Il était tard en cette matinée du 31 juillet, bien trop tard pour que le jeune garçon qui traversait en ce moment même la gare ferroviaire de Moscou ne se fasse pas remarqué. Pourtant le jeune homme aux cheveux de jais avancait fendant la foule qui sortait du train de 23H17 avec grâce et aisance, dans sa main il serrait une enveloppe alors que ses pupilles émeraudes semblaient briller de colère.

Le jeune homme se faufila derrière le bureau des consignes à baggages sans être vu et s'approcha d'une grande malle. La malle n'avait rien d'exceptionnelle en soi une simple malle en bois sombre relié de cuivre afin de maintenir le bois utilisé en un tout.

D'un mouvement de main rageur le jeune homme ouvrit la malle y entra un pied puis l'autre avant de disparaître entièrement à l'intérieur alors que le couvercle se refermait sans un bruit.

Arrivé en bas de l'échelle le jeune homme jeta un regard circulaire à l'environnement apparement à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un.

Harry Potter aurait sans doute trouvé étrange de se retrouver dans un appartement entièrement équipé à l'intérieur même d'une malle de voyage si ce dernier n'avait pas été un sorcier. D'ailleurs Harry Potter n'était pas n'importe quel sorcier, il était célébre dans son monde et il haissait ce fait, qui aimerait être célèbre pour un événement dont on ne se souvient pas mais qui avait coûté la vie à vos parents.

Ne trouvant pas l'objet de son intérêt le jeune garçon aux cheveux de jais décida que vocaliser sa colère serait sans doute le meilleur moyen de faire venir à lui celui qu'il cherchait.

Patmole ou est tu espèce de sale cabot ? Hurla le jeune garçon

L'une des portes de bois vernis s'ouvrit alors dévoillant un homme au début de la trentaine, ses cheveux noirs comme la nuit était attaché en une élégante queue de cheval et son maintient aristrocratique démontrait de son éducation au sein d'une grande famille de sangs purs.

Pourtant le visage de l'homme d'ordinaire assuré et rieur montrait à cet instant de la peur, bien qu'il ne sache pas ce qu'il avait fait pour provoquer la colère de son protégé il savait qu'il devait montrer patte blanche afin d'éviter les ennuis. Sirius était un homme intélligent et il savait que son intérêt n'était pas de rentrer dans une guerre ouverte contre le jeune homme encore plus quand il était sur et certains de la perdre.

Un problème Harry ? Demanda prudemment l'homme.

Oh oui et un gros, tu as intérêt à ne pas avoir un rapport avec ça. Cracha le jeune garçon avec dégoût en envoyant la lettre qui n'avait quitté sa main en direction de l'homme.

Sirius prit le temps de l'observer afin de se donner une contenance, il n'avait pas besoin de la lire pour savoir ce qu'elle contenait, lui aussi en avait reçu une quand il avait atteint son onzième aniverssaire.

Oh Harry tu sais que la plupart des enfant pleurent de joies quand ils recoivent cette lettre n'est-ce pas ? Demanda Sirius.

Et bien je ne suis pas la plupart des enfants, et je refuse d'aller étudier dans l'école du vieux fou, tu sais quoi Sirius je refuse même de poser un orteil dans leur pays de timbré.

Tu es sans doute un peu dur Harry... Réprimanda l'homme.

Avec qui, manipulatumbelore ou avec un pays qui ne respecte même pas les êtres et créatures magiques ? Rétorqua le jeune homme.

Harry... Soupira Sirius.

Oh et tu as lu la liste de livre demandée ? Une plaisanterie un enfant de quatre ans expliquerait mieux la magie que ces blagues.

Je sais que tu ne va pas aimer ça Harry mais tout les enfants n'ont pas tes dons pour la magie ou ta mémoire prodigieuse, certains ont besoin d'une explication simple avant d'entrer dans les détails. Railla Sirius.

Bon sur ce point tu gagnes même si tu ne fera pas arrêter de penser que les autres sont idiots, mais penser que je vais aller étudier sous la coupe de l'homme qui t'as trahi Sirius aucune chance !

Tu dois y aller Harry. Répondit l'homme avant que son protégé ne se lance dans une nouvelle diatribe.

Je te demande pardon. Répondit le jeune garçon incrédule.

Harry tu es le sorcier le plus capable que j'ai jamais rencontré ce qui est impressionant au vue du fait que tu n'ais que onze ans mais si tu veux développer tes talents alors tu dois laisser des maîtres en la matière te former... De plus Harry tu dois apprendre à vivre avec les autres depuis cinque ans nous vivons en fugitif et même si j'aime ma vie avec toi il est temps que tu rencontres d'autres sorciers de ton âge ce n'est pas sain de ne voir que moi.

Je refuse de te laisser seul derrière, c'est nous contre le reste du monde tu as oublié ta promesse Sirius. Demanda douloureusement Harry.

Bien sur que non. Répondit séchement Sirius. Et tu ne me laisse pas derrière Harry j'ai un travail à faire.

Et tu penses que je vais te laisser les chercher tout seul tu es fou Sirius. Répliqua Harry.

Oh que oui tu vas me laisser faire seul. Gronda l'homme. Je te rappel que tu en avais un dans la tête Harry hors de question que tu approches une autre de ses horreurs.

Comme tu voudras. Articula doucement Harry conscient d'être aller trop loin.

Mieux, Harry tu sais qu'il n'est pas mort même si je parviens à tous les détruire avant qu'il retrouve un corps il reviendra au moins une fois alors tu ferais mieux de t'y préparer et Poudlard et le meilleur endroit pour ça.

Mouais. Gromela Harry.

Harry... Soupira Sirius. Pourquoi Merlin et Arhur ont ils choisit de construire leur château en Angleterre ?

Parce que pour une raison inconnue c'est le lieu ou magia semble prendre son ancrage dans le monde.

Exactement et d'après toi comment Magia prend elle le traitement dont la plupart de ses enfants sont victimes ?

Mal j'imagine, attends tu veux dire que la diminution du nombre d'êtres magiques...

Vient du fait que ces enfants sont maltraités sur sa propre terre sacrée. Finit Sirius.

Et le rapport avec moi ? Demanda Harry.

Sirius prit le temps de construire sa réponse il savait que si il ne parvenait pas à convaincre Harry avec cet argument alors rien ne le ferait.

Même si tu le déteste Harry tu es le survivant, tu es un symbole, tu es l'héritier des Potter et des Black, un homme qui sera un jour le plus riche et l'un des plus influents de grande bretagne. Et si ça ne suffisait pas tu es déjà meilleur en magie que beaucoup d'élèves qui ont leurs BUSES, Harry si un homme peut réussir à changer la société c'est bien toi.

Changer la société... Murmura le jeune garçon.

Si tu veux en des termes plus clairs, tout cramer, dégager les incapables et reconstruire sur des bases saines. Lunard t'as déjà parler de sa jeunesse tu sais à quel point sa condition le discrimine tu auras dans un avenir proche le pouvoir et l'occasion de changer la donne pour lui et tout les opprimés comme lui, si tu choisis de ne rien faire tu seras aussi coupable que ceux qui le persecute injustement.

Sans doute y était il aller très fort mais il savait que son fils adoptif serait sensible à ses arguments, malgré une façade froide et parfois emporté il conaissait le grand cœur du jeune homme.

Très bien. Répondit Harry. Mais j'ai deux conditions.

Lesquels ? Demanda Sirius curieux.

Premièrement on se débrouille pour aller chez Gregorovitch remplacer ma baguette. Il attendit que Sirius hoche la tête avant de reprendre. Deuxièmement je veux le livre de papa et toi sans ça je ne le fait pas.

Tu es encore un peu jeune pour avoir ce livre Harry. Tenta Sirius.

Je croyais que j'étais meilleur que certains des étudiants qui ont passé leurs buses. Rétorqua Harry.

Très bien. Soupira Sirius. Il était illusoire de penser que je pourrais t'en tenir éloigné plus longtemps de toutes façon.. Mais si tu prends le livre j'ai moi aussi une condition.

Laquelle ? Demanda Harry.

Tu dois me promettre de me raconter tout tes progrès grâce au miroir à double sens chaque semaine, tu ne dois rien tenter seul, je viendrais à la cabane hurlante si il le faut mais tu ne tente aucun acte magique sans moi.

Très bien. Grogna Harry.

Bien maintenant que tu es calmé j'ai préparé un gâteau, même si l'heure est passé je tiens à ce que tu souffle tes bougies. Reprit joyeusement l'Homme.

Et on peur savoir ce que tu as fait à ses bougies ? Demanda Harry avec sucpission.

Mon très cher Harry si tu veux le découvrir il va falloir les souffler.

Je préfère m'abstenir alors. Répliqua le jeune homme.

Oh je t'en prie, mon filleul adoré j'ai passer la matinée à concevoir cette blague.

Sirius semblait avoir abandonné toute idée de dignité et se prosternait devant le jeune homme, pour la première fois depuis son retour le rire mélodieux du jeune homme envahi l'appartement et un sourire sincère se forma sur les lèvres de l'animagus.