Eliie Evans: Pauvre Tonks?! Tellerino est bel homme, musclé, beau ténébreux, rien demandé de plus excepté qu'elle est amoureuse de quelqu'un d'autre! Rogue n'est pas le vilain petit canard. Il n'est pas méchant dans ma fic, il a un bon fond mais a bcp souffert! je vais pas m'attarder sur les vacheries d'Ombrage ou de Rogue dans les prochains chapitres pour avancer dans l'histoire et ne pas m'attarder sur ces détails. Bonne lecture!

Momographie: je n'ai jamais dit que Tellerino et l'inconnu ne font qu'un, donc peut-être que Tellerino va se laisser draguer par la demoiselle! ^^ Bonne lecture!

Akan: Il y a des fois où il faut se rendre à l'évidence que c'est une cause impossible, Molly sait qu'il ne sert à rien de discuter avec ses enfants ou l'enfant qu'est Sirius^^

LunaLupin: Si Sirius et Remus savent quelque chose pour James peut-être qu'ils ne disent rien à Harry pour laisser le soin à leur meilleur ami de le faire. Il est plus logique que James dise la vérité à Harry. C'est un secret bien gardé! Bonne lecture!

Rikka Yomi: Je suis contente que ça te plaise, voilà la suite! Bonne lecture^^

Miidona: Voldy a aussi la trouille de l'inconnu mais il aura encore plus de crainte quand il verra de quoi il est capable! Remus et Tellerino ont le même âge?? Je suis étonnée dis donc! C'est une sacrée coïncidence^^^! l'âge est la seule excuse bidon que Tonks a trouvé. Elle ne voulait pas dire qu'elle refusait de le draguer car elle a des sentiments pour Remus alors que rien n'est vraiment avoué entre eux! Je vais faire attention à ce que je vais faire comme couple si tu as un Siri/Rem dans les veines... Remus sera Tonks, je connais déjà les témoins de mariage! ^^! Sirius te dit qu'il a toujours voulu rendre ce service à l'humanité! Il est si généreux! Pauvre Rogue! Plein de savon mousseux partout. Mais par la suite, il aura un rôle gentil le servilius! Bisous!


Et si tout était différent

Chapitre 21

Hagrid est de retour !

Harry avait été très triste de quitter la maison de son parrain et de retourner vers Ombrage. Pour la première fois, le château ne lui avait pas manqué. Il était appuyé contre la fenêtre du train. Il pensait à son parrain enfermé dans cette lugubre maison. Il n'avait même pas eu le droit d'accompagner son filleul à la gare sous forme de chien. Evidemment, il préférait le savoir en sécurité mais aucun être humain n'était fait pour rester enfermé si longtemps. L'air frais, les rayons du soleil étaient bien trop importants.

-Vous croyez que Tonks va avoir des informations importantes et intéressantes sur Tellerino ? demanda Hermione, le coupant dans ses rêveries.

Harry détacha son regard de la neige. Les paysages recouverts d'un tapis blanc défilaient devant ses yeux. Il se tourna vers elle et haussa les épaules.

-S'il est l'inconnu, il ne le lui dira en tout cas pas. Même si dans un couple on se dit tout ! Mais je ne pense pas que Tellerino et l'inconnu ne font qu'un.

-Pourquoi ?

-Je ne sais pas. Ça serait trop simple. Il y a deux personnes qui nous sont étrangères et dont personne ne sait rien les concernant et hop, on dit qu'elles ne font qu'une seule et même personne ? Il faut trouver quelqu'un avec les initiales W.P. pour connaître l'identité de l'inconnu.

-Harry, il pourrait y avoir tellement de monde.

-On s'est qu'il doit être lié aux aurors et qu'il est anglais.

-Tellerino !

-Il n'est pas anglais, Ron.

-Je le sais Mione.

-Harry, Sirius ne t'aurait pas parlé d'un cousin éloigné à ton père qui aurait aussi le nom de Potter ? demanda soudainement la jeune fille.

Harry leva les yeux au ciel désespéré.

-P de Potter ? Ne me fait pas rire, si j'avais de la famille du côté de mon père, pourquoi aurais-je passé tant d'années chez les Dursley ?

Hermione plissa les yeux. Les réflexions intenses se lisaient sur son visage.

-Et si, comme l'a dit Tellerino, Dumbledore se servait de toi ? Dans ce cas-là, il aurait fait exprès de te confier à ta tante moldue, loin du monde magique.

-Mione, Dumbledore ne peut pas être mauvais, dit Ron.

-Ron, tu es le premier à dire que Tellerino a raison, pourquoi n'aurait-il pas raison une fois de plus ?

-Dumbledore ne serait pas si net que ça. Il me manipulerait ? Je n'en serais presque plus surpris.

-Quoi ? s'étonnèrent ses deux amis.

-Il vous a semblé vraiment très sympathiques ces derniers jours ? Il cache quelque chose. Et je commence vraiment à en avoir marre de tous ces secrets.

-On va tous les percer, comme les autres années, promit Ron. Arrêtez de faire ces têtes ! ordonna-t-il à la vue de la mine sombre qu'arboraient Harry et Hermione.

-D'habitude, on n'en a pas autant à découvrir, Ron. On n'a quasiment rien sur Tellerino, ni sur l'inconnu, ni sur les plans de Tu-Sais-Qui, ni sur l'attitude bizarre de Dumbledore. Je ne sais pas par où on pourrait chercher. On ne trouverait rien sur un auror italien à la bibliothèque, W.P. c'est trop vague, une porte, il y a en des milliers.

Tout en parlant, ils sortirent du train. Ils montèrent dans les calèches, puis se dirigèrent vers les grandes portes du château. Les élèves se pressaient de rentrer pour éviter les gros flocons blancs qui tombaient. Un tapis blanc recouvrait le parc. Harry fut heureux se de retrouver au chaud. Son ventre grogna alors qu'il pénétra dans la grande salle. Au dessus de sa tête, de la neige virevoltait dans le plafond magique. Il eut à peine le temps de se poser qu'Hermione lui tira la manche.

-Hagrid est de retour ! C'est super !

Harry releva vivement la tête vers la table des professeurs. Impossible à manquer, Hagrid était bel et bien de retour. Pourtant, il semblait fatigué. Harry n'était pas sûr de bien voir mais il aurait juré que le demi-géant était blessé. Il fronça les sourcils, surpris de le voir dans cet état. Hagrid sentit le regard du Gryffondor car il chercha qui le fixait ainsi. Ses yeux noirs rencontrèrent les émeraudes de Harry. Ce dernier lui fit un large sourire. Le garde chasse lui fit un petit geste.

-Vous croyez que c'était quoi sa mission ? demanda Harry doucement.

-Il suffit d'aller lui demander pour le savoir. Il nous le dira, j'en suis sûr, ajouta-t-elle devant leur mine septique. Vous vous souvenez du nombre de choses qu'on a apprit parce que Hagrid ne sait pas tenir sa langue ?

-Peut-être qu'il raconte aussi à Dumbledore par exemple, ce que nous, on lui dit, fit remarquer Harry.

-Il faut qu'on se méfie quand on parle.

-Le mieux serait donc de changer de sujet, proposa Ron.

Les deux autres approuvèrent. Ils profitèrent de ce banquet. Rien n'aurait pu gâcher leur joie. Harry se coucha tout heureux. Rire toute la soirée lui avait du bien. Il avait certes moins rigolé qu'avec les idioties des deux maraudeurs mais au moins Ombrage ne l'avait pas encore énervé. Avant de se coucher, il envoya un message aux membres de l'A.P. Il avait surpris de nombreux regards interrogatifs durant le souper. Il était heureux de voir que la motivation était encore présente chez chacun. Surtout que, dès la prochaine leçon, il allait s'entraîner au patronus, ce que tous ses camarades lui avaient demandé.

Ils profitèrent d'un jour où ils n'avaient pas trop de travail pour rendre visite à Hagrid. Ils traversèrent le tapis blanc. Des traces se formèrent derrière eux. Durant tout le trajet, Ron râla de la basse température au grand désespoir d'Hermione qui pesta contre ses grognements. Harry les trouvait, quant à lui, très drôle. Ils arrivèrent devant la porte de la petite cabane qui avait été inoccupée durant des mois. Harry toqua. Des bruits lourds suivirent.

-Harry, Ron, Hermione ! s'exclama Hagrid qui sourit en les reconnaissant.

-Hagrid ! répondirent en cœur les trois amis.

Pourtant quelque chose chez les Hagrid les inquiéta. Hagrid était leur ami et il était donc normal qu'ils soient soucieux en le voyant dans cet état. Il boita jusqu'au petit feu où chauffait une marmite.

-Du thé ?

-Volontiers, répondit Harry précipitamment tandis que ni Ron ni Hermione n'en croyaient leurs yeux.

Hagrid, si fort, si grand, se tenait devant eux boiteux, le visage rempli d'ecchymoses. Ses cheveux hirsutes devaient sûrement cacher d'autres blessures.

-Est-ce que ça va, Hagrid ? demanda Hermione d'une voix douce. Vous semblez blessé…

-Oh ça ! répondit-il désinvolte en montrant les marques bleutées. Ça va. C'est à cause de la mission.

-La mission ? répéta Harry.

-Oui, la mission confiée par Dumbledore.

-Quel était le genre de mission que vous avez fait pour revenir dans cet état ? questionna Hermione.

-Ce sont des histoires entre Dumbledore, moi et les géants, ça ne vous regarde pas. Oh mince, réalisa soudainement le demi-géant en voyant le sourire se peindre sur le visage des trois Gryffondors. Oubliez ça tout de suite !

-Pourquoi Dumbledore vous a-t-il envoyé chez les géants ? continua la jeune fille.

-Dumbledore m'a strictement interdit d'en parler avec d'autres personnes.

-Même avec ceux de son propre camp ? releva Harry en haussant un sourcil.

Hagrid leur tendit une tasse ou plutôt un bol de thé. Il partit chercher des biscuits durs tels du béton avant de prendre place sur le siège en face des adolescents. Il plongea son regard dans ceux du trio curieux.

-Bon, je ne pense pas que cela pose problème si je vous en parle, répondit le demi-géant après avoir observé avec attention autour de lui pour être sûr de ne pas être entendu.

-Dumbledore m'a envoyé porté un message aux géants. Il les avait déjà contactés, il y a longtemps.

-Dumbledore avait déjà contacté les géants ? répéta l'héritier Potter. Pour quelles raisons ?

-J'ignore dans quelles circonstances par le passé. Mais Dumbledore m'a envoyé pour leur dire que son offre tenait toujours et que son avis était le même que la dernière fois. Ils m'ont demandé s'il m'avait fait part de ses plans mais je leur ai dit que non alors ils m'ont un peu tabassé.

-Un peu ? s'exclama Ron. Vous avez vu votre tête, Hagrid ?

-Oh, mais pour finir, ils ont accepté de suivre Dumbledore lorsqu'on aura besoin d'eux. J'étais étonné parce qu'ils m'ont dit que si les choses se passaient comme elles se sont toujours passés avec les sorciers, les coups seraient plus violents. Ils ont d'abord hésité à me garder comme otage, je crois. Ils sont méfiants, c'est normal, ils n'ont que très peu de contact avec les sorciers.

-Les géants ont donc accepté de se battre du côté de l'ordre du phénix, récita Harry.

-Je ne leur ai pas parlé de l'ordre. J'ai suivi les consignes de Dumbledore. Leur rappeler que Dumbledore était déjà venu leur parler. Je pense que la première fois, il leur avait parlé de l'ordre. En tout cas, moi, je n'y ai pas pensé.

-Et concernant l'ordre, Dumbledore ou quelqu'un d'autre vous a fait un résumé de ce qui s'est passé ici durant votre absence ?

-Oh, Dumbledore m'a raconté en quelques mots. Comment va ton père, Ron ?

-Beaucoup mieux. Il a eu beaucoup de chances que l'inconnu soit arrivé à temps. Selon les médecins, si l'inconnu n'avait pas arrêté le poison de se répandre, mon père n'aurait eu aucune chance d'y survivre. Je lui en suis reconnaissant.

-Mais on ne sait pas qui il est, rappela le demi géant.

-Et alors ? demanda Harry. Il m'a sauvé des détraqueurs, a sauvé le père de Ron… que demander de plus ? Il nous a prouvé de quel côté il se trouve.

-Alors pourquoi continue-t-il de se cacher ? Pourquoi ne pas se battre du côté de Dumbledore ?

« Parce que c'est Dumbledore » pensa Harry.

-Il doit sûrement avoir ses raisons mais je doute fortement qu'il puisse être du côté de Voldemort.

-C'est vrai. Mais, je ne suis pas censé vous le dire mais c'est bien parce que c'est vous, Dumbledore pense qu'il va peut-être laisser Tu-Sais-Qui et notre camp s'entre-tuer, et quand on aura détruit notre monde, que le camp gagnant sera affaibli par sa victoire, il prendra le pouvoir.

-Je n'y crois pas.

-Je suis d'accord avec Harry, je ne pense pas comme ça, continua Hermione. Il ne nous aidera pas mais nous laisserait avec nos problèmes.

-Il essaie de gagner notre confiance et vous la lui donnez sans réfléchir.

-On a déjà réfléchi, s'énerva Harry sans réellement comprendre pourquoi il était tant touché. Je lui fais confiance. C'est quelqu'un de bien. Je fais partie des rares personnes à l'avoir rencontré avec Kingsley, Maugrey et Monsieur Weasley qui n'était pas en état de se faire une idée précise de la personne, je vous l'accorde. Je peux vous affirmer, Hagrid, qu'il serait incapable de faire du mal à quelqu'un si ce n'est pour se défendre. Il y avait trop de gentillesse dans sa voix…

-Il veut gagner ta confiance, voilà pourquoi il t'a semblé si gentil. Il est vrai que Kingsley a eu une bonne impression mais Maugrey n'a pas eu une sensation positive en le voyant.

« Comme par hasard... » pensa Harry.

-C'est comme pour cet auror italien. Tout le ministère et même les membres de l'ordre le trouve excellent mais il n'a rien prouvé du tout.

-Il n'a rien prouvé ? Tellerino fait juste semblant de pister Sirius mais il le sait innocent car il a fait son boulot. Il sait beaucoup plus de choses que ce que l'on peut penser.

-Harry, tu ne dois pas donner ta confiance à cet inconnu et à cet italien, ordonna le demi géant. Dumbledore n'aimerait pas que tu te laisses manipuler.

-Je vais faire attention à qui je donne ma confiance Hagrid. Vous devriez en faire tout autant, ajouta Harry en souriant.

-Qu'est-ce que Dumbledore vous a dit sur Tellerino ? Il m'intrigue, avoua Hermione. Il y a quelque chose de louche chez lui. J'aimerais bien savoir s'il y a des informations à son sujet.

-L'ordre a fait des recherches justement, expliqua Hagrid. Mais ils n'ont rien trouvé d'intéressant. On sait juste qu'il a grandit dans un village dans la région de Rome avec ses parents, qu'il a perdu ses parents trois ans avant de postuler en Angleterre. Son père travaillait dans les bureaux, sa mère l'a élevée, elle restait à la maison. Il n'a pas d'autres liens de parenté, ni frères ni sœurs. Il a grandit dans ce village. En Italie, les enfants apprennent la magie avec leurs parents ou un précepteur. Pour les plus riches, ils sont envoyés dans des écoles à Rome. C'est sa mère qui lui a tout appris. Ensuite, quand il a eu l'âge, il a été à Rome suivre sa formation d'auror où il a gradé rapidement. Personne ne sait pourquoi il est réellement venu en Angleterre, quelques années avant le retour de Vous-Savez-Qui, justement.

-Ces parents étaient réputés pour être puissants ? demanda Hermione.

-Non, il y a très peu de chose sur cette famille. Les idées sur le sang pur ou impur ne sont que très peu répandu en Italie, je crois. Il n'y a donc pas d'informations sur les familles sorcières. Il se fait tard, vous allez avoir de graves ennuis si quelqu'un vous voit ici à cette heure, poursuivit le demi géant.

-Merci pour tout Hagrid, remercièrent les adolescents.

Ils suivirent le demi-géant qui leur ouvrit la porte. Ils remirent la cape d'invisibilité et partirent en direction du château après avoir fait un dernier signe d'au revoir à leur ami. Le silence se fit pesant jusqu'à leur entrée dans la salle commune, vide. Ils se dirigèrent vers le feu crépitant. Un peu de chaleur leur fit le plus grand bien. Ils s'assirent et attendirent que quelqu'un prenne la parole. Un miaulement brisa le silence. Neve Nere sauta sur les genoux de son maître et s'endormit.

-Je crois que vous avez raison, il faut qu'on se méfie de Dumbledore, commença Ron.

-Qu'est-ce qui t'a convaincu ? demanda Hermione. Hagrid est convaincu de sa grande et sincère bonté.

-Je ne sais pas.

-Le fait qu'il n'ait pas demandé à Hagrid de parler de l'ordre mais de leur dire que ses idées, à lui seul étaient toujours d'actualité, coupa Harry.

-Entre autres, avoua Ron.

-Tout cela n'a aucun sens et ne nous aide pas, au contraire. Cette histoire n'a aucun sens, se plaignit Hermione. Dumbledore cache quelque chose mais quoi ? Pourquoi est-ce que seul lui et Maugrey n'ont pas confiance en l'inconnu et Tellerino ? Comme par hasard, seul Maugrey pense comme lui. On connaît leur relation intime, ce n'est donc pas objectivement que Maugrey pense ainsi. Il suit bêtement Dumbledore.

-Pour un auror, c'est lamentable, continua Harry. Même si Tonks devait apprendre des choses positives sur Tellerino, Dumbledore continuerait de le prendre pour le premier des abrutis. Il ne supporte pas que quelqu'un puisse ne pas le suivre.

-C'est étonnant de la part de quelqu'un qui prône la générosité, la bonté, l'amour, le respect, pourquoi a-t-il tant besoin d'être considéré comme le chef ? demanda Hermione. J'aimerais savoir ce qui a été dit aux géants. Quels étaient ses arguments ?

-On ne le saura jamais. Peut-être même que les autres membres de l'ordre ne savent même pas que Hagrid a été parlé aux géants, remarqua Harry.

-C'est Dumbledore, rappela Hermione. Il est de notre côté. Peut-être que Hagrid a raison, Tellerino et ses idées anti-Dumbledore nous sont montés à la tête.

-On se perd. Il y a tellement de chose que je voudrais savoir ! s'énerva Harry. Pourquoi c'est toujours sur moi que ça tombe ? Pourquoi l'inconnu ne pourrait pas vous surveiller vous ? Je suis assez surveillé comme ça. J'ai besoin d'air !

-Harry, on découvrira toute la vérité, je te le promets. Maintenant, il temps d'aller nous coucher. Demain, on a notre première séance de l'A.P. de l'année, mieux vaut être en forme ! Bonne nuit !

Sur ce, la jeune fille se leva et monta à son dortoir. Les deux garçons la suivirent en silence. Leurs pensées se mélangeaient. Harry ne comprenait rien, ce qui l'agaçait au plus au point. Il grogna un vague bonne nuit à son meilleur ami qui lui répondit par un ronflement. Seul dans le noir, Harry réfléchit à toute cette histoire. Il ne comprenait pas pourquoi il se sentait si en confiance vis-à-vis de l'inconnu ou même de Tellerino. Il ferma les yeux. Il sentit son corps se détendre alors que les bras de Morphée l'accueillaient. Ses muscles se relâchèrent. Pourtant, ils n'eurent pas le temps d'être détendus qu'une douleur envahi chaque parcelle de sa chair tandis qu'une porte métallique apparaissait dans sa tête. Son corps parcouru de spasmes se contorsionnait dans le lit à baldaquin. Une chaleur apparut aussi soudainement que la douleur l'avait étreignit. Harry garda les yeux fermés. Bercé par la douce présence apaisante, il resta dans les limbes. Pourtant, pour la première fois, peut-être parce qu'il n'avait pas réellement eu le temps de dormir entre le moment où il s'était endormi et son cauchemar, il réalisa qu'il n'était pas seul. Incapable de sortir de sa torpeur, il sentit son cœur battre la chamade en comprenant que ses cauchemars n'étaient pas apaisé par Neve Nere comme il l'avait espéré mais par l'inconnu. Il voulut parler, ouvrir les yeux en vain. Ses paupières étaient lourdes, ses paroles bloquées dans sa gorge. Il savait que le regard de l'homme était sur lui. Peut-être même avait-il compris que l'adolescent ne dormait pour ainsi dire plus du tout. Son souffle chaud rassurait Harry. Inconsciemment, il se blottit contre le torse musclé. Dans le silence du dortoir, il entendit la respiration de l'inconnu se bloquer quand l'adolescent se réfugia dans ses bras. Harry ignora ses questions, ses doutes, ses peurs et profita de ce moment. Il était si bien. C'était comme un rêve qui se réalisait.