*****Bonjour tout le monde ! *se cache*…oui je suis encore en vie…je sais que j'ai du retard…*sort le bouclier et se montre*…alors voilà j'ai plusieurs choses à dire :

Les reviews ne seront plus faites en début de chapitre mais par l'option prévue à cet effet puisqu'on m'a avertie que répondre dans la fic' pouvait faire signaler ma fic…(personne à laquelle je répondrais que NON, je ne le faisais pas pour allonger le texte des chapitres, je faisais juste comme ça depuis le début alors je ne voyais pas le soucis…)

Dans...allez disons un peu plus de cinq chapitres, on passera à une nouvelle phase de la fic' (mais je ne dis rien de plus)

Un sondage est lancé sur mon profil, j'ai besoin de vos avis mais vraiment sincèrement parce que les résultats vont influer sur la manière dont la fic' va se rédiger !

Itinerys m'aidera désormais avec Tsui Yun pour la correction des chapitres, je les remercie énormément toutes les deux !

J'ai lancé une nouvelle fic « Hell in syringe » pour ceux que ça intéresse, même si son rythme de parution sera très lent, vu que je fais passer celle-ci en priorité !

Voilà ! voilà ! Je réponds ci-dessous aux reviews de ceux et celles qui ne peuvent pas se connecter et avec qui je ne peux donc pas utiliser l'option de réponse classique…*****

Mod : Merci de ton avertissement je me suis renseignée et il n'est pas « interdit » de le faire, mais interdit de créer un chapitre EXCLUSIF aux reviews, nuance. Cependant, je ne vais pas tenter le diable. Et je ne prétends pas allonger mes chapitres comme ça, je ne suis pas démunie d'inspiration à ce point ^^

AnnaSophia : Haha ! Moi je saiiis ! Bon, un peu normal tu me diras ! J'espère que la suite te plaira aussi et que j'arriverais à te surprendre ! )

Ichigo-from-Hell : Oh mon Dieuu ! Quelle image je viens d'avoir ! C'est…*se mord les joues pour ne pas rire*…pff…Non Eustass, je ne ris pas de toi !

Laure : Merci à toi ) je ne sais pas si Amadeus est plutôt risible ou méchant…j'hésite…

Ciella : *sur l'air de Thriller* Cause I'm a Masooo..masochiiiiste…mais non personne n'est crétin ici-bas ! Nous sommes tous différents ! Nuance ! Gros bisous à toi aussi !

MllxElo : Evite de mourir…juste ça…mais sinon « rejoins le côté obscur de la force !...on a des cookies »….


Chapitre 49 : On va prendre cher…

Dans les couloirs tristes du ventre du bâtiment de la Marine, Killer égorgeait sans aucune pitié ni gêne les soldats qui tentaient de lui opposer résistance. Il s'amusait relativement bien, si l'on pouvait considérer cela comme de l'amusement. Le bruit de ses santiags sur le carrelage des couloirs répondait au tambourinement dans sa poitrine, un petit tressautement calme. « Tue toux ceux présents là-d'dans, j'en veux pas un seul debout ! »

- Il en a d'bonnes, l'Boss, j'peux pas m'taper tout c'foutu rafiot !, grommela Killer dans son masque. Si j'avais Ben ou Heat avec moi, ça irait plus vite ! Même Bubble m's'rait utile, c'te fois !

Du fond du couloir, il entendait les pas d'une nouvelle armada d'hommes armés. Il se prépara de nouveau au choc de ses faux contre les os encastrés de chair tendre. Le souffle chaud à l'intérieur du masque fit couler une goutte de sueur dans la nuque du pirate, une sensation de moiteur désagréable lorsqu'on se concentre sur le combat imminent.

- Viv'ment qu'ce boulot s'termine, j'en ai un peu marre de c'truc ennuyeux…Saloperie !, jura Killer en prenant compte de la troupe qui s'élançait sur lui. C'est vraiment plein d'chiens du Gouvernement !

En effet, une vingtaine d'hommes se stoppèrent net à à peine cinq mètres de lui, pour la plupart armés de fusils. Un problème assez épineux car, bien que l'extrême rapidité de rotation de ses lames le protégeait de la plupart des projectiles, il restait une cible aisée dans un couloir aussi étriqué où l'on pouvait difficilement faire tenir trois personnes sur sa largeur.

- Pour une fois, j'préfèr'rais qu'le Boss s'en occupe…, marmonna Killer en se préparant à l'affrontement, les genoux légèrement pliés, les pieds décalés pour plus de détente.

Décidant de prendre les devants, il cisailla sans attendre les trois premiers hommes de la troupe compacte face à lui, sans qu'aucun d'eux ne puisse tirer. Les murs se retrouvèrent aussitôt éclaboussés du liquide grenat, celui-ci scintillant sordidement sous la lueur des lampes suspendues au-dessus de leurs têtes. Bientôt s'ensuivirent d'autres victimes avant que les tireurs du groupe ne se mettent en joue.

- Arrêtez-vous ! Vous vous en prenez au Gouvernement Mondial en résistant au vice-amiral ! Et il est très rancunier !, brailla un petit homme dont la casquette d'uniforme lui enserrait les boucles blondes.

- Ouais ! Vous êtes dans la merde toi et ton foutu capitaine à la con !, renchérit son voisin, beaucoup moins soucieux de son expression.

Les faux s'abattirent sur leur jugulaire, sentence inéluctable. Killer ré-atterrit derrière les corps s'effondrant sur ses talons en un gargouillement.

- Vous connaissez pas l'Boss, il va réduire c'rafiot en un gros tas d'ferraille au fond d'Grand Line.

Les autres Marines frémirent devant l'assurance calme du pirate. Une salve emplie de peur accueillit la déclaration de Killer qui fut contraint de reculer pour ne pas se trouver encerclé. Son humeur n'était pas des plus réjouies et chuta vertigineusement lorsqu'une balle lui entailla la cuisse droite, se fichant dans le sol. Serrant les dents de toutes ses forces, Killer parvint à ne pas s'écrier de rage, ce qui aurait sûrement fait rappliquer encore plus de soldats et donc, par conséquent, réduit son échappatoire. Sans plus chercher à réfléchir, il se jeta dans la masse et donna de violents coups de toutes ses forces, se libérant de toutes les frustrations pacifistes engrangées depuis des semaines.

Vite et bien, le corps d'arme se réduisit considérablement mais les blessures par balles qu'il encaissait se comptaient désormais sur deux mains. « Vous. Ne. Connaissez. Pas. Kid ! », fulminait Killer au plus profond de lui, comme une manière supplémentaire de le libérer d'un étau invisible dans la poitrine.

Malheureusement, le capharnaüm de la bataille miniature résonnait trop et,e ^^ dans son dos, d'autres hommes armés arrivaient dans un flot de malédictions envoyées à son attention, et à celle des pirates en général. S'il ne s'en débarrassait pas rapidement, il n'allait pas tenir, qu'il soit second de Kid ou non. Les blessures le fatiguaient, lui pompant de l'énergie, rendant ses gestes moins liés, son calme aussi existant que son hétérosexualité et une profonde envie d'aller fouetter d'autres chats. Mais les ordres étaient les ordres « Elimine-les tous. ».

Coup d'œil à droite, coup d'œil à gauche. Rien si ce n'étaient des gueules de canons pointées vers lui. Au fond, à une centaine de mètres, un couloir apparemment dénué d'affluence, et donc une sortie envisageable. Un autre couloir dans son dos pouvait faire l'affaire, mais il était engorgé d'uniformes blancs et bleus.

- Merde.

- ARRÊTEZ-LA !, vociféra une voix venant du couloir.

- « Arrêtez-la » ?, tiqua Killer, peu enclin à supporter ce genre de méprise.

Mais son réflexe de meurtre fut interrompu lorsque deux hommes furent projetés hors de ce couloir en question, passant par-dessus les compagnons restés en position et qui s'acharnaient sur une cible pour le moment invisible. Deux tranchages de gorge plus tard, Killer en eut fini avec ses propres adversaires et se retourna en direction du couloir pour savoir qui venait l'aider à tenir tête à ces abrutis de Marines. Sans réelle surprise, c'est une tignasse rose qui sortit du lot, faisant chuter tant bien que mal les hommes qui se jetaient sur elle. Bien qu'elle ait progressé depuis son intégration dans l'équipage, Killer savait pertinemment qu'elle n'avait pas le niveau pour affronter autant d'hommes dans un lieu si étroit, qui plus est alors qu'elle avait peu eu l'occasion de se battre sur d'aussi imposants bâtiments.

- Bu' ! Par ici !, l'interpella Killer, prêt à quitter l'endroit.

- Quoi ?! Ah ! Killer !

La femme se fraya un chemin à travers la masse de lames qui tentaient de la trancher en deux, à grand renfort de coups de ses propres armes et, en quelques enjambées, le rejoignit. Ignorant les soldats qui se lancèrent à leur poursuite, ils se dépêchèrent de courir dans le couloir principal désormais libéré de présence ennemie.

- T'viens d'où comme ça ? Un champ d'ronces ?,interrogea Killer en remarquant les entailles qui couvraient son corps.

- Nan...ha…j'ai du m'faire…tout le pont 1…, haleta Bubble en fixant la porte du fond, déjà essoufflée. Le Captain m'a….fait…ha...hhh…rappliquer des…cales pour...ha…que j'vienne te…hhh…donner un coup de main...

- Trop aimable à toi !, ricana Killer. Bon, on fait quoi maint'nant ?...Parc'que j'ai pas l'intention d'me farcir tous ces groupes ! L'captain veut qu'j'tue tous les Marines !

Bubble poussa un petit halètement qui passa pour un soupir et leva les yeux au ciel. Ils approchaient de la porte rapidement mais les balles fusaient au-dessus de leur tête et les cris de soldats aussi. Killer jeta un coup d'œil en arrière et ricana de nouveau.

- Y savent pas tirer, ces larves ! Et sinon, qu'est-ç'qui s'passe là-haut ?

Bubble serra la mâchoire et ses poings se contractèrent un peu tandis qu'ils se balançaient avec énergie pour allonger sa course.

- L'captain se bat…contre…hhh…leur vice-amiral…hh…je sais…pas comment ils….ont terminé…ça mais j'espère q...ha….que le Captain va lui coller….une raclée !, acheva-t-elle, le souffle un peu plus régulier.

- Fais-lui confiance !

_ Je…lui fais…confiance, c'est...hh…bien ça le problème !, dit-elle en souriant.

Ils ouvrirent la porte de plusieurs centimètres d'épaisseur à la volée et s'engouffrèrent dans ce qu'ils pensaient être un autre couloir. Sauf qu'il n'en était rien. La lourde porte se referma brutalement derrière eux, le pêne de la poignée allant claquer au fond de la gâche de l'encadrement de la porte. Ils se retrouvèrent dans le noir, le lieu dans lequel ils se trouvaient ne possédant pas de fenêtre. Ils ne pouvaient pas se voir, seulement sentir la présence de l'autre à seulement une largeur d'épaule.

Bubble calmait lentement son rythme cardiaque et tentait de focaliser son attention quelque part, peu aidée par ce sens qu'elle, comme la plupart des combattants, n'exploitait pas : l'ouïe. Ses pupilles se dilataient à leur maximum pour tenter de capter ne serait-ce qu'un rai de lueur infime mais il semblait que cette pièce avait été étudiée pour ne rien laisser passer, même pas ne serait-ce que la clarté du couloir sous la porte. Le pas des soldats à leur poursuite se percevait quelques couloirs plus loin ils n'allaient pas tarder à comprendre où ils étaient.

- Merde, jura Bubble. C'est quoi cette blague ?!

- Ne bouge surtout pas, ordonna Killer, d'un ton inhabituellement sérieux. J'suis passé par beaucoup d'pièces dans ces foutus navires et j'peux t'dire que plus l'navire est gros, plus les pièces sont dang'reuses ! Y en a remplies d'bêtes expérimentales censées êt' testées, d'armes qui s'activent dès qu'tu bouges ou juste des salles d'entraînement pleines d'obstacles.

- Merci de me rassurer, Killer, marmonna la femme qui n'avait jamais eu à monter sur d'aussi imposants navires.

Elle posa seulement sa main en arrière, là où était la porte et chercha la poignée.

- Killer ?

- Ouais, Bu' ?

- Ça veut dire quoi quand une porte claque et qu'y a plus de poignée ?

Un silence accueillit sa déclaration, l'air s'emplissant d'une pression plus lourde que le simple sentiment d'impuissance des ténèbres.

- Merde, dit seulement l'homme masqué.

- C'est bien ce que je me disais…

N'osant plus bouger suite aux conseils de son supérieur, Bubble demanda pourtant si elle pouvait tenter d'user de l'une de ses armes.

- Pourquoi ? T'vois rien et y a rien à viser.

- Pas grave, au moins savoir si des pièges cachés attendent que je pose stupidement le pied dessus.

- Fais c'que tu veux, au point où on en est.

Pliant légèrement les genoux, la jeune femme tâtonna sa jambe gauche du bout des doigts, formant la courbe de son genou, le muscle de sa cuisse, passant ses doigts sous le revers du short. Palpant le galbe naissant de ses fesses, elle redescendit sur la boursouflure qu'elle avait héritée d'une attaque de monstre marin sans importance. Sous cette cicatrice, le pli épais et rugueux d'une lanière lui indiqua qu'elle avait trouvé ce qu'elle cherchait.

Ses sourcils se froncèrent lorsque la lanière qui retenait la lame résista, puis elle put se saisir de l'arme et la remonter jusqu'à ce qu'elle supposa être son épaule. D'un geste vif, elle la lança à travers la pièce et elle rebondit presque instantanément en face, dans un bruit creux. Le mur était donc assez proche et n'était pas d'une épaisseur infranchissable. Les deux pirates se détendirent, puisqu'aucun piège ne semblait s'être déclenché et que les murs sonnaient trop fins pour contenir un quelconque mécanisme de défense.

- Pas une mauvaise idée, remarqua Killer, qui n'avait pas eu besoin des explications de sa partenaire pour comprendre sa réflexion.

- Et maintenant, on fait quoi ?

- J'sais pas, mais l'Captain va être vraiment furieux d'savoir qu'on s'est enfermés nous-mêmes !

- Je me demande où il en est…, réfléchit à voix haute la pirate, toujours perturbée par l'absence totale de lumière.

Bubble sentit un mouvement à sa droite et une sensation de vide la prit. Elle tendit prudemment sa main droite pour happer du vide. La descendant en de petits mouvements circulaires elle finit par frôler le haut du casque de Killer, puis ses cheveux. Elle continua son chemin jusqu'à enserrer son biceps comme une aveugle -ce qu'elle était en partie à l'heure actuelle- et un léger grognement de protestation monta dans la gorge du blond.

- Pas b'soin d's'énerver pour rien, on sortira pas tant qu'cette fichue porte s'ouvrira pas d'elle-même, dit la voix presque lassée de l'homme dans l'espace autour d'elle.

Bien que peu encline à rester prisonnière sans même combattre, elle sut que les décisions de Killer lui avaient valu de rester en vie jusque là, bien qu'il soit le second d'un supernova reconnu pour ses massacres à foison. C'est pour cela qu'elle s'accroupit elle aussi et s'assit à ses côtés. Soudain, les pas des Marines se firent bien plus audibles et le brouhaha arriva dans le couloir où Bubble et Killer se trouvaient enfermés. Se relevant immédiatement, le bruit des faux de Killer se fixant sur leur pivot se fit entendre en un crissement de métal. Bubble, quelque peu déstabilisée par le brusque mouvement de son supérieur, se remit bien vite de ses émotions et se releva à son tour, saisissant ses ninjato hors de leurs fourreaux. Face à ce qu'ils pensaient être la porte, ils écoutaient avec le plus d'attention possible les ordres secs et rauques d'un des Marines du groupe en approche. Dès que la porte s'ouvrirait, ils pourraient s'enfuir après avoir liquidé les importuns. Les pas s'immobilisèrent difficilement devant la porte et bientôt, les rires résonnèrent derrière l'épaisseur de celle-ci.

- Pourquoi ils rient ces abrutis ?, grogna à voix basse la jeune femme, les dents serrées.

- Vous êtes vraiment des idiots vous, les pirates !, s'exclama un homme au travers du métal.

- Quoi ?! Répète un peu !

Le rire s'amplifia, rejoint par celui du reste des hommes. Killer devait sûrement être plus calme qu'elle, se dit Bubble dont la colère grimpait petit à petit. Elle replia sa jambe contre elle et cogna violemment du pied en espérant toucher la porte, censée se trouver à la même distance d'où elle était avant de s'assoir. Sauf que l'écart s'était réduit et sa jambe revint contre sa poitrine, la déséquilibrant et provoquant sa chute sur les fesses. Les hommes en uniformes durent le comprendre aux vibrations du sol car ils s'esclaffèrent de plus belle.

- Ça va, Bu' ?

- Grr…qu'ils ouvrent cette porte et je les prends en première !

Une main claqua sur le battant de métal et les rires se calmèrent pour laisser place à une voix éraillée.

- Vous vous êtes enfermés dans une salle dont vous ne pouvez pas sortir !

- Merci de préciser…on avait pas remarqué, marmonna-t-elle, amère.

- On vous souhaite une bonne nuit ! Pt'être qu'elle s'ra un peu longue !, acheva la même voix qui repartit dans un éclat de rire avant que les pas ne reprennent un chemin différent.

Bubble aurait bien crié sa rage mais elle savait que c'était inutile : rien ne les ferait sortir, ils étaient pris au piège par leur propre précipitation. Killer n'avait pas prononcé un seul mot durant l'échange et elle devina que ses muscles s'étaient détendus, reprenant leur position en tailleur. Bubble laissa tomber ses deux lames avec un juron, mais la noirceur du lieu lui fit aussitôt regretter son geste.

Elle s'assit avec déception sur le sol froid et survola le sol de ses paumes en espérant retomber sur son équipement, en vain. Plusieurs sentiments l'envahirent : la rage, la honte, l'inquiétude et une légère tendance à la claustrophobie. En quête d'un peu de réconfort et histoire d'apaiser les battements sourds dans ses tempes, Bubble tendit son bras et sa paume entra de nouveau en contact avec la chemise de son supérieur. Par de petits déplacements, son bras toucha celui du second des Kid et elle se recroquevilla contre lui. Killer eut un léger soupir agacé mais elle ne s'en formalisa pas, elle savait qu'il avait horreur de ce genre d'attitude envers lui. Pourtant, dans les ténèbres d'une salle condamnée dans le ventre d'un bâtiment de la Marine, elle avait bien besoin de penser qu'ils pourraient s'échapper. Killer leva finalement son bras pour le faire se reposer sur les épaules de la jeune femme, un petit geste dont elle le remercia en prenant une position moins piteuse, la tête seulement reposée entre le cou et l'épaule. A peine quelques minutes après le remue-ménage des Marines, un cliquetis se fit entendre au-dessus de leurs têtes. Maintenant certains d'être prisonniers, Killer et Bubble se tendirent d'un même mouvement, levant la tête vers le plafond qu'ils ne distinguaient pourtant pas.

- C'est quoi ça ?, demanda Bubble, quelque peu nerveuse alors qu'une série de légers cliquetis se faisaient entendre à travers l'épaisseur du plafond.

- J'sais pas mais v'nant d'ces chiens, rien d'bon pour nous, j'pense, maugréa son compagnon.

Lentement, ils se séparèrent et se relevèrent, la tête toujours tournée vers l'épaisseur noirâtre qui les avalait depuis dix longues minutes, tentant de déterminer la suite des évènements. Un petit claquement, comme celui d'un opercule qui saute, rompit la série de cliquetis puis, plus rien, le silence reprit place comme si rien ne s'était passé. Encore plus alarmés par ce silence, les deux pirates poussaient leur cinq sens au maximum, chacun espérant capter une quelconque source de danger. Ce fut Bubble qui la trouva la première. Mais ce n'était pas une fierté à avoir pour elle, puisque la raison de sa rapidité de détection n'était possible que parce qu'elle n'avait pas de masque.

- Killer, je crois que…baisse-toi !

Faisant confiance à sa subordonnée, le second plia ses genoux et se plaqua au sol le plus possible, et il comprit la raison de son affolement lorsque l'air lui parut plus frais en bas.

- J'le dis pas souvent mais là, j'crois qu'on est vraiment dans la merde…, asséna l'homme dont la voix habituellement calme se teintait d'incertitude et de nervosité.

L'ayant suivi dans son mouvement, Bubble fixait les ténèbres à sa gauche en espérant que Killer perçoive son impuissance face à la situation. Ses veines bouillonnaient d'une agitation non pas euphorique mais presque paniquée, les poils de ses avant-bras se dressaient tandis que son souffle s'accélérait sous l'impulsion frénétique de son cœur battant la chamade. Dans son crâne se répercutait une seule question : que pouvaient-ils faire ? Ils étaient pris au piège sans qu'aucun des autres membres de l'équipage ne soit au courant, dans une pièce plongée dans le noir, sans moyen de s'en échapper et d'une herméticité totale. Et dans cette pièce était en train de se propager un gaz dont ils ignoraient l' « efficacité »…

- Killer, ils vont nous tuer !

- Mais non, calm'toi, ordonna son supérieur. Vont nous endormir et nous faire parler, c'tout !

Bubble avait du mal à croire qu'il puisse rester aussi calme. Si elle avait pu le voir, elle l'aurait secoué par le col de sa chemise et se serait faite soulever du sol par sa poigne lui intimant de le lâcher immédiatement. Mais cette fois, seul le noir le plus total lui répondait, accroissant son inquiétude et sa colère. L'odeur commençait à faire son œuvre, la tête lui semblant plus lourde. Elle ferma les yeux avec force et lança dans le vide.

_ Comment peux-tu rester aussi calme ?!, s'exclama-t-elle à l'encontre de celui qui devait se trouver à plat ventre tout comme elle.

Un léger silence passa avant que la voix grave ne résonne à nouveau.

- Parce qu'être pirate, ça passe aussi par ce genre d'évènement : l'impuissance. Alors, soit tu dépenses toutes tes forces pour rien et tu ne peux plus agir quand l'occasion se présente, soit tu encaisses et tu leur rends au quintuple tout ce que tu as enduré.

Bubble ouvrit légèrement la bouche, puis la referma, tant le ton de son compagnon l'avait saisie et le goût amer des vapeurs l'écœurait. Elle se sentit terriblement ignorante de ce qu'un pirate de l'envergure de Killer avait pu subir tout au long de son parcours. Sauf que cette fois, elle ne serait pas seulement observatrice et Kid –s'il se rendait rapidement compte de son absence et celle de Killer- ne lui ferait pas la morale comme il avait pu avoir à le faire à quelques reprises. Elle savait que si elle désirait garder l'estime de son capitaine et ne pas risquer de se faire tuer pour de bon, elle devait se montrer plus forte qu'elle ne l'avait jamais été…

Soudain, elle n'aimait pas l'idée qu'elle venait d'avoir : pourquoi faire ça pour « lui », elle devait y arriver pour « elle », c'était ELLE qui avait fait la promesse à Deny de devenir une pirate reconnue ! Elle, qui avait quitté son chez-soi pour se lancer dans cette aventure. Elle, qui avait quitté un équipage dans lequel elle se sentait bien…Toutes ces pensées qui tourbillonnaient dan son esprit lui donnèrent un mal de crâne, en plus de l'odeur écœurante et étouffante du gaz qui finissait de tomber jusqu'au sol. Cette fois, ce fut la main de Killer, sa gaine en fer autour, qui se posa avec maladresse sur son dos, endroit trouvé par hasard dans cette noirceur de four.

- On va prendre cher, Bubble. Tout c'que t'as pu subir avec nous, c'est rien comparé à c'qui va s'passer à not' réveil. Crois-moi. J'les connais, je…, hésita l'homme, ce qui mit la puce à l'oreille de la jeune femme.

- Je le savais, chuchota Bubble, la gorge et le nez commençant à lui brûler les muqueuses. T'as eu des pépins avec ces trous du cul hein ?

- On va prendre cher, Bubble, répéta-t-il, peu enclin à aborder le sujet.

Ses mots s'effacèrent dans le silence pesant qui suivit, juste compensé par une pression de sa main qui se fit de plus en plus lourde au fil des secondes. Bubble sentit des larmes lui glisser sur les joues, ses yeux la piquant affreusement malgré son obstination à les fermer, et l'irritation de ses bronches la poussa à toussoter, aggravant malgré elle les effets du gaz. Elle se sentit lentement tomber dans les noirceurs d'un sommeil lourd et non dénué de danger…


*****J'espère pouvoir vous postez un autre chapitre avant le week end prochain XD, sur ce, à la prochaine ! (et si vous avez le temps, passez donner vos impressions sur le premier chapitre d' « Hell in syringe » merci mes choux !)*****