Bonsoir à tous, me revoila avec la suite des aventures de Mandos. Retournons dans les tréfonds des ombres de 12 Square Grimmault où un commandant au bois ronflant s'est réveillé. (lol, j'ai signé mon arrêt de mort avec celle là. J'en suis sûr, Dh'oine. Glup!)

Bon, je remercie lala encore une fois pour sa review ^^. poivre et sel, le pauvre cabotin.

Je rappelle que Harry Potter, notre survivant à la balafre est à J.K. Rowling et the Witcher est toujours à Andrzej Sapkowski. Je vous souhaite une bonne lecture.


Chapitre 15 :

Hermione descendit les marches avec une furieuse envie de retourner se coucher. Elle poussa la porte de la cuisine et fut surprise de voir Mandos étalé sur le sol. Le survivant était à même le sol, les jambes encore sur le canapé, dormant comme un bien heureux, emmitouflé dans une couverture. Elle regarda les personnes présentes dans la cuisine et vit Sirius. Celui-ci la salua dès qu'il la vit et lui présenta une place. Elle s'assit et regarda toujours interrogative son meilleur ami.

- Il s'est endormi comme une masse avant de tomber du canapé. T'inquiète, ça doit faire deux heures qu'il dort ainsi.

- Il a une chambre. Il pourrait y aller.

- Hmmm. On peut comprendre pourquoi il est resté. Cependant, Hermione, pourrais-tu, s'il te plait, passer une autre tenue que tes vêtements de nuit ?

- Pourquoi ? Habituellement, ça ne te gêne pas …

- Moi, non. Lui, un peu plus, je pense.

Elle tourna la tête dans la direction que pointait le maraudeur. Elle vit un homme adulte, le visage à moitié caché par les bandages. L'œil surprit en tout point. Le fameux commandant de Mandos. Il était réveillé ? Ça pouvait expliquer alors la masse flemmarde dans le salon. Elle présenta alors sa main, souriante.

- Hermione Granger. Ravie de faire votre connaissance. Je suis l'une des meilleures amies de Mandos.

- … quand vous parliez d'étrange tenue … commenta alors la voix grave de l'elfe.

La griffondor fixa sa tenue sans réellement comprendre. Puis, elle se souvint d'un des commentaires de son camarade. Il vivait dans un monde semblable à celui du moyen âge. Les mœurs étaient différentes. Et voir une jeune fille, le matin, en t-shirt et Short, c'était assez étrange pour un elfe comme Iorveth. Surtout qu'il ne voyait pas le regard qu'on lui offrait habituellement. Chez ces humains, il n'y avait aucun jugement parce qu'il était un elfe. Mais il pouvait se considérer gêné de voir une jeune femme aussi peu vêtue.

Hermione remonta précipitamment pour mettre des vêtements adéquates. Sirius tendit alors une nouvelle tasse de chocolat chaud à l'Aen Seidhe. Celui-ci l'attrapa et renifla à nouveau le breuvage. Il restait néanmoins méfiant. Un Dh'oine pouvait être fourbe. Bien que, selon Mandos, il pouvait faire absolument confiance à Sirius ainsi qu'à Remus. Sinon, c'était à nuancer du côté des autres adultes. Chez les enfants, il fallait s'y prendre à deux fois.

- Donc … je m'étais arrêté où ?

- Vous m'expliquiez pourquoi Mandos est obligé de participer à cette … école.

- Ah oui. Je disais donc qu'étant le survivant. Il est plutôt poursuivi par le ministère. De retour, le ministère tentera tout pour l'avoir sous sa coupe. À l'école, il a la chance d'être protégé par les lois qui existent entre le ministère et l'école. Techniquement, on ne peut arrêter un élève dans l'enceinte de l'école que si, et je dis bien, s'il est prouvé qu'il a commis un crime noir. Type : nécromancie, meurtre, torture de camarade … bref. Par contre, s'il n'y va pas, le ministre va lancer ses chienchiens à sa poursuite.

- Hn. Les Dh'oines et leur politique. Ils s'attaquent entre eux, se tuent, se trahissent.

- Eh. C'est le lot de tous. Même des elfes.

- Mandos vous a donc parlé de cela. Sait-il se taire ?

- Pas avec moi.

Les deux furent à nouveau interrompus par le retour de Hermione. Elle était habillée de son jean ainsi que d'un sweat plus ample. Iorveth la salua de la tête mais garda ses distances. Il était en terre inconnu et tant que Mandos ne se réveillait par, il ne pourrait faire réellement confiance à personne. À cet instant, Kreature arriva à son tour, un sourire morve sur son visage. Il regardait Sirius avec son regard plus lumineux que d'habitude.

- Oui Kreature ?

- Kreature a fini de ranger la chambre de maitre Regulus.

- … va te reposer. On verra la suite plus tard.

Iorveth regarda la chose … étrangement. Celle-ci le salua avant de partir. Il pointa alors Kreature, interdit.

- Qu'est ce … ?

- C'est Kreature. Il s'occupe de la maison.

- C'est un elfe de Maison. Répondit alors Hermione de but en blanc.

L'Aen Seidhe s'étouffa à moitié ce qui fit rire une personne. Mandos était assis dorénavant, le regard rieur. Sirius soupira avant de regarder la griffondor.

- Hermione … Je pensais introduire la notion en douceur. Commenta le maitre Black.

- C'est bon. Iorveth a vu pire. N'est-ce pas commandant ?

- … Mandos. Ton … parrain m'a fait un étrange rapport. Qu'as-tu à dire ... ?

- Pour ma défense ? Rien car je ne suis pas coupable. Enfin, pas directement. Tu sais les grandes lignes de mon problème ?

- Assez pour savoir qu'il va falloir un temps avant que l'on puisse retourner dans notre monde. Grogna l'Aen Seidhe.

- Yep. Ronge pas trop ta laisse. Mais promis, dès qu'on sera de retour, je t'apporte Isengrim sur un plateau d'argent.

Les deux se mirent à rire après plusieurs minutes de silence. Il devait avoir une sorte d'histoire derrière que les deux autres ne comprirent pas tout de suite. Néanmoins, le fameux Iorveth fut invité à retourner dans son lit en se faisant assommé par son guérisseur via la boisson et un somnifère. Celui-ci fixa Sirius.

- Ne lui dit pas que je l'ai drogué, on est d'accord ? Je n'ai pas d'envie de mort. Mais, le connaissant, il n'irait pas se reposer.

- Je serais aussi muet qu'un poisson. Sinon, l'école reprend quand ?

- Demain. On part ce soir.


Le survivant n'était pas heureux de retourner à la case Poudlard. En revanche, il avait profité de son séjour dans Londres pour parler avec les Gobelins. Ces derniers avaient été révolté d'apprendre l'existence des artefacts comme les horcruxes et les recherchaient activement dans les comptes saisis par les mangemorts. Ainsi disparut la coupe de Poufsouffle. Cependant, Mandos avait une autre pensée en tête. Kreature l'avait amené à l'endroit où son maitre avait été amené par les inferis. Pourtant, il ne trouva aucune trace du corps. Puis, il s'en retourna vers d'autres sorts comme ceux d'appel des âmes mais rien. C'était comme si le fameux serpentard, Regulus Black, avait disparu de la société mais pas mort. Et c'était cela qui était le plus étrange.

Autres points importants, la mère Weasley et ses sermons. Lorsqu'elle commença à se plaindre et nettoyer les chambres dès qu'elle revint pour faire son fief, elle eut la mauvaise idée d'engueuler Iorveth. Celui-ci acceptait peut-être la présence, mais il ne fallait pas abuser. Sirius mourait de rire sur son fauteuil en entendant la femme parlant d'une créature obscure qui l'avait expulsé de la maison. L'Aen Seidhe fit son apparition plus tard, l'air passablement énervé. Normal, la matriarche avait lancé ses sorts de nettoyage sans prendre conscience des personnes présentes. Et un commandant de la Scoia'tael n'est pas du genre à accepter d'être traité comme un enfant ou comme quelque chose de stupide. Encore moins lorsqu'on traitre comme un gosse inconscient son guérisseur. Elle avait accusé l'elfe de beaucoup de chose alors que celui-ci avait repris conscience. Bien qu'il souhaitait avoir le guérisseur sombre entre ses mains pour la farce au somnifère, il montra un coté assez protecteur envers Mandos. La mère Weasley eut peur en voyant l'arme voler proche de sa tête.

Mandos pouvait rire de la situation avec Sirius bien qu'Hermione désapprécie les moqueries. Draco, de son côté, se contenta de présenter la main à l'elfe et le remercier pour pareil cadeau. Surtout lorsque Iorveth et Mandos firent savoir leur mécontentement à Dumbledore. Le directeur ne put placer un seul mot face à l'ancien Aen Seidhe qui prit un malin plaisir à l'insulter en elfique. Le guérisseur sombre participa activement aux insultes avec le sourire. Si quelqu'un avait compris ne serait ce qu'un seul mot que les deux avaient dit, il rougirait de honte.

De retour à l'école, Dolores était à nouveau présente à son poste au plus grand drame du professeur de potion. Celui-ci avait même glissé durant une leçon qu'il voudrait bien un crapaud pour tester l'un de ses poisons. Neville prit peur que ce soit le sien qui était visé mais le survivant comprit au vu du regard de Rogue envers Ombrage en fond de salle qui était pris pour cible.


Le survivant finissait sa potion et éteignit le feu lorsqu'il sentit le regard perçant du crapaud juste derrière lui. Elle ne pouvait pas le lâcher pour une fois ? Elle regardait précisément son bandana qui couvrait ses oreilles.

- Monsieur Potter …

- Cerbin. C'est Cerbin, je vous rappelle. Grinça-t-il. À moins que vous êtes atteint de stupidité.

La femme grinça mais ne releva pas le commentaire pour une fois. La dernière fois lui avait valu une situation honteuse face à des journalistes.

- Vous ne portez pas l'uniforme réglementaire …

- Ah ? Et en quoi ? Dans le règlement intérieur, il est demandé de porter une robe de sorcier ainsi que des chaussures spécifique … Non. Que je sache, je ne porte pas de babouche ni de tutu … Alors en quoi je ne respecte pas le règlement ?

- Votre bandana.

- … Sérieusement ? J'ai les cheveux assez longs, alors, dans une potion, des cheveux, vous me direz … Et puis, si vous commencez à me dire qu'utiliser des objets dans les cheveux pour les tenir sont illégaux … Faite le avec toutes les filles qui portent des chouchous ou montrez l'exemple avec votre chapeau et retirer le.

- Vous êtes collé pour insubordination à votre professeur.

- On n'est pas en cours de défense contre les forces du mal mais en potion. Vous êtes ici en tant qu'inspectrice donc vous ne pouvez pas me donner de colle hors de votre juridiction. Donc … je n'irais pas à votre colle.

Rogue esquissa un sourire amusé. L'elfe soupira avant de tendre le flacon et demander implicitement de sortir de la pièce. Le directeur de serpentard lui tendit alors un parchemin avec une série de devoir à faire et à rendre pour la prochaine fois. Le survivant se leva et sortit de la pièce sans écouter Ombrage qui ulcérait des menaces.

Il arriva à la bibliothèque et sentit les yeux des membres de la brigade sur son dos. Ça commençait passablement à le chauffer. Il attrapa les livres nécessaires, et repartit dans les couloirs, toujours suivi. Il n'avait pas trente-six solutions. Au détour d'un des couloirs, il ouvrit un portail de transport et apparut dans le septième étage. Il rentra dans la salle sur demande et s'installa pour travailler. Hermione arriva plusieurs dizaines de minute plus tard avec Draco et Neville. Il les salua de la main, agitant ses doigts pour ranger ses livres. Ces derniers disparurent dans le vide.

- Sur quoi on travaille ce soir, Mandos ?

- Comment évincer le crapaud.

- Ça fait deux jours que tu es rentré … Et tu veux déjà l'éliminer ? Se marra Draco.

- J'ai eu des Dh'oines moins énervant que j'ai transformé en …

Les trois regardèrent l'elfe à moitié rougir en se remémorant surement l'un des fameux incidents. Il n'allait pas avouer le dixième de ce qu'il avait fait avec la compagnie de Iorveth. Surtout lorsque celle-ci apprit ses capacités de métamorphose diverses et les utilités d'un bon enchantement. Mandos se secoua la tête avant de continuer.

- Bref. On va commencer les armes. Des mannequins ont été mis en place. Chacun pourra s'entrainer. Dommage que Iorveth ne soit pas là. Il est très bon prof … si on enlève le coter grincheux et sadique. Je me demande même comment il s'adapte à ce monde. En espérant que Patmol ne décide pas de faire des bêtises … j'ai presque peur d'envoyer une lettre pour avoir une réponse.

- Tu dois te faire des idées.

Le survivant soupira. Il n'était pas d'accord avec Hermione pour sa peur présente. Le duo improbable de Iorveth et Sirius pouvait être terrorisant pour le guérisseur sombre. Et l'imaginer était encore pire. Il ne savait vraiment pas à quoi s'attendre. Sirius était d'un gosse parfois mais aussi un maraudeur qui était versé dans l'enchantement et les sortilèges sans oublié, possédant l'un des répertoires de magie noire assez effrayant. Et quant à Iorveth, s'il n'y avait pas un mort, c'est qu'il était malade. Pas qu'il tuait tout le temps, mais vivre parmi des Dh'oines comme la mère Weasley pouvait attaquer la patience de l'elfe. Et on peut comprendre lorsqu'on sait le vécu. Mais quand même, il ne pouvait pas le surveiller en étant à Poudlard et ne pouvait pas non plus le laisser à Poudlard avec Ombrage. C'était comme être attaché à deux chevaux qui tiraient dans deux directions différentes.

Les autres membres de L'Armée de Défense arrivèrent petit à petit et commencèrent les entrainements qu'avaient prévu le survivant. Cependant, en plein milieu de l'entrainement, Mandos se tendit alors un manche de pelle. Il eut comme un frisson de peur avant de regarder autour de lui, cherchant le problème. Il reçut la réponse que plusieurs heures plus tard lorsque Remus lui envoya une lettre avec l'annonce que Dumbledore avait confronté Iorveth. Et que l'elfe n'avait apprécié et avait répondu avec violence. Ce qui expliquait le mauvais sentiment de l'elfe.


Voldemort sentait qu'il y avait quelque chose qu'il ne contrôlait pas. Il y avait quelque chose qu'il ignorait et ça le dérangeait. Il y a encore peu, avant la disparition du survivant, il pouvait avoir les sentiments et les images que voyait sa Némésis. Mais, depuis son retour, rien. Dans un accès de rage, il envoya sa magie au travers des marques de ses serviteurs. Il voulait des réponses et les mangemorts les trouveraient pour lui. Rogue et bien d'autres se tordirent de douleur lorsque la marque pulsa sur leurs bras. Et le message était clair, ils devaient trouver des informations sur le survivant. Cependant, sans le savoir, le seigneur des ténèbres sortis une personne des tourments des limbes. Une ombre du passé oublié et inconsciente jusqu'à présent.


La première chose qu'il sentit, c'était la douleur. Comme si on lui arrachait le bras. Puis, la magie coula, l'aidait à supporter la douleur. Puis, il put ouvrir les yeux. Il tourna la tête sur le côté, entendant le son étrange d'une machine. Il était où ? c'était le monde Moldu ?

Il retira les choses qu'on lui avait posé sur le corps. Il était maigre, faible, mais sa magie était active. Celle-ci l'avait conservé pendant toute son inconscience. Il souleva la manche pour voir sa marque pulser. Il regarda avec haine cette dernière avant de se souvenir de ce qu'il avait fait en dernier. Il se releva de son lit. Il entendait déjà les moldus s'agiter dans le couloir dans sa direction. Il ne pouvait rester une minute de plus. On saurait qu'il est de nouveau conscient et ses anciens camarades ne tarderaient pas à lui mettre la main dessus. Il fallait qu'il rejoigne un lieu sécuritaire et rapidement. Il se concentra avant de disparaitre de la chambre en transplanant. Il arriva dans une vieille rue de Londres. Une rue sale, encaissée et malfamée. Personne. Il posa la main contre le mur pour se stabiliser. Il devait rejoindre un lieu en sécurité pour reprendre des forces.

Il n'eut qu'une pensée en tête, se venger du seigneur des ténèbres. Et il savait parfaitement comment. Il espérait seulement qu'il réussisse.

Un journal vola dans la rue. Il l'attrapa et regarda la date. Il eut du mal à digérer l'information. Il avait passé combien de temps dans cette chambre d'hôpital ? combien de temps était-il inconscient ?

Il trouva dans la rue, de vieux vêtements qui remplaceraient ceux de l'hôpital qu'il avait sur le dos. Il marcha alors, reconnaissant le quartier. Il devait faire attention. Un de ses anciens camarades pourrait apparaitre à n'importe quel coin de rue pour l'attaquer. Il n'avait ni baguette, ni moyen de défense. Tous ce qu'il pouvait faire, c'était rejoindre un endroit en sécurité.


- Pour ceux habitués, vous me connaissez, je laisse toujours des miettes pour apprécier la suite ^^. Oubliez pas de laisser des commentaires, la nourriture de l'auteur est l'avis que les lecteurs ont sur ses oeuvres ...

- Dh'oine ... j'ai un rappel pour plus haut à te faire ...

(arc qui se tend en direction de l'auteur).

- ... Je vous laisse , adieu, priez pour moi! à l'aide! Aen Seidhe remonté à bloc!