Akan: je suis désolée si c'est encore embrouillé! Ca va s'éclairer dans un long moment... Je suis désolée! La vérité sur l'identité de l'inconnu sera dévoilée et expliqué lors du début des vacances d'été d'Harry après sa cinquième année! Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas tout décrire en détail pour son année scolaire. Je vais décrire ce qui est important à l'intrigue. L'explication durera peut-être même sur plusieurs chapitres... Toutes les questions en lien avec James, Tellerino seront dévoilé par l'inconnu à ce moment-là. Je ne peux pas trop répondre à tes questions si je ne veux pas dévoilé toute l'intrigue de l'histoire. J'espère que ce chapitre te plaira quand même... Bonne lecture
Adenoïde: C'est vrai que c'est étrange qu'Hermione soit chez Sirius alors qu'Harry est chez les Dursley, mais j'ai juste repris l'idée de JKR. Après, ça montre bien à quel point Harry est mis de côté. Sirius a bien remarqué qu'il y a quelque chose de louche dans son comportement mais il ne peut pas faire grand chose. Dumby a bien trop de pouvoir pour que quelqu'un puisse vouloir le contredire. Sirius sait bien plus de chose qu'on ne l'imagine. Les toutous de Dumby? Tu parles de l'ordre? J'avoue Sirius ne va pas mourir. J'ai trop pleuré sa mort pour que je puisse l'écrire! Sirius ne meurt pas! Harry n'aura pas vraiment un meilleur entraînement dans mon histoire. Je dis vraiment car durant ses prochaines vacances quelqu'un va lui apprendre quelques petits trucs! Bonne lecture!
Miidona: Hello! Reste dans le noir pour mon histoire!!! Tu es déjà si observatrice!Tu comprendras les choses rapidement! Faudra que je fasse attention en discutant avec toi pck je suis trop capable de te dire des infos par msn! Oui, James avait (ou a) un chat identique à Neve Nere. D'ailleurs, le nom du chat de Jamesie était Neve Nere, surnommé J'me-la-pète par Sirius... Le Neve Nere d'Harry a vite adopté ce nom...Peut-être que maintenant tu peux expliquer pourquoi Neve Nere ressemble tant au chat de James! Oui, Harry reçoit le miroir mais en fait, j'avoue que dans les évènements de la fin d'année j'ai pas pensé au miroir c'est surtout pour qu'Harry puisse discuter avec son parrain durant l'année. Mais dans tous les cas, Harry ira au minisètre et Sirius ne mourra pas! J'ai trop versé de larmes quand j'ai lu ce passage. Je le déteste ce passage, je pleure comme une madeleine à chaque fois! Bonne lecture! A la prochaine! Bisous!
Momographie: Merci pour ton commentaire! On m'a déjà demandé si James était l'italien, je suis désolé mais je ne peux pas répondre à ça. James et Vincenzo ne se ressemblent pas! Je publie une à deux fois par semaine! Bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 7
Retour à Poudlard
Le premier septembre arriva. Ce fut un magnifique jour ensoleillé. Aucun nuage ne parsemait le ciel bleuté. Les oiseaux chantaient depuis l'aurore. Mais malgré cette beauté d'un matin d'été, la maison du 12 Square Grimmaurd était sans dessus dessous. En effet, aujourd'hui était le jour de la rentrée pour le collège Poudlard, la célèbre école de sorcellerie. Les enfants Weasley, Hermione et Harry avaient préparé leur affaire et avaient tenté de les entasser dans l'entrée. L'agitation parvenait surtout depuis la cuisine où madame Weasley posait mille et une questions pour être sûr qu'ils n'aient rien oublié. Elle parcourait la petite cuisine tout en répétant les mêmes indications. Sirius et Remus rigolaient doucement en échangeant des regards exaspérés avec leur filleul. Monsieur Weasley lisait tranquillement le journal tandis que sa femme s'agitait. Le petit déjeuner fut interrompit par l'entrée de Tonks.
-Salut le petit monde ! Ca va ?
-Stressée ! Ces vacances se sont passées tellement vite ! répondit Madame Weasley.
-Où est Alastor ? la coupa son mari.
-Vous allez trouver ça très drôle, plus que ce qu'a pensé Maugrey, commença-t-elle en riant. Mais Tellerino l'a envoyé en mission et quand il a refusé, Tellerino l'a un peu provoqué en le menaçant de devoir faire que de la paperasse ou en lui disant qu'il était étonné de voir un auror se plaignant de ne pas aller assez sur le terrain et de refuser d'y aller quand son patron le lui ordonne. Alors il est tombé dans le piège et a accepté le job. Alors je suis toute seule pour vous accompagner.
-Tu n'as pas eu de problème avec lui au moins ?
-Ne t'inquiète pas Molly, tout c'est bien passer pour moi. Il m'a dit de bien profiter de ma journée de libre. Avec moi, il est très gentil. Pourquoi vous ricanez vous deux ? menaça-t-elle en plissant les yeux en direction des jumeaux.
-Peut-être que s'il est si gentil avec toi c'est qu'il aimerait avoir une autre relation que juste quelque chose de … comment dire ?
-professionnel. Une relation plus intime, finit Fred.
-Fred, George ! rugit leur mère indignée.
A côté, Sirius éclata de rire en comprenant l'insinuation des jumeaux.
-Désolé, s'excusa-t-il se retenant de rire à nouveau sous le regard noir de la jeune fille. N'était-il pas venu t'aider quand tu t'entraînais ? ajouta-t-il moqueur.
-C'est bon d'accord. C'est juste mon patron. C'est gentil de sa part de venir me donner des conseils et tout. Mais il n'y aura jamais rien d'autre, expliqua-t-elle en appuyant sur fait que jamais il ne se passera quelque chose entre eux tout en grimaçant à cette idée. Vous êtes prêt ? On peut y aller ? Sauf si vous voulez louper le train…
Sur ce, toute la bande se prépara. Sirius se transforma en chien afin de pouvoir accompagner Harry, même si l'idée déplaisait fortement à Dumbledore. Harry tenta de mettre Neve Nere dans sa cage mais celui-ci refusait. Il miaulait de contrariété. Remus conseilla alors à Harry de garder l'animal libre. Le félin resta sur les bagages de l'adolescent, bien sagement. De temps en temps, il allait vers Sirius et jouait avec le gros chien. Ils sortirent pas petit groupe et allèrent prendre le métro afin de se rendre à la gare. Les personnes dans la bouche de métro les observaient surpris. Il était de rare de voir un groupe pareil même à Londres. Ils arrivèrent à la gare. Tonks ouvrait la marche et observait autour pour voir si la voie était libre. Remus fermait la marche avec le canidé. Patmol poussa Harry dans un local et ferma la porte d'un coup de patte avant de reprendre sa forme humaine. Il se tourna vers son filleul et l'étreignit affectueusement. Ils s'assirent côte à côte. Ils n'avaient pas beaucoup de temps pour se dire au revoir malgré le fait que Tonks et Remus surveillaient devant l'entrée métallique.
-Sirius, ce n'est pas une bonne idée, tu peux te faire choper et je ne veux pas que tu sois renvoyé à Azkaban, s'inquiéta son filleul.
-Merci Harry de t'inquiéter mais tout se passera bien. Après tout, n'est-ce pas normal que je veuille dire au revoir à mon filleul préféré avant qu'il retourne à l'école ?
-Je suis ton seul filleul, Sirius. Tu ne peux pas me préférer s'il n'y a personne d'autres que moi, rappela l'adolescent en souriant.
-Tu as raison. J'ai donc le droit d'avoir envie de dire au revoir à mon seul et unique filleul préféré ! dit-il sur le ton de la plaisanterie.
Harry rigola. Durant ces vacances, il avait été surpris et avait admiré comme son parrain malgré le retour du mage noir trouvait toujours le mot pour rire. Le fait de toujours chercher le positif, d'utiliser la plaisanterie à chaque instant.
-Tu es incroyable Sirius. Tu arrives à plaisanter alors que si quelqu'un te voit, tu risques gros, alors que Voldemort est de retour…
-Ne vois pas tout en noir, Harry. Profite de l'instant présent. Ris, amuse-toi. Toi plus que quiconque devrais penser à s'amuser. Tu n'as que quinze ans. Tu as l'âge de penser à faire la fête, à draguer, non pas à se battre. Profite de tes quinze ans Harry, laisse les adultes faire le sale boulot.
-Comment puis-je m'amuser ? Je sais que Voldemort est de retour. J'ai vu un de mes camarades mourir…
-Ne te base pas là-dessus. Penses-tu que Cédric voudrait que tu te morfondes ?
-Il voudrait que je me batte ! Pas que je ne fasse comme de rien et que je m'amuse tout le temps.
-Je me suis mal exprimé Harry. Evidemment, que tu ne dois pas oublier cette menace mais tu peux en rire aussi. Rigole de Voldemort, moque-toi du ministère et vis ta vie. Oublie pas Harry que le rire est une des choses les plus importantes dans ce monde. Ce n'est pas pour rien qu'Azkaban est gardé par les détraqueurs. Tout souvenir heureux, toute envie de rire disparaît. Il n'y a plus d'espoir quand tu es là-bas car l'espoir, la force, c'est dans la joie, le rire que tu les trouveras.
-Comment rire et être heureux alors qu'une guerre se prépare ?
-Car c'est la clé de la réussite, sourit son parrain. Tu dois apprendre à rire, d'autant plus à ton âge.
-Je vais essayer de rire et ne pas trop penser à tout ça, je vais essayer.
-Non, tu ne vas pas essayer. Tu dois Harry pouvoir trouver l'envie de rire, même si te semble dur.
Quelques coups contre la porte les interrompirent.
-Il est temps qu'on retourne vers les autres, informa son parrain. N'oublie pas de rire ! Après tout tu es un Potter, tu as le rire dans les veines ! Bonne rentrée mon filleul préféré !
-Merci pour tout Sirius.
-Bah c'est normal, tu crois quoi ? Je ne suis pas ton parrain pour rien. Pour une fois que je disais quelque chose d'intelligent, il faut en profiter et m'écouter, ajouta son parrain en lui adressant un clin d'œil.
Il reprit sa forme de canidé et tous deux quittèrent la pièce pour rejoindre les autres. Les étudiants montèrent dans le train et dirent au revoir aux adultes sur le quai. Tonks observait le train avec nostalgie. Un sifflement retentit dans l'agitation. Un jet de vapeur sortit de la locomotive rouge. Le train démarra et quitta la gare.
Les étudiants avaient pris place dans les compartiments. Harry, Ron et Hermione avait réussi à en trouver un où ils s'installèrent. Harry se réjouissait de retrouver Poudlard. Pour lui, le château était sa maison. Certes, il avait aimé être au QG de l'ordre mais ça n'était pas sa maison. Il savait que si un jour il avait la possibilité de vivre avec son parrain comme il l'espérait, ils n'habiteraient pas à cet endroit. Sirius détestait son ancienne maison qui lui rappelait tant de mauvais souvenirs. Le 12 Square Grimmaurd n'était pas sa maison, c'était le quartier général de l'ordre du phénix, voilà tout. Sa seule véritable maison qu'il n'ait jamais eu était celle à Godric's Hollow. Il repensa alors à ce qui l'avait tant préoccupé durant son séjour chez les Dursley où il était hanté par son souvenir du retour de Voldemort, pourquoi son père n'était-il pas sortit de la baguette. Il secoua la tête pour chasser ses pensées pour ne pas retomber dans ses interrogations. Il ne fallait pas et il le savait qu'il s'enfuit dans son espoir que son père puisse ne pas être mort. C'était impensable. Il le savait, ses deux parents étaient morts ce 31 octobre. Pourtant, il ne comprenait pas pourquoi, il n'était pas sortit de la baguette en juin dernier. Quelque chose clochait, il voulait comprendre. Même s'il savait que l'explication n'allait pas lui plaire. Il plongea son regard dans le paysage défilant. Il sentit le regard inquiet d'Hermione mais il l'ignora. Il garda un quasi silence durant tout le trajet, ne répondant que par de brèves réponses. Son instinct lui disait que quelque chose de spécial, qui allait changer sa vie allait se produire cette année. Il préféra conserver pour lui-même ses appréhensions. Il ne vit pas le temps passer, tant il était ailleurs. Soudainement le train entra dans la gare de Près-au-lard provoquant un son strident. La nuit était tombée. Les étoiles parsemaient la toile foncée. Les trois amis sortirent du wagon. Des regards perçants étaient tournés en direction du fils Potter. Il sentait peser sur lui les interrogations. Les élèvent reçurent des éclaires visuels pour avoir osé le fixer ainsi.
-Ne fais pas attention à eux, lui intima sa meilleure amie. Ils ne savent pas la vérité.
-Je sais Hermione. Mais tu ne sais pas ce que c'est d'être observé ainsi, comme si j'étais fou. Ils n'ont pas vu ce que j'ai vu et ils osent me juger.
-Harry, ca ne sert à rien.
Il ne répondit pas. Il préféra garder le silence. Il se rappela les paroles de son parrain à la gare. Comment pouvait-il essayer de rire alors qu'il était pris pour un fou ? Comment Sirius avait-il fait pour ne pas devenir fou avec tout ce qu'il avait vécu. Il était recherché pour quelque chose qu'il n'avait pas fait et il parvenait à rire, à prendre la vie avec le sourire. Il manquait quelque chose à Harry pour être convaincu que faire confiance pareillement à la vie, lui sourire ainsi soit possible. Ce monde n'avait pas de justice selon Harry. A peine âgé d'un an, il était devenu orphelin et avait fini chez les Dursley. Il n'était qu'un bébé et sa vie était déjà détruite quasiment. Il lui avait fallut attendre dix ans pour connaître la signification des mots amis ou maison. Et maintenant, l'assassin de ses parents, celui qui avait fait de sa vie un calvaire était de retour et personne ne le croyait. Il était seul, comme il l'avait toujours été. Il fit un maigre à Hermione qui l'observait inquiète.
Lorsqu'ils arrivèrent vers les calèches, la dernière partit en direction du château. Ils restèrent quelque instant seuls attendant patiemment. Un bruit de roue derrière eux attira leur attention. Ils se retournèrent et pour la première fois, Harry vit devant lui une sorte de cheval squelettique qui tirait la calèche. Surpris, il plissa les yeux. Jamais il n'avait vu ces étranges bêtes.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il perplexe.
-Qu'est-ce que c'est quoi ? interrogea Hermione surprise par sa question.
-Ce qui tire la calèche ? Je n'avais jamais vu ces animaux.
-Harry rien ne tire la calèche. Il n'y a jamais rien eu et maintenant il n'y a toujours rien qui la tire. Tu dois rêver, répondit sa meilleure amie cherchant une quelconque explication à son étrange question.
Ses deux amis marchèrent en direction de la calèche afin de monter dedans. Harry resta un peu en retrait surpris. Il les fixait cherchant à comprendre ce que c'était. Pourquoi soudainement voyait-il ces bêtes ? N'était-il pas le seul à avoir vu des choses spéciales ces derniers temps ? Entre Voldemort, un inconnu, des détraqueurs et maintenant ces chevaux squelettiques, il allait lui aussi croire qu'il était devenu fou et que le ministère avait raison. En arrivant à la hauteur de la calèche, il vit une jeune fille blonde assise. Elle lisait à l'envers un journal. Derrière le magasine, une voix s'éleva.
-Tu n'es pas fou, je les vois aussi, tenta-t-elle de le rassurer.
Elle baissa le journal, elle lui fit un large sourire apaisant. Il monta dans la calèche avec Ron et Hermione. Il la détailla. Elle avait une longue chevelure blonde, des yeux bleus qui pétillaient. A ses oreilles, pendaient de drôle de boucles d'oreilles qui ressemblaient à des radis mais Harry n'était réellement sûr d'avoir bien vu. Ses vêtements témoignaient de son étrangeté. Un chemisier orange pâle sur un pantalon marron. Harry comprit rapidement qu'elle ne faisait pas partie des gens « normaux ». Elle avait son style, ses idées et semblait pour cela un peu, voire même beaucoup folle aux premiers abords. Elle leur sourit. Ron fit une grimace et Hermione sembla mal à l'aise. Harry ignora son jugement intérieur et répondit par un maigre sourire. Il n'était pas rassuré de savoir qu'elle était la seule personne à pouvoir voir les chevaux ailés.
-Ce sont des sombrals, expliqua-t-elle mais cela n'éclaira pas plus Harry qui se sentit encore plus perdu.
-D'accord. Et toi ? Tu es… ?
-Je m'appelle Luna Lovegood mais tu as peut-être entendu parler de moi, les gens me surnomment Loufoca, répondit-elle en continuant à sourire.
-D'accord, fut la seule réponse que parvint à donner Harry.
Elle ne semblait pas se soucier le moins du monde que les autres la nomment ainsi. Elle était dans son monde. Harry regarda autour de lui. Il cessa de penser aux sombrals, à Luna… Il arrêter de réfléchir tout simplement pour retrouver pleinement la joie qu'il ressentait en reconnaissant les alentours de l'école. Puis, soudainement, se dressa devant lui un majestueux château. Il sourit. Face à lui, sa maison s'élevait. Il espéra que tout ce qui le tracassait tant disparaîtrait en traversant les lourdes portes. Pourtant, il comprit à l'instant où il la vit assise au milieu des professeurs que cette année n'allait pas être aussi bien que les autres. Le ministère semblait le poursuivre même à Poudlard. Il s'assit à côté de Ron. Lorsque tous les élèves eurent pris place. La répartition commença. Le silence régnait. Le choixpeau criait la maison choisi pour les premières années. Une fois, les nouveaux étudiants répartis, le directeur se leva. La fin de la longue barbe était cachée derrière la table. Il écarta les bras en guise de bienvenu. Un large sourire s'étala sur ses lèvres alors qu'il surplombait la salle du regard.
-Bienvenu à tous et à toutes, commença-t-il de sa grave voix. Les règles sont les mêmes que les autres années mais je tiens à la rappeler pour les premières années. L'accès à la forêt interdite est comme son nom l'indique interdit. Aucun élève ne sort de sa salle commune hors du couvre feu soit à partir de 22h pour les premières, deuxièmes et troisièmes années. Les plus âges doivent être retournés dans leur salle commune pour 22h30. Sur une note plus joyeuse, je tiens à vous présenter les nouveaux professeurs. Tout d'abord, le professeur Gobe-Planche assurera les cours de soins aux créatures magiques et le professeur Ombrage pour les cours de défense contre les forces du mal.
A l'appellation des deux nouveaux professeurs, un tonnerre d'applaudissement poli retentit. Harry avala de travers en reconnaissant la tête de crapaud qui était présente à son audience. Il sentit quelque chose se briser en lui. L'espoir que de retour à Poudlard, sa maison tout redeviendrait normal venait de disparaître. Il la regarda dégoûté.
-Elle était à mon audience, expliqua-t-il tout bas pour que seul Ron et Hermione puisse l'entendre.
Ron fit de grands yeux surpris tandis que sa meilleure amie fronçait les sourcils.
Alors que Dumbledore allait continuer son discours, un toussotement l'interrompit. Tous les regards se braquèrent sur le professeur Ombrage qui se leva. Vêtu tout de rose, un sourire hypocrite peint sur le visage elle s'avança pour faire face aux élèves. Elle provoqua Harry du regard, puis de sa voix mesquine, elle commença à débiter un long discours appris par cœur.
-Tout d'abord, je tiens à dire que c'est plaisir pour moi d'être ici parmi vous. Voir tout ces sourires enfantins sur vos adorables visages me font terriblement plaisir. C'est avec une joie immense que j'ai accepté ce poste de professeur. Le ministère de la magie tient particulièrement à ce que l'enseignement pour les apprentis sorciers soit excellent. C'est pour ça que les choses déplorables seront supprimées, les actes insignifiants seront améliorés. Voilà à quoi s'efforce le ministère de la magie, vous voir former pour être de grands sorciers.
Harry cessa de l'écouter. Il était écœuré. Il échangea des regards outragés avec Ron et Hermione.
-Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda le rouquin, la mine sombre.
-Ca veut dire que le ministère infiltre les affaires de Poudlard, répondit tristement Hermione.
Le banquet commença enfin. De délicieux plats apparurent comme par magie sous le regard émerveillé des premières années. Des mets salés ou sucrés trônaient sur la table. Les elfes de maison de Poudlard n'avaient cette année encore, pas chômé. Tout était fabuleux ou presque. Malgré la beauté de la table, le ventre d'Harry ne voulait rien recevoir. Il était serré. Inconsciemment, il réalisa qu'il aurait préféré que le ministère envoie Tellerino au lieu d'Ombrage comme Professeur. Au moins, l'énigme Tellerino aurait pu avancer. La tête de crapaud rose allait rendre sa vie la plus hargneuse possible. Il soupira. Le repas se passa lentement. Lorsqu'enfin il peut aller à la salle commune de Gryffondor, Harry se dépêcha de s'y rendre. Mais il ne s'attendait pas à cet accueil. Des regards interrogateurs et froids étaient braqués sur lui. Ils avaient espéré un peu plus de compréhension de la part des Gryffondor mais même pas. Il monta dans son dortoir avec Ron après avoir souhaiter une bonne nuit à Hermione. Ils retrouvèrent leur camarade de dortoir, Neville, Dean et Seamus. Les deux premiers semblèrent heureux de les revois mais le dernier les ignora. Sans comprendre comment, Harry réalisa que Seamus s'était mis à lui parler durement. Sa mère avait hésité à le laisser revenir à Poudlard où Dumbledore et Harry, deux fous se trouvaient. L'adolescent s'énerva. Il s'engueula avec son ami. Sa vie ne devait-elle jamais ressembler à quelque chose de normale. Maintenant, tout le monde le prenait pour un fou. Y avait-il vraiment eu des élèves qui n'avaient pas été autorisé à revenir à cause de lui ? Le visage sombre, il se coucha. Les paroles de son parrain sur le quai de la gare lui revinrent mémoire. Un sourire moqueur s'étala sur ses lèvres. Comment pouvait-il rire ? Jamais sa vie ne lui avait semblé si morne !
