Si tout était différent

Chapitre 3

L'ordre du Phénix

Harry, Remus et Maugrey atterrirent au milieu d'un parc. Ils le traversèrent silencieusement. En sortant de la végétation, les deux sorciers regardent plusieurs fois de chaque côté de la route pour être sûr de ne pas être suivit. Harry continue à les suivre se demanda où ils le conduisaient. Ils s'arrêtèrent entre deux immeubles, entre les numéros 11 et 13 exactement. Soudainement apparait devant les yeux d'Harry une maison portant le numéro 12. Il entre à la suite de Remus tandis que le vieil auror ferme la marche. Une fois la porte fermée, une tornade brune et rousse lui sautèrent dessus. Avant qu'Harry n'ai eut le temps de réalisé ce qu'il se passait, il était étalé par terre entouré par Ron et Hermione, mort d'inquiétude. Complètement perdu, resta assit par terre. Ses deux meilleurs amis lui racontaient plein de choses qu'il n'écoutait plus. En levant les yeux, il avait croisé ceux de son parrain, négligemment appuyé contre le mur qui lui souriait. L'adolescent lui rendit son sourire. Sirius s'avança vers lui et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Sous le regard des personnes présentes, le parrain étreignit son filleul, heureux de le retrouver enfin.

-Allons à la cuisine, proposa Maugrey. Laisse tes affaires, Harry, l'elfe de maison va venir les monter, expliqua-t-il à l'adolescent qui s'emparait de sa valise.

Harry acquiesça. Il suivit les autres en direction de la cuisine. Il observait tout autour de lui. Il était dans le hall d'un véritable manoir qui était caché entre deux immeubles moldus. L'endroit était très sombre. Il pénétra dans la cuisine. Une longue table était occupée par toute la famille Weasley, Dumbledore, McGonagall, Rogue ainsi que d'autres personnes qu'il ne connaissait pas. Tout le monde prit place. Sirius lui montra une chaise à côté de lui. Harry s'assit ignorant complètement où il se trouvait. Il n'eut pas le temps d'observer autour de lui que Dumbledore, assit au bout de table, se leva et prit la parole.

-Tout d'abord, bienvenu au QG de l'ordre du Phénix. Nous répondrons à toutes tes questions après, Harry. Les enfants, pourriez-vous monter dans vos chambres s'il vous plaît ? ordonna-t-il aux enfants Weasley ainsi qu'à Hermione.

Harry les vit échanger un regard énervé d'être toujours mis à l'écart avant de se lever et de sortir de la pièce. Il se retrouva donc seul avec les adultes. En face de lui, une jeune femme aux cheveux turquoise lui sourit. Dumbledore donna un petit coup de baguette pour bien fermer la porte que Fred avait mal fermé afin d'espérer entendre quelque chose.

-Raconte-nous ce qu'il s'est passé Harry, intima le directeur de Poudlard.

-A propos de quoi ? demanda-t-il bêtement.

-L'attaque des détraqueurs, bien sûr !

-Et bien j'étais avec mon cousin quand un détraqueur est arrivé. Il s'est évanouit. Au moment où j'allais lui lancer le sort du patronus, un homme est apparut à côté de moi. Il a fait apparaître son propre patronus…

-Quelle forme ? l'interrompit Maugrey.

-Un lion. Un immense lion.

-C'est impossible ! s'étonna Dumbledore. Personne n'a jamais put faire apparaître un lion comme patronus.

-C'est pourtant ce que j'ai vu.

-Et après ? demanda Kingsley. C'est un détail le patronus. Harry était sous le coup de l'émotion, ca pouvait être un autre félin, expliqua-t-il pour couper court à la discussion sur le patronus.

-Il nous a donné une plaque de chocolat chacun. Il n'a pas voulu me donner son nom quand je l'ai demandé. Il m'a dit qu'il me croyait quand je disais que Voldemort était de retour. Il m'a expliqué aussi qu'il ne pensait pas que Voldemort ai pu avoir envoyé les détraqueurs pour m'attaquer car ils sont encore sous le commandement du ministère. Il n'a pas eut le temps de me dire beaucoup de chose car Madame Figg est arrivée. D'ailleurs, professeur, est-ce vrai qu'elle habite à côté de chez les Dursley pour me surveiller ?

-Oui. Tu avais ainsi une protection depuis tout petit malgré que tu étais chez les Dursley. Tu es rentré avec Arabella. Et ensuite, entre le moment où Remus et Maugrey sont venus te chercher ?

-Mon oncle et ma tante m'ont accusé d'avoir attaqué leur fils. Dudley m'a défendu. Et j'ai reçu une lettre du ministère pour me dire que j'avais désobéi au règlement en disant que j'aurais soi-disant fait apparaître un patronus alors que ce n'était pas moi mais l'inconnu. Je dois aller au tribunal fin juillet. C'est tout. Je crois…

-Cet inconnu te rien dit qui pourrait donner des indices sur son identité ? demanda Kingsley. Au dehors bien sur de sa forme de patronus.

-Rien. Il ne voulait rien me dire.

-Ce qui est étrange aussi, c'est qu'il soit intervenu aussi vite, fit remarquer Tonks.

-Il me surveille.

-Quoi ? s'étonna Sirius. Pourtant Arabella aurait dût remarquer quelque chose si quelqu'un te suivait non ?

-Elle n'a rien remarqué, Sirius.

-Quelle utilité de le faire surveiller si la personne qui est censé faire ça est incapable de remarquer quelque chose de spécial, marmonna Sirius. Franchement Dumbledore, tout ça ne serait pas arrivé si Harry était venu directement ici, vous le savez.

-Sirius ! Nous avons déjà discuté de ça. Je sais que tu veux passer du temps avec ton filleul mais sa sécurité est plus importante. Le sujet est clos.

-Ma sécurité ? J'étais l'elfe de maison des Dursley ! C'est ça votre sécurité professeur ?

-Les mangemorts n'allaient pas t'attaquer là-bas. Fin de la discussion, ordonna Dumbledore en regardant Harry et Sirius, non content de ses arguments. Harry je crois qu'il est temps pour toi d'aller retrouver tes amis. Merci pour les informations que tu nous as donné. Et ne t'inquiète pas pour cette audience. Nous allons t'aider. Va maintenant.

Harry eut juste le temps de voir son parrain et Remus échanger un regard exaspéré. Il sortit de la cuisine. Dans le couloir, l'attendait les enfants Weasley.

-Quelqu'un voudrait-il bien m'expliquer ce qui se passe ? s'impatienta Harry.

-Ils ne t'ont rien dit ? Nous qui espérions que tu aurais des choses à nous raconter, en plus de tes aventures. Les adultes ne veulent rien nous dire, expliqua Hermione.

-Je comprends pas. Qu'est-ce qu'on fait ici ?

Avant que quiconque ait eu le temps d'ouvrir la bouche, la porte de la cuisine s'ouvrit et se referma aussitôt laissant juste le temps à Sirius de sortir de la pièce pour se retrouver nez à nez avec les adolescents surpris.

-Tu ne restes pas pour la réunion ? s'étonna Ron.

-Non, je préfère expliquer à Harry où il se trouve et répondre à ses questions vu que personne ne semble vouloir daigner lui offrir ce minimum d'attention.

-Sirius s'énerve depuis le début de l'été sur le fait que tu devais aller chez les Dursley, expliqua Hermione.

-Je vais te montrer ta chambre, Harry et par la même occasion répondre à tes questions. Viens.

Harry suivit son parrain le long des escaliers. Il monta jusqu'au troisième étage. Un long couloir avec plusieurs portes s'étalait devant lui. Ils avancèrent de quelques pas avant de s'arrêter devant une chambre.

-Voilà ta chambre. Tes affaires ont été montées par Kreatur, mon elfe de maison.

-Ton elfe de maison ?

-Oui, tu es dans la maison des Black. Quand Dumbledore m'a dit qu'il cherchait un endroit pour l'ordre, j'ai pensé à ici. J'en suis l'héritier et la maison est soumise au sortilège de Fidelitas.

-Qu'est-ce que l'ordre exactement ?

-On est ceux qui croyions au retour de Voldemort et qui sommes motivés à se battre. Pas comme les membres du ministère. Je n'ai personnellement pas grand-chose à faire vu que je suis interdit de sortie. Même en chien je ne peux pas sortir, ordre de Dumbledore. L'ordre a été créé lors de la première guerre. Je faisais déjà parti de l'ordre à l'époque avec Remus et tes parents. Les membres de l'ordre ont changé depuis. Je te ferais les présentations de ceux que tu ne connais pas après, d'accord ?

-Oui. Pourquoi les autres n'avaient-ils pas le droit d'écouter la conversation ? Je veux dire ils sont motivés à se battre aussi, même s'ils sont jeunes.

-Idée de Dumbledore. Tout comme le fait que tu aies passé tes premières semaines chez les Dursley. J'avoue que j'étais loin de penser de la même manière que lui. Mais bon, ce n'est pas comme si mon avis comptait réellement à présent. Il y a 15 ans j'étais en pleine formation d'auror, j'avais donc des informations à donner. Maintenant, à part écouter, je ne sers à rien. Même mon avis n'est pas pris en compte.

-Pourquoi tu ne le dis pas ?

-Hermione a raison Sirius, tu devrais dire ce que tu penses, que tu veux faire plus.

-Je ne peux pas sortir que ce soit du côté sorcier ou moldu. Je suis recherché. Même en chien c'est trop risqué. Peter peut avoir dit à Voldemort que je suis un animagus. Et comme pour tout, il faut que Dumbledore accepte.

-Pourquoi est-ce que c'est Dumbledore qui a le dernier mot ?

-C'est lui qui a créé l'ordre, Harry. Il a donc le dernier mot.

Le silence se fit. Les jumeaux Weasley, Ginny, Ron, Hermione, Harry et Sirius étaient les seuls ne pas être à la réunion.

-Raconte-nous ce qui s'est passé pour toi Harry, dit Ron.

-J'ai fait l'elfe de maison chez les Dursley. Je me suis fait attaquer par un détraqueur cet après-midi quand j'étais seul avec mon cousin. Un inconnu est arrivé et a fait apparaître un patronus en forme de lion, j'en sûr que c'était un lion. Il n'a pas voulu me dire son nom ensuite. Il m'a donné du chocolat. Il est parti juste avant que madame Figg, ma vieille voisine embauchée par Dumbledore pour me surveiller depuis 14 ans n'arrive. Elle m'a ramené chez les Dursley. Là, j'ai reçu une lettre du ministère de la magie pour avoir utiliser la magie hors de l'école. Alors que ce n'est pas moi qui ais lancé le sort. Puis Remus et Maugrey sont arrivés et la suite vous connaissez.

-Tu as reçu une lettre du ministère ? Vraiment ? s'étonnèrent les jumeaux.

-Oui, d'ailleurs, je crois que l'inconnu pense que c'est le ministère qui m'a envoyé les détraqueurs.

-Pourquoi le ministère ferait-il ça ? demanda Hermione.

-Peut-être pour faire passer Harry pour un réel fou qui croit voir des détraqueurs dans un quartier moldu. Ils ne vont pas te renvoyer pour ça, Harry, le rassura son parrain. Ils ne peuvent pas. Ca n'aurait aucun sens, réellement. Ce qui est plutôt inquiétant est le fait que cet inconnu dit t'avoir surveillé. Tu n'as rien remarqué ?

-Je n'ai jamais remarqué que Madame Figg m'espionnait durant toutes ces années alors un autre surveillant, j'aurais rien vu.

-Dans tous les cas, on est vraiment content que tu sois là maintenant Harry ! dit Fred.

-Tout à fait, on doit régler quelque truc par rapport à la fin de l'année passé, tu te souviens ?

-Oui je me souviens George. Ouvrez cette boutique, vraiment.

-C'est quoi cette histoire ? demanda Ron.

-Je leur ai donné le million de gallions que j'ai gagné au tournoi des trois sorciers. Je n'en ai pas besoin. Je pense que le monde aura plus besoin de rire avec le retour de Voldemort. Un magasin de farce et attrapes ne pourra faire que du bien pour la société, expliqua Harry. Quoi ? demanda-t-il en voyant son parrain sourire.

-Ca ne m'étonne même pas de toi de vouloir ouvrir un magasin de farce et attrape avec le sang Potter qui coule dans tes veines. Malgré les temps sombres savoir rire, c'est ça l'espoir.

-Tu philosophes Sirius maintenant ? l'interrompit Remus entrant dans la pièce.

-Moque-toi Remus. Tu sais très bien que cette idée ne vient pas de moi. Déjà finis la réunion ?

-Kingsley et Maugrey ont été appelé par Tellerino. Rigole pas Sirius.

-Arrête Remus, tu connais la tête que fait Maugrey quand il parle de lui. D'accord, il lui a pris son poste mais si c'était si important d'avoir un poste dans la haute hiérarchie, faut suivre le mouvement. Faut choisir quoi suivre, ses idées ou l'envie de pouvoir.

-Oulala Siri, qu'est-ce qui t'arrives aujourd'hui. Tu dis des choses intelligentes, se moqua son meilleur ami pour l'embêter faisant rire les adolescents présents.

-C'est ça moque-toi ! Mais sache que tu devrais avoir honte de te moquer de moi dans les rares occasions où je dis quelque chose d'intelligent.

-Au lieu de te plaindre Sirius, si on descendait ? Molly prépare à manger pour Harry. Et par la même occasion on pourra faire les présentations, je crois que tu ne connais pas tout le monde, Harry.

-En effet, répondit Harry.

Ils descendirent tous dans la cuisine. Chacun prit place autour de la table. Dans la pièce se trouvait toute la famille Weasley. Molly enlaça Harry, heureuse de le revoir sain et sauf. Elle lui posa mille et une questions pour être sûr que tout allait bien, qu'il avait tout ce qui lui fallait sous le regard amusé de son parrain et des enfants Weasley. Leur père vint saluer Harry. Ron lui présenta alors ses deux frères aînés, Charlie qu'il avait rencontré au tournoi de Quidditch l'été précédent et Bill. La jeune fille aux cheveux turquoises qui était assise en face d'Harry durant son récit, se présenta à lui mais avec cette fois des cheveux rouges pétants.

-Salut Harry, je suis Nymphadora Tonks. Je sais quel nom ! Appelle-moi Tonks, ça sera plus simple.

-Enchanté, répondit Harry alors que la jeune fille lui faisait la bise.

-C'est ma petite cousine, précisa Sirius.

-Ta petite cousine ?

-Ouais, sa petite cousine, confirma la jeune fille en regardant quelque chose dans sa poche. Je dois y aller. Kingsley m'appelle. Allons voir ce que leur voulait Tellerino. A plus !

Sur ce, elle transplana hors de la maison. La présentation des autres membres de l'ordre continua. Harry rencontre alors Dedalus Diggle, un fonctionnaire du ministère, Mondingus Fletcher un escroc, Hestia Jones qui travaille également au ministère, Sturgis Podmore, Emmeline Vance…

Le reste de la soirée se passa dans la bonne humeur. Harry en oublia même la lettre reçue plutôt ou l'inconnu qui le surveillait. Il profita de ce moment où il pouvait rire sans être caché de tous avec son parrain. Il avait tant rêvé de ce moment depuis qu'il savait qu'il était innocent. Les résidents de la maison étaient confortablement installés dans le salon. Harry apprit que la famille Weasley était venue s'installer dans le quartier général avec Sirius, Remus et Hermione. Harry se sentit en famille mais quand il apprit que ses meilleurs amis étaient ici avec son parrain, tout ensemble et que lui était resté seul avec les Dursley, une rage s'empara de lui. Il ne comprenait pas pourquoi il n'avait pas le droit de profiter d'être avec eux. Pourquoi Dumbledore voulait-il qu'il soit si seul. C'était pourtant compréhensible que cet été, plus que tout autre, il ait besoin d'être entouré. Il observa la pièce où il se trouvait. Le salon du 12 Square Grimmaurd était, certes, immense mais surtout sombre comme le reste de la maison. Les murs étaient gris foncés. Tout était ténèbres dans cette demeure qu'Harry se demandait comment son parrain avait-il pout vivre dans un endroit si lugubre. Un vieux disque avait était enclenché et mettait ainsi un peu de gaité dans cette noirceur. Assise, un peu plus loin, Madame Weasley tricotait à côté de son mari qui lisait le journal. A l'opposé, se trouvaient Fred et George qui s'étaient éloignés au maximum de leur mère pour continuer leur recherche sur les inventions de farces et attrapes. Hermione et Ginny discutaient dans un fauteuil, le peu qu'Harry avait entendu l'avait dissuadé d'en écouter plus. Leur conversation de fille ne l'intéressait pas du tout. Les deux fils aînés de la famille Weasley étaient en pleine partie d'échec. En face de lui, Ron réfléchissait où poser sa carte pour éviter que tout lui explose à nouveau au visage. Ses sourcils étaient brûlés par endroit à force de perdre face à son meilleur ami qui était imbattable. Harry tourna la tête vers son parrain et Remus. Tous deux le regardaient jouer et gagner contre Ron avec un petit sourire nostalgique. Quand le jeune rouquin se décida à enfin poser sa carte sur le tas, le jeu explosa à nouveau. Toute la pièce éclata de rire quand ils le virent perdre pour la quatrième fois d'affiler. Il se renfrogna et grogna qu'il ne voulait plus jouer contre Harry.

-Plus jamais, je ne joue contre toi, Harry. Tu triches c'est pas possible autrement. Depuis la première fois qu'on a joué à ce jeu, tu n'as jamais perdu. Soit tu triches, soit tu as une chance légendaire à ce jeu, marmonna-t-il.

-Je parierai plutôt pour la chance légendaire, répondit Sirius moqueur.

-Tu as quelque chose à dire, Sirius. Tu râlais à chaque fois que tu perdais à ce jeu et clamait haut et fort que c'était un tricheur parce que tu es un mauvais perdant, lui rappela Remus.

-Remus, en plus de sept ans, je n'ai jamais gagné, toi non plus d'ailleurs. C'est qu'il trichait. Toi, tu étais un si mauvais perdant que tu refusais de jouer contre lui et ce depuis notre quatrième année !

-Qui trichait ? interrompit alors Harry tandis que Remus, hilare, allait répondre quelque chose à son meilleur ami.

-Ton père. A part toi qui semble très doué à la bataille explosive, James est la seule personne que j'ai rencontré qui n'ait jamais perdu à ce jeu, expliqua son parrain.

-Ca doit être dans les gènes alors d'avoir une telle chance ! s'exclama Ron.

-Par contre, ça n'était pas le cas pour les échecs, ajouta Sirius en échangea un regard avec Remus. Là, au moins j'étais sûr de gagner.

-Tu es doué ? demanda Ron, espérant d'avoir trouvé un adversaire à sa taille.

-Ron n'a jamais perdu aux échecs.

-N'exagère pas Harry. Contre toi j'ai toujours gagné. Contre mes frères il m'est arrivé de perdre. C'est que toi tu es vraiment nul.

-Hey ! s'offusqua l'adolescent.

-Sirius n'était pas le meilleur mais c'était un des jeux où il était sûr de battre James à tous les coups.

-Je le battais parce que j'étais doué, Lunard !

-Tu le battais parce qu'il était nul. Je me souviens de t'avoir battu plus d'une fois. Tu n'étais donc pas le meilleur, rappela le loup-garou en souriant.

-C'est ça, Remus, rappelle-moi mes défaites ! Vraiment sympa les amis !

La soirée continua avec allégresse. Sirius et Remus racontèrent à Harry leur souvenir de Poudlard tout en faisant des parties d'échec contre Ron qui gagnait à chaque fois. Sirius, après sa troisième défaite décréta ne plus vouloir jouer contre lui sous les rires amusés des trois autres. Harry passa une des meilleures soirées qu'il n'ait jamais eu. Il profita de chaque instant sans se soucier de son audience et de l'inconnu.