Bonsoir Bonsoir, amis, camarades, de retour après ce long temps d'absences. J'ai pas d'excuses mais je reviens quand même avec Notre survivant favoris et ses aventures en terre des Royaumes du Nord.
Reviews :
Zialema : Hey ... Faut bien des petits passages de la vie entre nos deux grognons favoris. Et je voulais voir le bateau couler ^^. Si ça avait été un crossover avec One pièce, je pense que j'aurais fait que Ace ou Marco le brule ^^. Mais ce fut un plaisir que ça ait plu.
Lala : Plaisir partager pour le Omake, j'ai bien ri en l'écrivant ^^. En espérant que la suite te plaise tout autant.
lesaccrosdelamerceri : Voldemort avait un rendez vous en retard avec La lady Death. IL ne devait pas manquer le suivant ^^. Et Mandos, on l'aime bien. il a ce petit syndrome du héros, l'amenant un peu partout en fait. Et après, on se demande plus pourquoi il attire autant les problèmes.
Bon ne perd pas les bonnes habitudes, Harry Potter est issus des livres de J.K Rowling. Et Géralt le sorceleur vient des oeuvres de Andrzej Sapkowski. Bonne lecture et profitez en pour laisser un petit commentaire ^^.
Chapitre 46 :
Il apparut devant le campement caché dans la forêt d'Oxenfurd. Iorveth avait changé l'emplacement lorsque plusieurs hommes d'Isengrim avaient été vu vers Novigrad. Son apparition fit se tendre les elfes présents qui le mirent en joue avant de baisser les arcs dès qu'il fut reconnu. Le guérisseur nota alors la présence des elfes de Vernossiel mais pas la chef de la compagnie. Elle était surement au chevet de Ciaran. Il nota, néanmoins, Erestor présent mais aussi Iorveth toujours caché sous son déguisement avec deux des hommes avec lui au cas où. Glorfindel était aussi là, discutant avec Erestor et les deux semblaient passablement remontés. Lorsque les deux le virent, il y eut comme un soulagement. Soulagement de le voir. Soulagement d'avoir fait au plus rapide. Il garda cela en mémoire en s'approchant, laissant Hugin se poser sur l'un des poteaux de tentes.
- Maitre Cerbin. Vous êtes là.
- Commandant Erestor, Commandant Glorfindel. Où est Ciaran ?
- Dans la tente médicale. La flèche lui a traversé la poitrine mais il a survécu.
- Hn.
Il passa les pans de tissus et avança, remarquant d'autres elfes blessés de la compagnie qui le saluèrent tristement à son passage. Il retira son armure de cuir pour attraper un tablier blanc et agita sa main devant lui. Il vit un des autres guérisseurs s'approcher, comme attendant les ordres. Il ferma les yeux en prenant une respiration.
- Je m'occupe de Ciaran. Occupez-vous des autres blessés.
- Bien.
- Faites un traitement préventifs contre les poisons. Et je veux de l'eau chaude ainsi que de l'alcool prêt. Allez chercher ma trousse dans la tente de Ciaran. Mes outils sont dedans.
Deux elfes partirent pour récupérer ce qu'il avait demandé. Il se pencha alors vers un des lits occupés avec un seconde personne surveillant malgré les traces flagrantes de larmes qui maculaient le visage. Il regarda l'état inquiétant de l'ancien, le ramenant plusieurs années en arrière lorsqu'il l'avait sorti avec Triss de la barge flottante. Vernossiel était assise à côté, les traces de larmes au coin des yeux encore visible puisque le sel scintillait dessus.
Il passa une bonne heure à opérer le plus ancien pour extraire la flèche encore présente. Elle s'était cassée lorsqu'il était tombé et aucuns des guérisseurs elfes n'avaient les compétences pour l'opération. Lorsqu'il sortit de la tente, la nuit était avancée. Il remarqua le regard en coin de Iorveth qui lui demanda silencieusement si Ciaran allait s'en sortir.
- Il ne pourra plus tendre un arc mais pourra toujours se battre à l'épée. Les tendons de l'épaule ont été atteints. Peut-être qu'il retrouvera la force mais il avait déjà les restes de … la barge flottante.
Iorveth hocha la tête alors que les elfes des trois autres compagnies pensaient qu'il faisait un rapport pour tout le monde. Erestor lui fit un signe de la main pour qu'il s'assoit avec eux. Iorveth rentra dans sa tente et lui fit comprendre qu'il y resterait pour l'instant. Le guérisseur rejoignit alors les deux commandants et s'installa devant le feu, acceptant alors la tasse d'eau chaude. Hugin se posa sur son épaule et sembla presque sentir l'eau avant de pousser de l'aile comme pour dire qu'il n'y avait rien dedans. Il sortit de sa poche quelques herbes d'infusion et les laissa tomber dans la tasse. Erestor haussa un sourcil avant d'ignorer.
- Maitre Cerbin. La compagnie ne peut rester sans commandant. Lorsque Iorveth est … mort, Ciaran était son second donc celui qui allait la reprendre. Mais … aujourd'hui …
- Il n'est pas apte dans son état. Et il va rester inconscient un bon moment. Venez-en au fait, Erestor. Je suis épuisé.
- … Vous êtes le seul qui doit reprendre la direction.
Mandos resta en silence en fixant alors les elfes qui le regardaient. Il nota les membres de la compagnie presque le supplier de le faire. Il ferma les yeux, poussant un soupir. Ce n'était pas ce qu'il avait prévu. Mais, pouvait il tourner les yeux sur la situation ? Et puis, il allait le faire. Ne serait ce que pour s'occuper personnellement d'un certain idiot.
- Vous savez pourquoi Iorveth me … protégeait ?
- … ?
Même Vernossiel s'approcha, surprise par la question. Mandos tourna juste un œil vers la tente alors que Iorveth lui fit juste un signe de tête. Les deux étaient d'accord. Isengrim était allé trop loin et il était temps que le guérisseur sombre face son premier réel geste sur l'échiquier.
- Vous saviez que Iorveth avait une petite sœur ?
- … il en a … vaguement parlé une fois … Par le … bloede … S'écria alors Erestor.
Il était vrai que le survivant avait tendance à garder son visage semi couvert. Que ce soit par ses cheveux, sa veste ou encore son bandana. Il utilisait un très léger charme d'inattention ce qui lui permettait lorsque quelqu'un voulait le vendre à un chasseur de sorcière ou à Isengrim d'avoir du mal à le décrire réellement. Il retira le charme, tira ses dernières mèches sous son bandana et ouvrit les deux yeux verts. À cet instant, il ressemblait presque à Iorveth si ce n'est les cheveux très sombres qu'il avait hérité de son père ainsi que plusieurs traits du visage.
- Iorveth est mon oncle et … la compagnie le sait.
Les trois commandants avec leurs hommes regardèrent alors les hommes de Iorveth hocher la tête. Erestor se mit à rire sombrement.
- Cela explique … je comprends presque pourquoi tu étais presque prêt à le tuer, ce jour-là. À tuer Isengrim. Il n'avait pas seulement tué ton commandant, il avait tué ton oncle.
- On ne peut rien vous cacher. Il a tué le dernier membre de ma famille proche. J'ai encore deux cousins mais cela reste un acte qui me touche directement.
- Vas-tu rallier les Aen Seidhe ?
- Je le fais déjà. Et vous, maitre des bois sombres ? Me suivriez-vous ?
- Gamin … tu m'as déjà prouvé ce que tu valais. Moi et mes hommes allons te suivre.
- Il en va de même pour moi. Vernossiel ?
- J'avais déjà promis et il a encore ma promesse. Je sais que d'autres compagnies suivront aussi Mandos.
Le maitre de la mort poussa un soupir avant de regarder les autres commencer à discuter sur ce qui allait suivre. Devaient ils affronter maintenant Isengrim ou attendre la réunion entre les compagnies de Scoia'tael qui arrivait à grand pas ? Il restait seulement 9 jours avant que celle-ci ne se déroule. Géralt avait donné rendez-vous à la fin de la lune à tous les alliés pour affronter la chasse sauvage sur Skellige ce qui laissait un bon mois de préparation. Mais, Isengrim restait un problème.
- Vernon Roche m'a dit où Isengrim retenait des commandants d'unités pour avoir l'obéissance de ses hommes.
- … Attends … Quoi ? ?
- Erestor. Mandos s'est fait sauver par Vernon Roche lors de l'affaire du tueur de roi. Commenta Vernossiel.
L'elfe regarda le guérisseur comme s'il était une bête curieuse ou la méduse en personne. Si elle existait. Peut-être plus comme s'il était membre de la chasse sauvage. Il pouvait comprendre pourquoi. Roche était plutôt connu pour de bonne raison en fait.
- Je l'appelle même oncle Vernon. Je ne vous dis pas la tête de ses hommes, ou la sienne, la première fois. Maintenant, il est habitué. Il joue même dessus avec un grand amusement. Il accepte de nous donner les emplacements en échange d'un service dont je me chargerais avec quelques-uns.
- Qui est … ?
- Aider à l'assassinat de Radovid. Ça va être marrant.
Cette fois ci, c'était Glorfindel qui manqua de s'étouffer. Les commandants elfes ne purent s'arrêter de rire ensuite alors que les hommes de Iorveth expliquaient l'étrange relation entre l'ancien chasseur de non humain et l'écureuil le plus virulent de la Scoia'tael. Surtout lorsque rentrait dans l'équation le guérisseur sombre. Mandos rentra par la suite dans sa tente et fit face à Iorveth qui s'était assis sur une chaise, aiguisant sa lame. Il leva son œil vers lui et ouvrit un bras. Mandos se laissa tomber à côté de la chaise, posant alors sa tête contre son ainé qui lui frotta la tête.
- Merci pour Ciaran. Je t'en demande un peu trop et sans le vouloir, je t'ai fait rentrer dans mes guerres.
- J'y ai plongé sans qu'on m'y aide. … Isengrim est comme Hitler mélanger à une vipère et Ombrage.
- Mélange … étrange mais qui pourrait correspondre. Nous allons devoir jouer serrer.
- Pas besoin de mettre de gants. Lors de la réunion, les commandants capturés seront libres et beaucoup d'Aen Seidhe se retrouveront à voir le vrai visage du fou. Je vais rencontrer d'autres des commandants des unités pour les prochains jours.
- J'irais alors avec des hommes rejoindre Roche pour obtenir les emplacements et aller libérer nos alliés.
- Nott pourra t'aider. C'est son domaine de compétence avec Zabini. Draco a préparé des derniers accords ainsi qu'une façon très Malefoy d'accueillir pour le grand jour les fous.
Géralt regarda Mandos au Caméléon étrangement. Il ne l'avait pas vu en une semaine complète et il remarqua l'étrange tenue du guérisseur. Il portait une tenue similaire à Iorveth mais de couleur sombre verte et bleu. Et il y avait deux elfes avec lui. Ciri pencha la tête sur le côté, cherchant à comprendre.
- Euh … Mandos ?
- Hn ? Oh, Ciri, Géralt. Si tu cherches Avallac'h, il est en haut.
- Non, c'est bon … Doudou te salut, au fait.
L'elfe eut juste un sourire de compréhension avant de retourner sur des parchemins qu'il écrivait. Ciri tenta de regarder mais le guérisseur termina de les sceller avant de les tendre au deux elfes présents.
- Mandos, on ne …
- J'ai un sorceleur présent à mon cul. Je rejoins le camps en transplanant. Allez-y et ne vous faites pas prendre.
Géralt regarda partir les deux avant de se tourner vers l'elfe.
- Tu expliques ?
- … Ciaran a été attaqué. La réunion est bientôt. Je suis … Le commandant de l'ancienne compagnie de Iorveth. Pour l'instant.
Le sorceleur comprit les demi-mots derrières ces simples paroles. Le problème interne à la Scoia'tael était devenu trop important et le guérisseur, membres d'une des compagnies, se retrouvait dans le schéma de clivage de l'affaire. Mandos pointa ensuite du pouce une direction vers le plafond.
- Au fait … Je n'ai pas aimé les sorcières. Déjà que je dois supporter Yennefer et ses humeurs, maintenant j'ai …
Il se tendit avant de tourner la tête à nouveau vers le plafond. Ciri eut un mouvement de recul comme à peu près la plupart des personnes de la pièce. On avait presque l'impression que la luminosité venait de réduire par deux alors qu'ils étaient en plein jour. L'elfe eut un rire crispé.
- Bon … encore une qui ne saisit pas le principe de propriété privé. Excusez-moi.
Ciri suivit l'elfe qui montait les marches pour l'étage comme un chasseur prêt à attaquer alors que Géralt s'approcha de Jaskier. Le barde soupira en espérant qu'aucun trou ne soit fait dans son plancher ou plafond. Il porta son attention vers le sorceleur inquiet par ce qui allait suivre.
- Pour éviter des problèmes, j'ai laissé une chambre pour Mandos afin qu'il travaille en paix. Yennefer a parlé des ouvrages de notre guérisseur aux autres sorcières. Triss respecte son élève mais les autres … enfin, tu comprends ?
- … je pense que …
Une secousse traversa alors la maison et le rire de Ciri résonna alors. Mandos descendit avec une cage dans la main. À l'intérieur, il y avait une fouine qui semblait tenter de comprendre ce qui venait de leur arriver. Géralt poussa un soupir pour fixer le sorcier content.
- Est-ce permanent ?
- … ça dépends si elles ont compris leur leçon. Yennefer aura de mes nouvelles bientôt en fait …
- J'aurais besoin de ton aide pour deux choses, Mandos.
- Ah ? lequel ?
- Je dois infiltrer une prison à Oxenfurd. Margarita s'y trouve.
L'elfe renifla ce qui fit rire Ciri ainsi qu'Avallac'h qui était descendu au bruit. Il attrapa la cage où une sorcière devenait colérique plus les minutes passaient sous cette forme. Mandos regarda la cage.
- Je peux presque comprendre le coté fouine bondissante. Maitre Avallac'h. Pourriez-vous ?
- Mais bien sûr. Je vais la surveiller. Quand cela se termine ?
- Dans une heure. Le sort dure une heure. Géralt, allons à Oxenfurd rapidement. J'ai encore des préparatifs à faire. Ciri, à plus tard. Au fait … j'ai Valdo qui m'a dit que tu étais allé l'aider. Merci pour lui. Ils seront escortés en sécurité.
- Il me l'a dit aussi. Bon, à plus tard.
Géralt fut suivi par l'elfe qui passa juste le cadran de la porte et sa tenue changea pour reprendre celle habituelle. Le sorceleur ne posa même pas la question sur la raison. Ils arrivèrent rapidement au point de rendez-vous et Yennefer le regarda avec une légère appréhension. L'elfe eut juste un reniflement d'agacement avant de regarder les devant de la prison alors que Géralt expliquait que Zoltan ne pouvait pas aider car les non humains étaient chassés à présents. La sorcière aurait bien fait un commentaire mais elle n'était pas sûre de survivre avec l'aura sombre du sorcier elfe qui semblait maugréer.
Elle se retrouva seul un instant avec lui alors que Géralt allait passé par les souterrains. L'elfe avait décidé de passer en tant que corbeau. Les corbeaux étaient attirés par les corps et ce n'était pas la première fois qu'il rentrait dans la prison sous sa forme.
- Vous avez un problème avec moi.
- Plus d'un … Vous autres, sorcières, ne semblez pas comprendre le terme, connaissances dangereuses qui ne doivent pas être lu.
- Et vous …
- Héritage familiale, inconsciente. Et j'ai assez de chose à mon esprit qui n'ont pas besoin d'aide pour …
Yennefer vit l'elfe s'arrêter avant de tourner la tête. Il regarda alors la sorcière, presque inquiet.
- Un souci … ?
- … On est suivi. Et je viens de percevoir la flèche qu'on encoche dans l'arc …
Yennefer fronça les sourcils avant de comprendre. Mandos lui fit un signe qu'il allait néanmoins se transformer et qu'elle allait tirer sur l'attaquant. Il changea de forme et décolla. Il esquiva juste à temps la flèche mais Yennefer captura le tireur. C'était un elfe mais celui-ci préféra se tuer avant de répondre. Le guérisseur arriva à côté de la sorcière et souleva sa tête avant de grogner.
- Fisstech. Yerk. De pire en pire. Il prend des drogués pour être sûr qu'ils m'attaquent.
- Pardon ?
- Problème interne à la Scoia'tael. Pour faire simple, je suis une épine pour un commandant mais j'ai le respect des non-humains et des humains.
- Il est vrai que personne n'ignore le guérisseur sombre. Médecin presque de renom dans les royaumes du nord et du sud. Mais … pourquoi tenter de te tuer ?
- Là est la question. Mais je sais. Bon, j'y vais, je ne tirerais rien de lui ainsi.
Il se changea en corbeau à nouveau et vola un instant avant de se poser sur l'une des poutres apparente de la forteresse. Un soldat ouvrit la porte pour sortir et l'elfe en profita pour voler dans les cellules. Il descendit jusque devant la porte de fer et redevint humanoïde. Il put entendre des bruits de pas et vit alors Géralt arriver avec les clés.
- J'ai besoin de toi.
- Je sais. On ne … revient pas indemne d'ici.
L'elfe descendit les marches, fermant la porte derrière lui rapidement pour éviter la venue de chasseurs ou soldat. Il regarda les corps dans les cellules, laissé à l'abandon mais fut plus intéressé par les deux sorcières. Elles portaient toutes deux des menottes en Dyméthyrium et Géralt était surement en train d'aller chercher la clé. L'elfe se pencha devant la première femme qui semblait n'avoir pas encore eu tout le menu du tortureur. Il attrapa en silence les poignets menottés et murmura.
- Alohomora !
Les menottes s'ouvrirent comme par enchantement et tombèrent au sol sous le regard surpris de la sorcière blonde. Il passa sa main ensuite rapidement au-dessus des plaies les plus visibles ainsi que plusieurs sorts de diagnostics. Il se tourna vers la seconde et fit de même. Cependant, il pinça ses lèvres. Il pouvait sentir les mains de la mort contre la femme. Yennefer était apparu entre temps.
Mandos reconnut alors Shela, la sorcière de Flotsam. Celle-ci supplia Yennefer d'abréger ses souffrances. Géralt et Yennefer étaient tous les deux prêts à le faire mais chacun avait une méthode qui allait faire souffrir encore une fois la femme. Il pouvait sentir les fantômes de ce qui lui avait été fait. il ne pouvait regarder sans frissonner. La mort était lente, douloureuse. C'était une torture. Et il ne pouvait rien faire pour l'aider. Et la supplique qu'il eut dans l'esprit de la femme lui tordait l'âme. Il ne pouvait pas la laisser souffrir ainsi. Et il ne pouvait pas entendre ses cris lorsque son âme quitterait le corps.
- J'ai un moyen de la tuer … sans qu'elle ne souffre. C'est comme s'endormir.
Les deux le regardèrent alors qu'il se pencha au-dessus de la sorcière. Son regard se posa sur les yeux suppliant de la femme qui le regarda alors.
- Je … te connais … tu … étais le petit elfe … qui suivait Triss.
- Je suis Mandos.
- Est-ce douloureux ?
- C'est comme s'endormir. Je … je n'aime pas utiliser ce sort mais …
- S'il te plait …
- Bien.
Il regarda les autres et leur fit signe de partir. Yennefer partit avec la sorcière mais Géralt resta. Mandos ferma les yeux, tenant alors la sorcière contre lui. Elle frissonna au contact mais se pencha un peu plus vers lui, comme remerciant de l'étreinte après l'enfer. Il posa la main contre la peau de la femme. Il ferma les yeux avant de prendre une respiration.
- Avada … Kedavra.
La lueur verte émergea de sa main et la femme se détendit dans ses bras, souriante. Géralt écarquilla les yeux, ne sentant ni n'entendant le battement de cœur. Le survivant se mordit les lèvres, sentant les larmes couler.
- Tu n'es pas Voldemort, Mandos …
Il redressa la tête vers l'esprit qui venait d'apparaitre. La mort était venue. Il continua de pleurer.
- Tu pleurs comme cet homme qui a créé ce sort … il l'avait fait pour sa femme mourante. Tu n'aurais pas pu la sauver. Tu lui as juste permis de partir sans souffrir. La mort est dure, encore plus lorsqu'on la donne. Mais elle peut être une libération.
Géralt lui frotta le dos mais l'elfe prit une respiration, regardant le spectre disparaitre avec l'âme de la femme au sol qui l'avait remercié une dernière fois. Il enveloppa le corps dans un linceul qu'il avait conjuré avant de faire prendre feu au corps. Les cendres s'envolèrent hors des cellules.
- Tu es libre, à présent.
- … ça va Mandos … c'est … le sort … le sort dont tu m'avais parlé ?
- Le sort de mort … le sort qui scella mon destin. Je … je ne voyais que lui pour qu'elle parte sans douleur.
- … viens, on y va. … Et … tu n'es pas le monstre qui a attaqué ta famille.
- Je sais … mais ce sort. Ce sort est … enfin, voilà.
Les deux remontèrent et Mandos utilisa les sorts d'inattention pour passer avec Géralt. Les soldats ne constatèrent même pas leur présence.
Bon ... petit Drama en fin de chapitre. Mais, c'était pour la bonne cause. Vous pouvez laisser vos commentaires. Sinon, comme la dernière fois, je laisse un petit omake pour remonter le moral après cela. Profitez en un peu.
Omake :
Jaskier maugréait en regardant la chambre de Mandos dans son Auberge. L'elfe venait encore une fois de sortir les sorcières de cette dernière avec colère et tenait ses ouvrages entres ses mains. Il avait lui même tenté de mettre un verrou sur la porte mais, c'était des sorcières.
- Jaskier ... Je vais les ... les ... Ces femmes sont les pires engeances sur lesquelles je pouvais tomber.
Il vit du coin de l'oeil l'expression outrée d'une d'elles. Mais l'elfe avait raison.
- Tu pourrais ... mettre un sort ?
- Elles sont des sorcières formées. Comment je ... ?
L'elfe eut un sourire plus qu'inquiétant. Surtout qu'il tenait un livre ouvert entre ses mains. Il partit précipitement en bas. Si Mandos commençait à sourire comme un fou, c'était qu'il y allait avoir des soucis. Il descendit à son bar et attrapa alors un parchemin. Peut être qu'écrire une histoire lui permettrait de ne pas penser à la catastrophe imminente qui se passait au dessus de leur tête. Zoltan le regarda étrangement avant de lui poser un verre devant lui.
- un souci Jaskier ?
- Des folles qui ont décidés d'attaquer les possessions d'un Elfe qui est quand même appelé le guérisseur sombre. Et j'ai eu des échos de pourquoi.
Le nain grimaça avant de revenir aux clients présents. Cependant, ils virent Mandos descendre avec un air trop heureux pour son propre bien. Et le leur en fait.
- J'ai des courses à faire. Mais, un conseil, Jaskier. Prépare de quoi s'occuper de nuisible.
- ... Je ne fais pas le poids face à des sorcières, Mandos. Elles me transformeront en morceau de chair évaporer avant que je ne puisse dire quoique ce soit.
- T'inquiètes pas. Trouve juste un chat et ça devrait aller.
L'elfe partit, sifflotant. Il avait l'étrange sensation que ce qui allait suivre, durant son absence, allait être assez amusant ou très dérangeant.
Il se concentra sur son écriture. Il put écrire les dernières strophes de la bataille de Kaer Morhen. c'était peut être le seul honneur qu'il pouvait faire à Vesemir. Il devait juste donner un peu plus de drame dans certaines parties ainsi que demander à Géralt un peu plus sur la vie de l'ancien.
BOOOMMM!
Il sursauta à la secousse. Ca avait été comme si quelque chose était tombé. Il monta rapidement. Ce qu'il vit lui donna une envie de rire. Face à lui se trouvait à présent deux fouines qui semblaient outrée et sortant de robe de sorcière. Robe de sorcière qui appartenaient à deux des femmes qu'il avait à présent sous son toit. Il vit un crabe. Il referma la porte et redescendit. Zoltan leva un sourcil.
- Pourquoi tu souris ainsi ? C'était quoi, là haut?
- Mandos ouvre une ménagerie. Et les chères amies de Yennefer et Triss ont décidé d'aider.
