Salutation, camarades de la magie et de la folie. Je remercie pour les reviews que j'ai reçu ainsi que les personnes qui mettent en favoris l'histoire. Je vois que la torture du petit harry est aussi amusante pour moi que pour vous.

Je vais commencer par répondre aux questionnement.

Lala : Alors ... Si je te disais le lien entre Iorveth et Harry ... hmmmm ... Lis pour savoir ^^. Je vais pas donner de réponse tout de suite sinon, ça gache l'histoire. Sinon, niveau Dursley, je crois que c'est écrit XD. On pense bien que notre survivant va faire une petite danse de la victoire pour cela. Et oui, le mot clan représente aussi bien une famille que des individus qui se regroupent pour former une société. Raison pour laquelle je l'utilise mais la réponse sera dans les prochains chapitres. Et pour la différence de temps, je pense que tu l'as remarqué. Entre le moment où Poudlard découvre sa disparition et le temps qu'il a déjà passé, il y a une différence. par contre, pour Ciri ... ARf. Je garde l'information. Par contre, pour la première année avec Quirell, certes, il l'a "tué" mais n'a pas senti un coté coupable pour son action réellement. IL l'a fait pour se défendre et n'a pas utilisé une arme seulement la protection de sa mère. Et puis, Dumbledore lui a bien dit qu'il n'avait pas à être coupable puisque Quirell était mort depuis longtemps en se condamnant à la damnation avec Voldemort à l'arrière de la tête. Là, c'est un peu différent, comme avec Cédric mais cette fois ci, il l'a fait avec une arme qu'il tenait et a frappé pour vaincre ou se défendre. Mais, cela revient au même, une lame n'est pas inofensive, elle tue. Et notre survivant l'a découvert. ... Bon. je vais pas faire de la psycho et puis, je comprend la question. Quand à ta dernière question ... C'est une vieille expression qu'utilise parfois mes grands parents pour signifier que oui, il ne regarda pas en arrière, qu'il n'y a pas quelqu'un pour surveiller son dos. ça rejoint l'expression, "avoir le dos de quelqu'un" : Le protéger, garder son dos. Je pense que je l'ai utilisé inconsciemment lorsque j'ai écris le chapitre ;p

Sinon, retournons à notre Histoire. on rappelle que le survivant est de J.K. Rowling et que the Witcher nous vient de Andrzej Spkowski. ( J'ai enfin pu le prononcer. ... J'ai demandé à une pote Slovaque de m'apprendre à le dire). Allez, Bonne lecture.


Chapitre 5 :

Harry se trouvait dans le camp du roi Henselt, mais c'était comme être un juif entouré par des Nazi. Pas un seul instant il n'avait pas été insulté de non humain. Il se cacha alors dans le camp des stries bleus le plus possible pour ne pas avoir à subir les humiliations. Roche étant parti et Géralt occupé avec des contrats dans le coin, il était seul. Cependant, il entendit parler d'un elfe qui avait été attrapé et mis au poteau. Cyn ne le voulait pas dans ces pattes, il était assez libre d'aller et venir mais mieux valu rester dans l'enceinte de la zone des stries bleues pour éviter de mourir prématurément. Hedwige se posa sur sa tête et tira ses cheveux.

- Ça va aller, Hedwige. Ça va mieux.

Deux semaines. Ça faisait deux semaines qu'il avait fait son réel premier mort. La première personne qu'il a tuée consciemment. Le Sorceleur l'avait laissé vider son sac et l'avait calmé avec le sort Axii. Mais l'image venait parfois le hanter la nuit. Il avait, certes, la mort de Quirell sur le dos. Il l'avait, lui aussi, tué. Pourtant, il n'avait pas fait autant de cauchemars. Il ne connaissait pas le soldat et celui-ci n'avait eut aucune pitié pour les elfes. Et pourtant, il se sentait coupable. Il regarda la lame de son épée pour y voir son reflet puis, l'éclat, quelques instants, du feu et du sang. Il rengaina la lame en prenant une respiration. Il se résonna. Il avait tué l'homme, certes, mais combien celui-ci avait tué ? Il n'aurait pas hésité à le tuer ainsi que de faire bruler vives toutes les femmes elfes attachées.

Géralt lui avait donné aussi matière à réfléchir. Dumbledore soutenait le principe qu'il ne fallait pas tuer avec les membres de l'ordre. Seulement, les mangemorts de Voldemort avaient patiemment attendu le retour de leurs maitres et faisaient de nouveau des ravages sur l'Angleterre. Et on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de risque d'innocence, le Véritaserum et la legilimancie avaient apporté les preuves nécessaires pour condamner de nombreux coupables. Il secoua la tête, en chassant ses pensées.

Il prit son sac pour ranger les livres et ses armes. Il entendit le mage Dethmold. Il n'aimait pas vraiment l'homme. Celui-ci le regardait avec trop d'envies. Comme s'il était un morceau de viande qu'il pourrait posséder. Le mage s'approcha avec son air avenant qui collait juste au survivant une irrésistible envie de partir en courant.

- Eh bien, mon garçon ? On est seul ? J'ai appris pour ton maitre, Triss Merigold. Si tu veux, je peux t'apprendre la magie. Je …

- Allez-vous faire sauter par un troll. Je ne suis pas d'humeur. Dégagez !

La voix était acide mais le survivant n'aimait la façon de l'homme de venir le voir, s'approcher pour le toucher. La première fois, Roche intervint avant que l'homme ne fasse quoique ce soit. Harry avait compris par la suite les intentions et s'écartait à chaque fois. On va dire qu'un commandant espion lui avait donné pas mal d'informations sur le sorcier. Et apprendre que le mage avait un penchant pour les hommes et surtout les jeunes, on apprend très vite à partir loin et mettre une distance très résonnable avec Dethmold. Mais le mage revenait à tout le temps à la charge. Et vu que les soldats n'allaient pas l'aider pour le coup, il devait se débrouiller seul. Ce coup-ci, sa réponse fut directe et acerbe. Sans détour. Et Dethmold ne sembla pas apprécier car son visage se changea en un masque de fureur non dissimulé.

- Écoute-moi bien, morveux elfe. J'ai toujours ce que je veux et ...

- Ah ? Comme un gosse quoi. Vous faites un caprice et votre roi s'y plie ? Hilarant.

Le mage attrapa le col du survivant mais celui-ci agita seulement sa baguette qu'il avait fait glisser dans sa main et son agresseur fut expédié sur le sol. Puis, d'un autre mouvement, il l'avait pétrifié. Harry s'approcha du corps et se baissa à son niveau.

- En espérant que le sol soit assez agréable pour vous trouer le dos.

Il se redressa et partit. Il en avait marre. Il vit alors Géralt lui faire signe plus loin. Il s'approcha du Sorceleur qui le guida jusqu'au pilier de bois où l'on avait attaché un elfe. Celui-ci le fixa étrangement. Géralt le présenta alors de la main.

- Je te présente celui dont je t'ai parlé. Pour le moment, je ne peux lui apprendre mais essaye de lui donner des bases en langage des anciens. C'est un étudiant rapide.

- Vatt'ghern, c'est un Dh'oine.

- Harry. Montre-lui rapidement avant qu'un garde ne te repère.

Harry retira sa capuche, montrant ses oreilles et l'elfe hocha la tête en reconnaissance. Harry sortit alors de son sac sa cape et fixa Géralt. Celui-ci observa à nouveau l'elfe.

- Il possède un moyen de ne pas être vu. Vous pourrez discuter en paix. Faites attention aux gardes quand même. Je trouverais un moyen de te faire sortir ce soir du camp.

L'elfe dévisagea l'adolescent qui mit sa cape et disparut alors de la vue de tous. Hedwige se posa sur le haut du poteau comme une sentinelle. Harry parla alors.

- On peut s'y mettre ?

- Oui. Étrange et pratique. Tu n'as, donc, jamais appris la langue des anciens ?

- Non. J'ai vécu avec des Dh'oines depuis que je suis bébé. Je suis protégé pour le moment par le Sorceleur et le commandant des stries bleues.

- … commençons alors …

Les deux restèrent face à face à discuter. Harry écrivant cacher sous sa cape, l'elfe lui apprenant les mots anciens. Il était un elfe, autant en apprendre le plus tant qu'il était dans ce monde. Et les chances de repartir était mince. Il ne se souvenait même pas de comment il était arrivé. Si seulement il pouvait s'en souvenir.

Le lendemain, Géralt demanda à Harry de créer une diversion de l'autre côté du campement. Ce fut assez simple en sacrifiant les feux d'artifices que lui avaient offert les jumeaux Weasley et qui se trouvaient dans son sac. Lorsqu'il repassa au niveau du poteau de prisonnier, l'elfe n'y était plus. Géralt lui indiqua que l'elfe avait parfaitement réussi à sortir sans trop de problème. Le sorceleur lui demanda alors de rejoindre l'entrainement des stries bleus pour ne pas être accusé. Il passa alors sa journée à travailler avec les soldats pour parfaire ses compétences à l'épée.

À la fin de la journée, le survivant repartit avec sa chouette pour rejoindre le campement mais il vit Cyn juste à l'entrée. Celle-ci l'attrapa violemment par l'épaule et le tira malgré ses grognements jusqu'à la sortie du campement où se trouvait Zoltan. Elle le fixa alors dans les yeux.

- Écoute, si tu restes, tu vas mourir. Dethmold veut ta peau et il fera tout pour. Je ne peux continuer à te protéger ni te surveiller. Je déteste peut-être les elfes, mais toi … Je refuse de te voir mourir à cause de ce cinglé.

- … Vous voulez dire que …

- Géralt va partir pour Vergen, tu vas l'accompagner avec Zoltan et tu vas rester dans la ville. J'ai mis ce qu'il faut dans ton sac étrange.

Elle l'attrapa alors contre elle, le surprenant. Elle avait beau être une femme qui semblait froide, il avait l'impression que c'était comme une excuse qu'elle lui faisait. Qu'elle s'inquiétait pour lui. Il se sentit repousser légèrement et vit qu'elle essuya une larme discrètement avec le bord de son gant et respirer un grand coup.

- Ne te fais seulement pas tuer, petit elfe.

- … pas de promesse. Les ennuis me courent après comme un ours après du miel.

Elle se mit à rire et lui frotta les cheveux avant de repartir. Cependant, juste avant d'être trop loin, elle se retourna.

- Harry n'est pas un nom elfe. Il faut que tu en trouves un pour ne pas être mis à l'écart.

- … j'en ai trouvé un en discutant avec le prisonnier. Il m'a dit la même chose.

- Et qu'est-ce ?

- Mandos. Mandos Cerbin.

- Ça à une signification, n'est-ce pas ?

- À moi de savoir, à toi de trouver. … On se retrouve après cette merde.

Géralt arriva et leur fit signe de le suivre. Il fallait traverser les brumes. C'était comme entrer dans une masse remplit de détraqueur. Sauf qu'à la différence des détraqueurs. Il faisait chaud, les créatures ne mangeaient leurs âmes, elles les attaquaient avec des épées et … qu'est-ce qu'il avait oublié ? Ne voulaient pas rester mortes longtemps.

- Spero Patronum !

Cornedru frappa l'un des esprits qui fut envoyé loin dans un hurlement. Géralt continua la route alors que Zoltan se plaignait qu'il aurait préféré boire un coup pour digérer cette aventure. Le nain se tourna vers le survivant, un peu surpris de son attitude calme.

- T'as dû en vivre pour réagir ainsi gamin.

- J'ai juste vu la mort trop de fois. Elle et moi sont devenus des connaissances intime.

- Drôle de connaissance alors.

Harry, ou dorénavant Mandos, hocha la tête. Il était vrai que c'était une connaissance bien étrange qu'il se passerait d'avoir à l'année. Mais bon, il n'a jamais réussi à avoir une scolarité normale. Alors donc ? Pourquoi se plaindre à force ? Autant accueillir la mort comme une amie. Zoltan fixa alors au loin avant de s'exclamer.

- Géralt, je crois que l'on arrive enfin. Je vois la route.

- Moi aussi, ainsi que des elfes.

Les trois virent des archers se mettre en position pour les menacer. Cependant, Zoltan et Géralt réussirent à calmer le jeu avant que les ennuis ne leur tombent réellement dessus. Ils furent dirigés alors vers l'officier à l'entrée. Celui-ci reconnut alors Géralt et Zoltan mais dévisagea étrangement Harry qui portait toujours la tenue que lui avait fourni les stries bleues et surtout, encapuchonner. Le nain de l'entrée le pointa du doigt au Sorceleur.

- Vous deviez escorter le messager ?

- Non. Ce garçon demande asile dans la ville.

- Un Dh'oine des stries bleues ? Il ne va pas se faire bien accueillir.

- Mandos. Peux-tu … ?

Harry retira sa capuche et fit constater à tous qu'il était un elfe. Zoltan expliqua les grandes lignes.

- Il a été aidé à fuir Flotsam avec les stries Bleues. Un ancien gamin maltraité prit sous l'aile de Roche.

- Le commandant des stries bleues a donc un cœur ?

Le survivant se demandait pourquoi tout le monde faisait le même commentaire au sujet de Roche. Le commandant des Stries Bleus ne l'avait pas torturé comme laissait entendre les rumeurs. Et puis, lorsqu'on est un enfant maltraité, on a toujours tendance à reconnaitre les autres. Et Roche s'était reconnu en lui. Le Nain continua.

- On en apprend tous les jours. Bon, il y a un camp de Scoia'tael qui pourra l'accueillir. Ils sont postés dans une des parties supérieures de la ville.

Géralt hocha la tête et prit la route. Zoltan resta avec les nains et Harry suivit en silence. Hedwige se posa sur son épaule et joua avec le tissu de son bandana. Lorsqu'ils furent assez loin, Géralt se tourna vers lui.

- Reste discret jusqu'à ce que l'on vienne te chercher. Au moins, dans cette ville, on essayera pas de ne te tuer ni de tenter de te faire des choses que tu ne voudras pas. Mais avec l'absence de Roche au camp. Cyn ne pouvait avoir l'autorité pour empêcher les hommes de Henselt de tenter de te tuer.

- Je sais. Et Dethmold était le plus dangereux. En espérant que l'on retrouve Triss rapidement. Tu n'es pas trop inquiet ?

Le mutant ne prononça pas un mot mais Harry comprit le sentiment. Géralt aimait la magicienne et ne pas savoir si elle était en vie ou non le rendait douloureux. Les deux reprirent leur route avant d'arriver devant un camp d'elfe. Il était plus grand que celui qu'il avait vu à Flotsam. Deux des elfes les arrêtèrent à l'entrée.

- Halte. Raison de votre venu.

- On vient parler à votre commandant. Dit alors Géralt.

L'un des elfes le fixa et partit. Géralt fut agréablement surpris de reconnaitre un borgne. Celui-ci le regarda, étonné mais surtout lorsqu'il vit Harry au côté de Géralt.

- Vatt'ghern. Wedd.

- Iorveth. Je dirais un plaisir de te voir mais ce n'est pas une visite de courtoisie. Mandos ne peut rester avec les Témériens plus longtemps sans risquer sa vie. Roche m'a demandé de l'éloigner.

- Le Dh'oine a donc un cœur ? bien étrange.

Harry eut un léger rictus moqueur. C'était une nouvelle personne qui disait être étonné que Roche avait un cœur. Fallait juste gratter sous la carapace de grognon suspicieux ou être pareil à lui. Géralt continua en regardant le jeune elfe du coin de l'œil.

- On va plutôt dire qu'il se voit dans Mandos avant qu'il ne soit sauvé par Foltest. Peux-tu le protéger ?

- Après ce qu'il a fait à Foltsam, plus d'un risquerait leur vie. Il peut rester et s'entrainera avec mes hommes.

Géralt repartit et Harry se retrouva seul face aux elfes. Il respira un grand coup. Ça allait bien se passer. Il se répétait cela comme un mantra. Seulement, le mantra s'arrêta lorsqu'il sentit une main sur son épaule. En relevant la tête, il vit Iorveth lui faire signe de le suivre. Le plus vieux l'emmena au travers du camp jusqu'à une tente et lui désigna un lit. Hedwige se posa sur l'épaule du borgne et y resta. Iorveth fixa l'oiseau mais ne dit rien. Harry posa son sac, constatant que l'elfe l'observait toujours. Le borgne fouilla alors dans plusieurs des sacs et sortit une tenue plus similaire aux tenues du campement. Iorveth disparut à l'extérieur, le laissant se changer de la tenue des Stries Bleues. Il regarda la tunique elfique verte avec des tissus sombres. Il se regarda un instant. C'était assez étrange d'avoir ce mélange d'armures de cuirs et tissus avec plusieurs pièces de métal. C'était vraiment plus léger que la cote de maille qu'avait fini par lui faire porter Roche.

Lorsqu'il sortit, il remarqua Iorveth jouant tranquillement de la flute avec Hedwige installé sur son épaule. Il lui adressa un regard et sourit avant de faire un signe de la main pour qu'il le suive de nouveau. Le survivant se retrouva à arpenter le camp jusqu'à une tente qui semblait être la tente médicale. Il vit de nombreux elfes blessés, mais aussi des nains. Beaucoup de non humain. Une femme se trouvait dedans. Les cheveux blond, l'air guerrière et on ne sait quoi de puissant. Lorsqu'il se retrouva en face, la femme sembla comme humer l'air avant de le fixer.

- Tu as rencontré un dragon et tenté de lui voler un de ses œufs ? grogna la femme.

- … Euh … En fait, l'histoire c'est ça mais c'était pour une sorte de tournoi où l'œuf était un faux. Au début, je ne voulais pas mais j'avais pas le choix.

Harry se demanda pourquoi il avait répondu honnêtement. Peut-être par ce qu'il eut l'impression quelques secondes d'être retourné devant le Nagnar à Pointe. La femme ne semblait pas être ce qu'elle prétendait. Elle le fixa dans les yeux avant d'hocher la tête, le croyant.

- Je te crois. Tu es ?

- Mandos Cerbin.

- Saskia, je demande à ce que cet enfant soit protéger. Dit alors Iorveth.

La femme fixa le borgne comme si trois têtes s'étaient ajoutées à la sienne. Elle secoua la tête et sourit. Elle regarda alors Harry dans les yeux.

- Tu es le bienvenu ici. Si tu as une demande …

- … Je voudrais apprendre la langue des anciens. J'ai un peu commencé mais …

- Je pense que ce sera possible. Continua la femme. Iorveth, je dois y aller.

- Hn. Mandos, il y a quelqu'un qui voudrait te remercier.

- Ah bon ?

Iorveth guida Harry jusqu'à l'un des lits et le survivant eut le plaisir de reconnaitre le locataire qui était obligé de rester coucher pour récupérer. Ciaran semblait reprendre de son expérience douteuse dans Flotsam. Lorsque celui-ci vit le survivant, il sourit.

- Ne serait-ce pas le gamin inconscient qui saute dans les flammes ?

- Pour ma défense, je n'ai pas d'instinct de conservation.

- Pire qu'un Dh'oine. Je dois te remercier, Harry.

- Je vais par Mandos maintenant, Ciaran.

- J'ai appris pour la magicienne. Je t'aiderais bien à la retrouver mais …

- Je te conseille de reprendre des forces avant de partir en croisade avec moi.

Les deux discutèrent avant qu'Harry ne constate qu'il était toujours observé par Iorveth avec attention depuis de début de la conversation. Puis, le borgne partit, comme résigné. Ciaran fixa son commandant disparaitre avant de soupirer. Il se tourna vers Harry.

- Iorveth est un peu secoué de ta présence.

- Pourquoi ? J'ai fais quelque chose qui le dérange ?

- Non. Mais, pour des raisons qui lui sont propres, il va … enfin, il va agir comme cela. Cependant il gardera sa parole de te protéger. Il garde toujours sa parole.

Le survivant repartit, retournant à sa tente avant de constater l'absence d'Hedwige. Celle était resté avec Iorveth. Il les trouva au champ de tir. L'elfe armait son arc et tira. La chouette vola alors vers la cible et se posa sur la flèche. Harry cru entendre grogner d'amusement l'elfe. Celui-ci se tourna alors vers lui.

- Prends ton arc, on va voir comment tu t'en sors.

- Bien.

Les deux commencèrent à tirer. Au bout d'un moment, Harry ne pouvait plus tendre le fil tellement ses bras le faisaient souffrir. Iorveth lui fit signe d'arrêter et de s'assoir. Il sortit une outre d'eau qu'il tendit à l'adolescent. Il s'assit à coté pour observer le ciel.

- Pas trop mal pour un novice.

- Merci.

- Vatt'ghern a parlé que tu ne sais pas parler la langue des anciens ?

- Oui. Un peu gênant pour un elfe. N'est-ce pas ?

- Et pour un apprenti d'une magicienne. La magie et les sorts sont en langue ancienne. Je peux t'apprendre avec les autres les mots et l'écriture.

- Si c'est possible.

- Hn.


Un mois plus tard.

Les elfes ne lui posaient pas trop de questions. Pour eux, c'était un des leurs qui avait eu la malchance de vivre avec des humains même si Harry nuança en parlant d'Hermione et sa volonté de libérer les elfes. L'un des hommes de Iorveth scruta alors le ciel comme cherchant la fin du monde avant de secouer la tête.

- Une Dh'oine qui serait prête à se battre pour nous défendre. Je serais presque honoré de la rencontrer.

- Je ne pense pas que ce sera possible. Mais si ça le devient, je me ferais un plaisir de vous la présentez. Néanmoins, je préviens, c'est une bibliothèque humaine. Elle risquerait de vous poser des milliers de questions.

La plupart se mirent à rire. Harry fixa son verre. Il renifla le contenu avant de le boire. Il faillit tout recracher d'un coup en sentant l'alcool. Ça lui avait chauffé le corps d'un coup. La sensation était étrange. Mais surtout, qui avait tenté de lui faire boire de l'alcool ? Un des elfes se mit à rire et lui resservir un verre. Il maugréa allègrement devant le liquide qui se trouvait dans son verre. Et surtout, c'était le matin, par merlin.

- Vous savez que je ne suis pas en âge de boire …

- Ici, assez vieux pour se battre, assez vieux pour boire.

- … je passe.

Harry se retrouvait dans une ambiance assez agréable. Cependant, depuis le début de la matinée, il sentait comme si on le tenait dans son cœur. Quelque chose qui le tractait. Mais c'était seulement une impression. Hedwige se posa sur son crane avec un morceau de papier dans le bec. Le survivant l'attrapa. C'était un message de Ciaran qui lui précisait que c'était l'heure de sa leçon et qu'il était encore une fois en retard. Il regarda sa chouette en soupirant.

- Pourquoi je lui ai dit que tu étais capable de transmettre des messages. … Et tu participes activement à ma torture. Je vais me poser des questions si tu n'as pas été acheté par Iorveth et son second maintenant.

Hedwige se mit comme à rire et repartit. Le survivant abandonna sa place dans le campement et partit rejoindre la maison dans laquelle on avait transféré le second. En arrivant dans la maison, il pouvait entendre les bruits de combats au loin derrière les murs. Si ça continuait, les murs allaient lâcher à un moment. Il rentra et trouva l'elfe avec un tas de livre, l'attendant. Ouch, leçon d'histoire et géo politique. Et vu le regard de sadique ça allait être épique. Pire que Rogue ou plus. Cependant, il aurait pu demander à la sorcière qui se trouvait sur la ville mais Iorveth et les elfes lui avaient fortement déconseiller de demander à la femme. Lorsqu'il rencontra celle-ci, il se demandait ce qui était pire entre Dethmold et la femme. Philippa, sorcière au service de la Redania. Elle ne savait pas qu'il était un sorcier et les elfes faisaient grande attention à ce qu'elle ne soit pas au courant. iorveth avait même murmuré qu'il était sûr que la femme tenterait de l'utiliser comme le faisait pour chaque personne qu'elle considérait utile.

- Commençons la torture. C'est quoi aujourd'hui ?

- Histoire de Lara Dorren. Tu vas devoir lire plusieurs textes en langues anciennes. J'ai dégoté plusieurs livres de magie. Tu t'exerceras ici.

- Bien Professeur.

- … Et appelle moi Ciaran. Je ne suis pas un professeur.

- Toi et Iorveth devraient se reconvertirent alors dans la profession de professeur. J'ai plus appris en un mois qu'en 5 ans dans mon école. Si on enlève le côté sadique.

L'elfe se mit à rire. Harry commença alors à lire l'ouvrage. Sang ancien ? intéressant. Il continua à lire avant de fixer le portrait de la fameuse Lara Dorren. Il sentit comme si on lui martelait la tête. Plus il regardait l'image, plus il avait l'impression de l'avoir vu. De l'avoir rencontré. Avant qu'il ne comprenne, il se retrouva au sol, sous le regard paniqué de Ciaran. Sa vision s'obscurcit alors que le plus vieux tentait de le garder conscient.


Cliffhanger ! lol. Non, juste de quoi mettre de l'eau au moulin de votre curiosité. on se retrouve la prochaine fois ^^.