacée (bien que cela l'aurait amusé au plus haut point !)…disons qu'il m'a…..poussée à continuer dans cette direction…hem hem… Franchement tu peux pas savoir le smile que j'ai eu en voyant ta réponse au P.S. ! hôtesse de l'air, c'est beau comme métier ! C'est vraiment étrange et agréable de savoir qu'on est lue dans de telles conditions, c'est…inhabituel ! Maintenant que je suis guérie, je me sens d'attaque et pleine d'imagination !

Ciella : Luffy, tu es vraiment très étrange comme jeune homme ! Mais va donc chercher ton trésor avec Ciella, tu finiras pas tomber sur le One Piece ! )

Simili D Axel : La rencontre a été fixée pendant l'Opus 3 ! C'est officiel ! Kid ? Beiin…j'aimerais bien le revoir quand même parce que je suis toute seule et ça fait bizarre et….nan rien…voici la suite !

Tsui Yun : Ouii j'ai vuu ! Trop un choc pour moi ! Je suis tellement fière de mes lecteurs et lectrices que je m'en vais câliner mon chat (*MIIAAAAAW !*) Mais ne t'en fais pas, ça viendra ! tant que tu y mets du cœur et que tu essaye de mettre ta propre touche d'originalité dedans : tout ira bien ! En plus toi tu fais pas de fautes ! )


Chapitre 45 : La journée avait pourtant bien commencé

Le vent s'acharnait contre les immenses murs de béton blanc qui bravaient l'horizon, tels des géants de sel. De grandes tourelles encadraient le bloc de pierres, protégeant ainsi l'accès de ce lieu si sérieux. Au sommet du bloc central se détachait un pic auquel flottait avec impériosité le drapeau de la Marine. Dans les couloirs dallés se pressaient avec ordre les hommes au service du contre-amiral des lieux. Le bâtiment ne désemplissait jamais, tant les informations nécessitant d'y être traitées étaient nombreuses. Il faut dire que le quartier général s'occupant des avis de recherches des pirates de tout l'océan devait gérer de nombreux rebondissements et rester en alerte depuis les quatre autres quartiers de chaque océan.

Dans l'un des couloirs menant au bureau du contre-amiral, un jeune Marine fraîchement débarqué courait avec nervosité, les semelles couinant sur les dalles, la casquette menaçant de se s'envoler du crâne aux cheveux sombres. A chaque foulée, sa respiration lui arrachait un tiraillement dans la poitrine. Non seulement à cause d'un manque d'exercice –son ancien rattachement ne courant pas autant que celui-ci- et de la cicatrice lui barrant le torse. « La journée se déroule plutôt bien… » se dit-il. De vieux souvenirs amers remontèrent à la surface de son esprit mais la Marine lui avait appris à les enfouir en lui. « Inutile de remuer ce qui n'appartenait qu'au passé » disaient ses instructeurs lors de son entraînement il y a de ça plusieurs années.

L'agitation qui le prenait rendait ses mouvements plus maladroits et il faillit chuter en freinant devant l'imposante porte du bureau du contre-amiral Amadeus. On disait de lui qu'à cause de ses méthodes trop drastiques, il aurait été envoyé au quartier général du Centre d'Avis de Recherches par Sengoku. Tous ceux ayant parlé à la nouvelle recrue l'avaient mis en garde de ne jamais le fixer dans les yeux. Il paraîtrait que lors d'une bataille, le pirate Trafalgar Law l'aurait attaqué à la tête, lui faisant perdre un œil et déformé une partie importante de son visage. Depuis ce jour, le contre-amiral Amadeus vouait une haine sans borgne au supernova Trafalgar Law.

Le jeune marine se redressa, attendit que son souffle se soit apaisé malgré les battements de son cœur, passa son bras dans son dos, la main serrant le papier responsable de ce déplacement et frappa les trois coups réglementaires.

_ Entrez.

La voix fit sursauter le Marine tant son timbre était inattendu. Accueillant et jovial, il l'aida à ouvrir la porte et rentrer, le regard concentré sur les intersections des dalles. Par habitude, il réussit à fermer la porte sans prêter attention à ses gestes et leva finalement les yeux sur le propriétaire de la voix si surprenante. Il était assis au bout d'une longue table couverte de documents, d'encriers et de vieilles tasses de café dont la date de préparation dépendait de sa place sur la table. Sa taille était imposante, plus de deux mètres avec certitudes, les épaules larges et carrées, maintenant un cou minuscule et une tête presque totalement ronde. Du sommet du crâne lisse, une queue de cheval de cheveux blancs s'échappait pour se terminer sur l'épaule en une large et épaisse mèche pointue. Le Marine ne put s'empêcher de penser à une note de musique ! C'est alors qu'il détailla malgré lui le visage supposé si effrayant par les autres compagnons du bâtiment. La tête ronde lui fit perdre le peu de son assurance dès qu'il en définit les contours. Un seul œil d'un bleu pétard le fixait, tandis qu'un autre d'un blanc laiteux était immobile, comme s'il était omniscient. L'effet d'autorité qui s'en dégageait lui fit aussitôt baisser le regard et fixer les franges des épaulettes dorées du manteau de contre-amiral.

_ Que veux-tu donc ?

La voix était bien celle qui l'avait invité à entrer et le Marine se dit que la nature avait un drôle de sens de l'humour. Il s'avança le long de la table surchargée, le regard fixé sur le col de son supérieur en espérant qu'il ne lui demande pas ce qu'il y avait. Il passa son avant-bras devant lui et le tendit à l'homme assit sur l'imposante chaise. Curieux d'un tel mutisme inhabituel chez ses recrues, le contre-amiral Amadeus déplia le papier, sûrement une lettre, et l'avait parcourue de son unique œil bleu. Durant ce laps de temps, le Marine ne put s'empêcher de reporter son attention sur la face déshumanisée de l'homme. La précision chirurgicale avec laquelle la cicatrice fendait la paupière en son milieu fit frissonner le jeune homme. « Trafalgar Law, quel monstre… » se murmura-t-il. « …il n'a vraiment aucune limite. La Marine a raison de le.. » voulut-il terminer, coupé par un hoquet de rage de la part de la personne qu'il dévisageait.

_ C'est…c'est une provocation ?! Ces sales pourritures ne reculent devant rien !

Le Marine ne dit rien, n'ayant pas dans ses autorisation de s'inquiéter d'un sujet d'une lettre ne lui étant pas destinée. Il se contenta de faire fonctionner son cerveau à pleine vitesse pour comprendre cette réaction et n'eut qu'à attendre que la bille bleue se plante sur lui en l'accusant de maux dont il n'était pas responsable.

_ Ils pensent vraiment que je vais me tracasser pour ce genre de détail ?!

Amadeus ficha d'un geste brusque la lettre sous le nez surpris du Marine qui n'eut d'autre choix que de déchiffrer la calligraphie penchée sur l'étendue du papier froissé. Aucune formule de politesse, ce qui ne le surprit pas tant que ça, mais le message qui suivait lui fit presque le même effet que son supérieur.

« Yo !

Si t'es celui qui s'occupe des avis de recherche, on aurait une demande à te faire. Sur le WANTED d'un pirate, il faudrait que tu changes la photo parce qu'elle date de plus de deux ans et nous on aimerait bien voir à quoi ce pirate ressemble maintenant !

Du coup, si tu pouvais dire à tes glandus de Marine de s'activer pour trouver une nouvelle photo, ça serait sympa ! Si ça se trouve c'est quelqu'un dont l'avis a besoin d'être remis à jour ?

Dire qu'on t'explique comment faire votre boulot à vous les Marines, vous servez vraiment à quelque chose ? Bref, le nom de ce pirate c'est Picaddilly, Bubble Picaddilly. Une fille aux cheveux roses avec un sourire assez drôle sur la photo, bref… A la fin de la semaine, tu fais paraître une nouvelle édition des avis de recherche nan ?

Bah arrange-toi pour le faire d'ici là parce que nous on va rentrer dans un coin vraiment froid et je suis pas sûr que vos mouettes acceptent de voler jusque là…elles sont faiblardes vos poupoules !

Salut les salauds ! Shachi et Penguin Équipage du Heart »

« Quel culot ! Ces pirates étaient vraiment ce qu'il y avait de plus stupide et mauvais sur cette terre ! Après les pommes de terre bien sûr… » Dieu qu'il détestait ça ! Et pourtant c'était, pour la quasi-totalité des repas, ce qu'il devait avaler sans broncher, car c'était sa seule source d'énergie avec les fruits de cette île. Les officiers du quartier général de devaient pas trouver primordial de gaver des fonctionnaires qui passaient pourtant la plupart de leur temps à courir entre les différentes ailes des bâtiments pour faire circuler les informations.

Le Marine leva les yeux sur celui de son supérieur, avant de le reporter sur le col et attendit. Parler sans qu'on le lui demande était inutile. Cependant, il n'eut pas à répondre puisque le contre-amiral reprit la parole en s'adressant autant à lui-même qu'à son subordonné.

_ Ces deux pirates imaginent vraiment que je vais répondre à leurs attentes ?! Ils peuvent avaler du granit marin jusqu'aux yeux ! Et cet équipage du Heart, d'où vient-il ?!

Le jeune homme comprit que c'était à lui que s'adressait Amadeus et entreprit donc d'éclairer la lanterne de cet homme dont il appréhendait largement la réponse. Lui-même se surprit à avoir une moue de profond dégoût en prononçant ce nom. Il lui rendit le papier et s'éclaircit la gorge avant de prononcer plein d'appréhension.

_ L'équipage des Heart Pirates vient de North Blue contre-amiral Amadeus….Il est dirigé par….le supernova Trafalgar Law…

C'était dit, il ne pouvait pas faire marche arrière et du se contenter de voir les papiers les plus proches du bras énorme d'Amadeus s'envoler dans la pièce, et les encriers se briser avec fracas sur le sol, répandant leur encre bleutée sur les dalles immaculées. Le visage du contre amiral était déformé par la rage, ses jointures de main étaient blanches et les veines à son cou se tendaient tellement qu'il crut qu'elles allaient faire sauter les boutons de son col. Amadeus fixait la lettre et la signature pleine de dédain, puis d'un violent sursaut réduisit la lettre en miettes qu'il abandonna sur la table.

_ Je ne vais pas laisser ces saletés me narguer sans rien faire ! Toi ! Viens avec moi !

Le jeune homme sursauta de toute sa vingtaine d'années et s'empressa de joindre le pas de l'homme de deux mètres qui partait déjà dans le couloir après avoir ouvert la porte avec brutalité. Toute trace de gentillesse et d'accueil avait disparu en même temps que les trémolos chaleureux, laissant place à une voix rauque et agressive, pleine de rancune et d'animosité.

_ Tu vas aller chercher cent hommes, préparez vous à partir d'ici une heure ! Couvrez-vous, il va faire froid…

Ne cherchant pas à comprendre ce qui poussait ce gradé à léguer son poste sans prévenir le quartier général, il salua réglementairement l'homme qui disparaissait déjà au bout du couloir. Il faisait passer l'information à la moindre personne qu'il croisait, sa fatigue reprenant déjà le dessus, puis rejoignit sa cabine où ses cinq colocataires le regardaient, les yeux ronds.

_ Qu'est-ce qu'il se passe ? T'as reçu un ordre mec ?

_ Préparez vos affaires, prenez vos manteaux et on y va dans une heure.

_ Quoi ?

_ C'est un ordre du contre-amiral Amadeus.

Son camarade logeant sur la couchette au dessus de lui vint lui attraper l'avant bras et le secoua légèrement.

_ Comment ça on part ? J'ai reçu une permission pour toute cette semaine ! C'est sûrement encore un de ces coups qu'il fait sans prévenir la hiérarchie ! Hors de question que j'écoute ce vieux fou totalement barge !

_ Lâche moi.

D'un ton froid et placide, le jeune homme avait l'habitude de se faire comprendre ainsi. C'est pourquoi l'autre ne chercha pas plus longtemps l'embrouille et lâcha le tissu de l'uniforme avant de jurer entre ses dents.

_ Allez les, gars, faisons ce qu'à demandé Mlle la nouvelle recrue ! Faudrait pas qu'elle se prenne une fessée par l'balafré !

Les quatre autres éclatèrent de rire et entreprirent de sortir leurs affaires en surenchérissant les blagues sur le jeune homme, dont certaines peu orthodoxes. Lui, s'en fichait royalement. Il avait été habitué à beaucoup plus insupportable comme situation. Il venait d'un tout petit village de North Blue, l'un des plus hivernaux de cette partie du globe. Une minuscule maison aux murs mal protégés, une mère très à cheval sur le respect des règles et une culture de pommes de terre…sa nourriture pendant 19 ans !

Une bile de dégoût lui monta dans la bouche et glissa sur sa langue quand son cerveau lui envoya de nouveau les souvenirs de la chair farineuse et à peine réchauffée par le feu, restant dans la bouche pendant des heures et vous la rendant pâteuse… « Yerk… »

Pendant qu'il réunissait les différentes choses dont il aurait besoin dans une heure, le jeune Marine se remémora ce qui l'avait rendu aussi imperméable aux attaques psychologiques de ces idiots de coéquipiers. Il se souvint de la pièce qui lui servait de cuisine, salon et chambre en même temps, du visage tendre de sa mère, ses longs cheveux de jais bouclant aux angles de son visage.

Elle lui avait raconté comment était né son demi-frère.

Âgé de trois ans de plus que lui, il était issu de l'union de cette mère si pure et d'un soldat au regard plus sombre que la nuit. Arrivé un soir, reparti quelques jours plus tard, l'oiseau tatoué sur ses vêtements avait hantée sa mère, au point qu'elle accepte expressément de devenir sa femme. Mais elle lui avait raconté qu'elle s'était sentie si belle et épanouie que le jeune garçon s'était convaincu que le soldat était une bonne personne. Celui né de ce coup d'un soir n'était pas de cet avis.

Il savait au plus profond de lui que cette relation avait fait de lui un bâtard à la peau moins pâle que ceux vivant du froid depuis leur naissance. Celui d'un Marine de South Blue, venu en mission et lui ayant légué ce regard et cette peau qui le trahissait dans la neige si blanche.

Malgré cette différence de père, ils vivaient du mieux qu'ils pouvaient dans des conditions qu'aucun d'eux n'avaient choisies.

Son frère aîné et lui s'occupaient comme ils le pouvaient, quand la neige ne recouvrait pas la moitié de leur fenêtre basse. Lui tentait de comprendre comment la vie avait pu les faire naître dans une pareille vie. Son espoir c'était de pouvoir rétablir une justice dans sa vie, de rendre sa mère aussi fière et heureuse que cet homme qui lui avait donné son premier fils.

Son frère lui, se refermait sur l'unique livre qu'ils avaient la richesse d'avoir. Il ne savait pas de quoi il pouvait traiter mais cela semblait passionner son frère qui restait près de la fenêtre, dans le courant d'air, pour profiter de la lumière de la neige et plus tard dans la soirée, celle des rayons de lune.

Sa mère et lui allaient se coucher dans leur lit et lui restait accroupi, les yeux plissés sur les caractères des pages, parfois illustrées par des croquis de fleurs ou autres choses qu'il ne reconnaissait pas. Au fur et à mesure des années, de profondes marques s'étaient étendues sous le rebord de l'œil, soulignant les deux pupilles noires comme le charbon du feu mort.

Arrivé à l'âge de 12 ans, son demi-frère était tombé gravement malade et le seul médecin du village se démenait pour tenter de trouver ce que c'était. Trois jours d'agonie pendant lesquels il était resté alité, transpirant et bouillant, incapable d'agir tant la crise était tombée subitement. Leur mère était restée à son chevet, le regard tournant fou au fil des heures, incapable de sauver son fils. Le futur jeune Marine lui aussi observait avec inquiétude ce frère qu'il aimait mourir à petit feu. Le quatrième matin, le médecin du village avait débarqué accompagné par un homme à la casquette marquée « MARINE ».

Le jeune malade l'avait aperçu du coin de l'œil mais s'était aussitôt mis à grogner, seul bruit passant entre ses mâchoires serrées par la douleur. La femme avait tenté de le rassurer en disant que ce « Monsieur le médecin » allait sûrement le sauver. Il se débattait dans les draps moites de sueur alors que l'homme de la Marine avait commencé à sortir ses instruments. Des scalpels, des ciseaux, du fil, et bien d'autres objets métalliques pouvant faire tout autant de choses qu'ignoraient la mère et son deuxième fils. Étrangement, le jeune garçon malade avait paru les reconnaître, d'on ne sait où, et sa colère s'était muée en une peur indomptable.

L'ignorant, le Marine s'était approché de lui et, d'une piqûre, l'avait immobilisé. Immobilisé seulement car les grands yeux écarquillés du jeune garçon restaient d'un noir aux pupilles encore plus sombres, tel un animal pétrifié de crainte.

Braqué derrière l'épaule de sa mère, son regard semblait vouloir montrer quelque chose, appuyé par ses grognements apeurés. Mais elle se contentait de répéter avec impuissance et pour tenter de rassurer son fils que « Monsieur le médecin » allait le guérir.

C'est dans cet état que le futur marine avait vu son frère se faire ouvrir l'abdomen en un hurlement de souffrance sous la lame luisante perçant la surface de peau transpirante.

De longues minutes s'étaient écoulées comme une éternité, l'air glacé se brisant régulièrement sous les cris du garçon, opéré sans aucune précautions censées atténuer l'agonie, suppliant sa mère de faire cesser cet enfer, hurlant à qui pouvait l'entendre de tout arrêter, les outils barbouillant sans aucune réticence les draps d'un rouge bordeaux.

Le médecin du village soutenait leur mère plus blanche que les draps tachés, obnubilée par le spectacle macabre de son fils charcuté, par un « éminent » médecin car Marine, comme son père.

La voix s'était peu à peu réduite à des plaintes, gémissements de plus en plus faibles, remplacés par les sifflements d'une respiration infantile, la douleur irradiant le système nerveux et rendant impossible toute manifestation cohérente.

Le Marine se leva finalement et annonça que c'était terminé, qu'il était sauvé. Sa mère s'était évanouie. Le jeune garçon était lui aussi évanoui, mais à cause de la torture qu'il venait de subir.

La veste épaisse était posée sur ses épaules, ses camarades avaient fait de même. Les armes étaient prêtes à être utilisées et tous se tenaient droits sur le pont du navire du contre-amiral Amadeus. Les pensées du jeune Marine l'avaient conduit jusque là, à écouter les ordres pleins de hargne et détermination de celui-ci.

Le soir même de l' « opération », son demi-frère l'avait fait approcher du lit par un léger gémissement. Il lui avait dit avec difficulté d'aller chercher le livre abandonné près de la fenêtre et de le lui amener. D'une main tremblotante, il avait feuilleté les pages qu'il avait maintes fois déchiffrées pendant la nuit, et s'arrêta un instant sur plusieurs d'entre elles. Il resta un long moment pensif…

Alors qu'il revenait de la seule pièce en plus de la maison, un petit débarras leur servant pour entreposer leurs provisions, le plus petit des deux garçons crut qu'il avait mal vu. Les draps encore sales de sang étaient défaits, une des vestes avait disparu et la porte encore entrebâillée prouvaient que son demi-frère avait bel et bien disparu. Alors que la neige commençait à tomber.

La coque fendait les vagues avec véhémence et Amadeus se tenait bien droit sur le pont, fixant l'horizon. Lui, ne cherchait pas à se distinguer des autres mais sa rigueur et ses résultats efficaces lui valaient les félicitations de ses contremaîtres. Encore deux ordres et il avait terminé ses objectifs du jour.

Avec sa mère, ils étaient partis à la recherche désespérée du blessé et avaient fini, après plus d'une heure de fouille minutieuse des environs, à le retrouver étendu près d'un buisson. La neige tombant avait effacé les traces et c'était un miracle qu'ils soient arrivés à temps pour le ramener au chaud. Enfin plutôt dans un endroit un peu moins glacial que l'extérieur.

Dans sa bouche, sa mère avait trouvé une bouillie de feuilles issues du buisson près duquel ils l'avaient retrouvé ainsi que d'autres plantes et baies qu'on pouvait trouver autour du village. Une fois qu'il eut retrouvé ses esprits, ils lui avaient demandé pourquoi il avait fait une chose aussi inconsciente, surtout après ce qu'il avait enduré avec le médecin de la Marine. Il n'avait rien répondu, se contentant de fixer le plafond.

Un soupir confirma la fin de son travail, quand une voix l'interpella. Un des contremaîtres l'informa que le contre-amiral Amadeus voulait le voir. Curieux mais appréhendant cet entretien dont il ignorait toute raison qui pourrait le justifier, d'un pas nerveux, il traversa le très large pont du bâtiment qui fendait les flots et grimpa les escaliers qui menaient aux bureaux et cabines des gradés. Arrivé devant la porte du bureau d'Amadeus, il inspira un coup et frappa deux coups avant de pousser la poignée.

Après cet événement, son frère aîné ne parla plus à personne, restant dans le lit, se relevant de plus en plus, reprenant sa lecture. Les nuits entières passées à lire dans le froid et sans aucun moyen de préserver son corps de sa morsure auraient provoqué une grosse grippe et à long terme, une infection d'un organe interne, au nom trop savant pour qu'elle le retienne. Selon le médecin du village qui revenait parfois pour prendre des nouvelles, le choc de l'opération lui aurait provoqué une crise de démence et son mutisme serait la conséquence durable de ce traumatisme.

Le contre-amiral lui demanda comment se passaient les ordres sur le pont, lui parla de plusieurs choses sur la suite du voyage, non pas parce qu'il tenait à l'en informer mais parce qu'il semblait que depuis qu'il lui avait amené cette lettre, il se plaisait à parler sans but à ce Marine impassible. Une fois que les déblatérations auxquelles il se contentait de répondre par un fugace oui ou non, Amadeus le congédia. Avant qu'il ne passe la porte, il se fit héler une dernière fois. Amadeus le regardait avec une attitude à laquelle se mêlaient l'ironie, l'amertume et le profond rejet. D'un sourire sans joie, il cracha :

_ Tu ressembles un peu à ton frère tu sais ?

Le jeune ne répondit rien, se contentant de hausser les épaules puis le salua avant de fermer la porte. Son échine le picotait et d'infimes tremblements parcoururent son échine, la rancœur prenant place avec perfidie dans son ventre. Oui, la presque quasi-totalité de ceux l'entourant connaissait son nom, celui qu'il haïssait et dont il ne pouvait se défaire, faute d'hérédité. Il marchait à pas lents dans le couloir avant de ressortir sur le pont, l'uniforme blanc et bleu s'agitant doucement au vent salé.

La confiance aveugle de sa mère en la médecine et en le médecin de la Marine lui avait fait perdre le sourire qui la définissait malgré les épreuves, abandonnant alors tout espoir d'entendre son premier fils de nouveau. Son petit frère continuait de croire que ce Marine venu avec le médecin avait sauvé son grand frère et l'admirait plus que tout, comme une sorte de sauveur venant combattre l'injustice de leur pauvreté. Il le crut jusqu'à ce que son grand frère, totalement rétabli, prenne le petit bonnet qu'il avait depuis tant d'années, qu'il l'enfonce sur sa tête. Qu'il ouvre la porte avant de dire que ce « médecin » l'avait écharpé inutilement, que l'infection pulmonaire dont il avait été victime –car c'était bien ça et non une infection intestinale- aurait pu être guérie directement par les plantes qui étaient répertoriées dans son livre qu'il avait été chercher lors de sa «crise de démence ». Qu'il conclut, d'un ton plus tranchant que les bourrasques de neige glaciales, que c'était lui-même qui s'était sauvé la vie, et non ce boucher de « Monsieur le médecin ». Il avait fixé son petit frère alors âgé de 9 ans et lui avait déclaré qu'être Marine ne promettait pas plus de justice et de vérité qu'un des paysans du fond des champs, et qu'il pourrait le lui prouver jusqu'à la fin de sa vie. Puis il avait fermé la porte et n'était jamais revenu.

Il fut tiré de ses pensées par une voix nasillarde l'appelant. Il releva la tête et rejoignit son propriétaire pour aller prendre connaissance des nouveaux ordres à exécuter. Il ne parlait pas comme à son habitude, se refusant à s'adresser à ceux qu'il n'estimait pas. Le roux lui servant de contremaître lui tapa l'épaule et lui brailla de se dépêcher. Agacé par l'attitude de sa récente recrue, le roux s'éloigna en direction de l'avant du pont en continuant de brailler.

_ Non de Dieu je ne sais pas ce qui s'est passé mais tu m'ennuies sérieusement ! Si tu ne bouges pas plus vite je te colle à la corvée de cirage de pompes illico !

Le sachant assez nerveux pour mettre sa piètre menace à exécution, le jeune s'efforça d'avancer plus rapidement, sans pourtant en voir l'utilité.

_ C'est bien mon gars ! Allez, tu vas bien pouvoir réunir les munitions avec les autres, nan ? Faut bien passer par là si tu veux devenir colonel !

Apercevant déjà certains de ses compagnons d'arme s'activer autour des caisses de munitions, il se décida à aller faire ce qu'on lui demandait. Apparemment satisfait de le voir obéir, le contremaître sourit et balança d'une voix un peu plus forte pour être certain que le brun l'entende.

_ Hein monsieur le futur colonel ? Allez on s'active Trafalgar !

Son échine se hérissa. Il fusilla les regards des curieux. Oui, car son nom était bien Trafalgar. Drew Trafalgar. Et il haïssait son frère autant qu'il s'était juré de le faire mettre sous les barreaux d'Impel Down…


Tsui Yun :

Dhaliaaaaaaaa ! =O

C'est « hoquet », hein ! Pas « hoquettement », t'obstines pas, ce mot n'existe pas du tout !

...Au fait : Juraquille Mihawk et Li Bruine te saluent. =)

*****Bon ba voilà quoi, j'ai du retard et j'ai intérêt à me bouger mes fesses ! Merci Tsui Yun pour ta correction pertinente XD Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec "hoquettement" XD C'est sûrement du au fait que mon correcteur sur Word ne me dit pas quand je fais d'aussi grosses bêtises ! XD

Bien le bonjour à eux alors ! Et je passerais peut-être leur donner des gâteaux...Juraquille aime les gâteaux ?*****