Cécile Bonnet: Merci pour ton commentaire^^!
Mmmcha: Merci! Les maraudeurs n'auront pas trop l'occasion de se retrouver face à Dumbledore pendant les vacances d'Harry. J'aime tellement les maraudeurs que je profite de ces chapitre. D'ailleurs celui qui suit est centré sur Harry et Sirius, comme l'indique le titre! Bonne lecture!
Eliie Evans: Merci pour ton commentaire. Sirius est tel que je l'imagine en tant que maraudeur. Je suis contente si ça te plaît. J'aime les maraudeurs pour leur façon de vivre, de rire, d'aimer la vie... Je ne voulais pas faire un Sirius trop adulte et trop noir. Pas de soucie pour la phrase, c'est qu'un détail! ^^ Bonne lecture pour un chapitre avec comme personnage principal Sirius et Harry!
Miidona: Voilà, le 18ème chapitre, que tu connais puisque tu es devenu ma bêta reader! Merci encore! Ca me fait bizarre de me dire que je dépasse la première. Elle sera plus importante. Je ne suis même pas à la moitié. Mais bon je vais passer rapidement la fin de l'année scolaire d'Harry car ce n'est pas le plus important. Ca deviendra plus important par la suite...! Pour la phrase de Dumbledore, je vais faire attention mais maintenant ce genre de faute risque de ne plus arriver grâce à toi;-)! En effet, Dumby n'aime pas l'inconnu. Il n'aime pas tout ce qu'il ne peut pas contrôler. Il n'a pas le pouvoir face à lui. Pour Harry c'est donnant donnant: s'il pouvait assister aux réunions de l'ordre et avoir des infos, il donnerait les siennes. Wonderful Patmol??? J'adore mais non! Mais j'arrive très bien imaginer Sirius écrire ça dans ses livres quand il était étudiant! ^^ W.P. n'est ni Wonderful Patmol (mais il connaît Sirius) ni Winnie the Pooh! Bisous^^
Momographie: Bravo tu as trouvé. J'avoue. Tu n'es pas la seule à avoir compris qui est l'inconnu. Je suis contente qu'il t'ai plus ce chapitre, j'espère que celui-là te plaira tout autant. Sirius a beaucoup d'importance! Ca me touche beaucoup ton commentaire concernant la personnalité donnée à Sirius et Remus. JKR a choisi d'avoir des maraudeurs qui n'ont plus un esprit "très maraudeur" à rire pour tout alors que je trouve que c'est ça leur charme, c'est d'être les maraudeurs! Comment l'inconnu surveille Harry? A bientôt! Bisous
Akan: oui, Sirius et Remus savent qui est l'inconnu... Ils l'ont compris quand Neve Nere est arrivé. Donc oui, ils se sont retrouvés et ont en même temps retrouvé leur esprit de maraudeur, c'est pour ça qu'ils rient pour tout. Ils sont tellement heureux... Neve Nere est bien le moyen de communication, la preuve il était là lors des cauchemars d'Harry, lors de la création de l'A.P.! Je ne fais pas de POV inconnu pour une raison très simple. Quand Harry va découvrir qui c'est, l'explication du passé de James, de la raison pour laquelle il n'était pas auprès d'Harry et autres choses seraient tellement long à expliquer qu'au lieu d'utiliser des flash back ou des longues phrases explicatives, j'ai décidé de faire mon histoire en trois partie. La première la 5ème année d'Harry ou il ne sait rien de l'inconnu, la deuxième partie sur la vie de James. Il y aura des choses importantes quand il était enfant. Je ne vais pas reprendre Toute la vie de James. Mais les moments importants de sa vie. Dans cette deuxième partie, quand je me centrerai sur la description de la partie 1 mais depuis la vision de James, donc comment il a su qu'Harry était face au détraqueur... Et une dernière partie où Harry et James se seront retrouvés, enfin et qu'il y aura une lutte contre Voldemort (et Dumbledore) à deux. Donc voilà pourquoi je ne fais pas de Pov James. Bonne lecture!
Lunalupin: Mdr! Oui le rire c'est contagieux. C'est cool si j'arrive à te faire rire. Il faut rire dans la vie c'est important! Bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 18
Discussion avec mon parrain
Allongé sur le ventre, Harry dévorait les pages du manuel possédant les initiales W.P. À ses côtés, assise sur son lit, Hermione lisait avidement le second. Le silence régnait. Seul le bruissement des pages qui se tournaient était audible. Chacun plongé dans sa lecture, aucune parole n'était prononcée. Le visage concentré, Harry tentait de déchiffrer les deux écritures différentes annotées en marge. Obligé de plisser les yeux, l'écriture en pattes de mouche était difficilement lisible. Les mots étaient si petits qu'il lui semblait avoir besoin d'une loupe. Chaque lettre était liée à la précédente. La seconde écriture était fine et élégante. Légèrement penchés, les mots dansaient sur les côtés de page. Une écriture italique dessinait de rondes lettres. Harry lisait chaque mot annoté. Les conseils donnés allaient lui être fort utile. Soudain, trois petits coups donnés contre la porte firent sursauter les deux adolescents.
-Entrez, cria Harry sans détacher les yeux des dernières lignes de sa lecture.
La porte en bois sombre s'ouvrit dans un grincement et laissa apparaître Sirius. Celui-ci s'arrêta net, surpris de découvrir les étudiants, surtout Harry, en pleine lecture. Il les observa, plongé dans leur manuel ancien. Harry leva la tête et lui fit un large sourire.
-Sirius ! s'exclama-t-il, heureux.
Il referma le livre. Il donna ensuite un léger coup de pied à Hermione qui n'était pas sortie de sa léthargie littéraire. Celle-ci lui jeta un coup d'œil rapide et interrogateur.
-Tu pourrais aller le lire dans ta chambre ? proposa Harry.
-Bien sûr, répondit la jeune fille.
Elle prit le livre sous le bras et fila dans sa chambre pour continuer sa lecture. Sirius s'assit sur le lit de Harry et prit délicatement son livre des mains. Harry hésita entre le laisser feuilleter le livre ou le reprendre. Il ne voulait pas débattre avec des membres de l'ordre à propos de l'inconnu et à coup sûr, son parrain allait lui demander d'où il venait. Pourtant, Sirius ne pensait pas comme la plupart des membres. Avec chance, il n'allait pas raconter à la réunion du soir même que son filleul possédait des cadeaux fait par l'inconnu.
-Comment se fait-il qu'un Potter lise durant ces vacances ? se moqua l'animagus.
-Quoi ? s'exclama Harry surpris. Ils sont intéressants. Et…
-Ça va, je t'embête Harry, rigola son parrain. Tu les as eu où ?
-Quelqu'un me les a prêté.
-Si tu n'avais pas Ombrage comme professeur, je te demanderais si c'est ton professeur contre les forces du mal. En tout cas, la personne qui te les a envoyés doit sacrément bien s'y connaître dans ce domaine. Si je ne me trompe pas, pour ma formation d'auror, on avait lu ce livre avec ton père.
-Ta formation d'auror, répéta Harry.
-Ouais. Que je n'ai jamais fini d'ailleurs, vu que j'ai fini en prison alors qu'il me restait une petite année, expliqua Sirius avec nostalgie.
-Ça te manque le métier d'auror ?
-Ce n'est pas le métier d'auror qui me manque. C'est la liberté. Sortir quand je veux ou plutôt ne pas devoir sortir en cachette.
-Tu sors vraiment en cachette ? répéta l'adolescent. Je croyais que tu rigolais.
-Je sors, je sors c'est un grand mot. Je ne suis pas libre. Dumbledore m'a interdit de sortir de la maison. S'il savait que je sors vraiment, il n'aimerait pas du tout.
-Il ne peut pas te punir, tu n'es plus un élève, remarqua Harry.
-Non. Mais je suis un fugitif. Il sait où je me trouve. Il n'a qu'à laisser entendre juste une petite information et je pourrais avoir une armée d'auror devant moi.
-Il ne ferait jamais ça !
-C'est vrai que le problème est qu'il devrait le dire à Tellerino, l'auror chargé de me retrouver. Alors quand Dumbledore acceptera de parler de manière civilisée avec lui, les licornes auront trois cornes.
-Pourquoi est-ce que personne ne semble l'apprécier ?
-Qui ? Dumbledore ou Tellerino ?
-Tellerino ! Tout le monde aime Dumbledore, ajouta ironiquement l'adolescent qui était de plus en plus méfiant concernant l'attitude de son directeur.
-Aux dernières nouvelles, Dumbledore n'a pas que des fans. Pour Tellerino, il n'y a pas grand-chose à dire. Tonks et Kinsley n'ont rien à lui reprocher. D'accord, il suit les ordres du ministère, il semble penser comme le ministère. Mais les deux sont sûrs qu'il cache bien son jeu.
-Bien sûr qu'il cache son jeu. D'après ce qu'il m'a dit, il feint de penser comme eux pour observer le fonctionnement du ministère et voir si Voldemort s'infiltre.
-Tu as causé à Tellerino ? Quand ? questionna Sirius en souriant. Tu es un petit cachotier.
-Euh, en octobre dernier. J'étais en retenu avec Ombrage. Elles étaient très sanglantes, mes retenues, et il m'a aidé à ne pas avoir la main en sang. Après, j'ai été lui parler. Je voulais comprendre pourquoi il m'avait aidé.
-Et ? Pourquoi t'a-t-il aidé ce méchant auror ?
-Il n'aime pas les manières d'Ombrage. Il savait que j'avais beaucoup de retenues…
-Ah oui, juste. Ta période retenue, se moqua l'adulte. Tu t'es calmé, non ?
-Oui. Depuis la fois où il est venu, je n'en ai plus eu. Je ne réponds plus aux provocations d'Ombrage. Il m'a conseillé la même chose que toi, rire pour garder espoir. Le soir même on discutait avec toi et tu nous racontais pourquoi c'était si important le concept de rire et de voir la vie en rose. Depuis, j'essaie de l'appliquer.
-Si Tellerino ne t'avait pas conseillé la même chose, tu n'aurais pas suivi mon conseil, s'offusqua faussement son parrain.
-J'ai trouvé juste étonnant que deux personnes qui ne se connaissent pas…
-Peut-être que je le connais. Ce qui expliquerait que je lui fasse confiance.
-Et qui est-ce que ça serait ? demanda ironiquement Harry.
-Mon frère, répondit Sirius après un moment de silence.
-Tu aurais un frère italien, Sirius ? Un frère italien ?
-Je parle italien, rappela-t-il. Il fallait bien que j'apprenne à communiquer avec mon frère. Et là, il sait que son frère ne peut pas être un criminel, c'est pour ça qu'il me couvre.
-Je croyais que tu avais appris durant tes vacances en Italie.
-Vacances avec mon frangin.
-Si je ne te connaissais pas, je croirai que tu te payes ma tête.
-Et là tu crois quoi ?
-Je crois que tu essaies de me faire marcher. Tellerino ton frère italien ! Comme si j'allais croire à ça.
Son parrain ne répondit pas mais lui sourit. Harry y répondit avec entrain. Son parrain lui passa un bras par-dessus les épaules et l'attira vers lui.
-Tu crois que ton propre parrain pourrait vraiment te raconter des bobards ?
-Pour rire, oui. Tu aimes blaguer, Sirius.
Son parrain passa une main dans ses cheveux. Harry remarqua alors pour la première fois, une légère cicatrice sur son auriculaire droit. Il n'y avait jamais fait attention.
-Qu'est-ce que tu as à ton doigt ?
-Mon doigt ? répéta l'adulte, ne comprenant pas.
-Oui, ton petit doigt, tu as une marque, expliqua l'adolescent en pointant la cicatrice.
-Oh ça, c'est vieux, répondit son parrain en regardant la fine cicatrice le long de son doigt.
La marque partait du bout du doigt et descendait sur le côté de la paume. Visible que si on y prêtait attention, la cicatrice était étrangement droite. Son parrain passa un doigt dessus. Il la connaissait par cœur.
-Et comment tu te l'es faite ?
-Oh, c'est une longue histoire, ça.
-J'aime les longues histoires.
-Pour faire court j'étais sur un toboggan, je me suis blessé et une cicatrice est restée, raconta brièvement son parrain.
-Sirius, raconte-moi, s'il te plaît ! A moi, ton unique et préféré filleul.
-Argument très paradoxal. Bon t'as gagné, je vais te raconter. Je l'ai eu à cause de ton père ou à cause de moi. Mais je pense que l'idée devait sûrement venir de nous deux. Une idée aussi stupide ne pouvait pas naître dans une seule de nos petites têtes d'enfant.
-Mon père ? L'histoire du toboggan était donc fausse. Tu vois que tu racontes des bobards pour me faire marcher.
-Le toboggan en est bel et bien la cause.
-Il n'y a pas de toboggan à Poudlard, remarqua Harry.
-Je n'ai pas rencontré James à Poudlard pour la première fois.
Sirius rigola à ce souvenir alors qu'Harry fronçait les sourcils. Il avait toujours pensé que son père et Sirius s'étaient rencontrés à Poudlard. Il n'avait jamais imaginé que leur rencontre s'était faite avant l'école.
-On s'est rencontré dans le parc, en face de la maison. Je te proposerais bien d'y aller mais je suis interdit de sortie.
-Depuis quand un maraudeur suit-il les règles ? rappela Harry.
Il vit son parrain pincer les lèvres. L'argument était judicieux. Harry voulait voir ce parc et ce toboggan. Son parrain lui jeta un coup d'œil. L'adolescent sentait l'hésitation de l'adulte.
-C'est trop dangereux pour toi aussi. Les mangemorts pourraient attaquer. Et comment veux-tu que je puisse te parler si je suis en Sirius Black ? Je devrais prendre ma forme animagus. Et… Bon d'accord t'as gagné. Arrête de me regarder avec ces yeux là. On sort discrètement, moi en chien. Je te montre le toboggan et on rentre, promis ?
-Promis, Siri, je serai sage.
-Oh, merci pour le surnom. J'adore.
-Personne ne t'avait jamais appelé comme ça ? s'étonna Harry enfilant sa veste d'hiver et ses chaussures.
-Hélas, oui, grogna Sirius. Dieu seul sait combien je peux détester ce surnom. Non mais on n'a pas idée de surnommer quelqu'un Siri.
Sur ce, un chien noir apparut. Il s'approcha d'Harry et lui lécha la figure.
-Oh Sirius c'est dégueulasse.
Pour toute réponse le chien aboya et sauta dans le vestibule. Harry ouvrit la porte. Ils sortirent en restant sur leurs gardes. Avant de sortir, Patmol alla chercher Neve Nere pour le prendre avec lui. Le drôle de trio se dirigea vers le parc en face de la maison. Harry regarda les deux animaux se chamailler. Des moldus regardèrent les deux animaux rivaux se courir après. Ils s'arrêtèrent devant un flambant toboggan rouge. Le chien sauta sur le fameux toboggan. Harry sourit. Voilà donc l'endroit de la toute première rencontre entre son père et son parrain. Le rouge du toboggan flamboyait sous les rayons du soleil d'hiver. Long et large, Harry imagina son père encore enfant sauter sur cette place de jeux. Harry explora la cabane en bois. Il monta les escaliers et atteignit les hauteurs d'une tour en bois d'où partait la descente rouge. Harry s'assit au départ. Il prit le chat sur ces genoux et laissa le chien s'asseoir devant lui. Par chance, l'espace était large. Il se poussa et descendit. Ne s'attendant pas à descendre aussi rapidement, il tomba sur les fesses à l'atterrissage. Le chat miaula de mécontentement tandis que le chien riait par aboiement. Harry rigola à son tour. Une vieille dame s'approcha d'eux.
-Ce parc est interdit aux chiens, jeune homme, grogna-t-elle.
-D'accord, murmura Harry. Allez venez Patmol, Neve Nere. On rentre.
Les trois compères insolites quittèrent le parc. Ils rentrèrent dans la vieille demeure cachée aux yeux des moldus. Sirius reprit rapidement sa forme humaine.
-Allez, un bon chocolat chaud s'impose, s'exclama son parrain avec entrain en marchant en direction de la cuisine.
Neve Nere le dépassa. Il sauta avec prestance sur la table. Remus était déjà dans la pièce. Il leva les yeux de son livre et regarda son meilleur ami faire chauffer le lait. Il retint un sourire moqueur. Harry s'assit à ses côtés et reconnu son regard pétillant de maraudeur. D'ailleurs, lorsque Sirius se retourna vers les deux autres, il comprit que son meilleur ami se retenait avec peine de ne pas rire.
-Quoi ? Moques-toi Mumus, tu en meurs d'envie.
-Je n'ai encore rien dit. Mais je me réjouis de voir le résultat de ton chocolat, c'est tout.
-Tu me crois vraiment incapable de faire un chocolat chaud ?
-Non. J'attends juste de voir le résultat. Ou plutôt j'attends de voir la grimace qui va se dessiner sur le visage de ton filleul que tu auras malencontreusement empoisonné, se moqua-t-il. Non sérieusement, Siri, je suis sûr que tu vas cartonner avec ton chocolat, c'est plus simple de faire chauffer du lait et de mettre du cacao avec que de faire des pâtes.
-Oh ça va. Pour une fois que j'avais la gentillesse de vouloir préparer un petit plat à mes meilleurs amis.
-Tu voulais nous empoisonner, avoues-le.
-J'aurais dû ! répliqua Sirius en lui tirant la langue.
-Avoue que ce n'est pas ta tasse de thé, la cuisine. Sais-tu vraiment te faire à manger ?
-Mettre une pizza au four je sais le faire.
-Non. Tu les brûles, je te rappelle.
-Oh arrête Mumus, je n'ai jamais… Ah oui juste. Je l'avais brûlé cette pizza je me souviens, rigola l'animagus. Pour ma défense, c'était la faute de James.
-Ne l'accuse pas. Tu es nul, un point c'est tout. Incapable de se faire des pâtes et de chauffer une pizza.
-J'essayais de battre James à la bataille explosive. J'ai oublié la notion du temps.
-Tu peux remercier monsieur Potter d'avoir senti à temps l'odeur de brûlé.
Sirius rigola.
-J'aurais trouvé cela excellent si j'avais brûlé le manoir Potter, rigola le parrain de l'adolescent.
Harry sourit. Il se trouvait au milieu d'une conversation typiquement « maraudeur ». Il les imagina dans une immense maison, jeunes, insouciants. Sur la table, Neve Nere leva la tête et regarda la casserole d'un oeil perçant. Sirius suivit son regard et se tourna vers le lait bouillonnant.
-Remus ? appela Sirius d'une voix enfantine.
-Quoi ?
-Tu as, comme toujours, raison. Je suis véritablement nul en cuisine.
Remus se leva précipitamment, suivit de Harry. Le lait avait trop chauffé, trop fort. Il avait formé un filet épais, trop gluant. Le fond de la casserole avait brûlé. Remus éclata de rire, suivit de son meilleur ami. Harry, trop abasourdi, ne parvint pas à détacher son regard du désastre culinaire provoqué par son parrain. D'un coup de baguette, Remus répara les dégâts. Il remplit à nouveau la casserole. L'animagus alla s'asseoir avec son filleul. Remus revint avec trois chocolats délicieux.
-Raconte-moi l'aventure du toboggan et de la cicatrice.
-Tu ne perds pas le nord toi ! Alors, la première fois que j'ai rencontré ton père, c'était sur cette place de jeux. On avait huit ans. C'était l'été. Ton grand-père avait dû être appelé en urgence aux bureaux des aurors. Sauf que ce jour-là, James était avec lui pour faire je ne sais quoi à Londres alors la nounou de ton père est venu le surveiller pendant que ton grand-père bossait. La place de jeux la plus près était celle-ci. J'habitais ici donc l'après-midi je sortais dans ce parc. Là, on a discuté, on a sympathisé. On a tellement rigolé qu'on s'est dit qu'il fallait qu'on se revoit. Je n'avais pas droit de jouer avec un moldu. Je suis un sang pur alors mes parents ne voulaient pas que je sois ami avec un moldu. Pour une fois que je rencontrais un enfant sorcier autre que mes cousines, j'ai profité. J'ai tout fait pour le revoir. Lui, de son côté, il a fait son maximum pour venir. Il avait bien compris qu'il était la seule personne que je pouvais voir. Il a réussi à convaincre ton grand-père de le laisser venir jouer ici avec sa nourrice. Puis, un jour, on a eut l'idée de génie de descendre sur le toboggan. Je sais, il n'y a rien d'étonnant à glisser dessus. Mais là, le toboggan était brûlant à cause de la chaleur d'été. On a décidé de le descendre couché sur le ventre, côte à côte. On s'est donné la main. Sauf que durant la descente, nos côtés de main, là où se trouve la cicatrice, ont râpé le toboggan ce qui a provoqué une brulure. Le toboggan chaud, le glissement rapide de nos doigts. Je me souviens encore de la douleur. On s'est mis à pleurer, parce qu'on avait que huit ans. On n'était pas encore des durs. Arrête de rire, Remus. Sa nourrice nous a amené aux urgences de St-Mangouste. Mes parents et ton grand-père ont été appelé. Les médicomages ont soigné la brulure, mais ils n'ont pas pu empêcher la cicatrice.
-Comme si ça vous avait dérangé de l'avoir ! rappela le loup-garou.
-Au contraire, ça avait créé un lien entre nous. Ce jour-là, mes parents m'ont engueulé comme pas possible. James, à mes côtés, était abasourdi. Son père ne lui avait rien dit à l'hôpital. Il a été puni en rentrant je crois. Mais face au personnel hospitalier, il n'avait rien eu. Alors pour qu'on soit deux à être dans le pétrin, il s'est interposé. Du haut de ses huit ans, ton père a expliqué à mes parents que l'idée venait de lui, qu'il m'avait provoqué pour que je fasse ça. Ce qui était complètement faux. Mais il a calmé mes parents.
-Et t'a changé à vie, ajouta Remus surprenant l'adolescent.
-J'étais sous le choc. Avec mes cousines et mon petit frère, dès que l'un faisait des conneries, il faisait tout pour accuser l'autre. C'était la première fois que quelqu'un prenait ma défense. J'étais autant coupable que James dans cette histoire mais non il a fait son Gryffondor avant l'heure et s'est interposé. Evidemment, mes parents n'ont rien pu lui dire. Ils ne pouvaient rien lui dire devant son père. J'ai su quand on s'est retrouvé dans le Poudlard express, trois ans plus tard, que son père l'avait puni. Il avait dû faire la vaisselle toute une semaine. C'était une punition de rêve comparée à celle que je recevais de mes parents. Ton grand-père l'avait même félicité pour avoir pris ma défense. Mais il lui avait aussi expliqué qu'il était préférable d'attendre qu'on soit à Poudlard pour qu'il puisse me revoir. Ton grand-père savait que mes parents n'étaient pas du genre commode.
-Tu ne l'as pas revu jusqu'à Poudlard ? demanda Harry. Tu n'as pas essayé d'outrepasser les règles ?
-Non, à cette époque je n'osais pas encore désobéir aux règles. Mais je me souviendrais toute ma vie de la bravoure de ton père et de la douleur quand on était descendu de ce toboggan.
-Mon père avait la même ?
-Oui, mais à l'autre doigt. Complètement identique. C'était notre lien. Dès qu'on s'est vu dans le train, on s'est reconnu. On s'est montré le petit doigt, rigola Sirius. On savait qu'on s'était retrouvé.
La porte s'ouvrit et laissa apparaître Hermione.
-Je vous cherchais. Oh, vous avez fait du chocolat, ça sent bon !
Elle s'assit sur une chaise. La discussion prit fin sur les débuts de l'amitié entre James et Sirius mais le récit de son parrain restait gravé dans la mémoire de l'adolescent. Voilà donc à quoi ressemblait les débuts de l'amitié des maraudeurs. Il n'écouta qu'à moitié la discussion barbante qu'Hermione et les deux adultes avaient. Il voulait encore entendre les histoires des maraudeurs.
