*****Hello people ! Je suis débordée, mes vacances ont été mitraillées par un p***** de devoir de TPE, et puis bah la fatigue m'empêche de rester tard le soir (je ne m'adresse pas à deux personnes en particulier, actuelles « colocataires » qui sauront trouver le message caché !). Un gros bisous à vous tous et passez la meilleure suite d'année possible ! (le bac me guette comme un loup une brebis…..)****
Simili D Axel : Ne décède pas tout de suite hein ?! Merci de ton soutien et à toi ce chapitre !
Ichigo-from-Hell : Je me demande ce qu'aurais donné une relation amoureuse Bubble Killer….j'y réfléchirais dans un bonus je pense…non, tu n'es pas schizoooooooo…
AnnaSophia : Ils vont avoir un peu bobo quand même mais ils vont s'en sortir ! Je tenterais de faire plus de passage avec Killer et Bubble ensemble !
MllxElo : Viens…on a des poufs géants en fourrure (dénichée par Kid), pleins de choses….Nous sommes déjà pleins….
Hitsu-kun2Tigrou : ooh ! Plein d'offrandes ! Mais c'est trop gentil fallait pas ! Nan sérieusement garde ces belles fleurs dans ton jardin ! Je te souhaite d'apprécier tout autant ce chapitre alors ! Bisous !
: Merci pour les chamallows ! *avale un premier*…shi tu veux, je peux djemandjer à Law sh'il a besoin de pasher un week-endj au calme, mais pour lui, sh'est à Itinerysh qu'il faut djemander ! Moi je jgère le grand roux ! (d'ailleurs je shuis contente qu'il shoit à nouveau shez moi, il m'a manqué !) *avale* la suite avec Momo est en travaux ! Gros bisous et à une prochaine fois !
Chapitre 50 : Je n'ai pas peur des araignées.
Ce devait être quarante-cinq minutes après que la silhouette féminine eut plongé dans le ventre du navire de la Marine qu'un bruit sourd de métal, se tordant sous une pression insoutenable, se fit entendre de tous les soldats et pirates sur le pont des deux navires. Le bras constitué de centaines de fusils et d'armements divers venait de s'abattre à quelques centimètres du vice-amiral Amadeus. Son bras portait les marques des assauts violents du Supernova, sur le visage duquel un sourire de victoire s'étalait en grand.
- J'ai trouvé ta faille, Amadeus !
Kid se battait depuis le début sans comprendre d'où lui venait la protection infranchissable. Même son Giant Arm avait du mal à passer. Parfois, dès qu'il prenait quelques instants pour réfléchir ou reprendre ses positions, Kid subissait la pression d'un étau contre lui et c'est cela qui l'avait mis sur la piste. Toutes ses armes se cognaient à une mince pellicule dans laquelle ce Marine faisait augmenter la pression à une puissance inimaginable, ce qui empêchait de la faire passer. Il percevait chaque mouvement tout autour de lui sans même bouger la tête. On aurait dit qu'il avait une vision à 360°, rendant impossible toute attaque par derrière.
Mais, au cours de toutes ses tentatives, le Supernova avait fait tourner ses neurones à plein régime et il avait observé des différences entre les multiples échecs de ses tentatives pour blesser Amadeus. Certaines attaques avaient résisté à cette pression avant de rejoindre son bras toujours prêt à parer ses coups.
-Tiens donc ? Les pirates auraient-ils donc un cerveau ?!
Les poings de Kid se serrèrent encore, les provocations n'ayant cessé de pleuvoir depuis que le combat s'était engagé. S'il avait pu passer la protection du Marine plus tôt, il l'aurait écharpé comme un vulgaire morceau de viande avant de l'empaler sur le drapeau de la Marine en haut du bâtiment. Et c'est ce qu'il allait faire, maintenant qu'il avait trouvé une possibilité pour passer cette protection.
- Un cerveau, pas sûr, mais sûr'ment plus de jugeote que tous ces chiens à la botte du Gouvernement ! Nous vivons d'nos rêves et pas d'un simple sentiment d'justice corrompue jusqu'à la moelle!
L'homme en blanc s'immobilisa, porta ses mains jointes sous son menton et se mit à secouer la tête d'un air ému, les joues roses et les cils battants.
- Mon Dieu, quel discours émouvant ! Je ne peux pas me battre contre de tels idéaux ! La liberté et les rêves sont de si beaux projets !
Les larmes coulaient à flots sur ses joues et la plupart de ses hommes se retournèrent, choqués et un peu dégoûtés de voir leur supérieur, cette masse de muscles et de cicatrices, se trémousser comme une princesse effarouchée.
- Vice-amiral Amadeus ! Reprenez-vous !
Le Marine sembla se reprendre aussitôt, mais la moue de pitié et de rage profonde ne s'effaça pas des traits du Supernova, bien décidé à mettre un terme à ce combat qu'il trouvait insultant pour son estime. Se battre contre les Marines était important pour un pirate de son envergure : c'était continuer à se montrer, prouver qu'ils avaient eu tort de le sous-estimer et éliminer ce qui pouvait le gêner dans sa conquête du One Piece.
- Bande de clowns, siffla Kid entre ses dents. Je vais vous éliminer une bonne fois pour toutes…
Avec un rictus machiavélique, il sélectionna du regard les armes les plus aiguisées qu'il avait sous la main et les éloigna le plus possible derrière lui, une sphère imaginaire loin autour de lui et du gradé. Ses expériences portaient rarement leurs fruits, mais, cette fois, il avait eu la chance de se battre avec deux autres Supernovas à Sabaody. Une idée avait germé dans son esprit à ce moment-là et l'une des fleurs avait donné un fruit aujourd'hui. Comment percer cette couche d'air comprimée à une extrême pression avait été son souci, et la réponse s'était formée lors de ses assauts. Sur Sabaody, Mugiwara avait usé de son élasticité pour donner plus d'élan à ses coups, et Trafalgar maîtrisait tout l'espace autour de lui. Kid eut un sourire quand il sentit le contrôle sur ses armes diminuer au fur et à mesure qu'elles s'éloignaient de son aire magnétique. Amadeus saisit au regard assuré que ce rookie avait un plan dans lequel il croyait entièrement.
- Tu n'arriveras à rien, Captain Kid, le prévint-il tout en se préparant néanmoins à subir un assaut dont il ignorait la portée. Toutes tes attaques n'ont servi à rien !
- On n'sous-estime pas un adversaire tant qu'il n'est pas tombé mort à ses pieds !, exhorta Kid, sur le point d'attaquer.
Il savait qu'il allait gagner. Il ne perdrait pas. Il ne POUVAIT pas perdre. Son cœur s'accéléra, le sang battait furieusement dans ses veines et l'adrénaline fouettait ses membres. Il inspira sereinement et concentra son esprit sur chacune des armes en lévitation dans l'espace invisible l'englobant avec sa victime. Elle ne pouvait plus rien faire maintenant qu'il était prêt. Les ondes de son pouvoir lui donnèrent la chair de poule quand il sentit ses armes revenir avec de plus en plus de vitesse et de puissance seconde par seconde. Il en fallu une première pour qu'il les dirige vers le corps du vice-amiral, en particulier vers la tête et le cœur. Une deuxième pour qu'il insuffle le plus de son pouvoir en elles et qu'elles sifflent dans l'air. Une troisième pour qu'elles percutent le mur d'air comprimé et qu'elles retombent au sol comme les centaines d'autres avant.
Pourtant, Kid n'avait pas perdu son sourire, le plaisir de gagner s'étalant encore plus sur son visage. Amadeus, lui, avait une expression figée, la colère et la surprise se peignant dans sa prunelle bleue rétractée.
- Sale roo…rookie…, articula-t-il, avant qu'un gargouillement de sang ne l'empêche de continuer.
Lentement, l'immense silhouette s'affaissa et chuta au sol, un poignard traversant sa gorge. Tous les combats semblèrent s'arrêter tout autour, un long silence faisant place aux bruits de combats, hormis ceux encore perceptibles dans le cœur du navire, les combattants s'y trouvant ne pouvant deviner ce qui venait de se passer. Le corps inerte tressauta à peine quand le sang s'en écoula dans une large flaque de sang. Puis, le rire névrosé de Kid brisa le silence.
- T'as perdu, Amadeus ! Tu as sous-estimé Eustass Captain Kid et j't'ai fait crever comme il se d'vait ! Ha ha ha ! J'AI ENCORE GAGNE ! HA HA HA HA HAHAHA !
Les Kid pirates se joignirent au rire résonnant dans l'air marin en un rugissement de joie, celui des vainqueurs. Les Marines encore debout, eux, prirent peur et tentèrent de se réfugier à l'intérieur du bâtiment à la coque rayée mais, telle une déferlante, les pirates s'en échappaient par flots pour démontrer leur plaisir sur le pont, écorchant ceux qui se tenaient devant eux et allant féliciter celui dont l'hilarité s'apaisait avec peine. Dans l'euphorie générale, deux Kid Pirates manquant à l'appel se faisaient presque oublier entre les mains des Marines encore certains de leur victoire.
Une dizaine de minutes après l'entrée de Killer et Bubble dans la pièce noire.
La brume noire lui emprisonnait les sens, ses membres refusaient de suivre le cheminement irrationnel de ses pensées confuses. Un léger souffle d'air frais lui caressa le visage, faisant battre fiévreusement son cœur d'inquiétude. Ses paupières lourdes se soulevèrent avec peine, soudainement agressées par l'éclat d'un néon au plafond. Son œil réclama aussitôt de l'humidité pour apaiser la brûlure le forçant à refermer ses paupières après la noirceur du sommeil. Sa respiration rauque souleva son torse visible par la chemise ouverte. Que s'était-il passé après que le gaz se soit répandu dans la pièce avec Bubble ? Son masque lui avait permis d'inspirer la substance moins rapidement que sa compagnonne, raison pour laquelle les types qui avaient ouvert la porte pour les récupérer avaient du s'y mettre à trois pour maîtriser ses vaines tentatives de se battre. Il s'était à peine relevé et était retombé sur le corps de Bubble au premier coup de poing de Marine contre son masque. Son masque ! Son champ visuel était complet, aucune sensation de chaleur moite contre sa peau, l'air de la pièce carrée autour de lui rafraîchissant sans gêne son épiderme frissonnant d'angoisse. Ces enflures lui avaient retiré son masque. Son cœur battait furieusement dans sa cage thoracique, des tremblements discrets lui parcouraient l'échine et son souffle lui brûlait la gorge et le nez, le gaz ayant irrité les muqueuses. Sans aucune fenêtre non plus, la nouvelle pièce dans laquelle il se trouvait assis sur une chaise, les pieds et bras liés à une chaise en métal par des menottes en granit marin par précaution, était d'une blancheur éclatante.
Son examen ne put s'approfondir car la porte en face de lui s'ouvrit sur trois Marines, un sourire malsain aux lèvres et des tenues légèrement différentes des recrues habituelles. La veste seule différait, les manches longues remplaçant les courtes, un insigne sur le col qui fit écarquiller les yeux de Killer. Un « h » dont la partie horizontale se prolongeait perpendiculairement à celle verticale.
- V…vous ?!
- Eh oui, « nous ». Tu sembles surpris de voir des gens comme « nous » ici, n'est-ce pas, Killer « Le Massacreur » ?
Le sang de ce dernier se figea dans ses veines. Il connaissait cette voix, et le seul souvenir qui y était rattaché, il aurait préféré l'oublier à jamais. L'homme du milieu, d'une carrure banale et sans distinction particulière, s'avança vers lui, et posa un index ganté de cuir sur la joue droite. Killer tourna aussitôt son visage pour s'éloigner de l'odeur de cuir qui activait des parcelles de mémoire de son cerveau. Le cuir, le blanc, le noir, du rouge. Trop de rouge. L'homme ne se formalisa pas de cette réaction qu'il avait devinée avant même de poser ses bottes noires sur le sol dallé, et attrapa le menton de l'homme prisonnier pour forcer le regard à croiser le sien. Les pupilles noires rétractées par la trop forte lumière plongeaient leur encre dans la mousse verte du geôlier. Killer aurait aimé avoir les prunelles ocre de son capitaine, celles qui pouvaient vous faire brûler de l'intérieur quand il était plein de rage, car là, il aurait pu incendier la mousse qui le dévisageait sans aucune gêne.
- Je suis sûr que tu te souviens de moi, hein ? Il faut dire que je t'ai bien soigné.
Les deux autres hommes, des lunettes opaques sur les yeux, gardaient leurs bras dans le dos et se contentaient de garder une position raide, comme si leur simple présence ici les ennuyait au plus haut point. Mais Killer s'en fichait royalement, la seule chose s'imprimant dans son esprit étant : Comment se sauver d'ici ?
- Tu m'as fait de la peine quand j'ai appris que tu t'étais échappé, soupira l'homme aux gants d'un air faussement attristé. Je n'ai même pas pu te dire au revoir ! Imagine donc quelle joie j'ai de te revoir aujourd'hui !...Mais tu n'as pas l'air très bavard, aurais-tu perdu ta langue au cours de toutes ces années, Killer ?
- Ne prononce pas ce nom comme s'il t'appartenait, Scrabble, siffla Killer, le ton restant malgré tout posé, ce qui ne parut pas surprendre le dénommé Scrabble.
La joue nue lui chauffa fortement lorsque la matière tannée du cuir le gifla sans prévenir. Le masque placide du geôlier s'était transformé en une colère palpable.
- Ne pense pas que tu puisses te comporter comme tu veux sous prétexte que tu es un peu plus fort qu'avant !
Un instant passa avant que l'homme ne prenne une expression peinée et encadre le visage de Killer entre ses mains. Ce dernier irradiait de fureur face à l'homme, de honte de ne pouvoir répliquer et de frayeur face à ce qu'il savait son interlocuteur être capable de faire.
- Je…je te demande pardon, mon chéri, geignit le dominant. Je suis tellement ému de te revoir, tu comprends ? Ca me met dans tous mes états…
- Ne me touche pas, trou du cul, ordonna Killer, dont la fierté importait plus que le risque d'une nouvelle gifle.
L'homme parut peiné et lâcha le visage de Killer.
- Tu finiras par m'aimer et aimer ce que je te fais, mon « Massacr'cœur »…
Soudain, le Kid Pirate vit sur le visage de son interlocuteur une expression qui lui tordit le ventre d'une réelle peur. Sans son masque, sans défenses, sans personne. Les souvenirs sombres remontèrent jusque dans ses yeux qu'il écarquilla. Puis le noir.
Un cri. Il perça les parois épaisses des murs et s'infiltra douloureusement dans les tympans de Bubble. Les paupières étaient lourdes, et l'air qu'elle commençait à inspirer lui arracha un gémissement éraillé. Le noir complet la déstabilisa une nouvelle fois. Sauf que cette fois, la pression ceignant sa tête lui fit comprendre qu'on lui avait bandé les yeux. Sa boîte crânienne pulsait douloureusement et elle voulut se la prendre entre ses mains qu'elle sentait glacées. Mais ses poignets ne réagirent pas, apparemment noués dans son dos. Le sol lui collait à la joue et envoyait ses pics glacés tout le long de son flanc droit. Ses chevilles étaient elles aussi attachées solidement, reliées par un cliquetis de chaine à ses poignets, et elle devina à l'engourdissement de ses membres qu'elle était dans cette position depuis un moment. Une porte s'ouvrit et son cœur accéléra, rendant sa respiration encore plus irritante et ses dents se serrèrent. Des pas résonnèrent et s'approchèrent dans son dos, avant de la contourner et de se placer du côté de son visage. Elle sentit une présence debout au niveau de ses omoplates.
- Alors ? On pensait pouvoir s'échapper en fuyant dans les couloirs, hein ?, déclara une voix teintée de supériorité. Dommage pour vous, ce navire est un vrai piège à rats !
- Pourquoi vous n'êtes pas coincé dans une pièce du navire alors ?, cracha Bubble qui déversait son amertume et ses remords.
L'air siffla et un pied vient s'implanter dans son sternum, faisant voler son souffle en éclat et la tordant autour de la semelle pour tenter d'absorber le choc. Ses yeux la piquaient horriblement en raison de l'air violement expulsé par sa gorge, sensible après le gaz.
- Ferme-la, sale gamine. Tu n'es pas en position de force ici.
-...Co…connard, articula-t-elle faiblement en ravalant la bile qui lui montait dans la bouche.
Un nouveau coup de pied s'enfonça dans son abdomen, faisant monter le goût du sang sur la langue de la jeune femme. La pression de l'air montant de ses poumons lui fit cracher un mince filet de sang.
- Drew, occupe-toi d'elle ou je risque de lui éclater sa jolie petite tête contre le mur !, ordonna la voix dont les pas la contournèrent de nouveau pour faire claquer la porte sur ses gonds.
Désormais seule, enfin elle le supposa, Bubble eut quelque appréhension en plus de se savoir entre les mains d'un nouveau Marine. Heat lui avait dit un jour que le meilleur moyen de gagner du temps lorsqu'on se retrouve sans défense est de provoquer l'adversaire. Ca ne marchait pas avec tout le monde, l'avait-il prévenue, mais la plupart des sous-officiers qui opéraient dans les interrogatoires se sentaient tellement supérieurs à vous qu'ils vous laissent parler jusqu'à ce qu'ils estiment qu'il ne valait plus la peine qu'ils s'en donnent pour vous. « Et là soit ils te tuent soit ils te frappent » avait-il achevé en se levant pour poser sa tasse de café. Et ici, Bubble n'avait aucune idée du genre de geôlier à qui elle avait affaire. Sans armes, sans vue, sans moyen de bouger, elle était faible et sans défense. Elle eut envie de crier sa rage, de mordre tout ce qui se présentait mais sa cécité passagère l'en empêchait, ainsi que ses liens qui étaient bien solides.
Son sang se figea dans ses veines embourbées quand un hurlement déchira les parois de tôle, sous son corps. Les vibrations parcoururent sa peau, faisant frémir son épiderme tant le hurlement avait été empli de douleur. « Qui est-ce ? Killer, mon Dieu, sois loin de tout ça… » Elle n'eut pas le temps de réfléchir à cette question que la présence dans son dos la contourna à son tour et un souffle tiède caressa son visage, signe de la proximité de son nouveau geôlier.
- Tu vas devoir me dire tout ce que tu sais sur les projets de ton capitaine, chuchota la voix, calme et douce, sans aucune animosité. Parce que je vais être obligé de te faire mal alors autant que tu saches pourquoi et comment y échapper. Bubble Piccadilly.
Le tympan de la jeune femme frémit et son cerveau embrumé par les gaz s'interrogea pourtant sur le vibrato de la voix masculine. Les mêmes inflexions dans la phrase, la prononciation de son nom, semblable à quelque chose qu'elle avait déjà entendu…Soudain, le bandeau qui lui ceignait la tête fut retiré d'un geste sec. Deux yeux la fixaient, d'un bleu terne mais vivant. Un visage de jeune homme, abordant la vingtaine, était à quelques centimètres du sien, le teint pâle contrastant avec les lèvres rosées entrouvertes, la langue rose et humide pointant entre les dents blanches. Bubble n'hésita pas une seconde. Elle entrouvrit sa bouche et l'approcha d'un mouvement vif de celle qui la tentait.
- Connasse !
Le jeune homme s'était reculée alors qu'une paire d'incisives claquait à l'endroit où il se tenait juste avant. Le sourire féroce s'étalait sur les lèvres rebondies de la vice-seconde, ayant espéré pouvoir entailler la langue du Marine. Un petit saignement ne faisait jamais de mal ! Mais le regard de Bubble capta le reflet des mèches de jais qui s'emmêlaient sur le front blanc et son cerveau tenta une nouvelle fois de comprendre cette sensation de déjà-vu. Qui ? Qui avait-elle vu ainsi ? Les contours flous d'une personne se détachaient derrière ses paupières mais la brume mentale refusait de se lever, elle avait sûrement été déposée brutalement dans cette pièce.
- Je vais devoir commencer l'interrogatoire tout de suite alors…, gronda le jeune homme qui s'était dirigé vers une mallette à quelques mètres.
Petite, carrée et sans fenêtre, la pièce ne faisait pas bonne figure avec ses murs sales et les araignées vous observant dans les coins, témoins jouissant de votre emprisonnement dans une toile dont elles seules connaissaient les ficelles. Des araignées marines, voilà ce qu'étaient ces soldats en uniformes. Repoussantes, se glissant partout…elles vous piquaient de leur venin et dévoraient les plus faibles qu'elles.
Le jeune homme se retourna, une aiguille à la main, pleine. De quoi, Bubble le savait « grâce » à l'expérience de Wire, victime des tests du Gouvernement. Un léger soupir souleva le torse fin du Marine qui s'avançait vers elle.
- Allez, on commence…Quels sont les projets du Supernova Eustass « Captain » Kid ?
Bubble le fixa dans le blanc des yeux. Elle n'était plus faible. Elle n'avait pas peur des araignées.
- Devenir le Seigneur des Pirates. « Connard ».
Elle avait craché son venin. L'aiguille se planta dans son bras sans qu'elle puisse faire quelque chose. Le liquide suinta dans ses veines en un jet. Bubble poussa un profond gémissement de douleur intense. Elle rouvrit les yeux et dévisagea sans crainte le visage tranquillement ennuyé de son tortionnaire. Le sérum se répandant en elle la brûlait de l'intérieur, il voulait la cuisiner à petit feu, l'enrober dans sa robe de soie et planter ses mandibules putrides dans sa chair agonisante. Sauf qu'elle ne perdrait pas à ce jeu, c'était à son tour de souffrir. A son tour de prouver qu'elle avait sa place auprès de Kid, qu'elle portait son honneur sauf. Un rictus narquois fleurit péniblement sur la bouche de Bubble, puis ce fut le noir.
*****Bou ! C'est déjà fini ! Pour info, la suite des bonus « Les aventures de Bubble et Momo au pays des pêches » (allez savoir pourquoi j'ai choisi ça !) Courez lire la fiction de Dan. Momo « Acidité extrême » et puis à la prochaine !*****
