Ronald92: Merci
Miidona: Comme je te l'ai dit, c'est bel et bien la centième review!!! C'est symbolique que ma beta reader mette la 100ème review! Le passé de Tellerino... La vie des sorciers en Italie est différente que celle en Angleterre. Les anglais sont plus traditionalistes. ça te semble louche son passé? C'est sûrement parce qu'il y a quelque chose de louche! ^^! Pour savoir si Dumby est un baratineur, il faudrait savoir ce qui a été dit aux géants la première fois^^! Harry devrait parler à l'inconnu pour comprendre ce qui se passe... Mais peut-être que l'inconnu a la trouille de parler à un adolescent^^! Bisous
Momographie: Au début c'était James que tu voulais taper et maintenant c'est Sirius, s'il sait quelque chose... Si Sirius sait quelque chose, il ne dit rien car ce n'est pas à lui appartiendrait le droit de dire la vérité à Harry! Ce n'est pas à Sirius d'apprendre à Harry que son père est vivant, c'est à James lui-même de lui dire la vérité! Bonne lecture^^
Clecleme: Wahoo! Tout d'affilé? Ca fait pas mal de page, mais ça montre que j'ai réussi à interpeler le lecteur pour que tu t'accroches! Merci pour ton commentaire, ça fait chaud au coeur en tant qu'auteur! Tu n'es pas la seule à vouloir savoir ce qui se trame avec Tellerino et l'inconnu... Mais il y aura une explication, au plus tard au chapitre 30! Je pense! Quant à ton intuition pour l'inconnu, je ne peux pas trop le nier, ensuite est-ce que Sirius et Remus le savent? L'esprit maraudeur revient est un bon argument mais je pourrais aussi te dire que les deux se retrouvent à vivre sous le même toi, ils retrouvent leur esprit maraudeur que les deux peut-être... mais il est vrai que peut-être ils ont compris ou appris que James était vivant;-)! Remus et Tonks ne vont pas mourir, ils vont se marier et aussi avoir des enfants!!! Pour l'instant, ils ne sont pas en couple mais ils ont déjà des sentiments l'un pour l'autre. C'est pour cette raison que Tonks n'est pas motivée à l'idée de draguer Tellerino qui est pourtant un apollon! Sirius fait aussi un commentaire à Remus lors du chapitre sur Noël (je crois que c'est celui là) où il dit que quelqu'un serait jalouse, car Harry a dit que Sirius et Remus ressemblaient à un vieux couple! Donc Remus et TOnks vont finir ensemble! Le nombre de chapitre est dur à dire, j'ai fait un plan, mais parfois je n'arrive pas à le suivre, des idées apparaissent... La vérité sur l'inconnu ou Tellerino environ chapitre 30! Bonne lecture^^
Lunalupin: Non Dumby n'a pas dit aux gens de se battre avec Voldemort. Dumby veut bel et bien la chute du camp de Voldemort. Mais un Voldemort tué par Harry est un ennemi de moins pour ses plans machiavélique! ^^ Ce que je te dirais comme indice c'est que les géants n'ont pas eu d'autres choix que de s'exiler à une époque. Ils sont différents de la "race" dominante du monde, l'être humain. Les sorciers (les seuls humains connaissant leur existence), les ont chassé... Les hommes repoussent ce qui est différent. Il n'y a qu'à voir l'attitude d'Ombrage avec les centaures dans le canon! Ce n'est pas juste les sorciers qui agissent ainsi mais l'être humain, également dans la réalité. Un jour quelqu'un comparera Dumbledore au diable, ce qui est très juste. On pourrait croire que Voldemort est bien plus diabolique, mais Voldemort on sait que c'est la mort avec lui, alors qu'avec Dumby, les gens croient suivre la lumière! J'expliquerai mieux... Bisous
Manga-over-dose: Merci pour ton commentaire! Je pense que tu as compris qui était l'inconnu. Si tu as des idées, elles sont sûrement justes. Du moins concernant son identité... car toutes les personnes qui m'ont proposé une identité, avait raison! Bonne lecture!
Et si tout était différent
Chapitre 22
L'A.P. échappe à Ombrage
Sur les miroirs se reflétaient les silhouettes des adolescents concentrés. La pièce était faiblement illuminée. Les bruits se répercutaient sur les murs. Les visages étaient marqués par la concentration. Chacun se préoccupait à faire apparaître son patronus. La main crispée sur leur baguette, ils essayaient de se dépasser. L'héritier Potter passait vers chacun d'eux pour les aider même s'il était conscient qu'il ne pouvait les aider à trouver le souvenir particulièrement heureux qui sera la clé du sortilège du patronus. De temps à autre, il remontrait comment faire apparaître son cerf translucide. Alors, sous les yeux de tous, se matérialisait Cornedrue. Un sourire était esquissé sur les lèvres de l'adolescent.
Cela faisait maintenant un petit mois qu'ils s'entraînaient d'arrache-pied. Pourtant, l'A.P. avait commencé à rencontrer leur premier problème à la rentrée de janvier. En effet, Ombrage et sa brigade inquisitoriale voulait à tout prix les surprendre. Il était interdit pour des élèves de se retrouver par groupe de plus de trois sans l'autorisation d'Ombrage. Or, l'A.P. était une vingtaine d'élèves qui se retrouvaient deux à trois fois par semaine sans avoir eu l'acceptation de la grande inquisitrice. Par chance, la salle sur demande les protégeait. Harry savait que devant le couloir du septième étage, Rusard était aux aguets jusque tard dans la nuit. Pour s'extraire de la salle, les élèves n'avaient pas besoin de repasser devant lui, la salle leur offrait une autre sortie, loin des gêneurs. Mais Ombrage était motivée et désirait plus que tout les prendre sur le fait accompli. Harry ne réalisait pas à quel point sa motivation était grande et jusqu'où elle irait pour réussir à entrer.
Des patronus éthérés parcouraient la salle. Toutes sortes d'animaux transparents apparaissaient avant de disparaître à nouveau. Harry se concentra sur son Noël passé avec son parrain. L'idée d'avoir vécu un moment en famille et de s'en souvenir était le plus beau des cadeaux pour l'adolescent.
-Spero patronum, s'écria-t-il.
À peine les mots furent-ils prononcés qu'un cerf blanc à tendance transparent apparut. Harry plongea son regard dans le sien.
-Cornedrue, murmura l'héritier Potter en approchant sa main de la tête de l'animal.
Il resta ainsi quelques secondes. Son père le protégeait d'où il était, Harry en était certain. Perdu dans ses pensées, il sursauta quand un pop sonore retentit derrière lui, faisant disparaître Cornedrue. Harry se retourna vivement. Dans un même mouvement, les étudiants braquèrent leur regard sur le nouveau venu. Devant eux se tenait Dobby, l'elfe de maison, qui observait les élèves un air surpris sur le visage. Ses gros yeux s'arrêtèrent sur Harry. Il courut au pied du jeune sorcier.
-Il faut sortir de cette salle, monsieur Harry Potter, couina-t-il.
Harry eut un hoquet de surprise et d'incompréhension.
-Pourquoi ?
-Un elfe de maison est venu m'avertir qu'Ombrage a demandé à Vincenzo Tellerino, un auror si j'ai bien compris, de venir l'aider à ouvrir la salle sur demande.
-Ils ne pourront pas entrer, rétorqua Hermione. Dobby, tu as pu entrer parce que tu es un elfe de maison mais aucun être humain ne peut entrer s'il ne sait pas ce qu'ont pensé ceux qui sont déjà dedans.
-Je le sais, miss. Mais l'autre elfe m'a assuré que Tellerino savait comment entrer et qu'il fallait que vous sortiez immédiatement.
-Qui était l'elfe ? demanda Harry le visage sérieux.
-Il a refusé de me donner son nom.
-Et pourquoi n'est-il pas venu nous avertir lui-même ? questionna Ron.
-Dobby l'ignore aussi. Il m'a dit qu'il refusait de répondre à mes questions car il n'avait pas le droit mais il m'a dit que c'était dangereux pour Harry Potter alors Dobby est venu avertir Harry Potter.
-Qu'est-ce qu'on fait, Harry ? demanda Cho en se rapprochant du garçon qui déglutit avec peine.
-On sort, fut la seule réponse de l'étudiant en fixant l'elfe devant lui.
-Ce n'est pas parce qu'il est auror qu'il pourra entrer, rétorqua Zacharias Smith. On n'a rien à craindre. Peut-être même qu'il savait que tu allais écouter cet elfe de maison et il nous attend pour nous choper à la sortie.
Harry ne répondit pas. Il ne pensait pas que Tellerino puisse tenter de le piéger. Il avait confiance en lui, une confiance aveugle, certes. Il voulait croire en ses paroles. D'ailleurs, qui disait que l'elfe envoyé vers Dobby était bel et bien celui de Tellerino, c'était l'inconnu peut-être !
-L'elfe a dit que si monsieur Harry Potter ne le croyait pas, il devait regarder sur la carte. Il n'a pas voulu me donner de précision mais il a dit que monsieur Harry Potter savait de quelle carte il parlait.
Harry échangea un regard avec ses meilleurs amis. Oui, il savait de quelle carte il parlait. La seule carte capable de montrer si Tellerino était bel et bien dans le château et où il se trouvait. L'inconnu avait déjà fait référence à la carte des maraudeurs, était-ce à nouveau lui qui l'avertissait ?
-On sort de la salle maintenant, ordonna Harry. Je ne veux pas tester les capacités de Tellerino. Si c'est un piège, j'assume l'entière responsabilité.
Son ton était autoritaire et ferme. Ils prirent donc la sortie que la salle offrait sur un autre couloir que celui du septième étage. Harry sortit le dernier avec Dobby.
-Dobby doit retourner aux cuisines monsieur. Si monsieur a besoin, Dobby serait heureux de l'aider.
-Merci. Dobby, il faut que personne ne sache qu'on se retrouve dans la salle sur demande pour s'entraîner, d'accord ?
-Promis, monsieur.
Sur ce, l'elfe de maison disparut dans un pop. Harry se retourna et croisa le regard de Cho qui lui fit un signe de la main en guise d'au revoir, ce qui fit rougir Harry. Il monta les escaliers pour arriver dans la salle commune. Les autres Gryffondor de l'A.P. l'accompagnaient.
-Tu crois vraiment que Tellerino aurait réussi à entrer si nous étions restés ? demanda Ginny.
-Je l'ignore mais je ne voulais pas le tester.
-Pourtant, les membres de l'ordre pensent qu'il est plutôt minable, remarqua Fred.
-C'est l'avis de Dumbledore, répondit Hermione.
Ils entrèrent dans la salle commune. Harry s'approcha de ses meilleurs amis et leur murmura :
-Je prends ma cape et la carte pour voir ce qui se passe au septième étage…
-Harry, c'est trop dangereux, s'écria Hermione.
-Je prends le risque. Je veux voir quelles sont les capacités de Tellerino. Il ne nous trouvera pas, alors que va-t-il demander à la salle sur demande pour y entrer ? Je veux voir ce qu'il va se passer.
-On te suit, décréta Ron.
Harry acquiesça. Il monta rapidement chercher sa cape d'invisibilité. Quand il retourna vers Ron et Hermione, il fit attention à ne pas éveiller la curiosité des jumeaux, de Ginny ou de Neville. Ils sortirent discrètement. A l'angle du premier couloir, Harry sortit la carte du maraudeur.
-Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Sur le papier vierge se matérialisa les plans de Poudlard. Le regard émeraude se braqua immédiatement vers le septième étage où des points se trouvaient.
-Tellerino est vraiment venu, s'étonna Ron.
En effet, devant la salle sur demande, les noms de Tellerino, Ombrage, Rusard, Malefoy et autres membres de la brigade inquisitoriale se mouvaient. Le point de l'auror se mit à bouger devant le mur.
-Il est trop tard, on ne saura pas ce qu'il a fait apparaître dans la salle, murmura Hermione. On n'arrivera jamais à temps au septième étage.
Les noms disparurent un à un tandis que la salle sur demande accueillait de nouvelles personnes. Harry poussa ses amis dans une salle inoccupée. La cape d'invisibilité fut posée sur le bureau pendant que l'adolescent gardait les yeux rivés sur la carte pour voir quand ils allaient en ressortir.
-On attend qu'ils sortent et on retourne parler à Tellerino. Peut-être aura-t-il plus de choses à nous apprendre que la dernière fois.
Le temps passa. Ils virent l'auror sortir de la salle sur demande, toujours accompagné d'Ombrage. Les membres de la brigade inquisitoriale partirent, laissant le pauvre italien seul avec le crapaud. Ils se mirent ensuite en marche. Harry étouffa un rire en voyant le point d'Ombrage se déplacer sans cesse vers l'auror qui s'éloignait comme s'il fuyait la peste. Pourtant, l'affreuse sous-secrétaire d'état ne le lâchait pas. Tellerino sembla accélérer le pas. Les portes du hall d'entrée s'ouvrirent avec majesté.
-On ne pourra pas aller lui parler. Elle le ne veut pas le lâcher.
Harry leva les yeux vers Hermione. Il avait également réalisé que parler à Tellerino serait impossible. Ombrage l'avait escorté jusqu'aux grilles entourant l'école. Pourtant, quelque chose d'autre avait frappé Harry. Le nom de Tellerino semblait moins net. Habituellement, la carte identifiait les gens avec distinction. Alors, pourquoi pour lui, le noir de l'écriture tendait vers le gris ? C'était, certes, des détails mais c'était ce genre d'informations qui pouvait aider Harry. Les réponses de Tellerino ne semblaient pas être pour aujourd'hui.
-Si Dobby a pu entrer dans la salle sur demande, il doit pouvoir se téléporter vers l'elfe de maison qui est venu lui parler, commença Hermione. On pourrait lui demander d'aller chercher l'elfe en question ou mieux encore le maitre de celui-ci, continua-t-elle en voyant leur mine intéressée.
-Ouais, bien sûr. Dobby pourra le retrouver. Allons aux cuisines !
À nouveau motivé et sûr de pouvoir avancer dans cette histoire, Harry se rendit aux cuisines d'un pas rapide. Grâce à la carte, ils évitèrent les membres de la brigade inquisitoriale. Ils entrèrent dans les cuisines et tombèrent sur les elfes de maison qui s'affairaient à leur travail.
-Monsieur Harry Potter, couina Dobby à leur droite, ce qui les fit sursauter. Vous n'avez pas eu de problèmes ?
-Non, aucun. Grâce à toi Dobby, sourit Harry. Par contre, on voulait savoir si tu serais d'accord pour nous rendre encore un petit service.
-Dobby fera tout ce que voudra monsieur Harry Potter.
-Est-ce que tu penses que tu peux retrouver l'elfe qui est venu te parler ?
-Dobby peut essayer. Que dois-je lui dire ?
-Demande-lui de venir nous parler. On attendra ici dans les cuisines. Mais, s'il y a la possibilité, dis lui que Harry Potter aimerait parler à son maître.
-Dobby va faire ça.
-Attends ! s'écria Harry. Fais très attention, Dobby, et si ça devient dangereux, tu rentres.
-Dobby sera prudent.
Dans un pop, l'elfe disparut. Harry s'assit sur un des tabourets. Il regarda les elfes de maison sans les voir. Son esprit était ailleurs. Il voulait savoir qui était derrière tout ça. Seul le bruit du travail des elfes brisaient le silence. Un bruit sourd retentit derrière Harry, puis une voix s'éleva, le faisant sursauter.
-Tu voulais me voir Harry ? demanda le ton amusé de Tellerino.
Harry se retourna dans un brusque mouvement. Face à lui, appuyé nonchalamment contre une table de travail, se tenait l'auror italien, un sourire en coin.
-Je voulais avoir des explications...
-Des explications ? C'est vague. Tu n'as pas de questions plus précises ?
-Pourquoi avoir demandé à Dobby de venir nous avertir et ne pas avoir juste envoyé votre elfe de maison ?
-Aurais-tu écouté les conseils d'un elfe inconnu ? Tu sais que Dobby veut ton bien, tu savais qu'il n'allait pas te mentir.
Harry ne répondit pas car il savait qu'il avait raison, encore. Il aurait eu plus de peine à faire confiance à un elfe inconnu.
-Vous pensez vraiment que vous auriez pu ouvrir la salle sur demande alors qu'on était déjà dedans ?
-Pas à cent pour cent, répondit l'auror en se tournant vers la demoiselle. Mais je ne voulais pas tester et risquer de vous faire renvoyer, sachant qu'Ombrage n'attend que ça, surtout toi Harry.
-Pourquoi me déteste-t-elle tant ?
-Tu affirmes que Voldemort est de retour, ce que le ministère nie. Le ministère, surtout Ombrage, refuse de voir leur monde retrouver les ténèbres d'autrefois. Il y a 15 ans, la vie était noire. La joie disparaissait peu à peu. Vous connaissez la sensation des détraqueurs, et bien la vie sous les attaques quotidiennes de Voldemort, c'était presque ça tous les jours.
-Qu'est-ce que vous en savez ? rétorqua Ron. Vous étiez en Italie, dans votre petit village perdu dans la campagne.
Hermione jeta un regard noir à son meilleur ami. Pas besoin de lui dire qu'il avait apprit des choses sur sa vie privée, sur son passé. Pourtant, l'auror sourit à sa remarque.
-Je me suis renseigné. Tout comme vous, il semblerait.
-C'est normal ! répliqua Harry brusquement.
L'adolescent était mal à l'aise. Dès que le regard noir de l'italien se posait sur lui, il se sentait fondre de confiance. Cependant, l'homme faisait tout son possible pour ne pas le regarder.
-Pourquoi être venu en Angleterre ? questionna l'héritier Potter.
-J'ai voulu changer d'air. La vie à Rome me plaisait, certes, mais le souvenir de mes parents étaient là-bas, expliqua l'auror, le visage sombre. Et vu que j'avais des racines anglaises par ma mère, j'ai décidé de venir en Angleterre, pays réputé pour sa magie.
-Mais maintenant que Voldemort est de retour, vous pourriez retourner en Italie, pour ne pas vivre dans ce monde sans joie, remarqua Hermione. Qu'est-ce qui vous retient en Angleterre ?
-Une petite amie ? sourit Harry en pensant à Tonks.
-Je reste parce que j'aime les challenges, on dira. Rien ne me retient, je n'ai pas de petite amie. Non, je ne me suis pas laissé séduire par Tonks.
Il sourit de plus belle en voyant les regards estomaqués des étudiants.
-Vous êtes gay ? demanda Ron à la surprise de tous, même des elfes de maison. Qu'est-ce qui ne vous plaisait pas chez elle ?
-Non, je suis hétéro, répondit-il surpris. Je sais justement reconnaître quand une femme est amoureuse ou si elle joue.
-Vous auriez pu jouer aussi ! répliqua Ron.
-Je ne suis pas ce genre d'homme. Je pense plutôt que ça l'arrangeait que je refuse ses avances. Après tout le but n'était-il pas que Dumbledore puisse avoir des infos sur moi et non pas qu'on « s'amuse » ?
-Comment vous le savez ?
-Je sais que Tonks fait partie de l'Ordre. Son changement d'attitude radicale m'a surpris. Ensuite, quand on est avec quelqu'un, on apprend à se connaître ce qui voulait dire qu'elle aurait eu plein de choses à raconter à Dumbledore.
-Quel genre de choses ?
-Les choses insignifiantes qu'on apprend l'un sur l'autre dans un couple. Le repas favoris de l'autre, ses tics…
-Dumbledore n'a pas besoin de savoir ça.
-Non, et ça ne le regarde pas.
-Dumbledore ne veut savoir qu'une seule chose sur vous, ajouta Harry.
-Quoi donc ? Demanda-t-il, surpris par les propos de l'adolescent.
-Il veut savoir si l'inconnu et vous ne faites qu'un.
-L'inconnu ? répéta Tellerino. Quel inconnu ?
-Celui qui m'a sauvé des détraqueurs ! Oubliez ce que j'ai dit.
Harry se mordit la lèvre, espérant ne pas voir trop éveillé la curiosité de l'homme. Il semblait vraiment ne pas connaître l'inconnu, ou alors il était bon comédien.
-Oublier ? En fait, je pourrai accepter les avances de Tonks pour essayer de savoir ce que l'ordre sait...
-L'Ordre ne sait rien sur lui, c'est pour ça que Dumbledore voulait que Tonks vous drague pour savoir si vous étiez l'inconnu.
-Je vais donc aller enquêter de mon côté et voir si je trouve plus d'informations que l'Ordre. Faites attention en retournant dans votre salle commune, Ombrage n'attend que le moment de vous choper.
-On fera attention.
-Essayez d'être plus prudent, pour que je ne doive revenir vous sauvez la mise face à Ombrage, se moqua-t-il. Dobby, c'est ça ? Tu pourrais me ramener ? Je n'aimerais pas croiser Ombrage dans les couloirs pour sortir du château.
L'elfe acquiesça et disparut avec l'homme.
-Vous croyez qu'il était sincère lorsqu'il disait ne pas connaître l'inconnu ? demanda Ron durant le trajet jusqu'à la salle commune.
-Je l'ignore. Il avait l'air sincère. Mais il est sûrement bon comédien aussi, ajouta Hermione. De toute façon, il sait déjà tellement de chose que je ne serais pas étonnée qu'il sache aussi des choses sur l'inconnu. Je pense que Dumbledore devrait mettre de côté ses préjugés et lui proposer de faire partit de l'ordre.
-Jamais il ne ferait une chose pareille, répondit Harry. Il le déteste sans aucune raison.
-Il a une raison de le détester, contredit sa meilleure amie. Dumbledore veut toujours tout savoir, c'est l'image qu'il donne. Il sait tout ! Mais voilà un petit jeune qui débarque en Angleterre et qui en sait plus que lui. Il est jaloux de sa connaissance, voilà pourquoi il le déteste.
-Comment peut-il savoir autant de chose en venant d'un village paumé en Italie ? tempéta Harry.
-Peut-être que ce n'est pas vrai, décréta Hermione. Peut-être qu'il ne serait même pas italien.
-N'exagère pas, Mione. Il est italien. Tu crois qu'il aurait pu être engagé parmi les aurors si personne n'avait fait des recherches sur lui?
-Il utilise un pseudonyme, peut-être !
-Ca serait qui alors ? Ca nous fait deux inconnus !
-Ou un seul. Oui, bien sûr, s'écria Hermione. C'est logique.
-Ah bon ! s'étonna Ron. Tu as compris quelque chose, Harry ?
-Rien ! Tu nous expliques ?
-Tellerino est un pseudonyme. Il s'est forgé une identité pour entrer au ministère. Mais il est également l'inconnu. Ses vraies initiales sont W.P. Si on trouve la personne qui a de telle initiale, on trouve qui est l'inconnu et les mystères de Tellerino.
-Je veux bien te croire, Hermione, mais ça ne nous avance pas, s'énerva Harry.
-Bah, ça ne fait plus qu'un seul inconnu, se justifia-t-elle. J'ai encore le temps d'aller à la bibliothèque, je vais faire quelques recherches. Lis le chapitre trois que l'inconnu conseillait, Harry. Il y a des trucs vraiment bien pour l'A.P.
-Ouais, je jetterai un coup d'œil. À tout à l'heure!
Sur ce, la jeune fille quitta la salle commune pour se diriger vers l'antre des livres, laissant les deux garçons seuls.
-Une bataille explosive ? proposa Harry.
-Une partie d'échec plutôt, tu gagnes toujours à la bataille explosive !
-Et toi, tu gagnes aux échecs.
Un silence se fit, bien vite brisé par leurs éclats de rire.
-Bon, une partie d'échec et ensuite de bataille explosive. Donnant donnant ! proposa Harry.
Son meilleur ami accepta avec joie. Ils finirent leur soirée sans réfléchir à tous ses problèmes sans réponses. Evidemment, Ron gagna haut la main la partie d'échec et Harry celle de bataille explosive.
