N.B. Merci cousine Miriamme et Anonyme pour vos charmants commentaires très encourageants et stimulants pour moi. Vous êtes mon combustible dans cette longue aventure. Et comme toujours, je vous remercie aussi, vous lectrices ou lecteurs invisible qui suivez de par vos favoris, follow ou autres, ce cross over à la saveur X Files. Maintenant, nous voilà à la partie 6 de ce roman-fic qui est en cours d'écriture. Ici, le piège se resserre pour nos héros. Stanek et sa bande n'ont pas dit leur dernier mot. Vous vous en doutez sûrement. Sur cette note, je vous souhaite une bonne lecture et à bientôt! France-Éna

PARTIE 6

La Capture

Montagne de l'Aigle

Lundi : 22h.26 P.M.

Sous la lueur d'une lune diaphane, Ellie se recueillait. Ses longs cheveux sombres virevoltaient sur son beau visage de porcelaine. De plus en plus, le jeu des forces noires s'opposait à celui des forces adverses.

Ellie méditait et se concentrait à allier sa puissance de guerrière à la source du « Grand Esprit ».

Sa magnifique voix de contralto s'éleva soudain dans la nuit étoilée.

La vie vibrait dans ses veines et la chamane ne fit plus qu'un avec sa mère, la Terre et l'immensité céleste. Grande guerrière de tous les temps, Ellie laissa porter sa voix au delà des vallées et des montagnes. Demain, le véritable combat entre le bien et le mal allait commencer. Sindy, Mulder, Scully et Paul seraient probablement confrontés à l'épreuve de l'Abîme.

Suivant le chemin de sa foi et de son amour pour ces courageux acteurs du bien, Ellie se joignit à son peuple et appela ses guides.

À l'intérieur d'une des galeries de la montagne de l'aigle, Vickie et Kim dormaient profondément, protégées au centre du cercle par le peuple navajo.

Dan, Peter, Steve et Martin s'étaient assoupis près des fillettes tandis que le conseil des anciens veillait et méditait nuit et jour.

Un doux sourire se dessina sur les lèvres de Victoria. Sindy revenait la voir et cette fois, son papa l'accompagnait.

Les yeux écarquillés, la fillette se releva lentement pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas.

- Papa… Sindy… C'est bien vous? s'enquit l'enfant d'une voix vibrante d'espoir.

- Oui, mon poussin, c'est nous, la rassura Paul. Nous faisons ce voyage pour toi. N'est-ce pas, Sindy, fit-il en lui adressant un clin d'œil?

- Tout à fait, sourit Sindy. J'ai entendu ton appel, ma chérie. Et j'ai décidé d'amener ton papa avec moi.

Touché, Paul tendit ses bras vers sa petite fille.

Les yeux remplis de larmes, Vickie accourut vers lui sous le regard attendri de sa nouvelle maman.

Le visage rayonnant de joie, Paul prit son enfant dans ses bras, la souleva à sa hauteur et la serra sur son cœur.

- Tu m'as manqué, mon trésor, lâcha-t-il d'une voix tremblante.

D'un mouvement de la tête, il fit signe à Sindy de s'avancer et de se joindre à eux. Dès qu'elle fut suffisamment près, il l'attira contre lui.

« Je veux sentir les deux femmes de ma vie blotties contre moi, les taquina-t-il en souriant. Je vous aime tant, toutes les deux.

- Nous aussi, papa, s'écria joyeusement Vickie en enfouissant son visage contre le cou de son père.

Un doux sourire se dessina sur les lèvres de la fillette qui, plongeant ses yeux bleus dans ceux de Paul lui chuchota sur le ton de la confidence :

« Merci, papa, de le lui avoir demandé. J'espère qu'elle te dira oui. Et même s'il y a des personnes à l'école qui trouvent que Sindy paraît trop jeune pour être ma maman, moi je trouve qu'elle se débrouille très bien. C'est vrai, n'est-ce pas, papa? »

La spontanéité délicieuse de l'enfant amena un sourire chez Paul et Sindy.

- Bien sûr, mon trésor, approuva Paul en serrant la fillette dans ses bras. Je suis entièrement d'accord avec toi. Sindy se débrouille très bien. Ce n'est pas pour rien que nos cœurs se sont choisis. C'est parce que tous les trois, nous formons une famille.

- C'est vrai, ma puce, appuya Sindy en regardant Vickie avec tendresse. Et c'est pour cette raison que ton papa et moi sommes venus te voir dans ce monde qui n'appartient qu'à nous. Nous sommes là pour te montrer à quel point nous t'aimons. Ainsi, tu auras la force d'attendre notre retour. Tu possèdes beaucoup de courage et de la détermination. Tu sauras passer au travers tes peurs et tes doutes. Mais surtout, n'oublie pas l'amulette que je t'ai offerte. Elle est notre point d'ancrage.

- Je ne l'oublie pas, Sindy, promit la fillette dans un souffle. Et j'espère que quand tout sera terminé, tu voudras bien épouser mon père car il t'aime aussi fort que je t'aime.

- Je vous aime aussi, crois-moi, s'émeut la jeune fille en attirant Vickie contre sa poitrine. Et ne t'inquiète pas, mon cœur. Fais confiance aux forces de l'Univers. Le moment venu, elles nous ramèneront près de toi. Tu comprends cela, n'est-ce pas, ma chérie?

Vickie acquiesça et entoura affectueusement ses bras autour du cou de Paul et Sindy.

- S'il vous plaît, supplia la fillette. Restez avec moi jusqu'à demain matin?

Attendris, Paul et Sindy hochèrent la tête et s'allongèrent de chaque côté de l'enfant en la serrant contre eux. Ainsi entourée de son père et de sa « gardienne », la petite messagère s'endormit paisiblement.

Manoir de Georges Stanek

Lundi : 22h.45 P.M.

Dans les catacombes, Dave Collins, Sally Gillis, Jack Crowford et Diana Fowley qui s'étaient joints plus tôt à Georges Stanek et au vieil homme, cessèrent leurs litanies et éteignirent leurs cierges noires.

Une expression sinistre se peignit sur le visage faussement angélique de Jack Crowford.

- Quand seront-ils ici, Georges? interrogea-t-il froidement. Il nous les faut le plus tôt possible pour les préparer au sacrifice rituel. Le maître est affamé et moi j'ai un compte à régler avec cette Dana Scully. Je la veux et je l'aurai. Alors… à partir de quand mettrons-nous notre plan à exécution?

- Patience, Jack, répliqua Stanek d'une voix doucereuse. Chaque chose en son temps. Je le sais; nous avons un compte à régler avec chacun d'eux et je vous promets que nous les aurons bientôt.

- Je l'espère, riposta Diana Fowley de sa voix grave et sensuelle. Elle jeta un regard perçant vers le vieil homme qui fumait d'innombrables cigarettes et ajouta : Je connais suffisamment Fox Mulder pour savoir qu'il ne faut jamais le sous-estimer mais j'ai mes armes moi aussi, poursuivit-elle en détachant quelques boutons de son chemisier.

Provoquante, elle rejeta ses longs cheveux bruns en arrière.

Dave Collins éclata d'un rire gras et siffla d'un air dédaigneux :

- Les hommes amoureux et fascinés par le charme d'une femme même si elle est un serpent sont stupides et naïfs. Ton Fox Mulder n'est certainement pas différents des autres.

- Pour ma part, je vous suggère d'être prudents, mes amis, renchérit le vieil homme de sa voix monocorde. Il se tut un instant, alluma une cigarette et prit une longue bouffée qu'il expira ensuite très lentement à la face de ses compagnons avant d'ajouter : Comme vient de le souligner Diana, nous ne devons pas sous-estimer Fox Mulder, sa partenaire et sa jeune cousine. D'ailleurs, nous devons nous méfier de chacun d'eux. Ça nous évitera de mauvaises surprises.

Collins et Stanek se regardèrent brièvement.

- Il faudra particulièrement se méfier de la « gardienne », avertit Dave Collins. Souvenez-vous qu'elle a le don et qu'elle est entraînée par deux grands chamans. Enfant, elle était déjà redoutable. Aujourd'hui, elle a sûrement raffiné son art. Il s'adressa directement à Georges : Tu te souviens du jour ou nous avons enlevé la petite avec d'autres enfants. Elle n'avait que cinq ans et elle a réussi à nous filer entre les doigts. Déjà à cet âge, elle était un véritable petit coq de combat.

Georges Stanek sourit froidement.

- Tant mieux. Le défi n'en sera que plus intéressant. Nous l'endormirons et lui injecterons une drogue paralysante. Cela la calmera. Et toi, mon cher Dave, j'imagine que tu voudras en profiter pour assouvir certains de tes fantasmes avant la cérémonie. Mais souviens-toi, menaça-t-il, l'œil mauvais. C'est toujours moi, le chef.

Une expression sinistre se dessina sur le visage de Collins.

- Message reçu, Georges. Mais sache que même si j'ai des désirs en ce qui concerne la Gardienne, je suis capable de faire la part des choses quand il s'agit de servir notre maître. De toute façon, le plus intéressant avec ce club de pacotille, c'est que nous avons tous les ingrédients pour nous amuser. Des hommes protecteurs, des femmes séduisantes et indépendantes, et des enfants, dont la messagère, qu'ils ont cachées dans un endroit secret que nous finirons bien par découvrir. Que demander de mieux!

- En tous les cas, s'égosilla Sally Gillis qui avait gardé le silence depuis le début, moi, je m'engage à humilier ce Paul Stéphanos comme il m'a humiliée autrefois en se refusant à moi. Je vous garantis que cette fois-ci je l'aurai. Ça me sera facile! Cet imbécile et séduisant docteur est déjà affaibli physiquement. Et comme il est très amoureux de cette petite pimbêche de gardienne, cela fait de lui un candidat très intéressant pour la torture mentale. Le portrait idéal! C'est un père aimant, un ami loyal et un amoureux dévoué qui s'acharne à combattre son désir par souci de respecter sa partenaire. Vraiment naïf et stupide! s'exclama-t-elle en ricanant méchamment.

Personne ne réagit aux propos de Sally. Connaissant le club des Tigres, Georges et Dave préféraient se méfier. Leur plan de capture devait être impeccable s'ils ne voulaient pas que tout se déroule de travers dans le feu de l'action. Les deux hommes connaissaient suffisamment bien les capacités de la gardienne à les ressentir.

Georges décida alors de faire une requête auprès du magicien noir afin qu'il dissimule leurs ondes télépathiques. Un écran de protection donnerait du fil à retordre à cette fichue prêtresse.

Sortant de sa rêverie, Georges lança un regard perçant vers ses complices.

Au centre de la table trônait une grande coupe en or noir. À l'intérieur, un liquide épais et visqueux reposait.

Stanek tendit le bras vers la coupe contenant le liquide peu appétissant, la fit glisser vers lui et but une gorgée. Puis, il la passa à Dave Collins qui l'imita. À tour de rôle, chacun de ses adeptes but le liquide infecte.

- Ce breuvage conçu par le magicien du maître, Belzébuth, expliqua Georges, empêchera la Gardienne de nous cibler. Je vous invite quand même à la prudence. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, il est toujours plus sage de se méfier avec ces « Tigres ».

Un sourire peu avenant étira les lèvres de ses disciples qui se levèrent un à un. Les six serviteurs se dirigèrent vers une énorme porte de pierre qui ressemblait à un ancien tombeau égyptien. À leur arrivée, la lourde porte s'ouvrit, engloutissant le conseil des six qui disparut dans les ténèbres .

Ville de Los Angeles

Lundi : 22h.52 P.M.

Dans un quartier industriel du centre-ville, une hideuse créature sortit des égouts provoqua un nouveau tremblement de terre. La mystérieuse bête traîna un corps inerte et se dirigea vers un entrepôt désinfecté. Sa proie tenta de se débattre et gémit. Le monstre ne broncha pas mais un éclair de cruauté s'alluma dans ses yeux verts fluorescents. Derrière elle, la rue s'effondra. La créature souleva agilement le corps qu'elle tirait derrière elle, le plaça sur son épaule et bondit rapidement sur une poutre pour disparaître dans un brouillard dense et malodorant qui s'étendit en tournoyant vers la ville de Los Angeles, absorbant toute l'énergie sur son passage. Les lumières de secours s'éteignirent et le centre ville se trouva plongé dans le noir.

Temple Celtique

Lundi : 22h.55 P.M.

Un hurlement dans sa tête la réveilla brutalement. Elle venait de réintégrer son enveloppe terrestre beaucoup trop vite. Tremblant de tous ses membres, elle se redressa en haletant. Son visage, son cou et sa poitrine étaient couverts de sueurs. Son cœur battait si fort qu'il lui faisait mal dans les côtes. La gorge nouée par la terreur, elle étouffa ses sanglots. Elle devait éviter de réveiller Paul et les autres malgré la frayeur qui l'habitait. Les forces noires prenaient de l'ampleur. Telles des plantes carnivores, Sindy ressentait leurs tentacules dégoulinantes s'enrouler autour d'elle et la priver de ses forces vitales. Paralysée d'horreur, elle suffoqua lorsqu'une étrange traction l'entraîna dans un passé qu'elle se refusait à voir. Elle résista mais la force qui la tirait dans ce monde était implacable. Elle se revit à l'âge de cinq ans.

« L'enfant sortait de l'école. Juste avant de monter dans le bus, de méchants hommes vêtus d'habits foncés avaient attrapé sa copine asiatique. Elle s'appelait Naomi. Ces monstres avaient traîné la fillette qui se débattait dans une voiture grise aux vitres teintées. Personne n'avait rien vu sauf la petite Sindy. Elle se souvenait avoir ouvert la bouche pour crier à l'aide mais un linge épais dégageant une forte odeur d'éther s'était abattu sur son visage. Puis, tout était devenu noir.

Sorti de son placard, le croque-mitaine était venu la chercher pour…»

- Non… Laissez-moi! souffla-t-elle d'une voix étranglée.

Elle s'agita en sentant deux mains se déposer sur ses épaules.

- Réveille-toi, ma chérie, lui chuchota une voix lointaine. N'aie pas peur. C'est moi. Tu viens de faire un cauchemar mais c'est fini maintenant. Calme-toi… je suis là.

Paul caressa ses cheveux avec douceur afin de la rassurer et lui donna un doux baiser sur la tempe.

Encore sous l'effet du choc et de la terreur, Sindy se roula en boule en tremblant violemment. Un grand froid envahit sa chair, ses os et même son cœur. Elle grelottait en claquant des dents. Puis brusquement, la jeune fille se mit à pleurer, presque sans bruit, comme une enfant terrifiée se cachant d'un monstre aux aguets. Des larmes brûlantes inondèrent ses joues glacées.

Inquiet, Paul la serra contre lui et essuya sa figure avec son mouchoir. Doucement, il l'embrassa sur les joues, les yeux, les lèvres pour la calmer.

Au début, il ne souhaitait que la consoler et Sindy n'en demandait pas plus. Mais soudain, sans que ni l'un ni l'autre n'en ait eu conscience, une évolution se produisit dans la nature de ses caresses. Il enlaça la jeune femme plus étroitement et s'émerveilla de ses formes délicates. La souplesse et la fermeté de son corps l'excitaient. Emporté par le feu de la passion, il ne sentait plus sa fatigue. Avec assurance, il entrouvrit les lèvres de sa compagne et l'embrassa profondément en laissant courir ses mains le long de son dos, de sa taille et de ses hanches.

S'éveillant sous ses caresses, Sindy lui rendit timidement ses baisers. Elle enfouit ses doigts dans ses cheveux soyeux et massa son cuir chevelu. Ému, Paul la blottit contre lui et la serra fort. Tremblant de désir, il la dévora de baisers brûlants. Puis, lentement, très lentement, il promena ses mains sur ses jambes fines, ses chevilles déliées et ses cuisses lisses. C'était la première fois qu'il se permettait d'aller aussi loin avec elle. Extasié mais soucieux de ce qu'elle pouvait ressentir, il songea :

« Tu es si délicieuse, ma chérie, et Dieu sait combien je t'aime. Je te jure que je vais continuer de te protéger comme tu nous protèges.»

Au moment où cette pensée le traversait, une scène horrible vint troubler l'esprit de Sindy. Son corps se figea et Paul la sentit se raidir contre lui. Elle devint affreusement pâle et ses yeux roulèrent dans leurs orbites. Anxieux, le jeune homme cessa de la caresser et comprit tout de suite qu'elle entrait en transe. D'un geste protecteur, il l'enveloppa de ses bras et attendit que la crise soit passée.

« Des chuchotements, un cri d'enfant, un craquement affreux et un silence mortel. Cachée dans un labyrinthe de pierre, la petite Sindy se retint de hurler. Elle ferma les yeux très fort en se bouchant les oreilles. Elle devait vite s'enfuir avant que les croque-mitaines ne la trouve et lui fasse subir le même sort que sa camarade. Elle savait maintenant que son papa et sa maman s'étaient trompés quand ils lui avaient affirmé que les monstres n'existaient pas. Tapis dans l'ombre, ils étaient bien réels et se nourrissaient de l'âme des enfants depuis la nuit des temps… »

Sindy fit un effort colossal pour échapper à la rivière de son passé et revint à elle en suffoquant. Épuisée, elle noua ses bras autour du cou de Paul et s'accrocha à lui en tentant de retrouver son souffle et de calmer les martèlements de son cœur. Elle n'avait plus la force de pleurer pendant qu'il la berçait doucement contre lui. Une vague de culpabilité et de colère monta en elle. Parfois, elle avait envie de maudire ce don! « Pourquoi ne pouvait-elle pas être comme tout le monde? » Elle s'en voulait d'imposer ce don à l'homme qu'elle aimait. Elle n'arrivait même pas à répondre à son désir et cela la peinait car elle savait que les intentions de son amoureux étaient nobles. De plus, elle l'empêchait de récupérer avec toutes ces histoires.

- Je te demande pardon, Paul, sanglota-t-elle… Je te demande pardon.

Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues encore pâles.

Touché par sa douleur, Paul continua de la bercer contre lui dans un mouvement de va et vient et glissa une de ses mains dans ses cheveux pour l'apaiser. Tous deux étaient au bout du rouleau mais il désirait lui dire certaines choses avant de se laisser aller au sommeil. Le jeune homme se redressa pour vérifier si les autres dormaient toujours. Plus loin, il discerna leurs silhouettes allongées mais il les distinguait difficilement dans l'ombre.

Puis, au bout d'un certain temps à fouiller l'obscurité, il remarqua que ses compagnons semblaient dormir profondément.

Alors, sans cesser de caresser la longue chevelure de Sindy, Paul murmura :

- C'est moi qui te demande pardon, Cinnie. Je… J'ai été trop vite malgré notre fatigue. Présentement, tu es dans un état d'hyper-réceptivité. Tes antennes psychiques sont totalement ouvertes. Et moi, je t'ai entraîné dans des intensités bien trop grandes pour toi. Alors, je t'en prie, mon ange. Ne te sens pas coupable de ce qui s'est passé. Si tu n'es pas encore prête, ce n'est pas la fin du monde. Comme je te l'ai déjà dit : quand le temps viendra, tu te laisseras aller naturellement. De toute manière, la taquina-t-il en souriant, je t'ai trouvé délicieuse dans notre bref moment d'intimité. Mais tout comme moi, tu as besoin de te libérer de certaines choses de ton passé.

Reconnaissante, Sindy leva son visage encore mouillé de larmes vers Paul.

- Merci, mon ange, de comprendre. Tu as raison. J'ai aussi mes propres démons à combattre. En ce moment, ma sensibilité s'exacerbe comme le roseau sous une brise légère.

Paul lui répondit par un clin d'œil espiègle.

- Mes mains et ma bouche ont bien remarqué cela quand elles couraient sur ton corps, ma chérie, sourit-il. Son expression redevint sérieuse et il lui chuchota : Tu as été merveilleuse et je t'aime.

Sindy baissa les yeux.

- Je t'aime aussi, rougit-elle en caressant son visage.

En dépit de ses traits tirés, il lui parut encore plus séduisant. Mais ils devaient se reposer. Demain, la route risquait d'être longue et parsemée d'embûches. Le regard toujours accroché à celui de Paul, elle l'embrassa sur le coin des lèvres et lui souffla tendrement : Maintenant, si on essayait de dormir.

Paul lui rendit son baiser.

- Tu as raison, princesse.

Exténués, le jeune couple s'allongea en se blottissant l'un contre l'autre et ils rejoignirent Vickie dans leur monde secret.

*** À SUIVRE ***

Non, cousine mimi, ils ne crèveront pas, mais comme tu t'en doutes, nos héros ne sont pas encore au bout de leurs épreuves. Hé! Hé! Hé!

Joyeuse Halloween à tous et régalez-vous de fantastique et de bonnes friandises! A ++