adenoide: L'auteur de la fic? Je n'ai pas réfléchis avec qui Harry va finir. Certainement Ginny, oui. Mais je ne me suis pas posée la question des amourettes. Malefoy sera très secondaire dans ma fic. je suis avant tout, une fan des maraudeurs donc je vais surtout m'appuyer sur Harry et la relation qu'il a avec Sirius et Remus (plus tard James, vu qu'il est vivant). Bonne lecture.
Akan: Ils pourraient faire grève mais ils ne gagneraient que des retenues. Pourquoi suivre les livres de JKR? Car l'histoire reste très fidèle mais change par la présence de Tellerino et d'autres détails. Sirius et Remus ont une autre importance. J'aime les livres de JKR mais je change pour inclure un nouveau perso. Bonne lecture.
Miidona: La cinquième année sera très fidèle, un peu trop c'est vrai. Mais je décrirai ce qui sera différent. Harry pourra parler avec Sirius et va profiter de le faire, fan des maraudeurs, je leur donne un rôle plus important. La prophétie sera différente... Oui. Le département aussi, si on prend en compte que Sirius ne va pas mourir. Je ne compte pas faire mourir Tonks, dsl^^! Je l'aime bien d'ailleurs. Je pense même la mettre avec Remus. Bisous et bonne lecture. A tout bientôt!
Et si tout était différent
Chapitre 9
Cauchemar étonnant et retenue archaïque
La nuit tombait sur le vieux château. Les étoiles se promenaient autour de la lune croissante dans le ciel sombre. Le sommeil enveloppait l'école de sorcellerie. Les élèves dormaient paisiblement. Paisiblement ? Non pas tous ! Dans le dortoir des 5èmes année rouge et or, un étudiant était loin des doux bras de Morphée. Le visage crispé, il souffrait silencieusement. Les images de Voldemort dans sa tête le hantaient à nouveau. De la sueur lui couvrait le corps. Une chaleur pesante l'accablait. Inconsciemment, ses poings étaient serrés à la fois de colère et de tristesse. Revenir dans ce collège, lui avait rappelé la mort de son camarade quelques mois plus tôt. Les regards inquisiteurs des élèves autour de lui avaient faire renaître ce sentiment de solitude qui l'habitait si souvent lorsqu'il était chez les Dursley. Un éclair vert, un corps à ses pieds, le rire glacial du mage noir… les images défilaient dans sa tête puis soudain une porte méconnue apparut. Il sentit perdu mais à la fois attiré par cette porte. Toute faite de métal, cette entrée ne donnait aucun indice sur ce qu'elle recelait. La cicatrice en forme d'éclair le brûla. Le petit félin se réveilla en sursaut en sentant son mettre gémir dans son sommeil et se battre contre la douleur. Ses mains s'étaient instinctivement portées à son douloureux front. Neve Nere émit un sourd miaulement avant de s'approcher avec délicatesse de l'adolescent. La porte avait disparu, il se trouvait dans le néant. Il sentait la colère de Voldemort. Ses battements de cœurs accélérèrent au rythme et à l'intensité de ce mal colérique. Tout son corps se crispait. Chauffé à blanc sur sa cicatrice, la douleur allait devenir si insupportable qu'il allait se mettre à hurler, réveillant par la même occasion tous ses camarades mais à la place d'exorciser son mal, une chaleur apaisante l'enveloppa. Il eut l'impression que quelqu'un le prenait dans ses bras et le berçait. Sa cicatrice redevint inexistante et perdit toute sa douleur. La colère de Voldemort avait disparu en lieu. Le mage noir était sûrement encore énervé mais l'adolescent n'était plus connecté au roi des ténèbres. Sans comprendre comment, il était sortit de sa transe ou il avait été sortit de cet état. Il n'ouvrit pas les bras pour ne pas sortir de son rêve. Etonnamment, il ne voulait plus se réveiller. Autant quelques instants auparavant, il espérait s'extraire de ce flot douloureux, maintenant il aurait pu rester dans ce bien être éternellement. Il se rendormit, il ne sentit même pas la petite boule de poil venir se blottir contre lui, dans son cou.
Le lendemain matin, il se réveilla et sentit un être chaud tout près de lui. Il tourna la tête et ses yeux se posèrent avec tendresse sur le chat endormi. Celui-ci dormait paisiblement. Autour de lui ses camarades peinaient à émerger. Ron avait rabattu ses couvertures sur lui essayant de retrouver ses derniers instants de sommeil. Personne ne bougeait. Les lits chauds étaient une délicieuse tentation à laquelle chacun ne parvenait pas à résister. Harry se perdit dans ses pensées tout en caressant Neve Nere qui commença à ronronner comme un bien heureux. Ses cauchemars étaient revenus. Durant son séjour au 12 Square Grimmaurd, il avait eu droit à des nuits plus ou moins normales. Comment appeler des nuits normales alors qu'on fait des jeux, on discute, rigole toute la nuit entre mecs ? Pour la première fois, Harry avait des soirées de folies avec Ron, les jumeaux, son parrain et Remus. De temps en temps, Hermione et Ginny, voire même Tonks s'étaient joint à leur rire. Les fins de soirées finissaient habituellement avec Ron et les jumeaux où ils ne s'endormaient pas avant que la nuit ne soit déjà bien avancée. Pour la première fois, personne ne venait râler et leur dire de dormir. Ces nuits d'adolescent comme les autres semblaient terminer, déjà, hélas. Les cauchemars étaient de retour. Pourtant, quelque chose différait des autres fois. Plusieurs choses en réalité intriguaient le jeune homme. Chez les Dursley, les images morbides de juin l'avaient réveillé au milieu des heures de pouvoir de la lune. Cette nuit, une porte inconnue à l'adolescent était apparue. Harry savait parfaitement qu'elle n'était pas un souvenir mais elle avait quelque chose en lien avec Voldemort. D'ailleurs après avoir eu la vision de cette entrée métallique, le mage noir avait explosé de colère. Cette détonation rageuse était telle qu'il avait ressentit toutes les émotions de l'être démoniaque. Une douleur s'était emparée de son corps, partant de sa cicatrice. Puis, tout aussi soudainement que ça avait commencé, il s'était calmé ou plutôt quelque chose l'avait apaisé. Il observa l'animal dans les bras de Morphée. Depuis que la boule de poil dormait avec lui, il dormait comme un bébé. Depuis qu'il était là, dès qu'il commençait à aller mal dans son sommeil, il était apaisé. Cette nuit n'avait pas échappé à cette règle. Il était souffrait de la colère du mage mais tout avait disparu. Il avait sentit la douleur s'envola sur son front puis partout dans son corps. Etrangement, il avait eu l'impression d'être bercé dans les bras forts de son père. Il secoua la tête. Il fallait absolument qu'il sorte cet espoir vain de sa tête. Son père était mort. Ce n'était pas parce que son corps n'était pas sortit de la baguette de Voldemort qu'il était vivant. Cependant, il avait eu la sensation de ne pas être seul cette nuit. Quelque chose ou quelqu'un l'avait rassuré comme la nuit précédant son audience.
Il se leva et tenta d'oublier ces aventures paradoxales de la nuit. Il passa à la salle de bain et attendit quelques instants que Ron soit enfin prêt pour descendre déjeuner. Les deux amis retrouvèrent Hermione et entrèrent dans la grande salle. Harry hésita à leur raconter ses aventures. D'ailleurs toute la journée, il fut dans le flou. Devait-il en parler à quelqu'un ? A Sirius peut-être ? Non, il était inutile de venir sur le sujet. Pourquoi parler d'un espoir impossible ? Assit sur un des confortables fauteuils de la salle commune, il avait replongé dans son espoir de ne pas être réellement orphelin. Mais si son vœu si cher faisait partie de la réalité, où se trouvait donc l'être qu'il voulait tant connaître ? Si James Potter était vivant, pourquoi n'avait-il jamais pris contacte avec lui ? Harry ferma les yeux. Il savait qu'Hermione l'observait silencieusement. Il fut reconnaissant qu'elle ne pose pas ses interminables questions auxquelles, il n'aurait pas répondu. Il erra encore un moment dans son monde imaginaire. Il tenta de se convaincre que si cette nuit, il s'était sentit apaisé comme un enfant bercé par un parent ce n'était que l'effet de son imagination. Personne n'était entré dans sa chambre. Pourtant, il n'arrivait pas à se convaincre. Le fait que son père ne soit pas sortit de cette baguette en juin dernier le hantait. Il revoyait ses images dans ses rêves. Il voulait comprendre comment et pourquoi ? Il espérait que son père soit bel et bien vivant que son absence témoigne de sa présence sur terre. Même si pour une raison inconnue à Harry, son père ne voulait pas le voir, s'il était vivant, il ferait tout pour apprendre à le connaître.
-A quoi penses-tu ? l'interrompit Ron.
Hermione plissa les yeux et attendit avec impatience la réponse de son ami.
-A rien. Je suis juste fatigué.
-Tu as refais des cauchemars ? s'inquiéta Hermione.
-Un peu, dit Harry mais il n'était pas sûr de la réponse à donner. Car oui il avait eu des cauchemars mais il avait aussi était étonnement bien la seconde suivante.
-Tu devrais en parler à Dumbledore, conseilla son amie.
-Pas besoin Hermione. Ca m'arrivait souvent chez les Dursley mais au 12 Square Grimmaurd, je dormais bien. C'était juste une nuit comme ça. Ca ira mieux les autres nuits. Je vais y aller si je ne veux pas être en retard pour ma retenue avec le crapaud, expliqua-t-il après avoir regardé sa montre.
Les deux autres acquiescèrent silencieusement. Il se leva, traversa la salle commune sous les regards suspicieux de ses condisciples avant de passer le portrait. Il marcha le long des couloirs du vieux château. Il passa de temps en temps par les chemins secrets qu'il avait découverts sur la carte des maraudeurs. Il sourit en passant derrière une armure pour accéder plus rapidement au couloir suivant. Son père avait dû passer si souvent par ses chemins. Il foulait ses pas. James et Sirius n'étaient-ils pas les meilleurs pour détenir le nombre de retenu ? Alors, il sourit alors. Avoir une retenue dès le premier jour témoignait bien qu'il était le fils d'un maraudeur non ? Il rigola intérieurement en pensa à eux. Ombrage pouvait vouloir lui mettre autant de retenue qu'elle voulait, il restait un mini maraudeur, il n'allait donc pas se rabaisser à ses idées. Il était prêt à recevoir toutes les retenues du monde. Les punitions ne faisaient pas peur aux maraudeurs alors il n'allait pas se cacher pour si peu ! Il toqua à la porte du bureau. Le professeur Ombrage apparut. Sa tête de crapaud rayonnait. Elle sourit avec hypocrisie à l'adolescent qui lui répondit par une grimace. En pénétrant dans le bureau, il eut un choc. Depuis sa première année, il était venu très souvent dans le bureau des différents professeurs de défense contre les forces du mal. Celui de Lockart était narcissique, celui de Remus très modeste, celui du faux Maugrey empli d'objet et celui d'Ombrage fut rose. Toute la pièce était couleur rose. Il se crut dans le bureau de Barbie ! Des photos de chats aux longs poils et au nez écrasé trônaient sur les murs. Son bureau était rangé au détail près. Ses plumes rangées par tailles. Tout était minutieusement placé. Une photo sur le bureau de ministre de la magie narguait Harry. Il déglutit et jeta un regard dégoûté à la pièce. Une auteur de lavande planait et titillait ses narines.
-Bonsoir monsieur Potter, susurra-t-elle de sa voix enfantine. Prenez donc place.
Elle lui désigna une petite table contre le mur. Il s'assit et attendit le reste de ses instructions. Il était intrigué et s'interrogeait sur sa retenue. Il avait imaginé nettoyer les couloirs et ou cirer les trophées sous la surveillance du concierge et de sa chatte. La chaise du bureau était inconfortable. Raide et froide, elle donne elle-même une certaine torture à celui qui avait le courage de poser son postérieur dessus. Tout aussi simple était la table. Le bois des deux meubles étaient morts et ne rappelaient pas la vie naturelles.
-Vous allez écrire des lignes. Non, pas avec plume, l'arrêta-t-elle alors que l'adolescent sortait sa plume pour effectuer sa punition. Je vais vous donner une de mes plumes personnelles.
Elle s'avança amusée. Elle posa un parchemin vierge devant lui et lui tendit une vieille plume. Il la prit et attendit qu'elle lui donne de l'encre mais cela ne vint pas. Elle garda le silence. La tension vibrait dans l'air. Harry n'allait pas lui donner la satisfaction de lui demandé quelque chose ou même d'ouvrir la bouche. Pour l'instant, il avait réussi à ne pas parler. Il comprit qu'elle attendait qu'il réclame l'encre pour continuer son explication. Il se résigna alors et demanda à contre cœur pour avoir de l'encre.
-Il me faudrait de l'encre pour écrire, madame.
-Vous n'en aurez pas besoin. C'est une plume spéciale. Je veux que vous écriviez « Je ne dois pas dire de mensonge ».
-Combien de fois ?
-Autant qu'il faudra pour que le message pénètre…
Il ne comprit pas sa dernière remarque mais se retint de faire un commentaire. Il posa sa plume sur le parchemin et commença à écrire. Cependant au fur et à mesure qu'il écrivait il ressentait une démangeaison douloureuse sur sa main. La douleur augmenta. Sur le parchemin, l'écriture était rouge sang. Il comprit alors avec horreur qu'il écrivait avec son propre sang. Sur sa main droite, un couteau invisible lui écorchait la peau. Il retint un gémissement de douleur. Il releva la tête et croisa le regard bleu d'Ombrage. Elle fronça les sourcils feignant l'inquiétude.
-Auriez-vous un problème, monsieur Potter ?
Il secoua la tête négativement. Jamais, il n'admettrait devant elle ce qu'elle voulait. Il n'allait pas lui faire le plaisir de râler. Il était un Gryffondor courageux. Il allait prendre sur lui. Il ignora la douleur et écrivit. Il tenta d'abord d'écrire lentement puis plus rapidement pour tester la manière la moins blessante à utiliser. Tout en écrivant, il réalisa qu'il allait devoir s'habituer à cette torture car il ne voulait pas s'abaisser à faire et dire ce qu'elle voulait. Il avait ses idées. Clair avec lui-même, il préférait souffrir plutôt que d'être lâche. Il était un Gryffondor. Tant de choses lui étaient déjà arrivé qu'il ne fût plus à une épreuve près. Aucune plainte, aucun commentaire ne sortiront de sa bouche. Il ne voulait pas lui donner cette satisfaction. Les chats au nez écrasé imagés sur les murs le fixaient de leurs yeux jaunes. Quelque chose de mauvais et dédaigneux s'échappaient de leur représentation. Autant Neve Nere semblait adorable et attentionné autant ceux-là ressemblaient à des monstres tout droit sortis de l'enfer. D'ailleurs, Ombrage avait quelque chose de très diabolique. Son regard alors qu'Harry écrivait sans montrer le moindre signer de douleur était habiter par le mal. Cette femme était possédée par la déchéance.
Le temps passa extrêmement lentement pour Harry. Sa main le faisait de plus en plus souffrir mais il ne laissait rien paraître. Pourtant, Ombrage n'attendait qu'un signe de faiblesse de l'adolescent. Mais rien ne vint. Le Gryffondor fut fort autant psychologiquement que physiquement. L'heure passa, puis une deuxième. Aucun son ne sortit de la bouche de l'adolescent. Aucun bruit ne vint briser le silence pesant. Harry ignora son professeur qui passa la soirée à le regarder écrire. Elle ne fit rien d'autre que l'observer. Elle épiait ses gestes à la recherche d'une excuse pour lui faire une réplique blessante. Lorsque 22h sonna. Elle se leva. Sa chaise grinça. Le silence fut rompu pour la première fois en deux heures. Elle s'approcha de l'adolescent qui continua obstinément à écrire sans un regard pour elle. Elle observa sa main.
-Je crois que le message a pénétré n'est-ce pas monsieur Potter ?
-Oui, professeur.
-Bien, si vous avez retenu le message, vous pouvez y aller.
Il ne se le fit pas prier. Il prit son sac et sortit en trombe de cette pièce. Il étouffait. Ses jambes accéléraient pour s'éloigner de ce monstre humain. Il s'arrêta pour reprendre son souffle et regarder l'état de sa main. Durant toute la retenue, il n'avait jeté aucun coup d'œil sur sa peau écorchée. Du sang coulait. Des lettres scintillaient de rouge. Il s'appuya contre le mur. Un miaulement interrompit sa contemplation. Il baissa les yeux et croisa un éclat jaune. Neve Nere s'approcha de son maître et se frotta à ses jambes pour le réconforter. Le félin sentait quelque chose n'allait pas. L'adolescent et la boule de poil rentrèrent dans la salle commune où ils furent assaillis par Hermione. Elle jeta un coup d'œil inquiète à Harry qui s'assit vers Ron tout en prenant Neve Nere sur ses genoux. Celui-ci commença à ronronner. Harry sentit les interrogations silencieuses de ses amis. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de leur expliquer ou de dire un mot, sa meilleure amie lui agrippa la main.
-Comment t'es-tu fais ça ?
-Ce n'est rien Hermione.
-Rien ? Tu saignes Harry. Tu étais en retenu et tu reviens en pissant le sang et ce n'est rien ?
-J'ai du écrire des lignes avec une plume spéciale qui utilisait pour mon sang comme encre. Quoi ?
-Harry, il faut aller le dire à Dumbledore !
-Hermione ! Ca ne servirait à rien d'aller le lui dire. Il ne ferait rien. En plus c'est ce que veut Ombrage. Jamais je ne lui donnerai cette satisfaction. Je vais rester moi-même. SI elle veut me donner des retenues qu'elle m'en donne. Pas de chance pour elle, je sais vivre avec la douleur.
Ron et Hermione échangèrent un regard peu convaincu de la solution choisie par leur ami. Mais ils ne firent aucun commentaire. Hermione voulait aller se plaindre à Dumbledore et Ron conseillait de faire gentiment ce qu'elle voulait. L'excuse de l'heure tardive arrangea Harry qui était de mauvaise et qui ne voulait pas débattre sur le sujet avec eux.
Les deux amis montèrent dans leur dortoir mais n'échangèrent pas grands mots. Les autres dormaient dans la chambre. Harry se coucha sur le dos. Il garda les yeux ouvert. Il ne voulait pas dormir. Rapidement, le son des ronflements de Ron se firent entendre. Tout le monde dormait dans le dortoir sauf lui. Il sentit le chat monté sur son lit et se coucher à ses pieds. Il resta allongé ainsi un moment encore. Il ne voulait pas dormir mais pas non plus repenser à cette journée et plus particulièrement cette retenue. La plaie le brûlait. La douleur était à son apogée. Il aurait voulu aller demander quelque chose à l'infirmerie mais cela signifiait donner satisfaction à Ombrage. Pour rien au monde il n'aurait agis ainsi. Il se coucha sur le côté. Ombrage était un monstre. Comment pouvait-on accepter que des élèves subissent de telles punitions ? Ou était-il le seul qui aurait droit à ce petit traitement ? Il était si désagréable pour le ministère que celui-ci voulait le détruire ? Il sourit dans la nuit. Il n'allait pas se laisser abattre. Ce n'était que de la douleur physique. Par contre, il savait qu'une épreuve mentale l'attendrait peut-être cette nuit. L'autre soir, il avait rêvé à nouveau de Cédric, de Voldemort… de toutes ces images qui l'avaient hanté chez les Dursley. Allait-il devoir revivre ça ? ou est-ce que cette sensation allait le reprendre ? Il espéra que la deuxième solution se produise. Pourtant, cela signifiait pour Harry avoir l'espoir que quelqu'un soit venu le bercer. Il ferma les yeux. La main était si douloureuse qu'il peina à s'endormir. Neve Nere bougea et monta vers lui. Il prit l'animal contre lui. Caresser l'animal le calma et lui fit oublier la douleur. Ou plutôt il crut oublier la douleur. Au bout d'un moment, il réalisa que la douleur avait disparu. Une chaleur enveloppait sa main. Il voulut ouvrir les yeux mais il était si bien qu'il s'endormit. Sa souffrance physique était apaisée. Exactement comme pour la nuit précédente, une aura l'enveloppa. Dans les bras de Morphée, Harry ne réalisa pas ce qui se passait.
Le lendemain matin, au réveil, il fut surpris de voir que sa main soit déjà si bien cicatrisée. Aucune trace de sang, comme si la plaie avait été nettoyée pendant la nuit. Il tourna la tête vers le chat et se demanda si l'animal pouvait avoir lécher sa blessure. Pourtant, il ne souffrait plus. Il avait bien dormit, comme un bébé même. Son écorchure n'était qu'un mauvais souvenir. Ca avait si bien cicatrisé que ce n'avait rien de naturelle. Personne ne pouvait être entré dans la pièce et lui soigner la main, n'est-ce pas ? Si quelqu'un était entré, ça ne pouvait être qu'un Gryffondor mais pourquoi un Gryffondor serait venu lui soigner la main durant son sommeil ? Quelque chose l'intriguait. Il se rappela alors que chez les Dursley, l'inconnu le surveillait. Peut-être ce dernier avait continué de le surveiller. Mais alors comment faisait-il pour l'avoir à l'œil ? Était-il entré ? Harry descendit vers ses amis plein de question dans la tête.
