Chers lecteurs,
Un petit OS pour vous ! Ecrit cet après-midi, sans correction alors j'espère qu'il n'y aura pas trop d'erreurs !
Notez que dans cet OS, Fred n'est pas décédé lors de la Bataille de Poudlard, mais a été gravement blessé.
Et, hors sujet, j'ai un serveur consacré aux Chats qui commence à prendre vie sur Discord. Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à m'envoyer un MP !
Bonne lecture !
Edit' : je viens de corriger quelques fautes, histoire de rendre la lecture plus agréable :-).
Bonne journée à tous et merci pour vos reviews !
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
Décembre 1998
Christmas made in Weasley
*One Shot*
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
Jeudi 24 décembre 1998
Au Terrier
Les aînés de la famille avaient entièrement décoré la maison des parents. Rien n'avait été épargné : du jardin jusqu'au grenier, en passant par l'atelier d'Arthur et les WC, absolument tout était orné de guirlandes, boules colorées ou encore d'étiquettes à l'effigie d'un Père Noël moldu, enlaçant un Père Noël avec un chapeau vert pointu. Les modèles sur l'image n'étant rien d'autre que les jumeaux, qui s'étaient bien amusés à poser devant l'appareil photo sorcier de Charlie sous le regard désespéré de Percy.
Les invités étaient arrivés en fin d'après-midi et tout était presque parfait. Presque, parce qu'il subsistait deux ombres au tableau.
Fred n'avait pas encore retrouvé toute sa mobilité, gravement blessé lors de la Bataille de Poudlard, en mai dernier. Il y avait presque laissé la vie et en souffrait encore. La deuxième ombre ? L'absence d'Hermione, qui avait préféré rester à Poudlard. Pour profiter du calme des fêtes et réviser ses ASPICS. Sa décision avait engendré plusieurs disputes et Harry ne savait pas quoi en penser. Ron et Hermione ne se parlaient presque plus et il était le seul à communiquer par courrier avec leur meilleure amie.
Mais l'heure n'était pas à la réflexion ni à l'introspection : c'était le jour du réveillon de Noël et il affichait un grand sourire. Il avait déjà remercié, à plusieurs reprises, Molly et Arthur pour leur hospitalité depuis qu'il avait rencontré Ron. Le couple lui avait dit qu'il faisait dorénavant partie de la famille et qu'il serait toujours le bienvenu.
- Allez, bataille de boules de neige ! cria William alors que Fleur levait les yeux au ciel.
Tous les Weasley se ruèrent à l'extérieur et commencèrent à former des boules, alors qu'Arthur et Charlie mettaient en place un filet séparant les deux équipes qui se formèrent rapidement. Et, très vite, ce fut l'anarchie. Entre les boules de neige lancées n'importe comment, celles qui se transformaient en mousse au chocolat en cours de vol grâce à Luna et Neville qui les observaient en riant, ou encore les pièges-à-coeurs - les dernières créations des jumeaux mettant en scène de petits personnages en neige qui chantaient à tue-tête des chansons d'amour en s'agrippant à n'importe quelle jambe ou à n'importe quel bras - c'était un mélange de cris, de rires, de musiques atrocement romantiques, de neige et de bouts de branches de sapin qui volaient dans le jardin.
Une fois n'est pas coutume, ce fut Fleur qui sonna un temps d'arrêt en hurlant au désastre : son pull blanc cassé était maintenant orné d'une affreuse tâche de tarte à la mélasse et hurlait sur Luna et Neville qui - cette fois - n'y étaient pour rien. C'était Charlie qui visait Ginny et avait raté sa cible.
- Mon coeur, calme-toi, tenta en vain William.
- Quoi ? hurla Fleur. Me calmer ? C'était mon plus beau pull !
- Ma mère saura sûrement enlever cette tâche ma chérie, et Luna n'y est pour rien.
- Ta mère ? répéta Fleur d'une voix dangereuse avec un fort accent français. En plus d'être défiguré et moche, tu vas demander à ta maman chérie d'enlever une tâche sur mon pull préféré ? Tu ne sais rien faire par toi-même !
William fronça les sourcils, n'appréciant guère les paroles de son épouse, mais il ne souhaitait pas approfondir le sujet. Pas aujourd'hui, du moins.
- Où est le problème, Fleur ? demanda-t-il un peu plus sèchement.
- Comment oses-tu utiliser ce ton avec moi ! cria à nouveau Fleur, en pleine crise d'hystérie.
- Fleur, ma chérie ! murmura Molly en venant vers eux. Que se passe-t-il ?
- Cette maudite fille a tâché mon pull ! s'indigna-t-elle en fixant Luna qui, plus pâle qu'à l'accoutumée, avait visiblement envie de disparaître.
- Viens avec moi ma grande, nous allons régler ça, lui dit alors la mère de famille d'une voix apaisante en emmenant Fleur à l'intérieur.
- Je suis désolée, murmura Luna avant de partir en courant.
William jura. Neville n'esquissa pas un seul geste, fixant Fleur avec un regard indéchiffrable. Les jeux avaient recommencé de plus belle derrière eux, et l'aîné couru à la suite de la blonde. Il grimaça en voyant la patinoire naturelle se profiler devant eux.
- Luna ! dit-il alors en la rattrapant de justesse.
La jeune fille avait fait une longue glissade sur une plaque de verglas et s'agrippa sans le vouloir au torse de William.
- Je suis désolée… Je suis tellement désolée… sanglota Luna.
- Hey, tout va bien, d'accord ?
- Non… Non, tout ne va pas bien…
- C'est Charlie qui avait lancé le sortilège, il a juste raté sa cible.
- Je suis désolée…
William soupira et s'accroupit devant la jeune femme pour croiser son regard. Il essuya les larmes d'un geste doux et lent.
- Luna, il y a autre chose, n'est-ce-pas ?
Le regard fuyant confirma ses pensées et il se releva en attirant à nouveau le corps tremblant contre lui.
- Explique-moi…
Elle secoua négativement la tête contre son torse et il caressa ses longs cheveux, dans l'espoir de l'apaiser. Il vit Harry les observer, au loin, avec un regard inquiet avant de retourner s'amuser avec les autres.
- Mon père est mort hier.
Ce n'était qu'un murmure. Un murmure tranchant, empli de douleur, à peine plus fort que le son du vent qui les entourait.
- Je suis désolé, Luna, je ne le savais pas. Toutes mes condoléances.
- Merci… Seul Harry le sait. Je ne veux pas… C'est Noël… Je ne veux pas gâcher la journée, je vais rentrer.
- Hors de question, ma belle, murmura William à son oreille. Tu vas rester avec nous, avec moi.
- Je ne veux pas être un poids, et je ne suis pas… Belle, répondit-elle en s'écartant et faisant mine de partir.
Mais William tenait fermement sa main et fixa intensément son regard.
- Si, tu l'es. Viens, je ne veux pas que tu restes seule.
- Mais ta femme… Elle doit me détester.
- Ses gamineries m'exaspèrent. Fleur porte plus d'importance aux objets ou à ses vêtements qu'à notre relation, et tu as bien entendu ses paroles d'il y a cinq minutes.
- Ne l'écoute pas, William, peu importe le nombre de cicatrices que tu pourrais avoir, tu restes un bel homme et tu as un beau regard. Et si tu ne me crois pas, peu importe, je sais que j'ai raison. Et tu as un grand coeur.
William lui adressa un léger sourire et l'attira à lui, une fois de plus. Ils soupirèrent de bien-être, profitant de l'étreinte une dernière fois.
- Viens, retournons à l'intérieur, murmura l'aîné. Tu vas finir gelée, sinon.
Sans se lâcher la main, ils retournèrent au Terrier et tombèrent sur une Molly à la mine déconfite.
- Que se passe-t-il, maman ? demanda doucement William.
- Fleur vient de partir. Ton père lui a fait un sermon sur son comportement depuis qu'elle est arrivée.
- Pourquoi ?
- Ta femme te parle comme à un chien depuis que vous êtes arrivés lundi, râla Arthur en arrivant.
- Elle nous a dit, avant de partir, que tu devras choisir entre elle et nous, termina Molly.
Elle observa brièvement les mains liées des deux jeunes avant de remarquer le regard encore empli de larmes de la plus jeune.
- Oh, ma belle, viens ici, murmura Molly en la prenant, à son tour, dans ses bras. Ce n'est pas de ta faute, ne t'inquiète pas. Tu es et sera toujours la bienvenue en ces lieux. Ton père aussi, d'ailleurs.
- Maman… hésita William.
- Qu'est-ce qu'il y a, jeune homme ?
Luna mit fin à l'étreinte et s'écarta de deux pas en arrière, le regard dans le vide.
- Je ne veux pas gâcher les fêtes, William, je vais rentrer chez moi. Mrs. Weasley, Mr. Weasley, merci infiniment pour votre accueil et votre bonté d'âme, mais… Je ne peux pas. Je n'arrive pas à faire semblant de sourire.
- Il y a un souci ? demanda Arthur, le regard soudainement inquiet.
Elle acquiesça et voulut sortir, mais William rattrapa son bras.
- Xenophilius Lovegood est mort hier, murmura William. Harry est au courant, c'est pour cela qu'il l'a invité. Il ne voulait pas qu'elle passe Noël toute seule à se morfondre. Je viens de l'apprendre.
- Toutes nos condoléances, Luna, fit le couple d'une même voix triste.
- Reste ici avec nous, Luna, insista Arthur. Laisse l'espoir atteindre ton coeur, et la joie de Noël contaminer ton beau visage.
- Oui, s'il te plaît ma jolie.
- Tu peux rester à mes côtés si tu veux, ajouta William.
Arthur lui adressa un regard à la fois tendre et amusé. William était visiblement sous le charme de la jeune fille. Luna finit par accepter, légèrement tremblante. Les rires et cris de joie s'approchèrent cependant rapidement d'eux et Harry fut le premier à rejoindre le quatuor dans le salon.
- Luna, ça va ?
- Un peu mieux, répondit la jeune femme.
- Nous prenons soin d'elle, ne t'inquiète pas, lui dit Molly en entraînant son futur beau-fils dans la cuisine. Tu préfères la bûche à la framboise ou au chocolat pour ce soir ?
- Les deux ? proposa Harry en riant.
- Harry ! s'écria Ginny en arrivant vers eux, tout sourire. Tu ne crois pas que tu as assez abusé sur le sucre, avec mes frères ?
Le jeune homme leva les yeux au ciel en riant.
- C'est noël, Gin', faut profiter un peu de la vie !
- Ouais, répondit dubitativement la jeune femme. T'en as déjà sacrément profité dis-moi.
- Notre petite soeur chérie râle à nouveau ! se moqua Fred en arrivant en béquilles.
- Ça nous avait manqué ! s'amusa George. Maman, quand est-ce qu'on mange ?
- Ron a déjà faim ! ajouta Fred.
- Faim ? Manger ? cria une voix. On mange ?
- Ron a un radar à nourriture, vraiment, s'exaspéra Neville.
Tout le monde gloussa alors que Ronald accourait vers eux, les cheveux plein de neige.
La soirée commença alors dans la joie et la bonne humeur, Harry entre Ginny et Ron. Luna avait retrouvé le sourire et discutait avec Charlie et William. Neville, lui, riait aux blagues des jumeaux et Percy discutait sérieusement avec Ginny et leur père. Vint ensuite le repas principal, le dessert et, peu avant minuit, l'ouverture de cadeaux. Tous furent gâtés mais Luna était définitivement celle qui avait amené le plus de cadeaux à la famille Weasley. Et elle avait visé juste pour chacun d'eux.
Harry riait devant un coffret de la boutique des jumeaux sous le regard curieux de Ginny, et Arthur alluma le poste de musique.
- Ginny ? demanda Fred.
- Hm ?
- Pourquoi n'as-tu pas offert de cadeau à Harry ? demanda George, intrigué alors que les autres discutaient entre eux.
Harry fronça les sourcils, n'y ayant même pas fait attention. Il était vrai qu'il lui avait offert ses cadeaux mais qu'elle ne lui avait rien donné. Mais… était-ce vraiment important ? Non.
- J'imagine qu'elle me les offrira quand on sera seuls, rit alors Harry.
- Et puis quoi encore ? demanda sèchement la jeune femme. C'est toi le Survivant et l'homme richissime, c'est à toi de m'offrir des choses ! Je suis ta princesse, après tout !
- Ginny… tenta George alors que Harry ouvrait la bouche mais n'arrivait pas à parler, certainement surpris.
- Noël est une fête où tout le monde s'offre des cadeaux, c'est ce que les parents nous ont inculqué, continua Fred.
- Ou alors tu as vraiment un cadeau pour Harry mais tu ne veux pas nous le dire ! s'amusa George pour détendre l'atmosphère maintenant tenue.
- Ce n'est pas grave… murmura Harry.
- Comment ça, pas grave, Harry chéri ? demanda sérieusement Ginny. Tu ne t'attends tout de même pas à ce que je t'offre quelque chose ? ajouta-t-elle avec un rire faussement amusé.
- Que tu en ais un ou non, je t'aime, Ginny, répondit-il avec un doux sourire. Tu trouveras quelque chose pour l'année prochaine, dit-il avec un clin d'oeil.
- Non mais tu t'entends, Harry ? s'exclama la rousse en se levant. Tu as toujours tout, absolument tout ce que tu veux ! Je n'ai et n'aurai jamais aucun cadeau pour toi ! dit-elle un peu plus fort, coupant court à toutes les discussions du salon. Tu es le Survivant, celui qui a la chance de devenir Auror sans passer tous les diplômes et qui fait style de ne pas aimer faire ce métier ! Tu es un Potter, soit la quatrième plus grosse fortune d'Angleterre, je ne vois pas pourquoi je t'offrirai un cadeau ! Tu es mon fiancé et tu es riche !
Harry se leva à son tour, le regard dur.
- Ginny. Qu'aimes-tu chez moi ?
- Absolument tout, t'es idiot ou quoi ! rit-elle. Le fait que tu aies survécu à plusieurs sorts de mort, ton statut de Survivant, d'Auror, ton Ordre de Merlin, ta belle maison, cette magnifique bague que tu m'as offerte il y a un mois ! s'extasia-t-elle en levant sa main. Ton nom de famille, ta richesse… tout !
Pris d'un doute, il fixa sa fiancée droit dans les yeux. Elle souriait et n'avait pas bu une goutte d'alcool. Il voyait la sincérité dans son regard, et ça lui donna brièvement envie de vomir.
- Si je n'étais pas le Survivant, si j'étais un simple étudiant ou même un jardinier moldu, m'aimerais-tu ?
- Bien sûr que non ! s'exclama Ginny en riant de plus belle. Vraiment, qui aimerait quelqu'un comme toi sans ta richesse ? T'as constamment les cheveux en pétard, tu es petit, tes yeux ont la couleur des Serpentard, tu as des cicatrices ignobles sur ton dos comme si un hippogriffe t'était passé dessus !
- Donc, tu ne m'aimes que pour mon nom, mon statut et ma richesse, conclut Harry d'une voix neutre.
- Bien sûr ! Ça te convient comme réponse, mon amour ? demanda Ginny en tentant de l'embrasser.
Mais il recula, esquivant le baiser.
- Oui, ta réponse me convient, répondit-il d'une voix toujours aussi neutre. Ta main, s'il te plaît ? demanda-t-il alors que sa fiancée la lui donna avec un immense sourire.
- Une danse ? demanda-t-elle, le regard brillant d'admiration.
Mais Harry retira rapidement la bague de fiançaille de son doigt, alors qu'elle retirait vivement sa main.
- Qu'est-ce qui te prend ? cria Ginny en essayant d'attraper la main de son fiancé.
- Je romps nos fiançailles, Ginevra Weasley. Je ne veux plus aucun contact avec toi, je ne veux plus jamais te voir. Les affaires qui sont chez moi te seront expédiées ici même, demain.
- Mais enfin, Harry ! fit Ginny, en s'agenouillant. Je t'aime !
- Je vois ça, répondit sèchement le jeune homme. Mrs. Weasley, Mr. Weasley, navré mais je ne resterai pas plus longtemps. Prenez soin de Luna et passez une belle soirée.
Il sortit du salon et passa rapidement par la porte de la demeure, en déglutissant.
- Harry, attends ! cria William en le rattrapant juste avant qu'il ne transplane.
- Bill ?
- Je te jure de prendre soin de Luna, mais je veux que tu me jure de ne pas faire de connerie.
Harry soupira, observant le Terrier avec une profonde tristesse.
- Je te le jure, William, répondit-il sérieusement. Mais… j'ai besoin d'être seul.
- Je comprends, et je le respecte. Où que tu sois… envoie-moi un message demain ou après-demain, je vais récupérer tes affaires avant que ma soeur ne les brûle.
- Je suis désolé…
- Ce n'est pas à toi d'être désolé, Harry, répondit fermement l'aîné.
- Merci, William, murmura Harry avant de s'écarter et transplaner.
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
Le Square Grimmaurd était illuminé de très jolies décorations de Noël malgré le calme qui y régnait. Harry observa la façade avec attention. Le numéro 12 était encore et toujours invisible malgré le fait qu'un mangemort ait pu accéder au perron l'année précédente. Depuis, ils n'étaient plus revenus en ces lieux.
Il s'avança tout de même puis traversa la petite rue avant de toucher la grille. C'était maintenant lui, le Gardien du Secret. Il avait demandé l'aide de WIlliam puis de Gringotts pour annuler le Fidelitas qui liait la Noble Maison des Black à tous les membres de l'Ordre et ne laisser l'accès de la bâtisse qu'à lui et lui seul. Des sortilèges et des runes de protections avaient été rajoutés par William qu'il avait vivement remercié pour son initiative, mais Harry n'était tout de même pas retourné dans l'ancienne demeure des Black.
Il se concentra quelques secondes et vit enfin apparaître une petite porte en métal noir qu'il ouvrit sans réfléchir plus longtemps. Elle disparut avec sa silhouette dès qu'il posa un pied sur le petit chemin de pierres qui le mènerait à la porte d'entrée.
Il se souvint alors qu'elle aussi, ainsi que les fenêtres, avaient été changées et renforcées. Leur aspect était bien plus joli et accueillant que les anciennes vitres sombres et crasseuses. Il actionna la poignée et entra dans le couloir habituellement si étroit. Mais là encore, il fut agréablement surpris. Le couloir était étrangement deux fois plus large qu'auparavant.
- Kreattur ?
- Kreattur est là, grinça la voix du vieil elfe qui apparut en grimaçant.
- Bonjour, Kreattur.
- Hm. Le Maître n'a pas amené ses… amis ?
- Non. Personne n'a le droit de venir à part William Weasley pour l'instant.
- Très bien, Maître.
- Pourquoi ce couloir est-il plus large ?
- Gringotts a supprimé tous les sortilèges posés sur le bâtiment depuis plus de deux siècles, des sorts que même Kreattur ne connaissait pas, Monsieur Maître Harry… Potter, cracha l'elfe.
- Et donc… ?
- Et donc, certains rendaient cette maison plus sombre, plus étriquée. Que faites-vous là ? Traître à son sang… murmura Kreattur.
- Pourquoi "traître", murmura Harry en observant l'elfe qui fit les gros yeux.
- Kreattur ne voulait pas offenser le Maître, fit-il avec un sourire faussement désolé.
Harry leva les yeux au ciel.
- J'aimerais juste savoir ce que cela signifie, pour toi, Kreattur.
- La famille Potter est une famille de Sang Pur. Maître Harry Potter est ami avec des Sang-Mêlés.
- Ma mère était moldue.
- Ah bon ? grinça l'elfe. J'avais pourtant entendu que c'était une merveilleuse sorcière.
- Il paraît que c'en était une, oui. Mais tu sais ce que font les Sang-Purs ?
- Ils protègent Magia !
- Kreattur… murmura Harry en s'accroupissant dans le couloir poussiéreux. Les Sang-Pur se reproduisent entre cousins, cousines et même frères et soeurs.
- Pour protéger la magie.
- As-tu des frères et soeurs ?
- Oui.
- Que se passerait-il si un de tes frères épousait ta soeur.
Kreattur fronça ses sourcils hideux.
- Leurs enfants, plus exactement, que deviendraient-ils ?
- Consanguins.
- C'est pareil pour les humains, Kreattur. La consanguinité peut rendre fou, malade même. Concentrer des maladies génétiques, provoquer des malformations. La magie s'étouffe, les dons disparaissent. Il y a quoi de bien là-dedans ?
- Rien du tout. Il faut du sang neuf, trancha la voix grinçante.
- Comprends-tu ce qu'il se passe avec les sorciers de Sang-Pur, alors, Kreattur ?
L'elfe ouvrit et referma la bouche plusieurs fois, choqué.
- Kreattur est un idiot, dit-il alors d'une voix gémissante.
- Kreattur n'avait certainement pas le droit de réfléchir par lui-même ni de donner son avis.
- Kreattur n'a pas le droit, non.
- Pourtant tu le fais depuis la mort des parents de Sirius, je crois.
L'elfe acquiesça en baissant les yeux.
- Kreattur va se punir, marmonna l'elfe. Kreattur va aussi se punir d'avoir offensé son nouveau Maître.
- Non. Tu vas devenir ou redevenir un bon elfe. Tu vas redorer le blason des Black et des Potter, et tu vas m'aider à rénover cette maison. Nous aurons besoin d'autres elfes, je présume. Est-ce que tu saurais où je pourrais en trouver ?
- Dans les ruelles sombres… murmura Kreattur. Des petits elfes abandonnés, parce que les Maîtres abandonnent toujours ou trop souvent les portées de petits elfes qui sont inutiles et encombrants.
- Tu en as déjà vu ?
- Oh oui, Maître Harry Potter. L'elfe Dobby avait toujours envie d'aller les nourrir et harcelait Kreattur pour qu'il l'aide.
- Hallucinant, fit Harry en riant doucement. Toi, nourrir les pauvres petits elfes ? Harry secoua la tête. Pardon, c'était déplacé de ma part.
- Maître Harry demande pardon à Kreattur ? fit la voix surprise du vieil elfe.
- Bien sûr, c'était pas très sympa de te dire ça. Donc je m'excuse, Kreattur. Enfin voilà… J'ai faim, je suis parti de chez les Weasley, je devais passer Noël avec eux.
- Pourquoi Maître Harry Potter n'est-il pas resté ? demanda l'elfe. Oh, pardon Kreattur n'aurait pas dû demander !
- Mais si, ne t'inquiète pas, répondit Harry en se relevant. En fait… Ginny n'est intéressée que par mon statut de héros et la richesse des Potter. J'avais déjà eu quelques doutes, après la Bataille… murmura le jeune homme. J'en ai eu la confirmation ce soir. Est-ce que… Est-ce qu'il y a quelque chose de comestible dans cette maison ?
- Je ne pense pas, Maître, marmonna Kreattur. Kreattur était à Poudlard mais peut demander à amener à manger !
- Est-ce que tu pourrais plutôt voir s'il n'y a pas encore un magasin d'ouvert s'il te plaît, et acheter quelque chose à manger ? Je ne me sens pas de sortir et je n'ai pas envie de me nourrir aux frais de Poudlard. Il ne manquerait plus que McGonagall le remarque ou l'entende dire d'un elfe puis m'invite à passer le réveillon là-bas.
- Kreattur peut. Le Maître a-t-il une idée de ce qu'il souhaiterait manger ?
- Prends du poulet et des pommes de terre, pour deux personnes. Parce que tu mangeras avec moi, s'il te plaît.
- Kreattur y va tout de suite, murmura l'elfe, pensif, avant de disparaître dans un claquement de doigt.
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
Un poulet rôti, avec des pommes de terre grillées. Kreattur mangeait doucement en observant son Maître du coin de l'oeil, attentif à chaque besoin éventuel. Le garçon semblait avoir faim, et manquer de poids. Il avait pris la liberté de ramener des draps propres, en remerciement, parce que le Maître lui avait demandé de ne pas se punir d'avoir été désobligeant avec lui. Le canapé du salon ferait l'affaire pour cette nuit, avait-il dit, et Kreattur s'était éclipsé quelques minutes pour nettoyer la pièce.
- C'est quoi ces rideaux ? demanda Harry alors qu'il terminait son assiette.
- C'est un des changements, Maître Harry. Tout l'arrière de la maison était condamné mais il y a des fenêtres et un grand jardin malheureusement couvert de ronces et de mauvaises herbes.
- Il va y avoir du travail.
- Il y a aussi de nouvelles pièces, plus grandes, Maître Harry. Mais le Maître semble fatigué.
- Depuis quand es-tu si attentif, Kreattur ? rigola Harry.
- Depuis que Maître Harry a ouvert les yeux à Kreattur ! Kreattur s'est comporté comme un imbécile avec Maître Sirius. Kreattur est désolé.
- Tu as été éduqué ainsi, Kreattur. Tu ne peux pas changer le passé. Est-ce que tu pourrais me réveiller à sept heures demain matin ? Nous irons acheter à manger, des draps et de quoi survivre ici puis de quoi nourrir et soigner les elfes.
- Combien Maître Harry aimerait prendre d'elfes ?
- Je ne sais pas… je pense que je choisirai demain. Tu as un nombre minimum en tête ?
- Les elfes ont des dons ignorés des humains… Mais si nous ne prenons que des petits elfes, il va falloir les éduquer avant.
- Nous verrons pour prendre un ou deux adultes aussi, s'il y en a. Tu en penses quoi ?
- Kreattur en pense quoi ?
- Oui, Kreattur, tu en penses quoi ? Tu connais mieux la maison que moi, et tu sais mieux que moi combien de travail la rénovation va générer.
- Est-ce que Kreattur peut poser une question ?
- C'en est déjà une, rit Harry. Mais oui. Demande.
- Est-ce que le Maître compte abandonner ces elfes quand ils ne seront plus utiles ?
- Non. Si vraiment je ne peux plus les garder, je leur trouverai de bonnes familles, mais vu les héritages que j'ai je pense pouvoir en accueillir plusieurs et les garder, les protéger aussi longtemps qu'il le faudra.
- Kreattur… hésita l'elfe.
- Oui ? Vas-y demande, n'hésite pas à parler si tu as envie. Tu ne m'as pas habitué à hésiter.
L'elfe grimaça et marmonna une excuse.
- Kreattur a appris de Dobby qu'il fallait se méfier de Miss Hermione. Miss Hermione veut libérer tous les elfes, Miss Hermione ne comprend pas que certains mourraient sans ce lien qui les lient aux sorciers. Ce lien permet aux elfes de vivre pleinement leur magie, et de survivre malgré les maltraitances.
- Oh… je ne savais pas. Mais merci de me l'avoir dit, Kreattur, j'en parlerai avec elle lorsque je la verrai. On va dormir ?
L'elfe acquiesça et s'apprêta à débarrasser la table.
- Laisse, on verra demain. Tu peux aller dormir.
Résigné, l'elfe acquiesça et laissa son maître seul. Perdu dans ses pensées, Harry s'endormit en quelques minutes sur un vieux canapé décrépit.
Ce fut quelques heures plus tard, le bras engourdit, que Harry se réveilla. Kreattur se tenait debout devant lui, ne sachant pas trop comment le réveiller.
- Oh, bonjour, murmura le jeune homme. Il est déjà l'heure ?
- Oui, Maître.
- Très bien, je vais… Je vais prendre une douche et on y va.
- Kreattur devra-t-il faire transplaner le Maître dans une ville sorcière en Ecosse ? Le Maître aura bien plus de choix pour ses achats.
- Euh, oui ok… Tu pourras rester avec moi ?
- Il est peu courant pour un sorcier de se balader avec un elfe…
- Cela te dérangerait-il ?
- Non, Maître.
- Bien, alors… Mets un truc un peu plus convenable sur ton corps et plus chaud aussi. Prends une écharpe si tu veux et un bonnet aussi, il doit bien y en avoir quelque part dans cette maison.
L'elfe le regarda, les yeux grand ouverts.
- Ça ne te libérera pas de les prendre toi-même, si ? demanda Harry.
- Non, Maître mais… Un elfe… N'est pas digne d'être habillé chaudement…
- Un elfe n'est pas forcément un esclave. Et je ne veux pas que tu attrapes froid. De plus, tu es censé représenter les maisons Black et Potter. Il te faut des habits qui représentent ces deux familles.
Kreattur ouvrit la bouche mais ne sut que dire, puis disparut alors que Harry secouait la tête. La douche fut rapide pour lui, et l'elfe des Black le fit transplaner dans une ruelle calme et peu fréquentée.
- Voici, Maître Harry, la ruelle de transplanage. Nous sommes dans un des quartiers sorciers d'Edimbourg et il y a plusieurs magasins exceptionnellement ouverts aujourd'hui.
Le jeune homme acquiesça, replaçant son bonnet de sorte à ce que ses cheveux cachent sa cicatrice. Il en avait profité pour mettre ses nouvelles lunettes qu'il avait depuis deux jours mais n'avait pas encore porté. Il voyait beaucoup mieux ainsi.
Ils achetèrent d'abord quelques meubles pour les pièces que lui décrivait Kreattur - il n'avait pas pris la peine de faire le tour de la demeure, encore trop préoccupé par les paroles de Ginny. Ils avaient ensuite acheté beaucoup de draps colorés, des rideaux pour les nouvelles fenêtres, des petits tableaux représentant des plumes ou divers animaux. Ils achetèrent également un livre parlant de la décoration et expliquant les sortilèges de peinture ou de tapisserie, sans oublier la nouvelle vaisselle. Harry en profita également pour acheter un grand frigo modifié à l'aide de la magie ainsi qu'un nouveau four, une plaque de cuisson sorcière et un congélateur. Kreattur lorgna sur des robots ménagers ainsi que sur deux aspirateurs que son Maître acheta sans discuter. Ils commandèrent également différents tissus et des vêtements, des torchons, des coussins, un nouveau canapé et de la literie. Harry grimaça à la vue de toutes les factures mais il était conscient qu'ils en auraient besoin, et surtout, il pouvait largement se permettre ça.
Après le repas de midi, alors que Kreattur venait de tout déposer dans leur maison, ils se dirigèrent vers la ruelle des hiboux où, entre diverses poubelles, de petits lits de fortune jonchaient le sol. Harry déglutit devant la misère de ces elfes et vit avec horreur un d'entre eux, mort avec un bébé elfe lui aussi éteint.
- Il a fait froid, en début de semaine, marmonna Kreattur. Les couvertures n'ont pas suffi… Kreattur est triste. Il n'a pas fait honneur à la promesse faite à Dobby.
Par instinct, Harry posa une main réconfortante sur l'épaule de son elfe puis se mit à sa hauteur. Il vit alors, sous une vieille voiture, une elfe qui tenait fermement deux jeunes contre elle.
- Kreattur ?
- Oui Maître Harry ?
- J'aurais dû y penser mais… Est-ce qu'il y a une pièce qui serait prête pour les accueillir ?
- Kreattur a nettoyé une grande salle au premier étage ce matin, Maître Harry. Elle est aménageable pour ceux que vous prendrez.
- Il y a combien d'elfes, dans cette rue ?
- Vivants ?
- Oui, grimaça Harry.
- Quatorze petits elfes et deux adultes.
- Ok, on les ramène à la maison.
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
Frigorifiés et blessés, les elfes étaient dans la salle de bains du premier étage et se lavaient sous l'eau de la douche. Kreattur leur prodiguait les premiers soins avec les deux autres elfes adultes : Auréa et Loup. Certains elfes étaient tout petits, des nouveau-nés, et auraient besoin de potions nutritives, de bien plus de soins.
Durant ce temps-là, Harry aménageait la grande pièce à l'arrière, désignée par Kreattur. Elle était dans les tons beiges et le parquet marron était intact. Il plaça seize lits identiques et y mit des couvertures, installa une grande commode avec des vêtements convenables. Les elfes n'étant pas encore liés à lui, il pouvait donc leur donner des affaires chacun sans craindre de les libérer.
Il prépara alors seize malles sorcières.
Dans chaque malle il y avait des produits de soin qu'il avait acheté dans une boutique spécialisée pour les elfes, vingt pulls chauds, vingt pantalons, vingt shorts, une vingtaine de sous-vêtements, dix petites paires de chaussures, quatre capes de voyages, quatre paires de gants, quatre bonnets, quatre plaids de couleurs différentes et, comme c'était encore des petits elfes, il y plaça précautionneusement une peluche parmi les diverses choses. Il y mit également de quoi écrire : des stylos billes moldus et des carnets. Des petits bijoux discrets pour les elfes féminins ainsi que de petites chaînettes protectrices pour chaque elfe, ainsi qu'un petit coffret en bois sculpté contenant une bourse de vingt gallions.
Les elfes arrivèrent silencieusement à la suite de Kreattur, et se positionnèrent devant Harry et les multiples malles posées sur le sol.
- Rebonjour à tous. Comment vous sentez-vous ? demanda Harry.
- Bien, merci monsieur Harry Potter, répondit Auréa. Merci beaucoup.
- Merci vraiment beaucoup, murmura Loup en baissant la tête.
- Je vous en prie, il n'y a vraiment pas de quoi. Ici, il y a des malles. Chacun de vous a droit à une malle. Les tout petits elfes aussi. Ce qui est à l'intérieur vous appartient pour toujours.
- Oh, mais… hésita Loup. Nous ne sommes que de pauvres elfes, nous n'avons rien à offrir, nous…
- Ne vous inquiétez pas, je ne vous demande rien en retour, l'interrompit Harry. Quand Kreattur m'a dit que des elfes dormaient dehors, abandonnés, j'étais horrifié. D'autant plus qu'il fait très froid à cette période de l'année. Il y a un petit frigo, enfin pas si petit que ça, tout ce qui est à l'intérieur est aussi pour vous. Vous devez vous nourrir, vous soigner et reprendre des forces. Kreattur vous aidera autant qu'il le peut, mais n'hésitez pas à me demander de l'aide en cas de besoin.
- A quoi bon, si nous devons retourner dehors ? murmura un petit elfe.
- Comment t'appelles-tu ?
- Nigel.
- Nigel, écoute. Je veux votre bien. Ici, vous pourrez manger à votre faim, reprendre des forces, vous reposer pendant quatre ou cinq jours. Durant ces quelques jours j'aimerais que vous réfléchissiez à ma proposition. Enfin, à mes propositions.
Il observa chaque elfe et inspira profondément avant de jeter un coup d'oeil à Kreattur.
- Cette maison, je l'ai héritée de mon parrain. Je n'y tiens pas vraiment, mais je ne me vois pas retourner dans la maison où j'ai habité durant quelques semaines avec mon ex petite amie. Cette maison, ici, il faut la rénover. La rendre habitable, plus vivante et sympa. La rendre plus lumineuse. Propre. Alors, si vous le souhaitez, vous pourrez m'aider. Vous aurez un petit salaire et deux jours de repos par semaine. Ma deuxième proposition est la suivante : en plus de la première, je peux vous offrir ma protection, et vous pourrez vous lier à moi. Si, même si je doute que cela arrive, après plusieurs mois je devais me séparer de l'un de vous, je ferai mon possible pour trouver une famille convenable ou vous occuper autrement, mais sachez que je souhaite vous garder, tous. Si vous l'acceptez, vous êtes ici chez vous.
- Je l'accepte, murmura Nigel. Les deux propositions.
- Moi aussi ! s'exclama une petite elfe avec un sourire timide.
- Pareil tout pareil ! dit alors un autre elfe en souriant.
- Je le suis aussi, répondit Auréa.
Tous, un à un, se lièrent à Harry qui leur adressa un immense sourire. Il se lia également d'office avec les nouveaux-nés et demanda à Auréa de veiller sur eux.
Les elfes ne semblaient pas vouloir attendre les quelques jours donnés pour réfléchir et Harry leur demanda expressément de se reposer, et de respecter au moins ces quatre jours de repos. S'ils y tenaient vraiment, ils pouvaient le rejoindre au rez-de-chaussée pour visiter les différents étages à ses côtés et préparer les repas avec Kreattur. Les elfes, aux anges, se reposèrent tout le reste de la journée puis descendirent au rez-de-chaussée dans la soirée du 25 décembre alors que William discutait avec Harry.
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
- Ah oui, s'exclama William en riant. Harry, tu dois être le Père Noël pour eux.
Harry secoua la tête, amusé. William était arrivé en milieu d'après-midi, peu après que les elfes se soient endormi.
- Luna va bien ?
- Oui, je l'ai amenée à mon ancien appartement que je louais encore du côté moldue. Elle s'y repose. La soirée d'hier était assez éprouvante et je t'envie de ne pas être resté.
- Désolé…
- Ah non ! Ne sois pas désolé. Ron m'a assez déçu… il ne semble même pas avoir de problème avec les propos que notre soeur a tenu.
- Est-ce que tu veux venir avec Luna et Charlie ce soir, ici ?
- Si tu veux. On peut ramener de petits cadeaux à tes elfes ? Ca nous changera les idées.
- Bien sûr. Je suis sûr que ça plaira à Luna.
- J'en suis persuadé.
Et c'est ainsi que se passa la soirée de Noël : dans la joie et la bonne humeur, Harry assis à une grande table joliment décorée par Auréa, Loup et Kreattur qui observaient les yeux brillant de joie des petits elfes.
Luna, William, Charlie mais aussi Pansy qu'ils avaient vu en train de pleurer dans un parc moldu puis embarqué sans lui demander son avis. Harry qui riait volontiers aux blagues de Fred et George, également présent pour l'occasion, et Hermione qui arriva finalement de Poudlard, serrant son meilleur ami dans ses bras, surprise par l'invitation expresse des jumeaux.
Ils en profitèrent pour visiter l'immense maison et noter les changements, donner des idées de décoration ou d'amélioration. Harry leur proposa de rester quelques jours et tous acceptèrent avec joie. Ils s'endormirent dans le salon, sur des lits de camp, un grand sourire collé aux lèvres sous le regard admiratif de Kreattur qui éteignit la lumière d'un claquement de doigt.
- Joyeux Noël, murmura-t-il avec douceur avant de disparaître.
.
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°FIN°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
x°*~~*~~*°°*~~*~~*°x
.
