Feliness: Cho n'a pas supporté qu'Harry n'accepte pas tous ces caprices. Une garce! ^^! Tellerino a surtout voulu éviter le renvoi d'Harry. Il préférait que Dumby soit viré plutôt qu'Harry. Ensuite, j'ai pas développé la manière dont Ombrage utilise son rôle de directrice. Hélas, Tellerino n'aurait de toute façon pas pu intervenir réellement dans la direction de Poudlard, il est auror. Il était appelé car il y avait histoire de complot. Quant à l'âme de Poudlard, c'est venu tout seul en écrivant. J'expliquerai dans les prochains prochains chapitres. Kingsley n'est pas l'élu! L'idée est original. J'ai juste voulu créer un personnage pas lèche botte de Dumby. Tellerino sait qui est l'élu! mais pas Kinsgley! William POtter? C'est plausible... Il y a des fois où c'est bien d'être têtu! Bisous

Zaika: merci pour ton commentaire!

Shuriken57: L'âme de Poudlard va cesser d'agir nuance! Elle a agit depuis la création de l'école. Mais depuis quelques années, il y a une ombre maléfique sur l'école qui détruit l'esprit même de Poudlard. L'A.P donnait du courage et aidait Poudlard a gardé son côté magique. Elle aura besoin d'une renaissance. Harry réalise qu'il a raison de se méfier des gens, surtout de Dumby. Kingsley ne sera pas d'une aide incroyable pour Harry ou James. Il sera de leur côté mais rien de plus. Il m'aidait à mettre du suspens en plus. Pour le prédécesseur, sache que James en né en 1960 et Kingsley en 1950 environ, donc impossibilité que James soit son mentor, par contre James avait commencé une formation d'auror, Kingsley aurait pu être son mentor à lui^^! L'élu `? Harry? Quels indices ai-je dit qui laissent penser ça? Fumseck serait partit depuis longtemps s'il le pouvait! Bonne lecture

Miidona: L'inconnu est partout! Mais il y a des aides. Une aide surveille Harry. En plus sur ce coup, il a dût laisser Harry et les émotions de Voldemort car il essayait de minimiser les évadés. Cho n'a pas de boutons, ah ouais c'est vrai! J'avais oublié ce détail... Shame on me! Tellerino s'en fout un peu que ce soit Ombrage ou Dumby directeur car de toute façon, il sera que la personne qui aura le poste sera diabolique! L'avantage avec Ombrage, c'est qu'il peut tout savoir, essayer de l'influence. Son but premier était d'éviter le renvoi à Harry. C'était le principal de ses soucies. Après, il aurait bien aimé enfermé Dumby à Azkaban. W.P.? le mentor de Kingsley? Ca serait trop beau hein? Mais qui d'autres est-ce que ca pourrait être! Bisous


Et si tout était différent

Chapitre 26

La vision fatale

Harry donna le mot de passe à la Grosse Dame et entra dans la salle commune. Il vit le regard inquiet de ses amis. Il se dirigea vers eux. Il fit un sourire aux jumeaux qui le regardaient, interrogateurs. Il s'assit à même le sol vers le canapé où se trouvaient ses meilleurs amis. Il s'appuya contre le mur et posa durement sa tête contre la pierre froide. Il remonta ses genoux et laissa son regard se perdre.

-Harry ? murmura Hermione dont le visage pâle exprimait la peur qu'elle éprouvait pour lui.

-La même punition que vous, sauf que j'ai une retenue supplémentaire.

-On a eu tellement peur, Harry, que tu sois renvoyé, surtout quand on a entendu que Dumbledore n'était plus directeur, expliqua Ron.

-Que s'est-il passé ? demanda Hermione.

-Ombrage a appelé Tellerino et Kingsley. Selon elle, on complotait contre le ministère. Notre but était d'aller les attaquer. Dumbledore l'a dit, il n'était pas au courant de notre groupe. Je prenais toutes les responsabilités. Puis Tellerino est arrivé. Comme à son habitude, il m'a défendu. Il a fait exprès de pousser Dumbledore à s'accuser pour que lui soit renvoyé et arrêté pour complot et pour que je puisse continuer mes études.

-On ne devrait donc pas se méfier de Dumbledore quand on voit le geste qu'il a fait, remarqua Hermione. A quoi joue Tellerino ? Attends... Dumbledore a été arrêté ?

-Non, Mione. Il s'est volatilisé grâce à Fumseck. Tellerino a tenté de l'arrêter mais Dumbledore l'a contré facilement. Il était bien énervé l'italien. Ombrage voulait me renvoyer mais il a réussi à la convaincre de pas le faire. Quelle chance qu'elle en pince pour lui. Elle nous a mis hors du bureau, Cho et moi. Elle m'a demandé pardon. Mais je n'arrivais pas lui pardonner. Je sais que je devrais le faire mais là c'était trop dur. Elle me regardait avec son petit visage triste et ça m'énervait plus qu'autre chose.

-Tu n'es pas le seul à ne pas lui avoir pardonné. Qu'elle n'adresse plus la parole aux membres de l'A.P, si tu veux mon avis, décréta Ron.

-Je suis parti et quand j'étais sûr qu'elle n'était plus vers le bureau du directeur, j'y suis retourné. J'espérais parler à Tellerino.

-Tu as pu ? Dis-moi qu'il t'a dit des choses intéressantes ! supplia Hermione. Je veux savoir des choses sur ces histoires.

-Il est sorti avec Kingsley. Je n'ai pas osé aller lui parler. Je ne voulais pas que l'Ordre sache que je lui avais parlé. Alors je les ai écoutés. A l'inverse des autres membres de l'ordre qui déteste Tellerino, Kingsley semblait plutôt l'apprécier, l'admirer presque. Tellerino a avoué avoir délibérément poussé Dumbledore à s'accuser pour m'éviter le renvoi. Ensuite, ça devient vraiment intéressant. Kingsley, lors de la Première Guerre, n'a pas fait partie de l'Ordre du Phénix car il ne faisait pas confiance à Dumbledore. Il a accepté aujourd'hui car il veut se battre et ne pas rester sans rien faire comme le ministère. On a raison de se méfier de Dumbledore.

-Pourquoi Kingsley ne lui faisait-il pas confiance ?

-Il n'a jamais eu les explications véritables si j'ai bien compris mais un des prédécesseurs de Tellerino, qui a aussi été le mentor de Kingsley, a su le convaincre de garder ses distances. Hélas, il est mort avant qu'il n'ait eu le temps de lui donner toute l'explication ou de lui donner le nom de la deuxième personne connaissant l'explication. Il faut trouver cette personne.

-Harry ! Dis-moi que tu as des indices ! Parce qu'on a déjà assez d'inconnus !

-Tellerino connaît la vérité, j'en suis sûr ! C'est lui !

-Mais lors de la Première Guerre, c'était un gamin qui vivait en Italie alors comment pourrait-il savoir ça ? Il était dans son village perdu !

-Je sais, mais peut-être qu'il a trouvé la personne qui lui a tout expliqué.

-Il bluffait, Harry.

-Hermione, les deux étaient sérieux.

-En tout cas, les coupa Ron, si Kingsley ne faisait pas confiance à Dumbledore, c'est qu'il y a une raison. C'était qui son mentor ? Peut-être qu'on pourrait apprendre des choses sur cette personne qui nous donnerait des explications.

-Ils n'ont pas dit son nom, rigola Harry. Désolé mais en fait, nous sommes tellement perdus que ça me fait rire. Surtout que je suis sûr que la vérité ne doit pas être si compliquée. Peut-être que Tellerino est tout les inconnus. Allez, rigolez ! Ça faisait un moment qu'on avait oublié de suivre le conseil de Sirius sur le rire.

-Et de Tellerino, ajouta Ron rigolant à son tour.

-Comment pouvez-vous rire alors qu'on a bientôt les examens et qu'on n'a toujours pas résolus tous ces problèmes ? Comment est-ce possible de ne rien comprendre à ce point ? s'énerva la jeune fille. Premièrement, Tellerino est louche, il agit bizarrement, il fait tout pour t'aider. Deuxièmement, un inconnu t'espionne et sait beaucoup de chose.

-Tout comme Tellerino. Les deux savent beaucoup de choses ! rappela Ron.

-Ensuite, il existerait quelqu'un qui connaît les plans « machiavéliques » de Dumbledore mais la seule personne dont on pourrait savoir l'identité et qui les connaissait, est morte.

-Oui mais si on sait qui était le mentor de Kingsley, peut-être qu'on pourrait trouver quelqu'un dans son entourage qui pourrait nous aider, contredit Harry.

-S'il n'était pas mort ? proposa Ron. Si c'était l'inconnu ? Si c'était donc W.P ?

-W.P. ! Oui, il faut trouver un auror qui a pour initial W.P et qui a travaillé avec Kingsley. Oui, c'est ça la solution, s'écria Hermione. Tu es un génie, Ron !

-W.P. l'inconnu ? Je ne te suis pas, Mione.

-Harry, c'est simple. L'inconnu t'a donné des livres, dont un qui était pour les aurors, avec les initiales W.P, ce qui fait penser que c'était un auror. Et si c'était l'auror qui a formé Kingsley ? Peut-être qu'avant de mourir, il a laissé une lettre à Tellerino qui pourrait être son fils ou un neveu pour que quelqu'un sache la vérité sur Dumbledore. Tellerino a dit qu'il avait de la famille du côté de sa mère en Angleterre. Voilà, sa famille est celle de W.P. Ça explique aussi pourquoi il est devenu auror et pourquoi il est aussi bon dans son job.

-Et l'inconnu, c'est ?

-Tellerino. Ce W.P. devait être très intelligent. Peut-être avait-il formé son neveu avant de mourir.

-Peut-être qu'il n'est pas mort. Il a fait croire qu'il était mort pour aller entraîner Tellerino, proposa Harry. Mais tant qu'on ne saura pas qui est W.P on est toujours autant perdu.

-Pour l'instant, notre priorité, ce sont les examens. Ne me regardez pas comme ça ! Cet été, on sera sûrement envoyé au QG de l'ordre. Il faudra demander à Kingsley comment s'est passé sa formation. Tu veux devenir auror, Harry, alors tu pourras lui parler de ça. Il te dira qui était son mentor et on saura qui était W.P.

-Attendre cet été ? Hermione, je veux savoir maintenant ! s'énerva Harry.

-Moi aussi. Mais les examens, c'est primordial.

Harry et Ron firent la grimace mais ne firent pas plus de commentaires, connaissant l'importance des cours et des notes pour leur meilleure amie. Harry était plus que perturbé par toute cette histoire. Il y avait quelque chose qui lui échappait. Le lien entre tous ces mystères. Tout était lié.

Les jours passèrent. Harry peinait à se concentrer. Les examens étaient le cadet de ces soucis. À cause de la semaine de retenue d'Ombrage, les cinquième années de l'A.P. n'eurent plus beaucoup de temps pour réviser. Tous les soirs durant sept jours, les 29 membres de l'A.P. durent écrire « Je ne dois pas comploter contre le ministère » jusqu'à ce que le message s'imprègne. La douleur était atroce. Le rouge sur le papier les mutilait de l'intérieur. Ombrage les regardait depuis l'estrade avec un sourire heureux. Une aura malsaine se dégageait d'elle.

A la fin de cette dure semaine, Harry ne sentait plus sa main mais ce n'était rien comparé à la douleur éprouvé par ces condisciples. Comme lors de ses retenues en série en début d'année, ces meurtrissures cicatrisaient étonnement bien et rapidement. Hermione l'avait même soupçonné d'avoir recours à des potions curatives pour que sa main soit si bien cicatrisée alors que la leur restait douloureuse. Pourtant, Harry ne faisait absolument rien à sa main. La douleur disparaissait d'elle-même. C'était magique.

Mais à peine cette semaine de torture fut terminée que débuta les examens et donc le stress qui allait avec. Harry n'arrivait pas à se concentrer. Il ne retenait rien à l'histoire de la magie, à la divination et surtout aux potions. Par chance, en défense contre les forces du Mal, en métamorphose et en sortilèges, il n'avait que très peu de problèmes. Tous les soirs, il révisait avec Ron et Hermione, au point que les sujets problématiques n'étaient plus abordés. L'identité de l'inconnu ou la méfiance paranoïaque envers Dumbledore s'étaient envolées de leur esprit. Seuls les examens comptaient.

Les examens se passèrent dans le stress. Harry ne sut répondre qu'avec difficulté pour l'histoire de la magie. Il mettait des dates au hasard, espérant au moins être dans le bon siècle. Quant à la divination, il écrivit les choses les plus probables qui pouvaient se produire. Sa potion ne fut pas mauve comme il aurait dû mais verdâtre. Rogue esquissa un sourire narguant en direction de son élève en voyant le résultat. Par chance, la métamorphose fut réussie avec brio, la pratique d'enchantement était excellente. Ses sorts furent exécutés avec adresse.

Ce jour-là, il ne lui restait plus qu'un seul examen écrit, celui de la défense contre les forces du Mal. Il n'était guère stressé. Il lut les questions et put y répondre avec une décontraction hors du commun. Il écrivait des lignes et des lignes. Les mots coulaient sous sa plume. Il eut le temps de relire ses réponses. Néanmoins, lors de sa troisième relecture, il se sentit partir. Physiquement, il était encore assit sur cette chaise mais son esprit s'était volatilisé au ministère. La pièce était sombre. Il n'avait encore jamais eu de vision de cet endroit. Un nombre apparut dans son esprit. 257. L'image de Sirius apparut devant ses yeux. Il souffrait. La douleur se lisait dans ses yeux. Son visage était parsemé de tiques douloureux. Les lèvres pincées. Tout son corps tremblait. Chaque parcelle de sa chair le brûlait. Devant lui, la baguette tendue, Voldemort souriait. Harry ne comprenait pas ce qui était, trop inquiet pour son parrain. Seuls les mots « prophétie », « préférer mourir » et « endoloris » furent compris. Harry vit le sortilège de douleur se diriger droit sur son parrain qui garda la tête haute malgré la souffrance. Puis la porte apparut dans son rêve se matérialisa. L'image de sa première rencontre avec Tellerino, juste avant son audience, se figea devant lui. Derrière l'auror, il vit la porte métallique. Dans un sursaut, il se retrouva à nouveau dans la Grande Salle en plein examen. Le souffle court, il regarda autour de lui. Il tenta de reprendre une respiration normale. Il voulut se lever et quitter cette salle pour aller sauver son parrain. Il savait désormais où se trouvait la porte.

À son grand soulagement, la sonnerie retentit, annonçant la fin de l'examen. Il rendit sa feuille et se dépêcha de sortir. Il devait partir d'ici et au plus vite. Ron et Hermione le rattrapèrent rapidement, inquiets par sa drôle d'attitude.

-Harry ! Que se passe-t-il ? s'énerva Hermione en lui prenant le bras.

-Sirius !

-Quoi, Sirius ? répéta Ron. Explique-toi.

-Voldemort le torture au ministère. Je dois y aller.

-Et si c'était un piège ? Et si c'était ce que Voldemort voulait, que tu ailles au ministère ? remarqua Hermione.

-Je ne peux pas prendre le risque de laisser Sirius se faire torturer. J'y vais. Seul !

-Appelle-le au moins par le miroir. S'il ne te répond pas, on va au ministère, supplia Hermione. S'il te plaît!

-D'accord, répondit-il après un moment de réflexion. Mais s'il ne répond pas, j'irai là-bas.

Au pas de course, Harry monta à son dortoir. Il traversa les couloirs sans les regarder. L'image de Sirius souffrant était figée dans son esprit. Son cœur battait la chamade. Il avait peur. Il ne voulait pas perdre la seule famille qui lui restait. Dans son dortoir. Il prit le miroir. Il ignora Neve Nere qui avait relevé la tête, réveillé brusquement. Il sortit et ne se rendit pas compte qu'il enfermait l'animal dans la pièce. Il retrouva ses meilleurs amis dans la salle commune et ils se dirigèrent rapidement vers une salle de classe vide. Une fois sûr que personne n'allait intervenir, Harry sortit la glace.

-Sirius ? Sirius ? répéta Harry.

Il l'appela une dizaine de fois mais n'eut pas de réponse. Il avala sa salive de travers, comprenant alors la vérité : que son parrain était au ministère dans les griffes du Seigneur des Ténèbres.

-Je vais le chercher, dit-il d'une voix ferme.

-On vient avec toi.

Harry ouvrit la porte tout en répondant à ses amis.

-Non, je pars seul. Je vais seul au ministère.

Il se retourna et se retrouva nez à nez avec Ginny, Luna et Neville.

-Seul ou pas, en tout cas, on vient avec toi ! sourit la rouquine.

-Non, c'est trop dangereux.

-Alors pourquoi tu y vas si c'est aussi dangereux ? remarqua Luna.

-Mon parrain est torturé par Voldemort, je vais le sauver !

-Tu auras besoin de nous, Harry.

-Hermione a raison, on s'est entraîné durement pendant toute l'année pour que quand le moment arriverait, on soit prêt à se battre, rappela Ron.

-C'est Voldemort ! Ce n'est pas comme à l'entraînement où on ne risquait rien ! expliqua Harry en se mettant face à eux, prêt à leur tenir tête.

-C'est ça ta vision de l'A.P ? Un groupe d'adolescents qui faisait ça inutilement ? Je ne te laisserai pas partir seul, si tu ne veux pas de nous, je vais avertir Ombrage que tu quittes l'école pour le ministère, le menaça Neville. Je suis sérieux, Ron ! ajouta-t-il en voyant le rouquin sourire à la menace. Je déteste cette bonne femme mais je suis prêt à tout pour que Harry n'aille pas risquer sa vie…

-Tu veux risquer la tienne par la même occasion ? lança Harry.

-… Seul. Oui, je préfère risquer ma vie si c'est pour sauver la tienne. Tu n'es pas seul.

-Il a raison. Tu ne dois pas affronter ça seul. Tu as déjà vaincu assez de choses seul, approuva Hermione, le visage sérieux.

Harry les observa. Sur leur visage se lisait la détermination, mais aussi une certaine crainte. Il retrouvait les mêmes émotions qui habitaient son cœur dans leur regard. Il avait peur de ce qu'il allait découvrir, peur pour son parrain, peur de perdre quelqu'un encore et encore. Mais malgré cette sensation qui aurait pu le retenir, le courage vibrait dans ces veines. Sa vie ne comptait pas, comparée à celles d'autres personnes. Il hésita quelques instants durant lesquels il plongea son regard émeraude dans l'océan bleu de ses yeux. Il sut qu'il serait impossible de les convaincre de rester ici.

-Comment allons-nous à Londres ?

Un sourire victorieux se dessina chez les autres adolescents.

-En volant, bien sûr, répliqua Luna tout sourire.

-Le problème est qu'on ne possède pas tous des balais, commença Hermione.

-Je pensais à un autre moyen pour s'y rendre.

Les cinq autres la regardèrent sans comprendre. Puis soudain, Harry comprit. Il esquissa un sourire.

-Bien sûr ! Les sombrals ! s'exclama-t-il tandis que Luna acquiesçait joyeusement.

-Quoi ? Ca ne va pas ? C'est un présage de mort, ça ! s'horrifia Ron.

-Comment pourrions-nous en trouver ? rappela Hermione. On n'a pas le temps pour aller en chercher « je ne sais où » !

-Dans la forêt, murmura Harry.

-Il y en a dans la forêt ? répéta le rouquin.

-Tu as plus peur des sombrals que de Voldemort, Ron ?

-Harry, ça annonce la mort, ces trucs !

-Non ! la contredit Luna. C'est une superstition parce que seuls les gens qui ont vu la mort peuvent les voir. Mais ils ne sont pas méchants. Ce sont eux qui tirent les calèches de l'école.

Ron déglutit avec difficulté.

-Tout cela n'est qu'un détail, les stoppa Harry. L'essentiel est de se rendre au ministère, le plus rapidement possible. Allons-y.

Ils marchèrent côte à côte, le visage déterminé et sûr d'eux. Ils ne réalisaient pas le danger et les conséquences de leur geste. Harry revoyait les images de son parrain torturé. Son sang palpitait. Il ne connaissait pas la peur à cet instant. Il voulait juste agir. Sa meilleure amie, qui savait tant de choses intellectuellement, se répétait inlassablement les sortilèges qui lui pourraient lui être utiles. Elle craignait de perdre ses moyens. Elle savait tant de choses, mais le feu de l'action allait-il rendre les choses impossibles au point de tout oublier ? Les théories apprises par cœur habitaient ses pensées. Le rouquin ne voulait pas penser. Etonnement, Ron ne craignait pas encore de se retrouver face à Voldemort et ses mangemorts, et de se battre réellement. Non, le jeune homme ne pensait qu'aux chevaux ailés visibles uniquement par ceux qui avaient vu la mort. Les sombrals occupaient un autre esprit, celui de Luna. Elle se réjouissait de pouvoir les monter. Elle n'avait pas peur. La seule chose qu'elle savait était qu'elle était heureuse de voler et de participer à quelque chose. La mort ou la douleur ne lui effleuraient pas l'esprit. Pour la première fois, elle était acceptée dans un groupe. C'était un jour merveilleux. Neville marchait à ses côtés. Son cœur battait la chamade. Il aurait aimé que ses parents soient fiers de lui, qu'ils puissent au moins le reconnaître… Son objectif ? Être aussi courageux et fort qu'eux. Leurs visages étaient encrés devant ses yeux. La dernière de la bande, Ginny, n'avait d'yeux que pour Harry. Elle ne voulait pas avouer qu'elle éprouvait encore et toujours des sentiments pour le jeune homme, surtout cette année où elle était sortie avec Michael Corner. Elle réfléchissait à ce qu'elle ressentait. Elle était perdue. Harry était mignon. Néanmoins, elle savait qu'il n'était pas amoureux d'elle. Elle l'avait comprit depuis longtemps. Mais à cet instant, toutes ses émotions mises au placard ressurgissaient. Le regard déterminé, les émeraudes de Harry scintillaient. Son courage émanait de son corps. Une aura puissante se dégageait de lui. Il suffisait de le regarder pour faire fondre tous les doutes et avoir confiance en la suite des évènements.

Ils sortirent et se dirigèrent vers la forêt. Par chance, ils ne croisèrent personne. Ils suivirent Luna. Ils marchèrent et marchèrent. Le temps semblait long. Harry voulait se téléporter au ministère. C'était trop long, ils allaient arriver trop tard... Alors qu'il perdait espoir de ne jamais les trouver, il vit apparaître une clairière où se trouvaient les sombrals. Il sourit, prêt à affronter les évènements qui allaient suivre.