Bonjour à tous, voilà un retour sans plus attendre de notre sorcier favoris qui a retrouvé son ami loup Blanc. Bon, on commence la potion pour la fin du monde en mélangeant les deux plus attires problèmes de l'univers. L'elfe survivant increvable sur la droite et à ses cotés, Le sorceleur taciturne détestant les portails. Peut être que l'esprit de maraudeur de Mandos lui fera une petite blague mais pas tout de suite. Ils ont du boulot.

Reviews :

Lala : Explosif ? Je dirais même très acidement nucléaire.

Eragon95159 : Don't hate me for this chapter ... Yeah, i have think about the children but ... you will see. I want Mandos hate the three ones for many reason. but, don't worry ... i will try to change some part of the original story.

Bon, pour la suite, on rappelle que les oeuvres de J.K Rowling et Andrzej Spakwoski sont utilisés pour mon histoire et mes tribulations sont mes propres inventions.

Bonne lecture et laissez moi une petite reviews, Pretty Please!


Chapitre 26 :

Mandos n'aimait pas l'ambiance dans le village abandonné du marais. Il y avait comme quelque chose d'étrange dans l'air. Il l'avait déjà ressenti lorsqu'il rentrait dans les marais de Velen mais la présence était encore plus importante dans le village. On les observait. Et cette présence n'avait rien de bienfaisante. Ça lui donnait une envie de gerber ainsi que de fuir. Puis, là, il sentit une petite main. Il baissa les yeux pour voir le spectre d'un enfant. Il devait être le seul qui le voyait. Il en vit d'autres. Les enfants semblaient tous tristes, douloureux, maudits. L'un d'eux pointa la maison principale comme l'accusant. Il ne put s'y diriger puisque plusieurs membres du feu éternel venaient de faire leur apparition. Et il y avait une demoiselle parmi eux. Géralt se mit à son niveau et lui murmura les grandes lignes alors que le baron et la jeune femme semblaient bien décider à argumenter en plein territoire ennemi. De plus, l'un d'eux voulu faire participer Géralt à la conversation avant qu'un membre du feu éternel n'arrête la discussion.

Mandos sentait la présence observer. Non. Il y en avait trois. L'une d'elle s'intéressa à lui. Il n'aimait pas cela. Mais alors pas du tout. Il la chassa de son esprit violemment ce qui étonna cette dernière. Le chasseur de sorcière prit alors la parole.

- Je vous rappelle que nous sommes ici pour une raison précise.

- La chasse au papillon ou au noyeur ? Ou les fêtes des lumières ?

Géralt se retint de rire. Le gamin avait toujours la langue coupante. Les chasseurs n'aimaient pourtant pas son humour cinglant. L'elfe se tourna vers eux avec un regard sombre.

- On va mettre les choses au clair. Je ne vous aime pas. Ne m'approchez pas et vous garderez votre tête sur les épaules.

- Écoute-moi, l'elfe … commença l'un des hommes.

- Il suffit. Je comprends votre désappréciation des nôtres, Guérisseur Sombre, Mandos Cerbin. Mais le feu éternel est …

- Conservez votre langue. J'ai déjà écouté les sermons. Concentrez-vous sur ce qui va suivre.

Géralt était d'accord, dégainant déjà son arme. À cet instant, on trouva la vieille femme. Mais celle-ci n'avait plus du tout sa tête. Elle semblait enfoncée dans un délire profond. Géralt vit Mandos se baisser à son niveau et commencer à lui parler doucement. La fille voulut l'écarter mais l'elfe lui fit signe de se taire. Lorsqu'un rugissement retentit dans le marais, beaucoup savait que ce qu'il allait suivre n'allait pas être une partie de plaisir.

Le survivant regarda la créature énorme charger dans la clairière. Il n'eut qu'un mot traverser son crane : Merde. Comme toujours avec Géralt. Était-ce un sport pour le sorceleur ? Surement vu le nombre d'ennui dans lequel il entre. En regardant la créature, il reconnut un fiellon. Pas la meilleure créature qui soit mais pas un Leshen, c'était déjà cela.

Mandos sortit plusieurs flacons à mèche. Il n'allait pas utiliser la magie face au feu éternel et encore moins dans son état. Il regarda Hugin qui décolla en comprenant son rôle. Le corbeau s'abattit sur la créature avec Hedwige pour lui transpercer les yeux. Même si difficile, les deux oiseaux s'en sortaient bien mieux que les soldats ou les membres du feu éternel. Géralt est hors catégorie étant sorceleur. L'elfe resta prêt de la femme à moitié folle, attendant patiemment avec ses armes en mains. Lorsque le fiellon se tourna vers lui pour attaquer, il envoya une première fiole. La créature poussa un hurlement de douleur avant de cabrer. Géralt en profita pour enfoncer sa lame dans la poitrine du fiellon. La créature hurla de plus bel. Mandos en profita et siffla en levant la main. Hugin attrapa la fiole au vol pour la lâcher dans la gueule du Fiellon. Celui-ci s'étendit au sol, se tordant de douleur avant de mourir.

Mandos grogna de soulagement avant de retourner son attention vers la vieille femme qui était franchement atteinte. Son esprit était une sorte de tumulte de douleur. Ne serait-ce qu'après lui avoir sondé l'esprit légèrement avec la légilimencie, ce n'était pas la meilleure chose pour elle. Il remarqua par la suite les enfants autour d'elle, tentant de la réconforter. Il pinça sa lèvre avant de poser la main sur l'épaule de la vieille femme. Il regarda les enfants avant de se concentrer sur cette pensée : « je veux qu'elle les perçoive. Je veux qu'ils puissent lui dire au revoir. » Il fut comme entendu car la vieille femme fixa les enfants et pleura. Elle pleura et commença à implorer leur pardon. Chaque enfant lui sourit.

-On t'aimait bien grand-mère.

-On est désolé de t'avoir laissé seule.

-Merci d'avoir veillé sur nous.

Puis, un à un, ils disparurent dans une douce lumière. La vieille se trouvait encore dans son délire mais elle semblait avoir un brin de lucidité. Il aurait peut-être pu la traiter magiquement mais il n'en avait pas la possibilité à l'heure actuelle. De plus, il y avait les deux père et fille qui se disputaient de savoir chez qui la vieille irait. À nouveau, on demanda l'avis du sorceleur mais ce fut l'elfe qui répondit.

- Votre père a fait un serment à lui-même. Regardez-le dans les yeux, fille du feu éternel avant de l'accuser. Il est un soulard, certes, mais on ne devient pas soulard comme ça. Et votre mère n'est pas non plus innocente. Ils sont tout aussi coupable l'un que l'autre.

- Je ne vous permets pas !

- Et qu'est-ce qu'il m'en empêche ?

- Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Tamara, la fille du baron vit alors le sorceleur attraper l'épaule de l'elfe qui venait de se redresser subitement. Il se tourna avec un regard sombre. Puis, il déclipsa son armure à la surprise de tous avant de retirer le pourpoint elfe. La, elle vit les marquages sur le dos de l'elfe. On pouvait parfaitement reconnaitre les traces de ceintures, les brulures, les cicatrices de coups. Puis, il remit sa tenue en fixant le vide. Il dit alors.

- C'est un Dh'oine qui m'a fait cela. Un humain. Un gros lard mais lui n'avait jamais bu. Il faisait cela par plaisir. Il m'affamait, m'enfermait, me battait, m'humiliait. Paria, non voulu. Alors, oui, je connais les hommes de ce genre. Mais je connais aussi ceux que la guerre a rendu amère. Je connais ceux qui sont parti au front, espérant que leurs femmes les attendent à la maison. Mais quand ils rentrent, la maison est vide puisqu'un autre à séduit la belle. Donc, votre jolie bulle d'idéalisme du feu éternel, repensez là avant de venir me voir parce que même si je suis innocent, je connais plus d'un chasseur de sorcière qui apprécierait de m'attacher à un poteau pour voir combien de temps je mets à cramer parce que je suis un elfe. Géralt, je t'attendrais plus loin. Baron … je vous demanderais de venir me parler aussi.

Les hommes virent l'elfe partirent plus loin, voulant s'écarter d'eux. Géralt soupira avant de fixer sombrement Tamara. Celle-ci déglutit mais ne dit rien de plus, comprenant plus ou moins son erreur. Ou, comprenant que si elle faisait le moindre commentaire, elle aurait le sorceleur sur le dos. Les chasseurs s'éloignèrent, laissant le baron avec sa femme et l'elfe. Celui-ci revint, tirant Jeannot par le cou.

- En voilà un qui voudrait te causer Géralt. Bref, Baron. L'ermite dont vous avez fait mention serait peut-être une de vos meilleures solutions mais je vous proposerais autre chose.

- J'écoute.

- Il existe plusieurs sorciers ayant élu domicile à Wizima mais aussi dans le territoire de Nilfgaard. Allez à Wizima et demander à la cours Draco Malefoy ou Hermione … Malefoy ou Granger. Ça dépendra si les deux ont décidé de s'avouer l'un à l'autre. Bref. Dites-leur que vous venez de ma part pour soigner l'esprit de votre femme. Mais je préviens. Ce sera long, peut-être pas concluant au début, mais elle retrouvera une sanité d'esprit. Puis, touchez encore à une bouteille d'alcool et je vous retrouve pour vous pendre par les entrailles.

- … Vous êtes sûr … ?

- Je les ai formés. Hermione sera dans quelque temps une guérisseuse aussi renommé que moi. Cependant, je ne peux rien faire. J'ai eu une mauvaise expérience il y a peu qui m'interdit d'utiliser la magie pour le moment. J'ai déjà fait un premier travail avec votre femme. Les autres se chargeront du reste. Avec de la chance, un des frères Black pourra aider. Ils sont assez spécialistes dans la folie avec les antécédents familiaux.

L'homme remercia alors l'elfe, le serrant fortement. Géralt eut un sourire amusé en entendant les jurons colorés du guérisseur sombre. Cependant, l'elfe nota le regard de la jeune femme, forcée de suivre les chasseurs et s'éloigner de sa mère.

- Pourquoi doit-elle vous suivre, Chasseurs ?

- Elle a prêté serment. Elle a voué sa vie à la flamme éternelle.

- Hn. bien. Mais, un instant, regardez-moi juste un instant.

Les chasseurs le fixèrent tous étrangement, croisant alors son regard. Cependant, Tamara se prit un copeau de bois dans le visage, lui faisant détourner les yeux quelques secondes. Les hommes repartirent sans un mot, comme sous un charme. Elle se tourna vers lui avec horreur.

- Ils ont oublié votre serment. Aidez vos parents, Dh'oine. Et ne faites plus jamais la même erreur.

- Vous êtes … ?

- Un elfe, sorcier, attire trouble. Et vous me devez une dette.

- Mais … les …

- Ce sort va se répercuter à chaque fois que l'on vous demandera sauf si vous prenez un nouveau serment envers le feu éternel.

- Je … merci.

Il grogna mais il remarqua le regard désolé qu'elle lui adressait. Presque de pitié et de reconnaissance. Il détestait ce regard mais il la vit s'approcher de son père qui portait presque précieusement la plus vieille. La jeune femme s'approcha et aida, tentant même de sourire à son père malgré tout. Il y avait peut-être de l'espoir après tout.

Le sorceleur discuta quelque instant avec Jeannot qui avait des nouvelles sur les dames de la forêt. Celles-ci n'étaient pas très contente de ce qu'il s'était passé et surtout de l'intervention de l'elfe. Mais, lui, il trouvait bien drôle l'exploit d'énerver les moires. Puis, les deux se retrouvèrent enfin seuls. Le sorceleur nota la tension dans le dos du guérisseur.

- Tu les sens toujours.

- J'ai une alliée qui les empêche de venir trop me déranger mais elles sentent ma magie et sont très, très, très intéressées pour me prendre. Je préfère que l'on quitte leur zone d'influence.

- Je vais à Novigrad, tu m'accompagnes ?

- … J'aurais voulu mais je dois d'abord retrouver deux unités de Scoia'tael. L'une se trouve sur Velen, la seconde, près d'Oxenfurd. Je te rejoindrais à Novigrad plus tard. Si tu croises Triss, préviens-moi. Hedwige restera avec toi.

- Ce n'est peut-être pas une bonne idée, vu que l'on recherche Philippa.

- … Hugin t'accompagnera donc.

Les deux prirent leur monture à Culterrier avant de reprendre la route. En cours de chemin, ils se séparèrent. Mandos soupira. Il aurait peut-être dû parler à Géralt de Ciri. Mais quelque chose lui disait que ce n'était pas le moment. Il entendit le son d'un battement d'aile et leva la tête. Un hibou grand-duc atterrit sur son bras avec une lettre accrochée à sa patte. C'était le hibou de Draco. Et celui-ci avait semblerait il, un message urgent à passer. Il ouvrit le parchemin et reconnut un sceau d'ambassadeur sur le parchemin. Il fronça les sourcils, surprit. C'était pourtant bien l'écriture de Malefoy. Ah oui. Il avait sauvé l'empereur d'un lustre. Il avait donc été nommé ambassadeur pour cela et il utilisait ses compétences politiques à merveille. Voyons ce qu'il avait à dire.

"Salutation Mandos Cerbin. Comme tu le sais, les Scoia'tael sont considérés comme des terroristes dangereux que bien des soldats chassent et tuent …"

Sans blague. On n'avait qu'à regarder Flotsam ou les chasses dans Novigrad. Merci Malefoy pour l'enfoncement de porte ouverte.

"… J'ai réussi à amener sur la table des discussions de l'empire leur présence. En toute honnêteté, j'ai eu du mal à trouver le bon moment mais il semblerait que plusieurs Scoia'tael ont épargné des soldats ce qui a facilité ma démarche. Un accord entre les unités et l'empire pourrait être mis en place sans que les non-humains se fassent avoir. J'ai réussi à faire voir l'intérêt d'avoir de tels alliés dans les rangs du Nilfgaard. L'empereur lui-même a avoué que la perte de soldats tels que les Scoia'tael fut une erreur. Et que son erreur de les vendre pour la paix fut la pire. Ce qui amène à faire des concessions. J'ai commencé donc à préparer le terrain …"

Mandos avait dû mal à comprendre comment Malefoy faisait parfois pour être une telle bête politique. Draco était peut-être le fils de son père mais il était infiniment plus intelligent et serpentard que Lucius ne sera jamais. Peut-être la génétique Black ?

"… J'ai déjà envoyé une lettre à Iorveth qui demande à plusieurs ambassadeurs de venir parler des termes avec lui et les habitants de Vergen. De ton côté, l'une des conditions non négociables est que les unités de Scoia'tael attaquent les soldats Redaniens derrière les lignes. En contrepartie et comme preuve de bonne volonté, plusieurs ravitaillements seront mis en place avec les oiseaux dressées par Blaise et Ginny. Il y aurait un autre point, mais pour cela, il faudra que tu rentres en contact avec la résistance Témérienne. Au plaisir et essaye de ne pas mourir ce coup-ci."

Ça, il pouvait faire. Car qui dit résistance, dit Roche. Cependant, il devait quand même aller voir les différents camps avant en espérant que ce ne soit pas de ceux allié avec Isengrim. Heureusement, celui-ci avait établi son lieu de base plus au nord-est, en plein territoire Redanien.


Il arriva non loin du camp et entendit la flèche se tendre sur l'arc. Il soupira avant de retirer sa capuche et regarder l'endroit où se trouvait l'archer.

- Salutation, Frère. Je suis Mandos Cerbin. J'ai des affaires pour Vernossiel.

- Le guérisseur sombre ? Le camp est plus loin.

Il hocha la tête et avança pour rejoindre un endroit où se trouvait plusieurs tentes. Il entendait les discussions entres les Scoia'tael. Ces derniers se demandaient si ce qu'ils faisaient pourrait les aider à changer le monde ou protéger les leurs. Le guérisseur en avait déjà parlé avec Iorveth et lui avait montré les erreurs des jugements des Scoia'tael. C'était avec leur attaques qu'ils aggravaient leur situation et le traitement des humains. Mais se laisser faire n'était pas non plus la solution. Il fallait juste trouver le bon milieu mais aussi, le bon adversaire.

C'est pourquoi l'unité de Iorveth et plusieurs autres par la suite ne s'attaquaient qu'aux tueurs de non humains ou aux prisons. Vernossiel faisait partie des alliés de Iorveth dans le changement. C'était pourquoi il avait dans son sac plusieurs tentes sorcières. La femme eut un sourire en le voyant.

- Mandos, salut camarade.

- Vernossiel. Ça fait un moment. J'ai un truc pour toi et tes hommes. Quelque chose qui vous facilitera la vie. J'ai aussi à parler d'autres choses.

- Pourras tu soigner plusieurs de mes hommes ?

Le jeune elfe hocha la tête avant de sortir de son sac sans fond les tentes. Plusieurs se demandaient ce qu'il y avait de spéciale dans les tentes jusqu'à rentrer dedans. Sirius y était allé peut-être un peu fort. Une cuisine, un zone repas pour huit minimum et un dortoir. Et cela, dans plusieurs tentes. Il y avait aussi un sac sans fond pour les transporter ainsi que des sorts sur les tentes pour empêcher qu'on les trouve si on veut du mal aux occupants. Il y avait quoi se ruiner. Mais Sirius avait eu des prix mais aussi en avait construit certaines avec les jumeaux et Regulus.

Après avoir soigné plusieurs des hommes de Vernossiel, il lui expliqua la lettre de Draco. La femme se frotta le menton, comprenant ce que cela pouvait entrainer. Elle réfléchit un long moment avant d'hocher la tête, ayant pris une décision.

- J'enverrais un de mes hommes au camps Niilfgardien avec le signe de négociation. Si cela s'avère exacte, ça pourrait changer beaucoup de chose. Mais pour Iorveth ? Tu sais qu'à part moi, Ciaran et son unité, personne ne sait qu'il est vivant.

- Je me demande toujours comment.

- Simple, Ciaran ne me cache jamais rien.

- En fait, je ne veux pas savoir vos performances au lit à vous deux. Rigola Mandos. Et si je dois apprendre que je dois jouer les sages-femmes, oubliez-moi.

Il regarda le soleil avant de soupirer.

- Je dois y aller tant que le temps se maintient. Je dois rejoindre Oxenfurd vers le Sud Est.

- J'ai appris que l'unité avait plusieurs hommes blessés là-bas. C'est pour cela que tu y vas ?

- Entre autres. Je dois aussi trouver des informations sur Isengrim. Et selon mes infos, il y a une personne qui pourra m'aider dans la région d'Oxenfurd. Faudra juste que j'évite les redaniens de Radovid.

Elle hocha la tête. Elle et son unité le saluèrent sur le départ. L'un des hommes fut par la suite demander de rejoindre le camp Niilfgardien le plus proche pour discuter. Il revint le soir même avec un cheval et des victuailles. Il annonça qu'un des hommes, pour prouver la bonne foi, avait accepté de goûter à un morceau de chaque aliment que lui tendrait l'elfe.


Il venait de trouver les elfes et ces derniers étaient encore plus mal en point qu'il n'eut cru. Ils avaient même volé des cheveux pour transporter leurs blessés. Lorsqu'un des hommes le vit, il le salua avec joie. Normal, depuis qu'il était devenu le guérisseur sombre, il en avait soigné des personnes. Cependant, lorsque les plus âgés virent sa blessure à l'épaule, il eut du mal à leur expliquer comment il avait réussi l'exploit de se mettre à dos la garde du feu éternel. Lorsqu'il annonça que c'était pour une fille, il entendit rire plus d'une personne.

- Et dire que je pensais que tu allais rester célibataire à vie avec ton caractère.

- Euh … ça veut dire quoi, ça ? Ne me dites pas que vous avez même commencer des paris ?

- … Si on te dit que oui, tu réagis comment ?

Mandos grogna en donnant un morceau de viande à Hedwige. Il n'avait rien fait pour mériter leurs railleries à part avoir pris part à un combat. Cependant, Hedwige gonfla les plumes avant de décoller. Il la fixa tourner autour du campement. C'était le message subtil qu'elle voulait l'emmener quelque part. Toujours écouter sa chouette si vous voulez trouver un truc intéressant comme ce que vous cherchez par exemple. Il siffla sa monture et se hissa dessus. Un des elfes le vit se préparer à partir.

- Tu peux rester pour la nuit. Elle va bientôt tomber tu sais.

- Hn. Je sais mais j'ai une chouette qui souhaite me montrer quelque chose. Et je dois encore trouver quelqu'un. Je pense qu'il est dans les environs.

L'elfe haussa les épaules ne cherchant pas plus loin. Le guérisseur ne restait jamais longtemps dans une unité à part celle de Iorveth. Il avait soigné les blessés, il allait donc partir. Mandos s'enfonça un peu plus au nord, évitant préalablement les campements de Bandits mais aussi le sympathique spectre qui venait d'apparaitre en plein champs de récolte.

Hedwige semblait savoir où aller. Peut-être qu'elle avait déjà trouvé le campement Témerien ? Il continua sa route jusqu'à entendre des mouvements dans les fourrés. Il resta sur ses gardes, se préparant au cas où. Hedwige se posa non loin, juste au-dessus de ce qui semblait être une grotte. Il descendit de sa monture et garda les rênes fermement dans sa main. Il continua d'avancer avant d'entendre un craquement derrière lui. Il se retourna mais ne put voir que le poing filer vers son crâne. Il se laissa tomber, évitant à un cheveu l'assaut et dégaina son arme. Il regarda son adversaire. C'était un soldat. Et au vu des couleurs, soldat Témerien. Bon point, il avait trouvé les Témériens. Mauvais point, il allait y passer puisqu'il n'y avait qu'avec Roche et les stries bleus qu'il avait sympathisé.

- Rends-toi.

- … Vernon Roche se trouve ici ? J'ai besoin de le voir.

- Ce n'est pas un elfe qui …

- Ça veut dire qu'il est là. Hedwige ? Va le voir, ça m'évitera de passer par la bureaucratie des andouilles.

La chouette rentra dans la caverne. Le soldat s'élança vers lui pour l'attaquer. Cependant, il réussit à garder ses distances assez longtemps pour entendre une voix en colère rappeler à l'ordre le soldat.

- Soldat ! Qu'est-ce que vous fichez Là ?

- Mais, monsieur …

- Allez faire votre boulot. Bordel de merde.

Oui. Pas de doute, c'était bien Roche pour avec une langue aussi fleurie. L'homme se tourna vers lui. Il rengaina son arme avant de saluer avec un sourire de joker.

- Salut oncle Vernon. Un plaisir de te revoir en bonne forme.

- Mandos Cerbin. Le gamin chétif de Flotsam a décidé de manger sa soupe et grandir ? Plaisir de te revoir, Mandos.

Le soldat l'empoigna par l'épaule avec un sourire. Mais l'espion nota tout de suite la blessure. Il l'invita alors à rentrer dans la caverne alors que le temps devenait de plus en plus sombre. Le sorcier reconnut plusieurs soldats qu'il avait croisé sur les champs de bataille. Mais il entendit aussi Cyn grogner depuis un coin. Lorsqu'elle vit Roche, elle sembla revenir à la charge par rapport à quelque chose. Et vu le mouvement d'épaule du commandant des stries bleus, ce n'était pas le moment. Cependant, Roche désamorça directement la discussion en attrapant Mandos par l'épaule et le mettre en travers du chemin de la femme.

- Regarde qui nous revient d'entre les ombres.

- Un Scoia'tael ?

- … bah merci, ça fait plaisir Cyn.

La femme fronça les sourcils surpris. Elle s'approcha pour mieux voir mais le survivant retira sa capuche pour faciliter la femme. Celle-ci eut les yeux s'agrandir en le fixant.

- Mandos ? Est-ce vraiment toi ?

- Nan, je suis la réincarnation maléfique de Iorveth. Qui veux-tu que ce soit ?

Elle grogna mais souriait. Ça lui faisait vraiment plaisir de revoir l'elfe. Mais Mandos nota le regard étrange de Vernon lorsqu'il utilisa la comparaison. Il n'aurait peut-être pas dû en fait puisqu'il était le neveux de celui-ci. Et Roche était tout sauf idiot. Il aurait réellement pas dû utiliser cette comparaison. La prochaine fois, il choisira La grande gorgone en comparaison. L'elfe se laissa tomber devant le feu comme un gros feignant. Roche s'installa à côté, lui proposant de quoi boire. Mandos s'en saisit et les discussions commencèrent. Lorsque Roche entendit le nom d'Isengrim, celui-ci devint plus sombre. Il y avait une profonde animosité.

- Quelqu'un de pire que Iorveth, oncle Vernon ?

- Iorveth a changé, et plus d'une personne le sait. On va dire que tu as mis un certain sens commun à cette andouille de premier choix. Isengrim, je le classe dans monstre assoiffé de sang. J'ai appris qu'il avait éliminé Iorveth lors d'un combat ce qui lui laisse le champ libre en tant que chef incontesté de la Scoia'tael. Et ça va entrainer un bain de sang. On n'avait déjà pas assez de Radovid et sa chasse aux sorcières.

- Hn. Je sais. Je connais le personnage. Le plus gênant est qu'il a tenté plus d'une fois de me recruter. Pas de chance, je suis un électron libre.

- … électron ? demanda Cyn.

- … Euh … Comment dire … je suis chef de moi-même. Je n'ai ni de maitre, ni de vassaux. Quoique ma neutralité a été attaqué lorsque Isengrim a provoqué en duel Iorveth.

Roche comprit le sous-entendu. Il fit signe aux soldats de s'écarter pour permettre que la discussion reste entre eux.

- Quel est le souci ?

- Isengrim a fait appel aux différentes unités pour les rassembler sous un emblème. Cependant, l'un de mes amis a réussi à mettre sur la table des négociations la Scoia'tael. Mais, avec cette andouille, ça va condamner toutes possibilités.

- Tu parles du Nilfgaard ?

- Yep. Il m'a prévenu pour la Téméria. … Et au fait ? Anaïs ? Comment va-t-elle ?

- En sécurité pour le moment. Mais avec Radovid, tu comprends.

Cependant, Roche nota le chancèlement du jeune elfe. Celui-ci se tenait douloureusement l'épaule. Le sang commença à affluer depuis la blessure. Mince, il n'était pas encore dans un bon état. Et dire qu'il avait cette tendance à ligoter ses patients alors que lui-même fui l'infirmerie. Avait-il surestimé ses forces ? Il avait peut-être trop fait.

- Tu tiens à peine debout avec ta blessure. Repose-toi ici. Cyn, mène cette tête de mule à une couche et ligote-le s'il n'y reste pas.

- Bien chef ! Dit-elle avec un sourire ravi.

- … Vous avez de la chance que je sois ainsi car sinon, je ne me serais pas gêné pour vous changer en crapaud.

- Mais oui, mais oui. Aller. Suis-moi.

Mandos suivit Cyn qui l'amena à l'un des lits du camps. Il s'effondra dedans avant de tomber inconscient. La perte de conscience inquiéta le commandant qui demanda au médecin du camp de voir l'elfe. Celui-ci se demanda alors comment le jeune elfe avait survécu à une pareille blessure. La plaie s'était rouverte surement à cause de coup répéter dessus ainsi que le déplacement à cheval. Pour le moment, ses jours n'étaient pas en danger mais il avait un grand besoin de se reposer. Roche se marra pour une raison. Mandos était très, très têtu.


Petit elfe tétu à votre service. A la prochaine fois la compagnie et n'oubliez pas de laisser vos commentaires.